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jmjbest2
41 abonnés
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4,5
Publiée le 2 janvier 2015
Ce Chandor est un petit génie..après mon film préféré de la décennie (Margin Call) comment classer celui-ci !? bon tout a été dit . Sauf que même avec pas mal de rondeurs en plus, Chastain reste très sexy !
Les deux premiers films de JC Chandor ne m'avaient pas enthousiasmé, loin de là (cf ci-dessous). Je suis d'autant agréablement surpris par A most violent year, sorte de faux polar fatigué et lent.
L'originalité du film tient dans le personnage joué par l'excellent Oscar Isaac : Morales est un jeune entrepreneur aux dents longues, qui veut développer son bizness honnêtement, dans un milieu qui ne l'est pas vraiment.
Jusque là, rien de bien frappant me direz-vous... Mais Morales est inflexible comme un caïd de la mafia qui aurait appris la politesse et les bonnes pratiques pédagogiques ou managériales comme le renforcement positif. Ce que réussit Oscar Isaac, c'est de jouer un gentil avec des airs de méchant. Le film prend alors une ampleur considérable, le spectateur ne sachant pas trop sur quel pied danser jusqu'à la toute fin du film : faut-il céder à la violence ou pas ? le film sera-t-il une tragédie ou pas ?
JC Chandor organise son suspense aux petits oignons et sa mise en scène est littéralement somptueuse, avec une photographie parfois très sombre, parfois lumineuse, qui rappelle le meilleur de James Gray. Jessica Chastain est une nouvelle fois parfaite.
Un excellent moment de cinéma pour commencer la nouvelle année.
L'histoire d'un type bien comme on dit, plongé dans un monde qui le pousse à sortir du droit chemin qu'il s'évertue à suivre. On passe tout le film suspendu à l'espoir qu'il va y arriver. Un film poignant, noir. Le duo Oscar Isaac, Jessica Chastain est splendide.
Un divertissement pas mal, assez original, mais pas un grd film. Le personnage principal manque de consistance. Une fin avec un rebondissement artificiel et ridicule, et des dialogues souvent indigents et mal écrits.
Après l'excellent "Margin Call" (2011) et le moins réussi "All is lost" (2013) le réalisateur J.C. Chandor revient en forme avec un polar new-yorkais, un sous-genre en soi que Lumet ou Scorcese ont amené très haut... Deux niveaux de lecture s'imposent donc, le couple en lui-même et la lutte "commerciale". Cette lutte est avant tout placée comme la suite logique d'un capitalisme effrénée. Sous couvert d'un film de mafia J.C. Chandor signe un film plus profond, où l'ambition est un piège sur lequel n'importe qui peut glisser. On pense à du James Gray dans la forme, dans le fond Chandor impose sa perception du monde, assez pessimiste, voir cynique mais diablement intéressante. Un grand film.
Pas terrible.. C'est vraiment l'effet de ce film sans grand intérêt, dernière déception de 2014. Autant Margin call était réussi et constamment intéressant, autant celui-ci -porté aux nues par la critique, de surcroît- ennuie vaguement, avec des enjeux peu passionnants, des acteurs sans charisme (le rôle principal et son manteau toujours propre, la blonde passepartout..) une photographie très médiocre, des éclairages carrément insuffisants y compris dans la luxueuse baraque du couple (Ces américains, ils vivent dans le noir!) . Enfin, à éviter !
Au même titre que Cold in July, voilà sans doute la dernière belle surprise cinéma de l'année. On attend toujours le faux pas de la part de J.C. Chandor après ses deux premier films. Ce ne sera pas pour cette fois, A most violent year est tout aussi réussi (et peut être plus encore) que Margin Call et All is lot. Comme d'habitude, c'est brillamment et élégamment mis en scène, avec une atmosphère aussi feutrée que violente. Le scénario est une merveille d'écriture. Un homme intègre et droit pris dans la tourmente d'un milieu et d'une époque qui n'ont de cesse de vouloir faire de lui un voyou. Contre toute attente, le danger ne viendra pas de là où il s'y attend le plus. L'époque est bien reconstituée, la photo est splendide (New York magnifiquement filmée) et les acteurs, particulièrement inspirés, sont parfaitement dirigés et d'une grande sobriété. Oscar Isaac et Jessica Chastain ont remplacé Javier Bardem et Charlize Theron dans les rôles titres et c'est tout aussi bien, ils sont formidables. Avec aussi de solides seconds rôles incarnés par Albert Brooks, David Oyelowo, Alessandro Nivola ou Elyes Gabel. Un film stylisé d'une très grande classe, parfaitement maitrisé sur tous les plans, qui nous tient en haleine d'un bout à l'autre. J.C. Chandor est en passe de devenir un des grands de la mise en scène américaine, si ce n'est déjà fait. Un thriller splendide sur le rêve américain mis à mal, avec une vraie puissance et un vrai souffle, terriblement efficace, qui clôt l'année cinéma en beauté. Mais qui, malheureusement et à cause de cette même fin d'année, risque d'être peu vu...
c'est le 31 décembre que j'ai pu voir mon fill préféré de l'année 2014 ! on est scotché du début à la fin, par une réalisation et un jeu d'acteurs époustouflants
J’avais peur d’un remake version 2014 de scarface, des habits et des décors kitch mais non il y a rien tout ça. Ils ont mis un filtre Instagram sur la caméra, ça fait plutôt jolie sans que ça soit too much. Au final c'est assez fin, original et on rentre dans l histoire assez facilement.
quelle déception, j'avais choisi ce film pour les "bonnes critiques" j'aurai mieux fait de m'attacher aux mauvaises , on ne vibre en rien , on ne croit à rien , on n'est pas ému , on n'a même pas peur , terriblement décevant
Completement nul et trop long! le scrip-t est inexistant et on ne croit pas un instant à leur histoire: à commencer par le type "honnete" qui se pointe avec 2 valises pleins de $ pour payer l'acompte pour un terrain avec depôts de fioul! Oscar a a peu prês 1 expression et 1/2 à l'instar de Tom Cruise, Jessica même pas, tant elle est "tirée" et botoxée. On espere seulement qu'e le heros se plante dans l'arriere d'un camion pour que le film se termine plus tôt: pas de bol! Et n'esperez pas un coup de theatre à la fin: il y en a pas. Bon seulement si vous souffrez d'insomnies
L'immense réussite de ce film tient dans sa qualité d'interprétation, mais aussi dans sa mise en scène efficace et empreinte de cinéphilie. J.C. Chandor recrée magnifiquement le New York du début des années 80, avec la lumière magique du jeune chef op Bradford Young, et livre le dernier grand film de l'année 2014. A 41 ans, il n'a, de toute évidence, pas fini de nous émerveiller.
Troisième long métrage de J.C. Chandor (Margin Call, All is lost), A Most Violent Year nous plonge dès les premières minutes dans une atmosphère feutrée, glaciale et inquiétante, bien loin des images d’Epinal traditionnellement associées aux années 80, pour nous révéler les tourments d’un homme d’affaires que l’on cherche à saboter.
Des personnages ambigus dépeints avec de multiples nuances et dont le caractère fort trahit pourtant la nature insaisissable, l’interprétation affûtée d’Oscar Isaac, qui n’en finit plus de nous séduire depuis Inside Llewyn Davis des frères Coen, et de Jessica Chastain, convaincante dans le rôle d’une femme à poigne, le suspense qui va crescendo, l’intrigue léchée et remarquablement écrite, loin des méandres scénaristiques alambiqués que les polars inspirent parfois aux auteurs, les thèmes abordés avec finesse (le rêve américain, les dilemmes moraux, le prix de la réussite, les désillusions), la musique subtile d’Alex Ebert, qui apporte un relief supplémentaire à ce film ouaté et élégant, sont autant d’arguments incitatifs pour aller découvrir en salles ce très bon polar.
"A Most Violent Year" pâtit du manque d'expressivité de son acteur principal (il m'avait déjà ennuyée à mourir dans "Inside Llewin Davis" de mes pourtant adorés frères Cohen). Et pourtant.... L'intérêt naît........ En réalité grâce au scénario, beaucoup plus ambigu qu'on ne s'y attendrait pour un film "classique" de gangsters. Car Abel n'est pas si "clean". Il veut se donner l'image de la droiture, de la réussite sans coups fourrés, sans violence.... Mais ce n'est qu'une image! Il est en fait d'une honnêteté très très relative, et de plus extrêmement égoïste, narcissique, insensible à la détresse autour de lui (Julian). Certes, il rejette la violence, mais pourquoi au fond? Parce qu'elle abîmerait cette image: la violence fait "sale" aux yeux de la belle société qu'il veut passionnément intégrer. En vérité, il est prêt à routes les compromissions du moment qu'elles sont "bien élevées" (du niveau des procureurs ou des politiques), pour être enfin admis parmi eux, comme on le voit à toute fin du film. Il n'est qu'à voir comme il accepte facilement, après quelques fausses coquetteries, d'utiliser l'argent sale que sa petite femme prévoyante et dévouée a détourné pour lui ! Ce rêve qui l'habite est parfaitement illustré par la vue de la superbe Manhattan qu'il contemple presque en secret, vision originelle et obsédante, moteur réel et profond de toute sa trajectoire. Bref, cela finit par faire un film intéressant !