La Légende du pianiste sur l'océan
Note moyenne
3,8
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82 critiques spectateurs

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Deroo Blar
Deroo Blar

1 abonné 178 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 31 octobre 2025
Très bon film.

Tim Roth rient là le rôle de sa vie dans ce film dramatique qu'est la légende du pianiste sur l'océan. Ce film nous rappelle que le cinéma nous a enchanté par bon nombre de films avec une belle histoire, de beaux costumes, de beaux décors, de bons sentiments aussi. Pas besoin d'ultra violence et ce film est finalement ce que le cinéma américain sait faire de mieux.

Attention, je ne dis pas que c'est le meilleur du genre car il souffre de quelques défauts. La musique est évidemment très bonne mais elle prend parfois trop de place à mon sens... Mais pouvait-il en être autrement ?

L'acteur n'est pas celui que je préfère et il ne transmet pas tellement l'empathie... C'est dommage. L'histoire à proprement parler et sa fin font partie des choix artistiques, mais encore une fois, pouvait-il en être autrement ? Le projet reste évidemment cohérent de bout en bout. Difficile de savoir pourquoi le film ne passe jamais à la télé... Comme quoi les chaînes nous privent de vrais bons films.
Leon D.
Leon D.

19 abonnés 118 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 19 septembre 2025
Film à double matrice: Né d'une femme, il grandit dans le ventre d'un bateau qu'il refuse obstinément de quitter spoiler: jusqu'au bout, il ne voudra pas naître. Sa seconde mère (un bateau est féminin en anglais), vouée à la destruction, l'emportera avec elle.
L'enfant, musicien prodige, impressionnera toute sa vie tous ceux qu'il aura croisé. Film sensible, musicalement parfait, impeccablement joué et réalisé, détonne dans ce monde formaté. Un joyau rare.
Marc Taton (Belgique)
Marc Taton (Belgique)

42 abonnés 1 030 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 29 août 2025
Voilà un film qui fait du bien : "La Légende du pianiste sur l'océan" signé Giuseppe Tornatore, nous emporte à la frontière entre le réel et l’irréel. La réalisation est excellente dans son ensemble, la photographie est superbe, tout comme la mise en scène. Quand au duo d'acteurs Tim Roth et Pruitt Taylor Vince, ils sont au sommet de leur art, il est difficile d'imaginer un autre duo d'acteurs pour incarner ces deux musiciens complices après avoir vu ce film. Et ce qui ne gâche rien, bien au contraire, c'est la musique signée Ennio Morricone. 9/10
Agnes L.
Agnes L.

229 abonnés 2 011 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 27 juillet 2025
Sur une idée originale, un biopic qui a un contenu trop réduit pour la durée d'un film de deux heures. Il y a très peu d'actions et tout repose sur les morceaux de piano. Pas suffisant comme contenu scénaristique et j'ai trouvé le temps bien long, d'autant que le personnage principal est vraiment inexpressif.
J31frites
J31frites

15 abonnés 285 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 18 juillet 2025
Le réalisateur italien Giuseppe Tornatore, toujours amateur de poésie sur la vie, adapte un monologue théâtrale sur l'histoire d'un homme qui a passé toute sa vie sur un bateau, le Virginian, sans jamais en descendre. Ses raisons : le monde est trop complexe, on en voit pas le bout. A bord il devient un virtuose du pianiste, et c'est l'occasion pour Ennio Morricone d’enflammer les touches, dans des moments magiques, en particulier la scène du duel musical. La prestation de Tim Roth est terriblement touchante, surtout son monologue final sur le paradis.
N'allez cependant pas réfléchir au pourquoi du comment, comment il s'est nourri, hydraté et lavé autant d'années dans un bateau abandonné. Il s'agit plus d'un fantôme, un personnage métaphorique. Et ne regardez pas non plus ces horribles décors de l'Amérique… plus cartoon on en fait pas.
Mais laissez-vous plutôt emporter par la beauté du récit et l'immensité de l'océan !
SB88
SB88

35 abonnés 1 574 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 15 juillet 2025
La Légende du pianiste sur l'océan - une jolie histoire qui nous balade dans le monde des voyageurs des mers ! C’est filmé d’une façon enivrée et originale pour nous donner le mal de mer
3,6/5
Carolina
Carolina

1 critique Suivre son activité

5,0
Publiée le 8 juillet 2025
Film rare dont l'acteur principal se démarque par un rôle dont il est complètement imprégné, cela dit les autres acteurs sont aussi très bons, cela fait du bien de voir un vrai film et si rare
Le_Général
Le_Général

122 abonnés 384 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 6 juillet 2025
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Et si la mer devenait la seule frontière qu’on ne franchit jamais ?

Dans La Légende du pianiste sur l’océan, Tornatore peint un homme rasant les vagues, suspendu dans l’air salé, sans jamais poser le pied — ni sur la terre ni dans la normalité. Tim Roth est ce pianiste-né, 1900, personnage sans lieu, sans ancrage : il ne respire que l’écume et les touches. Il incarne la peur, le vertige, l’asile choisi.

Le film, fable baroque et lente, se déplie comme une note interminable. Ce n’est ni un conte, ni un drame. C’est une transe. Quelque part entre Amadeus sans Mozart et Carnet d’un voyage immobile. L’intrigue ? Un navire‑monde, un bébé trouvé, une légende poignante. Mais ce qui nous saisit, c’est le vide qui lie ces points.

Coécrit avec Baricco, l’œuvre défile en nappes, en échos, en boucles – un refrain lancinant. L’intrigue, décousue dans ses silences, ne court pas. Elle fuit. Elle cherche l’écho. Rythme lent. Rebonds hors‑temps. Suspense mou… mais sournois.

Tornatore orchestre le cadre comme un opéra invisible. La caméra caresse l’acier, traque la poussière, magnifie l’ombre. Photographie en clair-obscur, ambre liquide à l’intérieur, bleu profond à l’extérieur — lumière complice, complice de l’enfermement. L’éclairage n’éclaire pas. Il enferme.

Tim Roth ne joue pas. Il écoute, s’efface. Son visage est une partition en deuil. À ses côtés, Pruitt Taylor Vince, Max, devient notre guide incertain : voix grave, mémoire fragile. La tension entre eux, silencieuse, est plus éruptive que tant de mots.

Quant à Morricone… chaque thème est un couteau mou. Le piano, cru et sensible, reprend la parole là où les corps se taisent. Playing Love, Magic Waltz… des mélodies qui s’immiscent dans les fissures. Le son n’accompagne pas le drame. Il le porte. Il le traduit.

L’émotion ? Ce n’est pas une vague. C’est une mare stagnant dans l’âme. On danse sans danser. On vit sans bouger. On pleure sans larmes. L’expérience n’est plus divorciée du spectateur : on hésite. On tend l’oreille. On chavire doucement.

Ce film est un refus de la destination. Une blessure ouverte à l’intérieur de l’Histoire. Ici, partir serait mourir. Rester, une rébellion. La mer est douce, la terre est crainte. 1900 sculpte son utopie dans l’inachèvement. Il dit : un homme peut naître sans nom, vivre sans adresse, mourir sans trace.

Ce film ne délivre pas un message. Il installe une question : est-on condamné à choisir entre exil intérieur et abandon réel ? Et si la seule révolution, c’était de ne jamais partir ?

Note finale : 17/20

Public : rêveurs en exil, âmes épuisées, mélancoliques éveillés.
willycopresto
willycopresto

150 abonnés 1 384 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 2 juillet 2025
Un film qui touche... ( ? ) (...de piano)
.
La croisière s'amuse ?
Bon, ce film, ce n'est pas le Titanic, mais j'ai trouvé que cette aventure est un beau conte de fées pour qui n'est pas sujet au mal de mer !
Tornatore (1956/----) serait-il le Cameron de l'Italie ?
Je trouve décidément le réalisateur italien injustement méconnu, car c'est le troisième film que je vois de lui sur les douze qu'il a tournés de 1985 à 2016... Et c'est un troisième régal, surtout que si vous avez été pianiste et photographe comme moi, vous vous régalerez de sa musique (les touches actionnées du piano correspondent réellement à celles qu'on entend, et ce n'est pas de la frime comme ces guitares électriques pas branchées dont certains chanteurs grattaient les cordes...
Ici, c'est bluffant...
En outre, dès les premières images du film, on sent que pour l'image aussi, c'est du grand art : les angles de prises de vues sont superbes, inédits, les éclairages admirables, et on se perd en hypothèses sur le matériel qu'il aura fallu pour réussir tous ces mouvements de caméras...
Le travail ^réparatoire a dû être énorme !
Je craignais un peu la colorisation, souvent fade voire tronquée, mais ici encore c'est très réussi...
Avant le générique d'entrée, le producteur italien prévient :
"Ce film a été restauré par Medusa Film à l'Institut Luge de Cinécittà à partir du négatif 35 mm oiginal et du disque magnéto-optique Dolby Digital original. Le travail a été dirigé par Giuseppe Tornatore et l'étalonnage supervisé par Pascale Cuzzupoli..."
Déjà une restauration ?
Hélas, tant de soin sur l'image et si peu sur le son...
C'est un film avec de très nombreux plans musicaux mais on est très loin du relief des instruments procuré sur d'autres films actuels...
A la manière des récepteurs télé, dont les images sont devenues quasi chirurgicales de précision, mais dont le son est anémique et à des années-lumière de la Hi-Fi (Hight-Fidélity ou Haute-Fidélité) des années soixante...
Et comme si ça ne suffisait pas, la voxographie version française est immonde !
Certains devraient prendre des cours de diction, car certains intervenants sont loin d'égaler celles d'un Lucchini ou Noiret, pour ne citer qu'eux...
Pire, par moments, le bruitage ou la musique submergent les passages à voix basse...
Et l'histoire me direz-vous ?
Touchante... Belle, même si simple, voire poétique ?....
Le scénario a été écrit par le réalisateur comme pour presque tous ses films, à partir d'un long monologue : "Novecento : Pianiste" de Alessandro Baricco... La gestation a été longue...
L'aventure (je devrais dire les traversées d'un continent à l'autre sur un paquebot à quatre cheminées) commence avec Danny, un machiniste travaillant à fond de cale du "SS Virginian"...
Dans la réalité le "Lessjzavodsk" ancré au port d Odessa en Ukraine (que la production a mis du temps à trouver) et où a été tourné ce film...
Il va découvrir, clope au bec, un bébé abandonné dans une caisse en bois gravée . Lemon...et devenir son père d'adoption pendant huit ans avant de décéder des suites d'un accident à bord...
Il aura baptisé le gamin Novecento et 1900... Légalement, ce bébé n'aura jamais eu d'existence civile concrète... Un troglodyte marin !
Gamin qui grandit et ne quittera jamais ce paquebot qui est devenu sa maison, (sa prison ?) et très doué, il va se mettre à jouer sur le piano de l'orchestre de la salle de bal pour qui veut bien l'entendre : son public s'élargira de plus en plus et des éditeurs de disques veulent même l'immortaliser....
Un trompettiste repère son don et ils vont former des années durant un tandem d'amis et de collègues d'orchetre... 1900 va susciter l'admiration des passagers au point de rivaliser avec un des plus réputés pianistes de jazz... Mais Il a en effet vu passer bien d'autres virtuoses des claviers qu'il a pu s'inspirer de leur talent en grandissant à bord...
Un jour, une jeune femme va susciter son intérêt...
La guerre arrive, le bateau va être transformé en navire hôpital, avant de rejoindre le cimetière des paquebots... Le trompettiste vient revoir l'embarcation une dernière fois : son ancien pote y est-il toujours ?
Tornatore est perfectionniste : il n'a pas voulu faire un film italien : d'ailleurs le film a été tourné en anglais...Le tournage a été réalisé à Odessa, mais aussi à Rome dans les studios de Cinecittà où la salle de bal de première classe du paquebot a superbement, sans économies de bouts de chandelles, été reconstruite sur le plateau 5.
Chargé d'histoire puisqu'il fut aussi utilisé autrefois par Fellini...
Aucune critique non plus sur le casting, parfait ! Les femmes ne comptent pas beaucoup dans ce récit, et la seule qu'on découvrira est Mélanie Thierry, dans le rôle très sobre où le pianiste la remarque au travers d'un hublot... Mannequin à l'époque à 19 ans, ce fut son premier film et elle rayonne de beauté...
Là encore, la production n'a pas lésiné : certaines scènes auront nécessité jusqu'à trois-cents figurants...
La musique ne pouvait être que réussie car c'est la dominante de ce film... D'ordinaire, le piano ou autres servent d'alibi pour meubler des scénarii assez creux et je les zappe souvent : sans intérêt sur le plan musical ni de l'histoire...
A contrario ici, les scènes musicales sont un enchantement... Le maître d'oeuvre est Ennio Morricone, connu de tous... Il a signé tous les fims de Tornatore depuis "Cinéma Paradisio".
Ce n'est plus poue le réalisateur un compositeur mais un complice auquel il parle de ses projets... Morricone a même fait des musiques pour ses projets qui ne se sont pas concrétisés... Mais quand on aime !
Cerise sur le gâteau : Roger Waters signe les paroles de générique du compositeur : -"Lost Boys Calling"... Signe de qualité si on pense que Waters fut un des fondateurs des "Pink Floyd" et créa la plupart des tubes du groupe à ses débuts....
Il y aurait encore beaucoup à dire sur ce film qui nous navigue de surprises en surprises :
...après avoir joué sur son piano à queue un morceau endiablé, et digne d'un concours de virtuosité, il se saisit d'une cigarette qu'il avait posée sur la caisse en bois de l'instrument, en pose l'extrémité sur une des cordes du piano, et la cigarette entre comme par magie en combustion.....
Alors je m'interroge et vous aurez peut-être la réponse ?
Pourquoi ce film au budget de neuf millions de dollars n'a-t-il attiré que 47 915 spectateurs en France ? Pourquoi sur mon programme TV, il passait en seconde partie de soirée sans commentaires alors que Kill Bill, volume 2 de Tarantino, programmé le 30 juin 2025 en prime time sur Arte connaissait un bien meilleur sort ?
Il est vrai avec 1 465 940 spectateurs et 507 % de rentabilité ?
Les contes de fées, les rêves ne seraient-ils plus de cette époque où la violence est reine ?
J'ai adoré...
.
Arte le
Fabien Sorrant
Fabien Sorrant

82 abonnés 2 041 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 1 juillet 2025
Un magnifique film sur le jazz avec Tim Roth qui incarne un pianiste virtuose dans un paquebot qui navigue pour arriver aux USA .
TwinPeaks2003
TwinPeaks2003

6 abonnés 138 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 10 juin 2025
Là aussi un peu de déception pour ce film de Tornatore qui me faisait beaucoup envie.

Malgré des séquences mémorables (l'ouverture, la scène du piano qui valse durant la tempête, le duel) et bien j'ai trouvé que le film était assez long et se perdait un peu dans son délire, pourtant l'idée de base est géniale. Peut-être la faute aussi à une mise en scène et à un montage qui veulent toujours en faire plus mais attention aux excès car on était pas très loin d'avoir le mal de mer sur ce bateau. À noter également des effets visuels qui ont sacrément pris un coup de vieux.

Tim Roth est super tout comme la musique de Morricone. Ça reste un bon film mais j'avais peut-être trop d'attentes dessus.
JEAN PIERRE Colimbo
JEAN PIERRE Colimbo

4 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 31 août 2022
Un chef d'œuvre des plans à la caméra superbe en éclairage semblable à un tableau.
Belle mise en scène.
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 27 avril 2022
"La légende de 1900" (je préfère cet intitulé à celui à la rallonge) est un conte poétique original et féérique. Il nous fait partager la passion d'un talentueux artiste pour la musique et les océans sur lesquels il vit.
J'ai trouvé les acteurs très impliqués dans leur rôle. Tim Roth incarne bien le génie en son art, avec sa détermination et sa façon de concevoir deux mondes : la terre et la mer. Pruitt Taylor est émouvant. Les seconds rôles, même furtifs, donnent également une grande dimension au film : Bill Nunn, Peter Vaughan, Clarence Williams III, Mélanie Thierry, rare personnage féminin. Et j'en oublie…
Du même réalisateur, ce film est à la musique ce que "Cinéma Paradiso" est au cinéma.
Ykarpathakis157

6 190 abonnés 18 103 critiques Suivre son activité

0,5
Publiée le 24 mai 2021
Imaginons que nous voulons un monde où les films ont des histoires qui suscitent la réflexion avec une réalisation époustouflante des décors et des costumes magnifiques et une musique absolument magnifique. Maintenant prenez tous ces points positifs et combinez-les avec des dialogues artificiels un montage a l'aveugle des clichés et une intrigue qui serpente dans un voyage vers nulle part. C'est le monde de La Légende du pianiste sur l'océan. Qualifier les dialogues de boite de conserve est presque un compliment et bien que le réalisateur soit Tornatore qui a fait un chef d'œuvre (Cinéma Paradiso) c'est comme s'il était incapable d'engager quelqu'un qui ait une idée. En ce qui concerne les intrigues on n'accomplit jamais vraiment quelque chose. À la fin du film j'avais presque l'impression d'en savoir moins qu'au début. Et le personnage de Vince les yeux virevoltants au point d'être distraits donne une performance horrible avec son personnage de mauviette. A part servir de narrateur banal il ne sert à rien dans l'histoire. Je n'ai pas l'intention de détruire ce film mais je suis simplement déçu. J'aimerais voir ce film refait par un réalisateur plus compètent et avec un scénario qui suit la même intrigue sans les spécificités pénibles qui enfoncent ce long métrage dans le néant. Ce film est vraiment trop mauvais pour que je le prenne aux sérieux...
kingbee49
kingbee49

53 abonnés 642 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 21 octobre 2024
Un film soigné et magnifiquement produit pour raconter le destin d'un personnage atypique... Le cinéma italien dans ce qu'il a de meilleur en terme de production façon "Cinecitta", emmené par un Tornatore plutôt inspiré en terme mise en scène même si parfois il abuse un peu en multipliant les angles de caméra. "La légende du pianiste.." est cependant un peu raide en émotion, mais ce qu'on perd en sensibilité, on le gagne en contemplation. Il faut dire que Tornatore convoque rien moins que Fellini et Leone dans le jeu des références nostalgiques et ça fonctionne. Oui, ça marche parce que l'hommage est sobre. "Et Vogue le Navire " et "il était une fois en Amérique" sont les deux phares qui éclairent ce projet à la fois et intime et sidérant. De ce fait, la mélancolie semble animé le personnage principal (Tim Roth, pas mal...) même dans la tonitruante "battle de piano" qui arrive au bout d'une heure, pleine de rythme et de jazz. La dernière demi heure est sublime, le héros choisissant de rester à bord de ce paquebot gagné par la rouille et se faisant exploser. Un beau film.
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