Limonov, la ballade
Note moyenne
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58 critiques spectateurs

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irgendwer92
irgendwer92

14 abonnés 52 critiques Suivre son activité

0,5
Publiée le 27 décembre 2024
suis pas allé au bout... des russes qui s'expriment en anglais... quoi de plus ridicule...surtout quand on regarde un film en VO... il n'y avait donc pas d'acteurs russophones sur le marché?! et puis ce personnage est insupportable ; la mise en scène biduloïdesque avec mille gadgets ne le rend pas beaucoup plus intéressant.
Franck H.
Franck H.

10 abonnés 9 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 12 décembre 2024
C'est un film au style un peu punk, rock and roll assurément qui donne un bon aperçu de la mentalité soviétique en général, et du 20e siècle en particulier
Loïck G.

389 abonnés 1 825 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 13 avril 2025
N’est pas Limonov qui veut ( si l’on en croit l’Histoire) et l’interprétation de Ben Whishaw parait alors un brin au-dessous de l’attente scénaristique. Le poète-voyou, qui du majordome au militant révolutionnaire, marque avec grandiloquence et stupeur quelques décennies de l’empire soviétique. Il y est né, y finira ses jours après avoir écumé quasiment la terre entière en quête d’un idéal qu’il réduira chaque fois à misère et pauvreté. Fustigeant l’autre, reniant tout intérêt à la cause humaine. Un personnage donc forgé dans le dur que Whishaw peine à mettre d’aplomb, peu aidé par une mise en scène tout en contre ordre. L’image est plutôt fade, le discours sans énergie réelle. On suit l’Histoire , mais peut-on la retenir ? AVIS BONUS La conférence de presse à Cannes , et Ben Whishaw évoque son personnage
Pour en savoir plus : lheuredelasortie.com
Arthur Debussy
Arthur Debussy

189 abonnés 772 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 8 janvier 2025
Comme beaucoup de gens, je suis un peu déçu par le portrait d’Edouard Limonov qui est fait par Kirill Serebrennikov. Il se concentre sur le côté poète punk et loseur magnifique de l’écrivain russe, nous le rendant plutôt sympathique… Tout en omettant le combat qu’il a mené en ex-Yougoslavie aux côtés des génocidaires serbes et en passant très vite sur le parti rouge-brun qu’il a créé et dirigé en Russie : le Parti national-bolchévique. Si la mise en scène de Serebrennikov est inspirée et généreuse, il est dommage qu’il n’ait pas su restituer toutes les ambiguités et les contradictions de cet homme peu recommandable, en en faisant une sorte d’artiste torturé et autodestructeur, sans traiter les aspects les plus sombres et les plus troubles de sa personnalité… Saluons tout de même la performance de Ben Whishaw, qui est excellent dans le rôle de Limonov.
LCDC YT
LCDC YT

147 abonnés 359 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 25 novembre 2024
Impressionnant dans sa peinture d'un personnage insaisissable, SEREBRENNIKOV démontre une nouvelle fois qu'il est un brillant metteur en scène, se donnant au service d'un récit décousu mais prenant, porté par un Ben WISHAW fascinant
Arthus27
Arthus27

126 abonnés 642 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 7 janvier 2025
"Limonov, la ballade" de Kirill Serebrennikov est une œuvre cinématographique ambitieuse qui tente de capturer la vie tumultueuse du célèbre poète. Librement adapté du livre d'Emmanuel Carrère, le film brille par sa mise en scène audacieuse et renversante. Serebrennikov excelle à juxtaposer les genres, les décors et les époques avec une fluidité qui tient du tour de force, soutenu par une réalisation visuelle éclatante.

Le film s'attache à tracer un parallèle fascinant entre le parcours de Limonov et la grande histoire de la Russie, apportant une perspective riche et englobante. Cependant, contrairement au livre original, le film peine à clarifier la logique et les motivations internes de Limonov, ce qui le rend quelque peu théorique et lui fait perdre une partie de son humanité et de sa profondeur émotionnelle.

L'un des aspects qui méritait une exploration plus poussée est le parcours de Limonov en tant que leader proto-fasciste, qui est traité de façon trop succincte, malgré son importance cruciale dans son histoire. Cette omission prive le spectateur d'annonces importantes sur le caractère complexe et controversé de Limonov.

Avec une durée de 2h13, "Limonov, la ballade" souffre malheureusement d'un manque de rythme par endroits. Pourtant, la performance impressionnante de Ben Whishaw mérite d'être soulignée, réussissant à incarner avec intensité et charisme un personnage aussi complexe et énigmatique.

En résumé, "Limonov, la ballade" est un film qui, malgré ses lacunes en matière de développement narratif et de rythme, demeure une exploration visuellement captivante et intellectuellement stimulante de la vie et du parcours de Limonov.
Fenêtre sur salle
Fenêtre sur salle

129 abonnés 411 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 12 décembre 2024
Un film vu au Festival de Cannes en mai dernier et qui m'avait laissé une impression mitigée.

La réalisation est impressionnante de maîtrise, comme d'habitude chez Serebrennikov, qui confirme qu'il est l'un des plus grands metteurs en scène actuels, notamment lors d'un plan séquence qui est l'une des plus belles choses que l'on a pu voir au cinéma cette année, où l'on voit le héros traverser toute une décennie en passant de décor en décor, changeant d'époque à chaque fois qu'il ouvre une porte. Mais cette extrême virtuosité et cette surenchère et saturation d'images, de musique et d'effets finissent par fatiguer.

Pour incarner ce personnage sulfureux, à la fois anarchiste, rebelle, déjanté et fasciste, Ben Wishaw crève l'écran mais cela ne suffit pas à compenser l'énorme manque d'empathie que suscite le personnage, détestable en tous points, et dont on finit par se demander s'il méritait qu'on lui consacre autant de temps et d'attention. L'obsession qu'a le film de rendre son héros cool en toutes circonstances se révèle même gênante, notamment lorsqu'il se contente de survoler la dernière partie de la vie de l'écrivain, beaucoup plus problématique (c'est le moins que l'on puisse dire) d'un point de vue politique.

Beaucoup seront gênés par le fait que les personnages russes parlent anglais avec un accent russe tout au long du film, même lorsqu'ils parlent entre eux et que les scènes se passent à l'Est.

En résumé, un film punk, un peu trash et assez bordélique qui mêle de manière pas toujours adroite le biographique et le fantasme, qui manque d'un point de vue sur son personnage, et qui finit donc par perdre le spectateur.

Ma page ciné instagram : fenetre_sur_salle
Patrick Braganti
Patrick Braganti

101 abonnés 425 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 6 décembre 2024
Kirill Serebrennikov est le cinéaste russe le plus captivant du moment, même si le manque de concurrence minimise quelque peu cette assertion. En adaptant très librement le récit d' Emmanuel Carrère, il fait preuve une fois encore d’un talent incontestable pour la mise en scène. Il a surtout retenu du parcours du russe sulfureux et controversé son activité d’écrivain et de poète au détriment de ses engagements politiques auprès de la Russie (après des années d’exil il y créa un mouvement radical qui s’engagea lors de l’annexion de la Crimée). C’est pourquoi l’action se déroule essentiellement à New York et un peu à Paris. Cette évocation permet de revenir sur une époque où les mouvements hippies et la libération sexuelle étaient en plein essor. Provocateur, manifestant un goût prononcé pour le chaos et l’anarchie, Edouard Limonov qui connut des activités très éclectiques (de voyou à majordome) et autant de looks en rapport (de dandy décadent à serviteur strict), est campé par l’acteur américain Ben Whishaw (posant au passage l’éternelle question de la langue) peut-être un peu trop lisse ou artificielle. Heureusement il est au cœur d’une mise en scène foisonnante et fluide où il traverse les époques et les décors par des portes qui s’ouvrent, des panneaux qui tombent. Celle-ci se singularise aussi par le graphisme et le recours aux incrustations, nous permettant de revisiter en quelques plans tout un pan de l’histoire politique agitée entre l’URSS en train d’éclater et les États-Unis aveuglés par leur puissance. Au milieu Limonov apparaît à la fois fragile et dangereux, jusqu’au boutiste et calculateur, fascinant et repoussant. Le tourbillon formel dans lequel nous entraîne l’auteur de Leto est parfaitement synchrone à celui que semble être l’existence de son héros.
jackflash
jackflash

20 abonnés 89 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 6 décembre 2024
Un rendu étonnant du New-York des années 70, un tournage aux accents de John Cassavetes, un casting d'enfer pour un biopic haletant mêlant sexe drogue and Rock and Roll... Un peu long sur la fin.
Adelme D.Otrante
Adelme D.Otrante

228 abonnés 1 484 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 12 décembre 2024
J’aime beaucoup Serebrennikov, son côté panoramique qui l’amène à mettre en scène opéras, pièces de théâtre et films, et son doigt d’honneur permanent au pouvoir russe qui l’amène à vivre dorénavant à Berlin pour des raisons de sécurité. Mais je n’ai pas réussi à rentrer dans ce film tiré du roman d’Emmanuel Carrere. Trop kaléidoscopique, trop foutraque, même si le message politique est évident et fait écho à son réalisateur cette œuvre est d’une certaine manière trop libre. Pas assez maîtrisée.
capirex
capirex

186 abonnés 791 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 8 décembre 2024
Kirill Serebrennikov réalise là un Biopic pour le moins original et d'une folle inventivité visuelle , bien qu'un peu trop noyé sous la musique à mon goût , sur un sulfureux personnage que jusqu'à lors je ne connaissais que très peu qu'interprète avec maestria Ben Whishaw !
Cadreum
Cadreum

60 abonnés 779 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 16 avril 2025
Avec Limonov, la ballade, Kirill Serebrennikov ne signe pas un biopic au sens classique du terme. Il compose une sorte d’opéra punk où la vie d’un homme (poète russe, provocateur invétéré, écrivain exilé, figure politique controversée) devient prétexte à l'explosion formelle. Derrière la mécanique brillante, quelque chose vacille : une pensée politique, une ligne éthique, un trouble volontairement entretenu ?

Dès les premiers plans, Serebrennikov affiche la couleur. Les temporalités s’entrechoquent, les formats se succèdent sans transition (Super 8, VHS, iPhone, caméra thermique), les ruptures de ton s’accumulent. Le style baroque du cinéaste, déjà repéré dans La Fièvre de Petrov, s’intensifie ici.

Dans le rôle-titre, Ben Whishaw, me semble en porte-à-faux. Le choix d’incarner un personnage aussi rugueux, charnel et politique avec un corps fluide, une diction tenue, un regard doux, crée une tension permanente. Si certains y verront une manière de désamorcer toute lecture héroïque de Limonov, d’autres y liront une dilution du trouble : Whishaw tempère, polit, lisse une figure qui, précisément, n’a cessé de provoquer, de déborder, d’échapper.

Ce décalage (culturel, linguistique, physique) n’est jamais interrogé par le film. Il est même intégré à sa mécanique, comme si l’incarnation n’était plus un enjeu, mais un effet de style de plus. Or, dans un film qui prétend explorer la vie d’un homme à travers ses incarnations successives, cette absence de chair finit par peser.

Le montage complice de cette désorientation finit par produire cette déréalisation : tout est mis sur le même plan, comme si la violence, la poésie, le fascisme, l’exil, l’amour et la haine appartenaient au même flux spectaculaire.

Le risque est immense : celui de faire du destin de Limonov une simple performance, un objet cool, une figure rock.

Cependant, si Serebrennikov ne juge pas son personnage. Il ne l’excuse pas non plus. Il le montre. C’est là la ligne de crête périlleuse qu’emprunte le film : ne jamais choisir entre l’admiration et la mise à distance. En choisissant de ne jamais affronter la part la plus sombre de Limonov (son nationalisme viril, son flirt avec les discours extrémistes, ses contradictions) le film donne l’impression de prendre la pose du complexe, sans assumer le travail de la complexité.
Nicolas N.
Nicolas N.

54 abonnés 960 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 10 avril 2025
Limonov, la ballade, réalisé par Kirill Serebrennikov, s’attache à retracer le parcours tumultueux d’Édouard Limonov, écrivain et figure politique controversée. Ben Whishaw incarne le protagoniste avec une intensité notable, mais l’utilisation de l’anglais avec un accent russe peut créer une certaine distance pour le spectateur francophone. La mise en scène est audacieuse et visuellement inventive, reflétant le caractère rebelle de Limonov. Cependant, le film semble parfois privilégier le style au détriment de la profondeur narrative, effleurant seulement les aspects les plus controversés de la vie de Limonov, notamment ses engagements politiques extrêmes. Cette approche donne une impression d’incomplétude et laisse le spectateur sur sa faim. En somme, une œuvre ambitieuse qui, malgré ses qualités artistiques, peine à offrir un portrait pleinement satisfaisant de son sujet.

Note : 2,5/5
Goéland
Goéland

39 abonnés 199 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 12 décembre 2024
Malgré au moins deux sérieux défauts, le film est brillant.
Premier défaut, le côté artificiel du scénario. Le film est tiré du récit d’Emmanuel Carrère qui a remarquablement tracé la vie extraordinaire de Limonov mais, autant le livre de Carrère donnait de la consistance, de la profondeur à la personnalité asociale, mégalomaniaque, antipathique de Limonov, autant le film peine à l’incarner, lui faisant passer les différentes étapes paradoxales de sa vie, sans transitions, sans explications. Il fait la part trop belle à la période américaine de Limonov et solde ses vingt dernières années, celles où il devient un homme politique russe, « national-bolchevik », en vingt lignes. On ne sait pas quel est le point de vue de Serebrennikov sur Limonov : un enfant perdu, un amoureux éconduit inconsolable, un mégalomane, un décadent, un poète, un universaliste ? On passe d’une facette à l’autre sans cerner la complexe authenticité du personnage.
Deuxième défaut, rédhibitoire, l’utilisation constante de l’anglais. S’agissant d’un film réalisé par un russe, sur un russe, avec comme thèmes centraux la Russie et le communisme, c’est incompréhensible et totalement contreproductif. Certes, une grande partie de l’action se déroule à New-York mais, même aux Etats-Unis, elle fait essentiellement dialoguer des russes. On nous prive de la belle langue russe pour un américain à accent russe insupportable.
J’ai aussi des doutes sur le choix des acteurs : je ne pas sûr que Ben Wishaw, par ailleurs excellent comédien, soit un très bon Limonov. Trop sobre, trop froid, trop anguleux.
Malgré ces défauts, le film mérite d’être vu car Serebrennikov est un réalisateur de haut vol. Son précédent film « La femme de Tchaïkovski » était superbe. Certaines scènes et elles sont nombreuses, ses fameux plans-séquence, sont enthousiasmantes d’autant que Serebrennikov sait parfaitement utiliser la musique, notamment celle, à New-York, de Lou Reed et du Velvet Underground. Ce sont « les ballades » du titre du film : dans les rues de Moscou, autour d’une datcha, sur les gratte-ciel de New-York, à Paris, dans les prisons russes. C’est flamboyant et virtuose.
Un film en partie raté de Serebrennikov est malgré tout supérieur à la moyenne.
Stéphane R
Stéphane R

28 abonnés 486 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 4 janvier 2025
le roman d'Emmanuel Carrère était génial, mais que dire du film de Kirill Serebrennikov ? Somptueux ! Même la petite appréhension sur la langue utilisée est vite levée tant Ben Wishaw incarne avec maestria Limonov. Les idées de cinéma foisonnent, la musique est essentielle (et très bonne, comme dans Leto). Aucun prix à Cannes ? Un scandale, mais peu importe, le film est là, pour nous.
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