La Légende du pianiste sur l'océan
Note moyenne
3,8
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82 critiques spectateurs

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Redzing

1 450 abonnés 4 912 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 13 avril 2014
Un jeune garçon passe sa vie sur un paquebot du début du 20ème siècle, et devient un pianiste exceptionnel. Giuseppe Tornatore signe là un drame sobre mais touchant, qui bénéficie entre autres de la BO de Morricone, et du jeu distancé et presque naïf de Tim Roth. Par ailleurs, la narration en flash-back fonctionne bien, et la reconstitution de cette autre époque est soignée. On signalera également des passages de piano agréables (aussi bien du point de vue de la musique que de la mise en scène), avec notamment un duel amusant.
kingbee49
kingbee49

53 abonnés 642 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 21 octobre 2024
Un film soigné et magnifiquement produit pour raconter le destin d'un personnage atypique... Le cinéma italien dans ce qu'il a de meilleur en terme de production façon "Cinecitta", emmené par un Tornatore plutôt inspiré en terme mise en scène même si parfois il abuse un peu en multipliant les angles de caméra. "La légende du pianiste.." est cependant un peu raide en émotion, mais ce qu'on perd en sensibilité, on le gagne en contemplation. Il faut dire que Tornatore convoque rien moins que Fellini et Leone dans le jeu des références nostalgiques et ça fonctionne. Oui, ça marche parce que l'hommage est sobre. "Et Vogue le Navire " et "il était une fois en Amérique" sont les deux phares qui éclairent ce projet à la fois et intime et sidérant. De ce fait, la mélancolie semble animé le personnage principal (Tim Roth, pas mal...) même dans la tonitruante "battle de piano" qui arrive au bout d'une heure, pleine de rythme et de jazz. La dernière demi heure est sublime, le héros choisissant de rester à bord de ce paquebot gagné par la rouille et se faisant exploser. Un beau film.
Leon D.
Leon D.

19 abonnés 119 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 19 septembre 2025
Film à double matrice: Né d'une femme, il grandit dans le ventre d'un bateau qu'il refuse obstinément de quitter spoiler: jusqu'au bout, il ne voudra pas naître. Sa seconde mère (un bateau est féminin en anglais), vouée à la destruction, l'emportera avec elle.
L'enfant, musicien prodige, impressionnera toute sa vie tous ceux qu'il aura croisé. Film sensible, musicalement parfait, impeccablement joué et réalisé, détonne dans ce monde formaté. Un joyau rare.
peter W.
peter W.

56 abonnés 1 137 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 24 mars 2017
Si Tornatore nous propose de très belles séquences il n'arrive pas à libérer tout le potentiel d'un scénario original qui avait tout pour plaire. Le quota d'émotions est donc loin d'être atteint. C'est curieux chez le réalisateur ces hauts et ces bas malgré son expérience.
xavierch
xavierch

54 abonnés 1 167 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 10 juillet 2013
Un film intriguant, étrange, féerique, qui malgré quelques longueurs, se laisse regarder avec un certain plaisir. Tim Roth est toujours aussi froid et distant, et donc parfait pour ce rôle. Un film passé inaperçu qui aurait mérité surement mieux.
fabrice d.
fabrice d.

44 abonnés 1 882 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 14 octobre 2020
Ce film est tout en poésie, douceur, empathie et subtilité.
Ce que j'ai aimé c'est la performance de Tim Roth qui est magistral dans ce rôle.
Ce que j'ai moins aimé ce sont les faux décors qu'on retrouve un peu tout au long du film.
L'histoire en elle-même est un peu alambiquée à mon goût mais il faut la prendre comme un poème, une ode à l'anticonformisme et la générosité.
Les scènes au piano sont aussi géniales. Filmées sous tous les angles on a vraiment l'impression que Tim Roth joue lui-même.
Fêtons le cinéma

849 abonnés 3 658 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 19 octobre 2020
La leggenda del pianista sull’oceano superpose deux trajectoires a priori incompatibles : la trajectoire physique d’un nouveau départ symbolisé par l’exil et l’arrivée en Amérique avec sa statue iconique ; la trajectoire musicale d’un jeune orphelin adopté qui devient pianiste et demeure amarré au navire qui le transporta jadis. Deux directions opposées : d’une part le mouvement incessant d’une renaissance dans un ailleurs, d’autre part la permanence de Danny, comme prisonnier de son année de naissance (1900) au point de l’entretenir encore et encore, de répéter la traversée dans les deux sens. Le long métrage de Giuseppe Tornatore articule donc deux directions et semble construire une forme-sens faite de souvenirs et de réminiscences : le récit-cadre sert de base au récit enchâssé, lui-même éclaté sur plusieurs années telle la confusion d’une mémoire avant tout sensible, musicale, à l’écriture contrapuntique similaire à celle du jazz. Les mouvements de caméra, amples et fluides, confèrent à l’ensemble des allures de conte, de fable à la croisée du réel et de la fiction : le bateau se change en une entité organique dont cliquetis et fracas des machineries battent à l’unisson du cœur de Danny, véritable alchimiste du bruit puisque bercé enfant par la mécanique il le convertit en notes, en langage secret qui ne suit aucune partition sinon celle dictée par l’océan et les rencontres qui s’y font dessus. Et ce navire qui part et revient, transportant à son bord des individus régis par le même désir d’un ailleurs, pourrait être lu comme la métaphore filée de la narration : « une bonne histoire et quelqu’un à qui la raconter », voilà ce qui sous-tend les traversées grâce au piano de Danny qui raconte à sa manière, voilà ce qui structure le film dans la mesure où la parole seule déclenche le récit. La leggenda del pianista sull’oceano est un éloge de l’invention (musicale, narrative, cinématographique) comme capacité de l’homme à créer de l’infini à partir du fini. S’engage lors de la clausule une puissante réflexion sur l’existence qui bouleverse le spectateur puisqu’elle l’invite non pas à courir le monde – « la terre est un navire trop grand pour moi », affirme le pianiste – mais à trouver son propre clavier sur lequel jouer sa musique déclinée en une infinité de variations. Porté par la sublime partition d’Ennio Morricone, le long métrage de Giuseppe Tornatore est un chef-d’œuvre de sensibilité, un conservatoire de nostalgie dans lequel résonne et continuera de résonner ce thème composé pour une passante comme le plus beau des poèmes d’amour.
NammJones
NammJones

139 abonnés 1 719 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 27 décembre 2007
C'est un beau film, très touchant mais ça manque un peu de scénario affirmé.
La musique est envoutante et certains passages le rendent merveilleux.
zhurricane
zhurricane

96 abonnés 1 336 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 22 janvier 2012
Ce film est une adaptation d'une pièce de théâtre du célèbre d'Alessandro Baricco. C'est une sorte de biographie d'un génie du piano. C'est un joli film,mais sa reste assez classique,dommage,mais il faut noter que la BO est bonne,et le film fait quand même rêver c'est indéniable.
Fabien Sorrant
Fabien Sorrant

82 abonnés 2 041 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 1 juillet 2025
Un magnifique film sur le jazz avec Tim Roth qui incarne un pianiste virtuose dans un paquebot qui navigue pour arriver aux USA .
anonyme
Un visiteur
3,5
Publiée le 31 mars 2012
Un film qui a la faiblesse de ne tourner qu'autours de son personnage principal. Celui-ci s'avère parfois touchant, mais parfois aussi très agaçant. mais au final, on se laisse emporter à bord de cette croisière et par la musique qui reste de loin le grand point fort de ce film !
Le_Général
Le_Général

122 abonnés 384 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 6 juillet 2025
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Et si la mer devenait la seule frontière qu’on ne franchit jamais ?

Dans La Légende du pianiste sur l’océan, Tornatore peint un homme rasant les vagues, suspendu dans l’air salé, sans jamais poser le pied — ni sur la terre ni dans la normalité. Tim Roth est ce pianiste-né, 1900, personnage sans lieu, sans ancrage : il ne respire que l’écume et les touches. Il incarne la peur, le vertige, l’asile choisi.

Le film, fable baroque et lente, se déplie comme une note interminable. Ce n’est ni un conte, ni un drame. C’est une transe. Quelque part entre Amadeus sans Mozart et Carnet d’un voyage immobile. L’intrigue ? Un navire‑monde, un bébé trouvé, une légende poignante. Mais ce qui nous saisit, c’est le vide qui lie ces points.

Coécrit avec Baricco, l’œuvre défile en nappes, en échos, en boucles – un refrain lancinant. L’intrigue, décousue dans ses silences, ne court pas. Elle fuit. Elle cherche l’écho. Rythme lent. Rebonds hors‑temps. Suspense mou… mais sournois.

Tornatore orchestre le cadre comme un opéra invisible. La caméra caresse l’acier, traque la poussière, magnifie l’ombre. Photographie en clair-obscur, ambre liquide à l’intérieur, bleu profond à l’extérieur — lumière complice, complice de l’enfermement. L’éclairage n’éclaire pas. Il enferme.

Tim Roth ne joue pas. Il écoute, s’efface. Son visage est une partition en deuil. À ses côtés, Pruitt Taylor Vince, Max, devient notre guide incertain : voix grave, mémoire fragile. La tension entre eux, silencieuse, est plus éruptive que tant de mots.

Quant à Morricone… chaque thème est un couteau mou. Le piano, cru et sensible, reprend la parole là où les corps se taisent. Playing Love, Magic Waltz… des mélodies qui s’immiscent dans les fissures. Le son n’accompagne pas le drame. Il le porte. Il le traduit.

L’émotion ? Ce n’est pas une vague. C’est une mare stagnant dans l’âme. On danse sans danser. On vit sans bouger. On pleure sans larmes. L’expérience n’est plus divorciée du spectateur : on hésite. On tend l’oreille. On chavire doucement.

Ce film est un refus de la destination. Une blessure ouverte à l’intérieur de l’Histoire. Ici, partir serait mourir. Rester, une rébellion. La mer est douce, la terre est crainte. 1900 sculpte son utopie dans l’inachèvement. Il dit : un homme peut naître sans nom, vivre sans adresse, mourir sans trace.

Ce film ne délivre pas un message. Il installe une question : est-on condamné à choisir entre exil intérieur et abandon réel ? Et si la seule révolution, c’était de ne jamais partir ?

Note finale : 17/20

Public : rêveurs en exil, âmes épuisées, mélancoliques éveillés.
jerry974
jerry974

19 abonnés 449 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 17 juin 2007
Un superbe film, incontestablement, qui nous transporte dans un univers poétique et musical.
Dans des décors de paquebot du début de siecle, le pianiste nous prend par la main pour nous conduire avec beaucoup de délicatesse à travers sa vie transocéanique. La nostalgie de l'ensemble peut paraitre de temps à autre un peu lourde, mais Tornatore nous offre tout de même une véritable histoire touchante dans un univers assez confiné. C'est beau, à se laisser voguer sur les mers.
anonyme
Un visiteur
0,5
Publiée le 5 juin 2012
La Légende du pianiste sur l'océan est un film très particulier et singulier mais aussi intéressant réalisé par Giuseppe Tornatore , celui qui est l'auteur du beau Cinema Paradiso . En effet , la mise en scène du film est particulièrement soignée avec une reconstitution historique très belle et très esthétique . Après , je suis le premier à le dire , de beaux costumes et de beaux décors ne suffisent pas à faire un bon film . Et c'est justement là que le film peut surprendre : il y a de l'émotion par moments , un souffle et de l'idée même s'il est vrai que ça tend à un certain sentimentalisme au début du film ( voir à une évidente mièvrerie ou niaiserie ) _ ce qui est en fait la véritable limite du long-métrage . Mis à part cela , le film est tout a fait regardable voire plaisant et plutôt agréable bien joué par l'acteur principal Tim Roth . Il est également appréciable de voir ( pas très longtemps , certes ) Mélanie Thierry . Ainsi donc pour résumer : La Légende du pianiste sur l'océan est un film au début raté , mais qui a des choses à dire sur l'amour timide et mystérieux , la recherche de notre personne et de l'identité et qui finit par au final par toucher et émouvoir .
Mephiless s.
Mephiless s.

72 abonnés 697 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 4 août 2015
Quelle oeuvre sublime! Malgré le fait que l'histoire d'amour soit trop anecdotique pour être bien traitée, j'ai été conquis de bout en bout par ce film... Tim Roth tient là un de ses meilleurs rôles et Pruitt Taylor Vince est également excellent. Cette histoire, cette légende est une histoire très belle, qu'a très bien contée le réalisateur Guiseppe Tornatore. Les flash-backs sont également très bien traités et bien rythmés, ce qui fait que je ne me suis pas ennuyé une seule fois. Les décors sont vraiment sublimes et les effets visuels bien gérés. Les scènes où l'on voit 1900 jouer sont très agréables, tant à regarder qu'à écouter et le duel avec le "l'inventeur du jazz" est excellent. Je finirai ma critique en appuyant sur la qualité des dialogues et surtout sur la magnificence de la musique du maestro Morricone.
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