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Arnaud R
99 abonnés
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3,5
Publiée le 2 juillet 2015
Dans la lignée des films de crime de qualité comme la France sait souvent en produire de très bon, La French propose un affrontement d'acteurs de haute volée dans un scénario très classique et manquant de surprise mais où tout, des costumes aux décors en passant par la mise en scène, est de qualité pour délivrer un film plaisant.
Retour sur la vie du juge Pierre Michel qui aura bouleversé la vie marseillaise de la fin des années 1970 en s’engageant vindicativement dans la lutte contre les trafiquants de drogue. Le réalisateur Cédric Jimenez retrace avec dynamisme cette confrontation historique si bien que les 2H20 filent assez vite. Si Jean Dujardin incarne plutôt bien son personnage, on est moins convaincu par Gilles Lellouche qui n’a pas vraiment la carrure d’un chef de gang. On ressent évidemment dans La French la grande influence du cinéma américain à travers ce duel à distance opposant le juge à Zampa et ça fonctionne assez bien pour qu’on y trouve notre intérêt.
bonjour...laissons les critiques a coté ce que j'ai beaucoup aimais dans ce film c'est de revoir les belles voitures Renault , Peugeot et citroen de l’époque wow j'adore
Dans le face à face Dujardin/Lellouche sur quoi repose cet honnête polar à la française, Dujardin emporte l'adhésion. Il compose un juge Michel attachant en diable, très crédible car moins manichéen que son adversaire, le mafieux Zampa campé par Lellouche de façon plus monolithique. Le synopsis étire la première partie, plantant une ambiance et un décor séduisants dans le Marseille des seventies. Les méandres de la french connection, modelés en loucedé par les influences de flics glauques sur le fil de l'enquête, sont esquissés de façon un peu hachée et floue. Les scènes amenant des révélations importantes sont parfois difficiles à repérer et relier les unes aux autres, entremêlées qu'elles sont avec des aperçus de la guerre des gangs ou des coups de projo fréquents sur la vie nocturne des malfrats. De plus, dans la version que j'ai visionnée, la diction souvent nerveuse des deux têtes d'affiche ne me permettait pas toujours de comprendre facilement les dialogues, donc d'imprimer vite les noms des protagonistes clés. On m'objectera que ça se passe comme ça dans la vraie vie, pas de façon didactique, et on aura peut-être raison. Quoi qu'il en soit, heureusement tout se resserre pour un final plus carré, assez classique mais de bonne facture. Bref, de ce film je dirais que c'est une came acceptable et somme toute suffisamment accrocheuse, même si elle ne m'a pas fait décoller un max d'emblée.
Magique ! L'hommage au juge Michel est intense et poignant, sans se contenter de tomber dans la morosité. Jean Dujardin est éblouissant dans son rôle qui lui colle comme un gant. Tout comme Gilles Lellouche qui étincelle dans son rôle de malfrat, plus que crédible ! Film à voir !
Ça faisait depuis "Mesrine" qu'on avait pas vu un film de genre français aussi réussi. Biberonné aux films de Scorsese, Cédric Jimenez s'inspire du maitre du film de gangster pour inscrire toutes les composantes de ce genre dans son film, et ce d'une fort belle manière. En effet, de la reproduction du Marseille des années 70 à la réalisation en passant par les interprétations impeccables de Dujardin et Lellouche qui brillent par leur charisme, tous les ingrédients étaient réunis pour faire un grand film. Mais c'est surtout grâce au scenario qui s'inspirant d'une période et d'une histoire au fort potentiel romanesque, est le véritable moteur du film et la raison de son succès.
Après un premier film plutôt prometteur (« Aux yeux de tous »), Cédric Jimenez revient avec un projet nettement plus ambitieux (et coûteux) : la lutte ayant opposé le juge Michel à la French Connection dans le Marseille des années 70. Cela manque peut-être un peu d'inventivité et Gilles Lellouche n'a pas complètement les épaules pour incarner un baron de la drogue, mais sinon, rien à dire : c'est du travail de très grand professionnel, solide, efficace, avec une reconstitution plus vraie que nature et un rythme soutenu, permettant de ne jamais sortir de cette « guerre » toujours crédible et même parfois franchement prenante. Avec, en plus, un Jean Dujardin enfin retrouvé depuis « The Artist » et des seconds rôles globalement impeccables : un vrai bon polar à la française, de facture assez classique certes, mais fait avec talent, maîtrise et intensité : une réussite.
le film français de l'année. Un duo brillant par son talent et une mise en scène soigné, faisant de la French un film à voir et revoir rien que pour l'interprétation. Dujardin est magique, le film est prenant, noir et captivant, zéro défaut rien à dire.
Super-production Française ne signifie pas forcément film génial, celui-ci est clairement surcoté et limite prétentieux. Dujardin et surtout Lellouche n'ont pas les épaules assez larges et surtout le charisme nécessaire pour camper des personnages aussi important, leur face-à-face au milieu du film fait penser à une pale copie de "Heat" et celui de Pacino-De Niro. Le jeune et (trop) inexpérimenté réalisateur connait son sujet mais peine à captiver totalement et accumule les imprécisions, une intrigue aussi vaste aurait peut-être mérité un traitement en deux films à la "Mesrine". Néanmoins malgré tous ces défauts reste un bon polar largement divertissant.
Dans les années 70, la pègre et le milieu de la drogue constituent de véritables fléaux pour la ville de Marseille. Ce film relate l'histoire d'un juge qui se lance dans une lutte sans merci contre cette mafia malgré les dangers et les obstacles qui se dressent devant lui. Les acteurs sont bons, la reconstitution du Marseille des années 70 réussie et, malgré quelques passages un peu embrouillés, l'intrigue assez bien menée.