Limonov, la ballade
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Stéphane R
Stéphane R

29 abonnés 487 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 4 janvier 2025
le roman d'Emmanuel Carrère était génial, mais que dire du film de Kirill Serebrennikov ? Somptueux ! Même la petite appréhension sur la langue utilisée est vite levée tant Ben Wishaw incarne avec maestria Limonov. Les idées de cinéma foisonnent, la musique est essentielle (et très bonne, comme dans Leto). Aucun prix à Cannes ? Un scandale, mais peu importe, le film est là, pour nous.
Chatcaliban
Chatcaliban

47 abonnés 122 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 22 décembre 2024
C’est magnifiquement filmé avec des nuances inspirées des thèmes et de la lumière de Dame Goldin.
La trame du film et donc son découpage constituent une nouveauté qui mérite d’aller voir le film. En ce qui concerne la vie de ce qui est une petite frappe puis un personnage dangereux et peu fréquentable, on en savait quelque chose par le livre du Manu (Carrère d’) qui intervient dans le film dans une intelligente autocritique de lui-même en interviewer occidental. Film mal reçu alors qu’il est meilleur selon moi que les précédents tournés par le Kiril.
Pierre Kuzor
Pierre Kuzor

177 abonnés 569 critiques Suivre son activité

1,5
Publiée le 21 décembre 2024
Ai vu « Limonov, la ballade » de Kirill Serebrennikov présenté en compétition officielle lors du dernier Festival de Cannes. J’avais adoré le roman d’Emmanuel Carrère et Kirill Serebrennikov m’avait émerveillé avec « Le disciple » et surtout « Leto ». J’attendais bien évidemment beaucoup de cette projection et probablement trop. Donc je suis déçu. Edouard Limonov (personnage ayant réellement existé) est un être insaisissable et atypique qui se partage entre Moscou, Paris, Berlin, New-York et les carrières de poète, voyou, majordome, agitateur politique, révolutionnaire. Là où Emmanuel Carrère nous donnait des clés et manifestait une certaine distance avec son personnage, Serebrennikov ne retient que les faits, l’hystérie sans jamais être vraiment à la bonne distance. Tout son talent immense de réalisateur écrase son sujet par trop de prouesses de mise en scène qui deviennent tout aussi insondables que Limonov. Le gros problème du film est d’être entièrement en anglais où que se situe l’action, ce qui amène une couche supplémentaire de distance et d’incompréhension. Cette ballade est plus proche d’un trekking qui malmène souvent le spectateur par trop de flamboyances brouillonnes qui ne favorisent pas l’émotion même si Ben Whishaw se donne corps et âme dans ce personnage dostoïovskien romanesque et sombre.
Moniquedubostberoud
Moniquedubostberoud

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0,5
Publiée le 21 décembre 2024
je n ai pas aimé ce film et suis partie assez vite, m ennuyant terriblement!
J avais bien aimé le livre d Emmanuel Carrère, mais je n ai pas retrouvé le personnage de Limonov, certes un mauvais garçon, mais avec du panache!
Ici, les scènes sont violentes, certaines limite pornos, le personnage n est pas sympathique, ni attachant, sans envergure...le film est mauvais, mal construit, surtout n y allez pas!
Orno13
Orno13

26 abonnés 1 056 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 16 décembre 2024
J ai toujours en tête, la claque monumentale que j ai pris lors du visionnage du dernier film de kirryl serebrenivkov la fièvre de pétrov.
Je me rappelle de cet mise en abymes de cette société russe qu il critiquait , avec des images, une mise en scène original et une audace dans ses plans séquence extraordinaire.
Je cours donc voir son limonov, roman de carrière que j avais lu, narrant l histoire de ce poète russe assez scandaleux qui fera mille métiers, vivant aux états unis, France et le retour ensuite en Russie ou ses projets politiques assez navrantes,
Je me languissais comment serebrenivkov va aborder le portrait et la vie de cet homme sulfureux.
En termes de mise en scène, j ai reconnu sa patte avec ses plans séquences majestueux, j ai en tête qu au lieu d utiliser des ellipses pour sauter plusieurs années de sa vie, il met en scène ben wishaaw qui joue limonov qui marche dans la rue avec une musique et qui a chaque fois qui franchit une porte on voit les années passés avec des images historiques, une idée très originale.
Les bémols que je trouverais au film est tout le film est en anglais même quàd il est en Russie je trouve çà ridicule alors que dans la fièvre de pétrov c était en russe, et aussi l empathie qui transpire dans son film pour cet homme dont je trouve qu il était pathétique et pas très doué, aussi non je le recommande car pour moi serebrenivkov est un grand metteur en scène.
lacroix p
lacroix p

33 abonnés 189 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 16 décembre 2024
Très difficile de tenir près de 2 h 15 et d’assister à une suite de scènes quasiment hystériques avec musique et mouvements de caméra brutaux. On n’apprend rien sur Limonov. Trop long et inutile. Dommage que l’ensemble soit décousu car la mise en scène de chaque séquence est interessante.
Yves G.

1 846 abonnés 4 021 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 14 décembre 2024
Edouard Limonov (1943-2020) est l’enfant maudit des lettres russes. Tour à tour poète, romancier, biographe de sa propre vie, couturier, clochard, majordome, exilé aux Etats-Unis, en France, avant de revenir en Russie, d’y fonder un parti ultranationaliste avant d’être enfermé par Poutine au Goulag, il aura placé sa vie sous le signe de l’excès, à vomir la médiocrité du monde et à défendre l’indéfendable, dans une surenchère de provocation gratuite. Emmanuel Carrère lui avait consacré un livre brillant et ambigu en 2011. Kirill Serebrennikov le porte à l’écran.

Le biopic est un genre frelaté, qui joue trop souvent sur la popularité de son héros, plus que sur un réel désir de cinéma. Un tel reproche ne saurait être adressé à Limonov, la ballade qui, au contraire, constitue la rencontre parfaitement logique et attendue entre deux artistes qui se ressemblent : Serebrennikov ("Leto", "La Fièvre de Petrov", "La Femme de Tchaïkovski"), un réalisateur russe exilé, qui entretient avec son pays une relation d’amour-haine et dont le cinéma enfiévré déborde d’une énergie toxique, et Limonov, le dandy punk et misanthrope, croisement ultra-contemporain de Drieu la Rochelle et de Mick Jagger.

Cette rencontre explosive fait-elle pschitt ? Je lis des critiques tièdes voire amères. Première lui reproche d’être trop sage, trop aseptisé, Télérama déplore le cynisme de son héros, Le Monde regrette que le film consacre trop de temps à l’épisode américain et passe trop vite sur le retour à en Russie et la dérive indéfendable de Limonov dans l’ultra-nationalisme, le fascisme et l’antisémitisme – comme le faisait le roman de Carrère, plus balancé dans l’appréciation du personnage et la fascination empoisonnée qu’il suscite.

Ces critiques me semblent néanmoins bien sévères. Limonov, la ballade déborde d’une énergie punk et destructrice. Le travail de l’image est étonnant, qui donne à voir le héros dans des Super-8 tremblotants et jaunâtres qu’on dirait d’époque. Mené tambour battant, il dure plus de deux heures alors qu’on ne voit pas le temps passer. Les transitions d’une époque à l’autre sont filmées par des plans séquences semblables à ceux que Serebrennikov avait déjà tournés dans ses précédents films, d’une maîtrise bluffante. Atout de poids, l’interprétation inspirée de Ben Whishaw ("Le Parfum", "Bright Star", "Cloud Atlas"…) qui, avec un aplomb déconcertant, promène sa silhouette dégingandée d’une maigreur maladive, ses cheveux en pétard et ses lunettes intello.
Nicolas Sanson
Nicolas Sanson

6 abonnés 4 critiques Suivre son activité

1,5
Publiée le 13 décembre 2024
Pour ceux qui ont lu le livre, le film n’a aucun intérêt.
Pour ceux qui ne l’ont pas lu, le film n’a aucun intérêt.
Goéland
Goéland

39 abonnés 199 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 12 décembre 2024
Malgré au moins deux sérieux défauts, le film est brillant.
Premier défaut, le côté artificiel du scénario. Le film est tiré du récit d’Emmanuel Carrère qui a remarquablement tracé la vie extraordinaire de Limonov mais, autant le livre de Carrère donnait de la consistance, de la profondeur à la personnalité asociale, mégalomaniaque, antipathique de Limonov, autant le film peine à l’incarner, lui faisant passer les différentes étapes paradoxales de sa vie, sans transitions, sans explications. Il fait la part trop belle à la période américaine de Limonov et solde ses vingt dernières années, celles où il devient un homme politique russe, « national-bolchevik », en vingt lignes. On ne sait pas quel est le point de vue de Serebrennikov sur Limonov : un enfant perdu, un amoureux éconduit inconsolable, un mégalomane, un décadent, un poète, un universaliste ? On passe d’une facette à l’autre sans cerner la complexe authenticité du personnage.
Deuxième défaut, rédhibitoire, l’utilisation constante de l’anglais. S’agissant d’un film réalisé par un russe, sur un russe, avec comme thèmes centraux la Russie et le communisme, c’est incompréhensible et totalement contreproductif. Certes, une grande partie de l’action se déroule à New-York mais, même aux Etats-Unis, elle fait essentiellement dialoguer des russes. On nous prive de la belle langue russe pour un américain à accent russe insupportable.
J’ai aussi des doutes sur le choix des acteurs : je ne pas sûr que Ben Wishaw, par ailleurs excellent comédien, soit un très bon Limonov. Trop sobre, trop froid, trop anguleux.
Malgré ces défauts, le film mérite d’être vu car Serebrennikov est un réalisateur de haut vol. Son précédent film « La femme de Tchaïkovski » était superbe. Certaines scènes et elles sont nombreuses, ses fameux plans-séquence, sont enthousiasmantes d’autant que Serebrennikov sait parfaitement utiliser la musique, notamment celle, à New-York, de Lou Reed et du Velvet Underground. Ce sont « les ballades » du titre du film : dans les rues de Moscou, autour d’une datcha, sur les gratte-ciel de New-York, à Paris, dans les prisons russes. C’est flamboyant et virtuose.
Un film en partie raté de Serebrennikov est malgré tout supérieur à la moyenne.
Arnaud Proudhon
Arnaud Proudhon

1 critique Suivre son activité

5,0
Publiée le 12 décembre 2024
J'aimerais quand même prendre la défense de ce film, et de son réalisateur. Je lis par-ci par-là des trucs sur la prétention du type. Déjà, Leto n'était pas un film prétention (je ne comprend pas pourquoi il le serait), pas plus que ce Limonov, que j'ai pour ma part trouvé audacieux et vif. Serebrenikov propose une histoire qui va à 200 à l'heure, et la mise en scène est en adéquation avec le reste. Il fallait bien quelque chose de non conventionnel pour évoquer un personnage qui l'est tout autant. Limonov est chaotique, le film comme l'écrivain.. Donc oui, la réalisation est novatrice, et tout à fait adaptée à son sujet. Il y a des trouvailles, et la question est de savoir si dès que l'on propose quelque chose qui sort des sentiers battus, on est prétentieux ? Il faudrait alors se cantonner aux manières des papas ?
D'autre part, si le film est vraiment bon, il n'en est pas moins vrai qu'il demande un peu de recul tant la forme est virevoltante et son sujet délicat. C'est un film russe, à n'en pas douter. Fond et forme s'entremêlent intimement, et c'est peut-être un peu difficile à appréhender en une seule fois tellement c'est riche (et pas prétentieux - un film prétentieux n'a rien à dire). Cela dit, il me semble que le réalisateur à choisi d'évoquer la vie de Limonov parce que celle-ci résonne avec l'actualité. A ce titre, la vie de Limonov peut tout à fait être perçue comme un résumé de l'Histoire de la Russie des 60/70 dernières années. Ce type (Limonov) cherche un sens à sa vie, se perd dans les idéologies communiste, capitaliste et finalement fasciste. Comment comprendre la Russie actuelle de Poutine si on refuse de comprendre ce genre de personnage ? Limonov quitte la Russie trop austère des communistes, est frappé de désillusion face à la débauche capitaliste (il y perdra même sa femme), et finalement retourne en Russie soutenir Poutine. C'est l'Histoire de la Russie, non ? Un film admirable !
Seul bémol pour moi : j'aurais aimé que les personnages parlent réellement leur langue respective. Mais à part ça, c'est juste un super film.
Franck H.
Franck H.

10 abonnés 9 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 12 décembre 2024
C'est un film au style un peu punk, rock and roll assurément qui donne un bon aperçu de la mentalité soviétique en général, et du 20e siècle en particulier
Douglas Colvin
Douglas Colvin

6 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 12 décembre 2024
Limonov, une personnalité entière au service d'un film entier, rien ne vous sera épargné...

Une mise en scène inventive et des plans astucieux au service du récit de la vie de Limonov. Une vie qui s'apparente à une tentative constante de garder la tête hors de l'eau du styx...
La partie dans le New York punk des années 70 est hyper immersive, on s'y plonge comme un nounours dans du miel.

Les scènes de uc sont parfois gratuites, le réalisateur aurait pû se fendre de quelques ellipses supplémentaires.
L'utilisation de la langue anglaise durant tout le film complique en revanche l'immersion dans les parties se passant en France,en Russie et un Ukraine...
Fenêtre sur salle
Fenêtre sur salle

129 abonnés 411 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 12 décembre 2024
Un film vu au Festival de Cannes en mai dernier et qui m'avait laissé une impression mitigée.

La réalisation est impressionnante de maîtrise, comme d'habitude chez Serebrennikov, qui confirme qu'il est l'un des plus grands metteurs en scène actuels, notamment lors d'un plan séquence qui est l'une des plus belles choses que l'on a pu voir au cinéma cette année, où l'on voit le héros traverser toute une décennie en passant de décor en décor, changeant d'époque à chaque fois qu'il ouvre une porte. Mais cette extrême virtuosité et cette surenchère et saturation d'images, de musique et d'effets finissent par fatiguer.

Pour incarner ce personnage sulfureux, à la fois anarchiste, rebelle, déjanté et fasciste, Ben Wishaw crève l'écran mais cela ne suffit pas à compenser l'énorme manque d'empathie que suscite le personnage, détestable en tous points, et dont on finit par se demander s'il méritait qu'on lui consacre autant de temps et d'attention. L'obsession qu'a le film de rendre son héros cool en toutes circonstances se révèle même gênante, notamment lorsqu'il se contente de survoler la dernière partie de la vie de l'écrivain, beaucoup plus problématique (c'est le moins que l'on puisse dire) d'un point de vue politique.

Beaucoup seront gênés par le fait que les personnages russes parlent anglais avec un accent russe tout au long du film, même lorsqu'ils parlent entre eux et que les scènes se passent à l'Est.

En résumé, un film punk, un peu trash et assez bordélique qui mêle de manière pas toujours adroite le biographique et le fantasme, qui manque d'un point de vue sur son personnage, et qui finit donc par perdre le spectateur.

Ma page ciné instagram : fenetre_sur_salle
Adelme D.Otrante
Adelme D.Otrante

228 abonnés 1 484 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 12 décembre 2024
J’aime beaucoup Serebrennikov, son côté panoramique qui l’amène à mettre en scène opéras, pièces de théâtre et films, et son doigt d’honneur permanent au pouvoir russe qui l’amène à vivre dorénavant à Berlin pour des raisons de sécurité. Mais je n’ai pas réussi à rentrer dans ce film tiré du roman d’Emmanuel Carrere. Trop kaléidoscopique, trop foutraque, même si le message politique est évident et fait écho à son réalisateur cette œuvre est d’une certaine manière trop libre. Pas assez maîtrisée.
Chamar
Chamar

39 abonnés 65 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 12 décembre 2024
J'aurais mieux fait d'aller boire une vodka que de voir ce film. Les cinéastes russes croient souvent que l'histoire c'est un travelling à la steadicam (Guerman, Sokourov...) : ni obstacle, ni chaos. Tout glisse. C'est aussi ce que semble croire Kiril Serebrennikov avec cet éprouvant Limonov. Déjà le roman d'Emmanuel Carrère (conseiller du film et qui fait ici un bref caméo) était un peu lourdaud mais semblait au moins trouver sa sincérité dans le spleen russophile de l'auteur. Là, il n'y a plus que du fétichisme, sans un kopeck de conscience historique ou politique. Le parti National Bolchévik de Limonov est aussi cool que le New York clipeux que Serebrennikov filme en empilant les clichés, tout comme il le fait avec l'URSS des années 80 - comme s'il n'y avait jamais mis les pieds (mais ça, il avait déjà fait le coup avec Leto où il banalisait le chanteur Viktor Tsoï à coup de noir et blanc soigné). Oui, il vaut mieux aller boire une vodka.
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