Seul sur Mars
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Freakin  Geek
Freakin Geek

282 abonnés 916 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 24 octobre 2015
Trois ans après son retour à la science fiction avec Prometheus, le prequel d'Alien, Ridley Scott renoue avec le genre pour l'adaptation d'un roman de Andy Weir devenu un best-seller. C'est au talentueux scénariste Drew Goddad a qui l'on doit de nombreux épisodes de Lost et de la série Daredevil, qui a adapté cette histoire en y apportant plusieurs changements. Le résultat parait si réaliste que l'on croirait presque l'adaptation d'une histoire vraie.

Si la N.A.S.A. n'est pas encore officiellement prête à envoyer des hommes sur Mars, on s'en rapproche beaucoup grâce à de récentes découvertes sur la planète. Ridley Scott a choisi de ne pas donner de date dans le film et ancre son histoire à une époque qui semble vraiment être la notre. Tout semble en plus si parfaitement plausible qu'on aura aucune peine à s'attacher au personnage. C'est avec un nœud au ventre que l'on suit son calvaire ponctué de nombreuses péripéties.

Surprise du casting d'Interstellar, Matt Damon incarnait déjà dans le film de Christopher Nolan un naufragé de l'espace laissé seul sur une planète où il avait fini par péter les plombs. On pense aussi au film Moon de Duncan Jones où Sam Rockwell était seul sur la Lune ou bien encore au Seul Au Monde de Robert Zemeckis avec Tom Hanks. Car après tout c'est avant tout une histoire de survie et que l'on soit seul sur une planète ou sur une île déserte, la peur de mourir et les priorités pour s'en sortir sont les mêmes.

Matt Damon porte quasiment entièrement le film sur ses épaules et délivre une de ses meilleures prestations à ce jour. Comme le nom du film l'indique, il passera la majorité du film seul à s'adresser à la caméra de son journal de bord et se montre souvent vraiment très drôle. Cet humour est vraiment bénéfique au film car si il s'était pris trop au sérieux il aurait été certainement beaucoup plus pénible à suivre. Entre ces passages amusants et les aspects plus dramatiques, on a clairement pas le temps de s'ennuyer.

Ca s'est visiblement bousculé pour jouer sous la direction de Ridley Scott et le film propose du coupe une très belle distribution. Jessica Chastain également dans Interstellar joue la chef de l'équipage dans lequel on trouve aussi Kate Mara (Les 4 Fantastiques) et Michael Pena (Ant-Man). Du coté de la N.A.S.A. il y a Jeff Daniels (Dumb & Dumber), Sean Bean (Le Seigneur Des Anneaux), Kristen Wiig (Mes Meilleures Amies) et Chiwetel Ejiofor (12 Years A Slave). Du très lourd pour des rôles pourtant secondaires qui apportent beaucoup au long métrage.

Seul sur Mars est vraiment la preuve que c'est dans la science fiction que Ridley Scott donne le meilleur de lui-même. Après le très décevant Exodus Gods & Kings, cela fait franchement plaisir de le retrouver à son plus haut niveau. Même les quelques extravagances à la fin du film n'arriveront pas à nous gâcher notre plaisir. Voici enfin de la science fiction réaliste qui sait manier l'humour et l'émotion pour nous scotcher. Un grand film dans la lignée d'Interstellar qui met une grosse claque à Gravity et qui donne à Matt Damon l'un de ses meilleurs rôles.
gvy j
gvy j

2 abonnés 38 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 23 octobre 2015
film complètement ennuyeux à part le début où il se retrouve seul sur Mars et à la fin comme j'essaye de le récupérer apar sa Matt Damon s'improvise cultivateur effets que d'envoyer des SMS à la terre avec son minitel bon bref c'est bidon
maximemaxf
maximemaxf

379 abonnés 260 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 26 octobre 2015
Seul sur Mars était l’une des plus grosses attentes de ce mois d’octobre. Il y a bien The Walk de Robert Zemeckis qui doit bientôt sortir, mais comme énormément de monde j’étais intrigué de voir Ridley Scott retourner à son sujet de prédilection : l’espace et la science-fiction.

D’ailleurs il faut croire que les films spatiaux, si je peux le dire ainsi, sont apparemment la recette de la réussite et de la popularité : cela avait déjà commencé avec Gravity d’Alfonso Cuaron en 2013 (fascinant), Interstellar de Christopher Nolan en 2014 (somptueux), maintenant c’est au tour de Ridley Scott d’aller sur le devant de la scène avec le film sur l’espace qui sort, à peu près, à la même période que les deux films cités précédemment. Bien qu’on ne peut pas comparer ces films en terme d’ambiance, d’écritures et de personnage.

Ridley Scott, s’il y a bien un réalisateur qui a toute une histoire avec le public et les critiques, en bien et en mal (cela va de soi), c’est bien lui. Bien sur, tout le monde retient ses 4 plus grands films avec un grand G : Gladiator, Alien, Thelma et Louise et Blade Runner.
Mais Ridley Scott, c’est également Legend, American Gangster, Les Associés, Hannibal, Prometheus, 1492 : Christophe Colomb, Kingdom of Heaven ou encore Mensonges d’état, beaucoup plus imparfait pour la plupart et beaucoup ayant été (et étant encore) conspué par le public, mais pourtant j’ai eu aucun mal à les apprécier pour la plupart car ils ont tous eu des choses suffisamment bonnes à proposer pour que je les apprécie et les défendent.
Je fais également parti des gens qui défendent Ridley Scott sur ses derniers films comme Exodus, que certains ont taxé comme le pire film de 2014. Ma seule vraie déception chez Scott étant Robin des bois ou sa tentative de faire un préquel s’est révélé bancal et peu motivante dans l’ensemble sans être atroce.

Bref, en plus de cela, au vu des déceptions qu’ont été L’homme irrationnel de Woody Allen et Crimson Peak de Guillermo Del Toro, je ne voulais absolument pas que Seul sur Mars le soit à son tour.

Mais à la surprise de tous, les critiques se sont révélées très enthousiastes et accueillantes avec ce nouveau long-métrage de Scott, d’abord aux USA mais également chez nous et par ailleurs, donnant même l’impression que la critique et Scott semblaient se réconcilier.

En ce qui me concerne, c’était le deuxième Ridley Scott que je voyais en salle, et comme beaucoup de personne : j’en suis ressorti avec énormément de satisfaction, enfin Ridley Scott a réussi à pondre un film digne de ses meilleurs œuvres, ça n’égalise pas ses meilleurs films non plus et il y a bien des points sur lesquels débattre mais pourtant il y a tant de bien à dire.

Côté casting, on retrouve deux acteurs déjà présents, tout deux, dans un autre film spatial : Murphy Cooper et docteur Mann… bon d’accord j’arrête les comparaisons avec Interstellar et les personnages déjà joués par ces acteurs, sinon ça va vite devenir lourd. Donc Matt Damon tient ici le rôle principal de Mark Watney, le fameux astronaute de la NASA abandonné sur Mars au tempérament optimiste et déstressé se battant pour survivre. Le talent de Matt Damon n’est plus à prouver, il a déjà fait ses preuves plus d’une fois que ça soit chez Scorsese, les frères Coen ou chez Christopher Nolan, il fait sans mal parti des meilleurs acteurs de ces dernières années. Il le montre encore une fois ici sans jamais pousser l’optimiste trop loin au point d’en devenir tête à claque, quand il est face à une série de problème, il y fait face problème par problème. Il lâche souvent un commentaire personnel quand l’envie lui en prend, spoiler: devant son journal de bord ou son franc parler suffit à le rendre automatiquement très sympathique (par contre : non Mark, Lewis n’a pas des goûts de chiotte en musique, Abba c’est bien.).
Etant donné qu’on passe une grande partie du film avec lui, cette partie est suffisamment divertissante pour ne pas s’ennuyer, très bonne maîtrise de ce côté-là.

Du côté de l’équipage d’Arès III, on a le droit à Jessica Chastain en Melissa Lewis, commandante de bord. Kate Mara en Johanssen, Michael Peña en Martinez, Askel Hennie en Vogel et Sebastian Stan pour le rôle de Beck. On ne passe concrètement pas autant de temps avec eux qu’avec les membres de la NASA ou Mark Watney, mais le peu d’exposition de certains ainsi que les moments de camaraderie qu’ils se partagent entre eux et qu’on voit à l’écran suffisent à rendre ce petit groupe attachant, car l’objectif ici n’est pas de s’intéresser à un individu en particulier mais à l’équipe entière, les voir spoiler: se vanner les uns avec les autres
témoigne de leur bonne coalition et de leur bon humeur. Mais ça ne veut pas dire que ça n’échappe pas à un ou deux clichés spoiler: comme l’habituel manie du/de la commandante qui se reproche d’avoir abandonné un de ses membres, le croyant mort, sur un lieu désolé.
Encore que ça n’est pas très gênant ici vu que ça ne dure que quelques secondes. Mais grosso modo, on accroche sans problème à l’équipage d’Arès III.

Du côté des personnages de la Terre, Jeff Daniels interprète le directeur de la NASA Teddy Sanders qui aurait facilement pu sombrer dans le cliché suprême du patron salaud voulant conserver une bonne image de l’organisation quitte à s’en foutre de savoir que Mark Watney est encore en vie sauf si c’est pour soigner son image et celle de la NASA… sauf qu’en fait pas du tout, mais alors vraiment pas du tout. Il garde son attitude de supérieur hiérarchique mais il cherche toujours à agir dans l’intérêt de tous, stricte oui mais consciencieux de la situation. A ma surprise, c’est surtout Vincent Kapour, joué par Chiwetel Ejiofor, également très bon, qui est plus présent et actif sur Terre et, bien sur, spoiler: le premier à se mêler de l’affaire
et qui apporte lui aussi pas mal de sourire dans le lot. Donald Glover aussi a son rôle, plus tertiaire mais exploité comme il faut, et il retient aussi l’attention après le visionnage, l’acteur se montre convaincant également.

Et bien sur, comment pourrais-je parler de Seul sur Mars sans l’acteur qui aime mourir dans ses films : Sean Bean, et qui fera l’objet d’une énorme (et très amusante) blague à laquelle Ridley Scott a surement penser avant de la filmer. Je défie n’importe quel gros fan du seigneur des anneaux, de ne pas, au moins, sourire : spoiler: devant la scène de présentation du plan Elronde de Rich Purnell dans la salle de réunion tant la référence n’est pas subtile et volontairement ridicule que ça en devient hilarant, si l’on ajoute le fait que Mitch Henderson ne fait même pas le rapprochement entre le plan de Rich et la saga. C’est à se demander si Scott ne voulait pas tourner l’acteur en dérision à son tour après les Wachowski en début d’année.
Pour ce que montre son personnage, lui aussi à ses bons moments et comme toujours Sean Bean fournit une prestation honnête.

Benedict Wong, ainsi que Mackenzie Davis, Chen Sue et Eddy Ko ont eu aussi le droit à un rôle plus ou moins secondaire voire tertiaire mais chacun exploité spoiler: dans le filon qui forme la mission de sauvetage de Watney,
chacun s’en sort bien et même si ils ne marquent pas autant que les principaux protagonistes, ils ont chacun leurs petits moments. Globalement, même si Matt Damon sera celui que l’on citera en premier pour parler du film, tous les autres interprètes ne déméritent pas et chaque personnage aura le mérite d’être un minimum retenu.

Harry Gregson-Williams revenait, lui aussi, pour composer au service de Ridley Scott avec une deuxième collaboration. Son unique travail à ses côtés sur Kingdom of Heaven était d’excellente facture, et apparemment cette collaboration semble lui porter inspiration puisqu’il n’avait plus proposé grand-chose ces derniers temps. Les morceaux sont très variés, les instruments électronique ne sont jamais trop exploité et apportent même une chouette sensation de dépaysement lors des passages sur Mars, et surtout ça accompagne à merveille ce qui fait la principale force du cinéma de Ridley Scott : sa réalisation et sa mise en scène.

Ridley Scott est surement un des meilleurs réalisateurs pour exploiter la grandeur d’échelle quand il faut mettre un paysage en valeur, chose que l’on retrouve aussi dans ses films moins maîtrisé tel que Kingdom of Heaven, Exodus et même Robin des Bois. Tout les panoramas sur Mars, que ça soit de-dessus, de côté, en plan fixe ou en déplacement sont ambitieux et grandiose à voir à l’œil nu, et pourtant même si on passe une bonne partie du temps sur Mars, je n’ais jamais eu l’impression de revoir les mêmes paysages en deux heures. A chaque fois qu’on bascule d’une scène sur Terre ou dans la navette d’Arès III sur Mars, il y a toujours un paysage différent au niveau des montagnes, du désert ou des crêtes, ce qui n’était pas chose gagné quand on sait à quoi on pense dés qu’on nous cite la planète Mars. Scott aime également réutiliser des gimmick de mise en scène spoiler: comme le plan fixe de quelques secondes avant de relever la caméra sur un objectif ou un ensemble plus large tel que le premier gros plan sur le QG de la NASA en début de film.
Certaines scènes sont également brillante en terme de mise en image, spoiler: notamment le grand final dans lequel Scott filme Matt Damon en travelling rotatif rapide pour emporter le spectateur dans un tournis que l’on ne peut contrôler, alors que le groupe d’Arès III ainsi que leur vaisseau est filmé en plan large ou en plan-séquence avec moins de nervosité mais la tension est là, que ça soit avec les dialogues, la musique ou le contexte.


Cette impression de grandeur et de dépaysement sur la planète rouge est appuyée par la photographie du film tout aussi belle, entre le filtre orangé sur Mars et le teint plus sombre et réaliste sur Terre, c’est absolument de toute beauté, sans oublier la scène de la tempête martienne tout simplement énorme à voir, filmer en plan fixe mais jamais sans se répéter, encore une fois. Par contre je n’ai pas eu l’occasion de voir ce film en 3D, on m’a dit qu’elle était de qualité mais tant que je n’ai pas fait l’expérience je ne peux pas en juger. Artistiquement ça se tient très bien aussi pour les costumes, le matériel mis à disposition de Watney et la technologie du vaisseau, c’est pas ce qui a été fait de plus novateur mais j’aime bien quand même l’architecture de l’appareil.

Donc si visuellement Ridley Scott assure comme toujours, il lui reste à faire ses preuves avec l’histoire. Et c’est là que le petit bordel fait son apparition : les bandes-annonces vendaient ce projet autour de cette adaptation comme un survival classique et déjà vu, ce qui déjà n’est pas le cas, on est loin d’un Seul au Monde de Robert Zemeckis ou d’un Hunger Games. D’ailleurs ayant commencé le bouquin que Scott a adapté sur grand écran, je peux affirmer que l’ambiance et le scénario sont très loin de ce que les gens semblaient croire. Finalement on se retrouve bien plus dans un feel-good movie spatial qu’autre chose.

J’ai aussi lu que certains ne s’étaient pas privé pour taxer ce film de pro-patriotique et de ne pas avoir choisi de faire crever son héros sur Mars, quitte à dire que le film était prévisible. D’abord, le fait qu’il y a ait du patriotisme n’en fait pas un mauvais film, et c’est quand même loin d’être aussi flagrant que dans American Sniper, spoiler: les personnages ne passent pas leur temps à dire « Il faut sauver l’astronaute Mark Watney » que je sache.
Deuxièmement, spoiler: dés les premières réactions de Mark et le moment ou Mindy Park découvre que Mark Watney est vivant en début de film, pas besoin d’être une lumière pour comprendre que ce film est une longue mission de sauvetage qui sait rester sérieux quand il le faut et avoir ses moments de détentes pour relâcher l’atmosphère sans jamais en faire trop. On n’est pas dans un Gravity ou la survie d’une astronaute paumée dans l’espace est en jeu, ni dans un Interstellar ou l’avenir de l’humanité est en péril et ou les enjeux sont souvent déprimant.
On ne peut pas honnêtement comparer ces trois films sauf pour le fait que ça se passe en partie dans l’espace. Et troisièmement, ce film se veut optimiste et drôle, le côté un peu patriotique est assumé mais pas pointer sous notre pif non plus. Cela peu en énerver certains mais si ce n’est pas ce que vous voulez voir… ben n’allez pas voir Seul sur Mars, qu’est-ce que je suis censé dire de plus ?

Pour revenir au film, si l’ambiance prête souvent à sourire, ça ne veut pas dire qu’il y a quand même certaines choses qui sont mal faite et qu’on n’évite pas un ou deux clichés dans le lot. spoiler: se vanner les uns avec les autres 0
Après, même si tous les personnages sont au pire traité correctement, au mieux attachant et sympathique, ça n’aurait pas été un mal d’en retirer certains. On voit tellement de tête passer à l’écran (joué ou pas par des acteurs populaire) qu’il est difficile de tous les retenir, autant on retient leur tête, mais après on ne retient pas forcément ce qu’on saura d’eux. Bon à part ça, qu’est-ce que je peux dire de bien ? Et ben… un paquet de chose en fait.

Déjà parce que le but premier du film est d’être divertissant et de mettre de bon poil, on a beau avoir Mark Watney seul sur Mars, spoiler: se vanner les uns avec les autres 1
Quand il a un moment de découragement, on ne fait pas trois caisses spoiler: se vanner les uns avec les autres 2
il a ses moments d’émotion, et encore une fois on sent qu’il partage une complicité sincère avec son équipage.

Il est aussi intéressant de voir à quel point l’ensemble des personnages son lié les uns aux autres à travers leurs actions et le dénouement de l’histoire ainsi que la manière avec laquelle on les implique dans les péripéties : spoiler: se vanner les uns avec les autres 3
Rien n’est amené de manière forcé, il y a un rythme maintenu alternant de manière équilibré entre la Terre, Mars et le vaisseau de l’équipage de Watney.

Après j’en ais vu beaucoup qui ont reproché à ce film spoiler: se vanner les uns avec les autres 4
Sauf que c’est justement le but : faire un film spatial décontracté spoiler: se vanner les uns avec les autres 5


Je pense avoir dit tout ce qui me venait en tête. Si ça ne convainc pas certains, pour moi Seul sur Mars est un excellent film de SF, et un très bon retour de Ridley Scott qui a reconquis son public à juste titre, comme quoi on peut encore surprendre à 77 piges. Cela ne surpasse par les chefs d’œuvres que sont Vice-Versa, Mad Max : Fury Road ou Sicario, mais c’est mille fois plus appréciable qu’un vide abyssal à la Lost River ou le pseudo-Twilight qu’est Cinquante Nuances de Grey. Pas parfait, mais quand même dans mon top 5 de mes Ridley Scott favoris : frais, drôle, parfois émouvant, excellent musique, sincèrement j’adhère. Dommage qu’il faille attendre deux ans pour Alien : Paradise Lost. D’ici là, n’hésitez pas à voir ce film si vous voulez en ressortir de bon poil.
saxoman
saxoman

18 abonnés 180 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 14 novembre 2015
Ouf ! pour une fois pas de longs préliminaires verbeux et inutiles pour caler le contexte : on est sur Mars dès le début. Donc ça commence bien. Hélas, on ne croit pas du tout à ce naufrage en solitaire à plus de 100 millions de km. Le malheureux Robinson joué par Matt Damon semble à peine plus perturbé par sa mésaventure que s'il avait raté son train. Pour l'émotion, on repassera ! Autodérision et excès d'humour annihilent toute tension et tout suspens. Armé d'un optimisme en béton, le gars est super cool. La panoplie du parfait naufragé ferait un bon "C'est pas sorcier" sur les dangers de l'espace. Bien sûr, quelques références à la religion comme dans tout bon film américain qui se respecte mais ça ne passe pas chez nous. Bref, pour moi c'est de la science-fiction pour les nuls bourrée d'invraisemblances, et on s'ennuierait ferme s'il n'y avait pas ces superbes décors grandioses et la qualité de la 3D qui justifie à elle seule mon unique étoile.
Hastur64
Hastur64

268 abonnés 2 289 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 21 août 2016
Phénomène cinématographique de la rentrée 2015, “Seul sur Mars” nous refait le coup du mec perdu loin de toute civilisation et qui doit se démerder pour survivre et rejoindre le reste de l’humanité, concept très prenant brillamment mis en scène par Robert Zemmeckis et tout aussi brillamment interprété par Tom Hanks dans le cultissime “Seul au monde”. Ridley Scott en reprenant ce paradigme d’homme seul face à lui-même et face aux dangers d’une nature qui n’est pas là pour préserver l’être humain, ajoute ici, en adaptant le roman homonyme d’Andy Weir, une dimension science-fiction en projetant notre héros sur Mars. Cet aspect perdu dans l’espace (qui avait déjà fait le succès de “Gravity” en 2013) ajoute un côté dépaysant et très spectaculaire à cette aventure de survie. Mais comme dans le film de Zemmeckis, ce qui rend le film si addictif c’est le côté humoristique avec lequel le personnage et ceux qui essaient de le sauver traitent les mésaventures qui parsèment ce sauvetage quasi impossible. Cet humour qui parcourt le film permet d’alléger un propos qui sinon serait vraiment trop porté sur une emphase héroïque lourdingue qui aurait donné un film trop gavé aux bons sentiments. Là, même si le film évacue tous les mauvais côtés de l’être humain (égoïsme, lâcheté, cupidité…), on a une aventure qui reste digeste - et pourtant elle dure plus de deux heures vingt - où le sauvetage de cet astronaute perdu à quatre années de distance de tout environnement vivable devient une aventure humaine exaltante au son de la musique disco. Il faut le souligner la bande-son rétro qui habille le film est pour beaucoup dans l’optimisme qui parcourt le film. Portant le film sur ses épaules, Matt Damon nous offre une prestation aussi aboutie que celle qui l’avait propulsé au rang de star hollywoodienne avec le rôle de Jason Bourne. Blockbuster hollywoodien, film de science-fiction, sur le papier ce film de Ridley Scott ne pouvait prétendre à être autre chose qu’un divertissement agréable à grand spectacle, mais la réalisation bluffante, l’interprétation de grande qualité et un sujet finalement à résonance universelle lui ont permis de se hisser au rang de long-métrage incontournable à avoir vu au moins une fois dans sa vie. À ne pas manquer donc.
anonyme
Un visiteur
2,0
Publiée le 21 octobre 2015
A voir sans plus...
Perso, j'ai eu du mal à adhérer à cette histoire trop peu crédible située dans un monde de bisounours aseptisé.
Au bout de 10mn on y croit plus du tout juste en voyant les talents de chirurgien de notre botaniste qui sait tout faire par la suite à faire pâlir d'envie notre retraité Mac Gyver...Il devrait vite mourir de septicémie en toute logique...
Je m'attendais à un film beaucoup plus original tant sur le scénario que la technique: pas de quoi se pavaner là-dessus, Gravity dans le genre fait nettement mieux.
Les acteurs sont dans la caricature et le dénouement reste risible tant il est conventionnel.
Une grosse déception venant d'un réalisateur que j'apprécie. A voir pour apprendre à jardiner éventuellement.
À Crocs D’Écrans
À Crocs D’Écrans

218 abonnés 1 114 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 26 octobre 2015
Quand on voit ce film, comment ne pas faire le rapprochement avec les derniers du genre, Gravity (octobre 2013 avec Sandra Bullock) et Interstellar (Novembre 2014 avec Matthew McConaughey)? On a le droit à un film du genre tous les ans en automne! Autant Gravity est sympa mais un peu redondant, autant Interstellar est réellement captivant! Seul sur Mars se situe entre les deux, pas aussi incroyable qu'Interstellar, mais presque! Très prenant, très bien interprété, très bien écrit, on ne voit pas le temps passer, on stresse, on sourit, et on est épaté par son côté "Mac Gyver de l'espace"! Ils se permettent même quelques références sympas! Bref rien à redire, on en a pour son argent! Un film à voir, vraiment!
Uchroniqueur
Uchroniqueur

221 abonnés 2 578 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 20 janvier 2016
Une grosse superproduction qui fonctionne parfaitement et offre un spectacle à l'américaine pendant 2h20.
Des belles images, un film propre, bien fait, une idée de scénario alléchante et une aventure passionnante.
Grosse production Américaine où il faut apprécier le grand spectacle sans y chercher la finesse ou la subtilité de "seul au monde", ici tout n'est qu'auto-célébration de l'esprit U.S et tout est fait pour plaire au public le plus large et le plus international, ce qui, bien entendu, impose un formatage caricatural qui pourra en décevoir plus d'un. "Seul sur Mars" n'est évidement pas un film qui cherche à être intelligent, mais un spectacle fascinant et bien fait qui joue parfaitement son rôle de gros bazar divertissant tout à fait appréciable.
JulienAllard
JulienAllard

39 abonnés 387 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 1 juin 2017
Après un paquet de films effroyables, Ridley Scott revient au genre qui l'a rendu célèbre, la SF.
Sans crier au chef d'oeuvre, on est face à un très bon survival et Matt Damon est excellent.
Chris58640
Chris58640

259 abonnés 835 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 26 octobre 2015
2h20 qui passent toutes seules, un film très maîtrisé qui, même s’il n’est pas parfait, à le mérite de tenir la route de bout en bout, sans jamais en faire trop, sans jamais baisser d’un ton. Voilà qui me réconcilie avec Ridley Scott (nous étions en froid depuis son très discutable « Exodus, Gods an Kings ») qui, à mes yeux, n’avait pas fait un film aussi abouti depuis « Gladiator ». C’est un véritable hymne à la science que nous propose cette adaptation du livre d’Andy Weir (que je vais ajouter de ce pas à ma « pile à lire »), un hymne aux sciences dures (botanique, astrophysique, mathématique, chimie), quitte à sacrifier un peu tous les autres aspects, j’y reviendrai plus tard. Le scénario oscille en permanence entre trois toiles de fond : la vie solitaire de Mark sur Mars, la vie dans la vaisseau spatial qui revient vers la Terre sans lui et la Terre où la NASA doit d’abord composer avec la disparition de l’astronaute avant de devoir déployer toute son énergie et son savoir-faire pour trouver un moyen de le ramener sur Terre. C’est évidemment tout ce qui se passe sur Mars avec Matt Damon qui fascine le plus. Damon nous offre un Matt Watney immédiatement attachant, optimiste, volontaire, ingénieux et doté d’un humour presque décalé par rapport au contexte (mais qui l’empêche surement de sombrer dans le désespoir). Campé par n’importe quel autre acteur, on pourrait trouver Watney un peu trop lisse et trop « parfait » mais Matt Damon n’est pas le premier venu. C’est un acteur qui n’a plus grand-chose à prouver et qui trouve dans le rôle de Watney probablement un des rôles les plus forts de sa carrière, qui pourtant est déjà longue. Matt Damon, ancien étudiant de Harvard, arrive à trouver le ton juste et le bon équilibre dans son jeu pour qu’on croie à son aventure. Je ne peux pas évidemment juger de la véracité scientifique de « Seul sur Mars », je n’en ai pas les compétences, mais j’imagine que la production s’est entouré d’une flopée de consultants pour rendre le scénario scientifiquement solide. En tous cas, du point de vue du spectateur lambda çà fonctionne, on y croit, on est assez émerveillée par les décors (la Planète Rouge sur grand écran, c’est quelque chose !), on s’attache au sort de Watney. Les autres rôles, que ce soit dans le vaisseau spatial (qui ressemble drôlement à celui de « 2001, odyssée de l’espace, non ?) ou sur Terre, sont évidemment un peu éclipsés par Matt Damon et son personnage charismatique. Ca fait quand même plaisir de retrouver Jeff Daniels (après la fin de « The Newsroom »), Sean Bean (qui pour une fois ne meurt pas, youpi !), Jessica Chastain et Chiwetel Ejiofor, entres autres. La réalisation est impeccable, mais en même temps c’est Ridley Scott quand même… ! Elle est assez sobre dans le sens où il ne nous offre pas des plans super chiadés, des mouvements de caméra révolutionnaires, des plans séquences de folie mais elle est très efficace, son film a beaucoup de rythme et il est difficile d’y trouver une scène en trop ou une scène qui dure un peu trop. Peut-être on peut considérer que, dans son dernier quart d’heure, il fait un peu trop de concessions au « grand spectacle » avec des scènes de foules un peu too much, un poil de pathos, et quelques effets un peu faciles mais c’est presque chipoter que de dire cela, au vu du reste de « Seul sur Mars ». Le scénario, comme je l’ai dit, est solide, charpenté, très crédible malgré le sujet. Il a malgré tout un défaut : en faisant la part belle aux sciences dures, comme je l’ai dit, il sacrifie tout l’aspect psychologique de l’aventure de Watney. C’est à peine effleuré par le scénario mais la Peur (celle avec un grand P, celle que ressentait Sandra Bullock dans « Gravity »), la dépression que peut induire une solitude extrême (celle de Tom Hanks dans « Seul au monde » avec sa possible dérive vers la folie) ce sont des aspects qui sont bien trop sous-estimé par le scénario. Ne plus entendre la voix d’un autre être humains pendant si longtemps, ne plus avoir de contact, rester seul avec soi même, ses doutes, ses peurs, c’est forcément présent et même crucial dans une aventure comme celle de Watney. On pourra m’objecter que les astronautes sont hyper préparés, solides dans leur tête et tout et tout mais çà reste des êtres humains, avec des réactions primaires d’êtres humains ! Je regrette un peu sur ce point un scénario un peu naïf. Mais là encore, c’est un petit défaut qui n’est pas rédhibitoire. Le scénario de « Seul au monde » aurait pu verser dans le religieux ou dans le pathos (Watney ne prie aucun Dieu et il n’a pas de jolie épouse sur Terre qui l’attend en serrant son mouchoir, ni de bambin demandant « Il est où mon papa ? »…!) et il s’en garde bien, je met cela à son crédit : ce n’est pas si souvent qu’on nous épargne de genre de passage obligé. «Seul sur Mars » est un moment de cinéma de grande qualité, accessible, drôle, émouvant et instructif, un plaisir cinématographique comme celui-là, ce serait bête de s’en priver.
MaCultureGeek

1 164 abonnés 1 224 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 25 octobre 2015
J'avais vraiment envie d'aimer ce film : déterminé à prendre mon pied, j'y suis allé avec plaisir. Et puis, la sortie a mal tourné, et j'attendais un peu ce métrage ci comme le messi de ma journée. Un messi qui est venu, à vecu, et m'a laissé là, seul, abandonné, entouré du sable d'un désert cinématographique. L'image pourrait paraître grandiose si le tout n'était pas si décevant. Et avant de commencer à m'attaquer plus profondèment aux points qui m'ont déçus, je tiens à préciser que je comprendrais que vous l'ayez apprécié pour les raisons responsables de ma déception. Premièrement, je dois bien lui reconnaître une incontestable beauté visuelle, notamment en ce qui concerne les plans larges de ce décors inhumain. C'est beau, impressionnant, mais c'est surtout mal utilisé. Les plans épiques que je m'attendais à voir ne sont présents que cinq minutes ( environ ) pendant la seconde partie, et même si c'est très imposant, ils seront trop rares pour pleinement m'impressionner. Ensuite, j'ai notamment trouvé que la réalisation manquait de punch et de profondeur. L'âme n'y est pas, et le tout souffre d'une certaine linéarité que j'ai, personnellement, trouvée regrettable. C'est lent, long, inintéressant. Au départ, j'y croyais beaucoup, pourtant. Et puis, l'introduction s'est terminée, et un terrible constat s'est imposé à moi : le truc manque de puissance et de sensibilité. Ridley Scott tente de nous faire ressentir une large palette de sentiments, c'est évident. Cela pourra marcher sur vous, mais pas sur moi. Et je vais vous expliquer la raison de mon parti pris. Pour commencer, son acteur principal : Matt Damon. J'aime bien ce gars : c'est un bon interprète, et la qualité est généralement de mise avec les métrages dans lesquels il joue. "La mémoire dans la peau", "Interstellar", "Les Infiltrés". Sauf qu'ici, le bas blesse. Je l'ai trouvé fade, mou, en déça de ce qu'il peut habituellement nous rendre, et même s'il se démène ( c'est presque une évidence visuelle ), il s'avère plutôt limité dans son jeu : il crie, gueule, hurle, fais des blagues. Il pleure, même. Mais cela ne change rien : je ne suis pas parvenu à lui trouver l'intensité nécessaire à ce rôle qu'il tient, quelque chose qui aurait fait que je me serais identifié à ce mec, et que j'aurai vraiment eu peur pour lui. Le résultat est que je ne me souciais guère de son destin. Mais ce serait se montrer fortement injuste que d'entièrement lui mettre la faute sur le dos. Non, le problème vient du résutlat global, et son équipe toute entière. Déja, les autres acteurs ne sont ni touchants, ni marquants : Sean Bean m'a grandement déçu, de même pour Chastain. Je m'attendais vraiment à mieux de ce côté là. J'aurai plutôt tendance à écrire que c'est de l'écriture que vient le principal problème du truc. Effort plutôt louable, le scénariste de l'oeuvre, Drew Goddard ( notamment créateur du "Daredevil" de Netflix ), tente de vulgariser les sciences. Mais voilà, contrairement à la plupart des métrages du genre, je ne suis pas arrivé à entrer dans le truc : car même si le résultat final pourrait paraître cool ( notamment dans ses dialogues, convaincants mais étrangement vulgaires ), il n'en demeure pas moins incompréhensible pour quelqu'un qui n'est point initié à un tel niveau de sciences. Cela ne m'a pourtant pas empêché de me rendre compte d'un constat agravant : les incohérences présentes, et l'insupportable propagande américaine qui transparait de ce métrage ci. Même si l'on appréciera la présence d'un allemand dans le groupe ( c'est quand même matûre de leur part de ne pas réserver le sauvetage du monde aux ricains ), les cichés sauteront aux yeux : les mecs se prennent tout du long dans les bras l'un de l'autre spoiler: ( on doit en être à huit moments d'acolade; un grand record pour le cinéma américain, même pour du cinéma de propagande )
, et agitent leur drapeau comme si c'était leur vie à eux, comme si leur nation était le prolongement de leur âme. Quand tu vois que ce genre d'actions se trouve dans la plupart des blockbusters américains, et que tu le vois presque constamment, cela devient sinon pénible, d'autant plus agaçant que je m'attendais à bien d'autres choses dans ce métrage ci. Puis viennent les incohérences : la plus lourde sans doute, l'abandon du script de la blessure du héros; sûrement que les infections n'existent pas dans ce monde parallèle. J'ai également trouvé dommage que peu de personnages s'avèrent intéressants et développés ( notamment l'équipage de base de Damon ). Incohérences qui trouveront leur apogée, que dis-je, leur paroxysme, dans cette séquence finale hallucinante de stupidité et de tirage de cheveux. Cela manque de réalisme et de crédibilité. Mais on pourra y trouver une consolation : c'est complètement fou comme truc. Après, je comprends que vous appréciez cela, mais je n'y ai, personnellement, pas trouvé mon compte. Et justement, cette folie se trouvant à la fin manque cruellement au métrage : linéaire, manquant de tension et de puissance, le résultat n'est pas assez puissant pour que je puisse réellement l'apprécier, ni suffisament viscéral pour que j'y rentre complètement. Détail regrettable, j'ai failli, à plusieurs reprises, m'endormir. Déçu, je suis sorti de la salle énervé, comme trahi par cet homme dont j'attendais tellement le retour. Je comprends que l'on aime : moi même, je lui reconnais d'indéniables qualités ( notamment des images éblouissantes, parfaitement relevées par une 3D extrêmement efficace ), mais ces trop nombreux défauts que je lui ai perçu m'ont empêché de me dire que Scott était enfin de retour. Mais je ne désespère pas : qui sait, peut-être que l'apprécierai un peu plus au deuxième visionnage?
ManoCornuta

360 abonnés 3 080 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 24 octobre 2015
Bien sûr, le principal intérêt du film est de transposer sur une planète lointaine le schéma du Robinson Crusoé qui se retrouve tout seul et doit se débrouiller avec les moyens du bord. Dans le registre, Matt Damon tire son épingle du jeu, dans le rôle du scientifique qui fait marcher sa tête sans se laisser gagner par le désespoir. Seul sur Mars, au-delà du plaidoyer pro-Nasa et du couplet patriotique inévitable à Hollywood, est un spectacle passionnant, oscillant entre instants comiques et tension, un manuel de survie en milieu hostile à l'image impeccable. L'histoire comporte bien quelques faiblesses (dans son final notamment, et dans certains personnages secondaires qui semblent servir à meubler le décor), mais le film est bien plus intéressant qu'un Gravity qui n'avait d'autre ambition que d'en mettre plein la vue. Un bon Ridley Scott.
Alexandre P.
Alexandre P.

6 abonnés 76 critiques Suivre son activité

0,5
Publiée le 2 juin 2021
Film nul. Aucun scénario. Matt Damon lui même n'est pas dedans. Pas de belles images spatiales. Une ca-ta!
Régis L.
Régis L.

9 abonnés 163 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 26 octobre 2015
Matt Damon nous démontre le courage d'un homme à vivre seul sur une planète hostile en interprétant un astronaute. Jessica Chastain joue une cosmonaute. Jeff Daniels tient le rôle du directeur de la NASA.
Mick1048
Mick1048

132 abonnés 82 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 1 décembre 2015
Énormément de films sortaient ce mercredi 21 octobre 2015, dont le gros blockbuster de science-fiction, étant vendu comme la remontée de Ridley Scott avec ce bijou, ce chef-d'œuvre, ce meilleur film de l'année ; ou encore le vendant comme un niveau au dessus de "Gravity" de Alfonso Cuarón, sorti en 2013 et "Interstellar" de Christopher Nolan, sorti en 2014.

J'ai vu les trois films cité au cinéma, sur grand écran, je suis resté sur les fesses devant les trois car leurs effets spéciaux sont magnifiques et leurs histoires, toutes les trois se passant dans l'espace en étant différentes, sont toutes audacieuses car traiter de l'espace dans un film ne se fait pas tous les jours.

Je suis au final énormément déçu de ce nouveau film de science-fiction. C'était mon premier film de Ridley Scott au cinéma, et même le premier que je visionnais tout court mais je ressors très déçu. Je suis tout de même satisfait du film mais pas au niveau maximal.

Étant adapté d'un roman d'Andy Weir que je n'ai pas lu, comparer le film au livre m'est donc impossible. Mais les échos disent que le livre a majoritairement été adapté fidèlement bien qu'il y ait quelques scènes divergentes. De toute façon, un copier coller sur grand écran, ce n'est pas très intéressant.

Je m'attendais à un film mystérieux, avec du suspense, des moments dramatiques dit tire-larmes, une tension à son comble comme dans "Interstellar" ! Mais le film se concentre plus sur le second degré que sur un esprit sérieux, mature et dramatique. Ce qui en soit n'est pas une mauvaise chose mais il manque quand même une dose de gravité. Qu'il y ait de d'humour dans le film oui, mais Mark Watney prend une grande majorité des nouvelles au second degré alors que certaines sont assez graves.
Qu'il soit un éternel optimiste et que le réalisateur ait voulu qu'il garde cet esprit décontracté, d'accord, mais pour moi c'est une mauvaise idée. Il y a de quoi déprimer, être dans la plus totale solitude, sur une planète inconnue avec la perspective d'y mourir, seul, sans jamais revoir ceux qu'on aime... Cela ne l'aurait pas empêché de vouloir s'en sortir, mais là on dirait qu'il s'en fout et il danse sur des musiques des années 80.

Après une séquence d'ouverture explosive d'environ vingt minutes, le film reste énormément captivant, notamment sur les conditions de vie de ce Martien et ses solutions toutes plus ingénieuses les unes que les autres pour survivre et, surtout, garder espoir et ne pas sombrer dans le désespoir.
Mais lorsqu'il arrive à prendre contact par écrit avec la NASA (le premier contact avec la caméra était ingénieuse au contraire), le film devient tout de suite moins captivant et le film devient prévisible : tout est tracé jusqu'à la fin. J'étais très déçu sur ce point là, j'avais l'impression qu'on m'agitait un drap rouge et qu'on me disait "regarde ça, c'est la fin" ; depuis ce moment là tout est tracé de haut en bas et de gauche à droite.
C'est trop répétitif et on s'attend à tout jusqu'à la fin qui ne réserve pas plus de surprise qu'elle en annonçait donc on ne peut lui faire de reproche. Soit il est sauvé ou non, seul la méthode pouvait surprendre et c'est vrai qu'elle n'est pas facilement imaginable.

Je tiens à parler maintenant de la bande originale. Elle est très bonne et fait rappeler l'époque jeune du réalisateur, mais justement, quand il n'y a plus rien à se mettre sous la dent, on trouve cette solution et on nous balance ça comme ça, trop facilement je trouve. Je ne dis pas qu'elle est mauvaise, bien au contraire, elle est excellente, mais c'est trop facile. Mais le reste de la composition, notamment lors des scènes d'action est en parfaite adéquation.

Il y a aussi un problème sur la durée du film. Bien que le film reste captivant, juste avant le final du final, j'ai commencé à piquer du nez. Je savais pourtant à quoi m'attendre : à un survival dans l'espace, hard et bien complexe, dans le sens où survivre ce n'est pas facile. Même s'il n'y a pas d'action ça ne me dérange pas, mais j'attends tout de même un minimum de rebondissements pour tenir le spectateur en haleine. Malheureusement il n'y en a pas assez.
Je tiens aussi à faire remarquer lorsque Chiwetel Ejiofor organise des réunions pour trouver des solutions avec le directeur de la NASA, Jeff Daniels, les dialogues ne sont pas assez captivant et ça ramollit le film ; à contrario des plans magnifiques de Mars.
On passe du sable rouge de Mars et à l'optimisme de Mark Watney à un bureau et des dialogues lents et des scènes répétitives : problèmes sur Mars, solutions sur Terre.

Les acteurs sont en grande partie excellent. L'équipage, l'équipe technique de la NASA et son directeur sont très bons, en tête : Jessica Chastain, Michael Peña, Kate Mara, Kristen Wiig, Jeff Daniels et c'est à peu près tout pour les personnages principaux. Un peu déçu de l'écriture du personnage de Matt Damon qui, comme je l'ai déjà dis, prend tout à la légère si je puis dire à cause de son optimisme trop présent, bien que son interprétation soit très correcte tout de même. Petit moins pour Chiwetel Ejiofor, son rôle est à force gavant à tout vouloir contrôler, à tout organiser et ses dialogues ne nous captivent pas plus que ça.

Terminons maintenant sur le scénario. Étant tiré d'un livre on ne peut dire qu'il soit totalement innovant. Ce qu'on peut lui reprocher en grande partie est, comme je le répète, son manque d'émotion, de dramatisme et surtout son réel manque d'enjeu. Sauver une personne prisonnière de Mars est important dans le sens où le laisser seul là-haut c'est sadique et ce serai chaotique vu que s'en est devenu une affaire très médiatisée, mais malgré le public, les journalistes et les téléspectateurs qui suivent l'affaire de très près, les dirigeants de l'opération restent comme indécis et ils donnent l'impression de prendre ça, une fois de plus, à moitié au sérieux et à moitié au second degré.

Notons aussi les nombreux clichés très américains du film : la population toute derrière l'astronaute et la NASA, à la limite à la fin ils vont tous se faire un câlin, ensuite la venue des chinois, les plus forts, les détenteurs de la solution : sans eux nous ne pourrions vivre est l'image renvoyée clairement. Mais c'était obligé pour cibler le public mondial par nationalité. Ce n'est que quelques détails mais un détail par ci, un détail par là, ça en fait beaucoup à force.

Je pense que le film aurait pu être encore plus grand en comportant des passages dramatiques, comme l'aurait fait pensé la bande annonce et le synopsis.
J'ai beaucoup aimé le film tout de même car ça reste un excellent divertissement. Tout film est perfectible ; mais celui-ci est trop perfectible, trop de détails auraient pu être de base excellent sans être modifié.

Dire que le film est un chef-d'œuvre est assez gros pour le coup, mais il n'en reste tout du moins pas mal dans son genre, mais j'ai tout de même préféré "Interstellar" dans le même genre, plus long mais encore plus captivant, plus dramatique, la philosophie et la recherche du scénario encore plus poussé, l'enjeu beaucoup plus important et grave : c'est une accumulation de petit plus qui rend ce nouveau film de science-fiction moins bon que ce que l'on a pu voir une année auparavant.

Ma note : 5,5/10 !
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