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fabrice d.
44 abonnés
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3,5
Publiée le 20 juin 2020
J'ai trouvé ce film très bien. Les premières scènes, avec la voix off et les images simples d'une ville de province, et aussi avec un personnage qui semble attachant et qui dévale les rues de son quartier en vélo, semblent prometteuses d'une belle histoire à raconter. Et d'ailleurs c'est un scénario original qui nous raconte une histoire un peu singulière, ce qui est bien en soit, avec des personnages de la vie de tous les jours. C'est à la fois bizarre quelquefois mais aussi très attachant. L'histoire est contée à travers divers personnages et c'est plutôt bien fait. C'est une belle réussite de M. Rappeneau ainsi que de ses acteurs principaux.
Ce film est juste trop bien, j’ai adoré du début à la fin les acteurs jouent très biens et sont vrais, l’histoire est simple mais on s’y accroche et je ne me suis pas ennuyé une seule fois, Un film que je classe parmi mes références! Définitivement à voir !
Il ne faut pas s'attendre à un film psychologique et profond, mais ça fait rien. L'histoire est bien menée et on entre dans ce conte sans s'en apercevoir. C'est un film d'ambiance et on s'y sent tellement bien qu'on sourit béatement tout le temps. Pour son premier long-métrage, Julien Rappeneau nous offre une bouffée d'optimisme.
Ce film m'a semblé un peu long et ennuyeux. C'est dommage car les acteurs sont loin d'être mauvais. C'est un plaisir de voir Anémone qui apporte un peu de fantaisie à ce film.
Une petite pépite cinématographique que j’ai découvert au gré de mes recherches, « Rosalie Blum » est un conte plein de tendresse et de poésie malgré un fond qui évoque avec force la solitude sociale et affective. Il n’y a pourtant rien de révolutionnaire ni de transcendant dans cette jolie chronique de trois personnages qui se croisent mais un sentiment de légèreté dans un monde qui isole trop souvent les gens. Il s’en dégage pourtant des sourires et de l’espoir qui font chaud au cœur. C’est un peu long parfois car la structure se décompose en trois actes : l’histoire est abordée de deux points de vue différents qui se rejoignent dans une troisième et dernière partie. Mais globalement, on se prend au jeu avec des acteurs tous excellents : Kyan Khojandi sait très bien faire l'air benêt et abattu, Noémie Lvovsky est superbe dans le registre de la femme apaisée mais désabusée et cette mélancolie contemplative lui donne un charme fou, Anémone en vielle toupie apporte l’humour qui convient et Alice Isaaz, rayonne. Drôle, touchant et intelligent, le premier film de Julien Rappeneau fils est une belle réussite, pleine d’humanité.
Une idée qui peut paraitre originale au débur, le film traine sans qu'on sache ce vers quoi il nous porte. On est loin du film d'action. PLV à réserver au fans de l'actrice principale
TU PARLES D'UNE VIE. En bref, un charme très incertain. En bref, une intrigue amoureuse sans éclat. En bref, maladroit et brouillon. Vincent et Rosalie, Rosalie oh, Rosalie ah, pauvre de moi. Y'a pas le feu et c'est moi qui crame. Ceux qui nous sauvent de nos vies formidables.
Je ne suis pas vraiment entré dans la vie de ces gens, passablement malheureux, et je suis resté étranger à leur quête mystérieuse malgré le côté sympathique de voir se croiser des personnages souvent fantasques. Ni drôle, ni émouvant, cela se laisse cependant regarder grâce au concept ludique de la même scène que l'on reprend plusieurs fois mais avec les yeux de protagonistes différents.
La façon de construire le scénario est déroutant, et il faut s'accrocher un peu. Mais une fois passé cet écueil, ce n'est que du bonheur : l'histoire est très sympa, le casting au top, les dialogues d'un très bon niveau. Bravo !
Une bonne idée de départ, mais très vite le film s'enlise dans un rythme mou , sans aspérité, à l'image du héros principal qu'on a envie de secouer tout au long du film. Noémie Lvovsky et Anémone en font des tonnes et l'histoire se complait dans ce style "film du dimanche soir sans prétention" qui souligne un manque d'ambition manifeste..
Un très joli film qui prend forme à travers des personnages ordinaires remarquablement interprètes. On aimerait que le cinéma français nous offre davantage des compositions comme celle-là.
Une première partie qui s'étire un peu en longueur, mais dès la deuxième partie l'entrain arrive, avec de l'humour et du suspense (un bon fou rire quand spoiler: sont révélés les dessous de la scène dans les bois ), bref une bonne comédie qui s'autorise même quelques élans dramatique, juste ce qu'il faut pour nous remuer sans pour autant plomber l'ambiance légère qui règne dans ce très bon film.
Derrière une grande tendresse qui, certes, émeut lors d’un segment final réussi, Rosalie Blum souffre d’une mécanique des plus conventionnelles et essaie de s’en démarquer par des acrobaties tant dramatiques que relatives à la construction de son récit-choral, sans grand succès. Nous revivons les mêmes scènes plusieurs fois, et ce choix à la Un Jour sans Fin ne repose pas sur le charisme d’un Bill Murray : sous nos yeux prend vie une petite troupe de caractères bien trempés et enlisés dans leur quotidien morne. C’est dire que la fantaisie, et la magie censée découler des interactions, se voient constamment limitées à la réalité, et que les personnages n’apportent nulle folie, nulle fenêtre sur un au-delà du réel, exception faite du cerf-volant à la symbolique pertinente. La structure évoque celle d’un conte moderne, mais au contenu curieusement inerte, comme épuisé d’avance. Certains y liront de la malice, certains seront sensibles à la poésie contenue dans les aléas et les petits mystères. D’autres n’y verront qu’un film de faible envergure qui manque d’audace et de puissance visuelle. En refusant la perversité que son postulat exigeait, en délaissant toute méchanceté, Rosalie Blum se revendique œuvre gentille faite avec les meilleurs intentions du monde. L’âpreté finale sauve le métrage de la sentence bien connue : on ne fait pas de bon cinéma avec de bon sentiment.
Rosalie Blum est une épicière solitaire, triste, mystérieuse. Mais ça vaut aussi pour ceux qui vont lui tourner autour. Le bizarre Vincent Machot et la jeune Aude. On dirait qu'ils sont passés à côté de leur vie ou qu'ils sont en train de le faire pour les plus jeunes. Leur cadre de vie est aussi déprimant. On est dans une petite ville de province où il n'y a pas grand-chose à faire, où on s'ennuie, où tout est fermé et désert le dimanche. Pour tromper leur désœuvrement, pourquoi ne pas s'espionner mutuellement ? Quand on a rien d'autre pour s'occuper...On rit beaucoup sur la maladresse de Vincent étouffé par sa mère même quand les filles vont un peu trop loin. On est ému par le parcours de la fameuse Rosalie. Sa vie est étudiée selon trois points de vue différents. Celui de Vincent. Celui d'Aude. Et celui de Rosalie elle-même. On ne connaîtra son secret qu'à la fin. Ce que je peux simplement dire, c'est qu'outre l'humour et l'émotion, il y a de vrais moments de poésie et de romantisme. C'est ce que j'ai aimé chez elle. Son humanité malgré son regard mélancolique. Sa volonté de donner une chance aux autres alors qu'elle n'en a pas eu elle-même. Des erreurs de jeunesse peuvent gâcher une vie toute entière. C'est navrant. Là où la famille est un refuge, un socle rassurant, chez ce curieux trio, elle aura été tout l'inverse. C'est dur d'arriver à se parler. C'est peut-être même la chose la plus dure au monde quand on ne se connaît pas. Mais franchement, ça vaut le coup.
Feel-good movie sympathique. Un petit scénario malin, un petit casting sympa (la petite jeune est à craquer ...). J'aurai ceci dit aimé un visuel un peu plus travaillé pour coller d'avantage à l'histoire et l'ambiance.