Malgré la violence qui règne sur New York en 1981, un ambitieux chef d’entreprise issu de l’immigration se bat pour développer son affaire qui fait des envieux. Oscar Isaac et Jessica Chastain tiennent les rênes de ce film passionnant qui ausculte les diverses tentations de céder à la criminalité galopante et les prouesses d’un homme infaillible pour rester honnête, protéger sa famille et tout ce qu’il a bâti. Digne des œuvres de Martin Scorsese, Sidney Lumet ou encore James Gray, le jeune et talentueux réalisateur J.C. Chandor poursuit son étude du capitalisme exacerbé dans un magnifique rendu visuel sobre, doré et feutré, de ce monde impitoyable aux sombres recoins, que rien ne semble pouvoir éclairer, et qui désacralise brillamment le rêve américain.
Une histoire de montage financier en trente jours pour l"achat d'un terrain de stockage de produits pétroliers. Un personnage principal très propre sur lui se voulant un parangon d'honnêteté vertueuse au milieu d'un monde plutôt mafieux. Une ville au bord du gouffre, New-York en 1981, servant de toile de fond à un polar noir où les scènes d'action sont rares contrairement aux scènes de négociations de tous ordres. Raconté comme cela, "A most violent year" peut passer pour un film de genre intello, proche d'un James Gray et taillé pour faire fuir les amateurs de films ricains pétaradants et bourrés de testostérone. C'est un peu cela en effet mais c'est quand même un peu plus. Je vous ferai grâce des multiples références dont le film s'orne sans ostentation, mais propres à faire délirer tout bon critique désireux d'étaler son savoir, pas besoin de les avoir pour apprécier sa narration sous tension. Le scénario, très habile, joue sur plusieurs tableaux, mélangeant le suspens créé par le temps imparti au héros pour trouver une coquette somme d'argent, rebondissements inhérents compris avec l'envie de connaître celui qui se cache derrière les vols avec violence de camions de carburants de l'entreprise de notre personnage principal. Et si l'on rajoute le portrait tout en nuances de ce jeune entrepreneur qui au fil du film va se révéler de plus en plus pragmatique et singulièrement obsessionnel dans son envie de réussite à l'américaine, funambule toujours au bord de tomber dans l'illégalité, le tableau sera complet. Le film, constamment sous tension,vous embarque lentement et surement pour un voyage au coeur du rêve américain. Un formidable mais courte scène de poursuite apparaît plus comme un clin d'oeil au genre mais la lumière magnifiquement grise qui enveloppe la plupart des plans donne une ambiance crépusculaire et glacée à ce qui est au final le portrait d'une Amérique sans concession, plus préoccupée de profit que d'humanité. Un peu plus sur le blog
Ce Chandor est un petit génie..après mon film préféré de la décennie (Margin Call) comment classer celui-ci !? bon tout a été dit . Sauf que même avec pas mal de rondeurs en plus, Chastain reste très sexy !
Les deux premiers films de JC Chandor ne m'avaient pas enthousiasmé, loin de là (cf ci-dessous). Je suis d'autant agréablement surpris par A most violent year, sorte de faux polar fatigué et lent.
L'originalité du film tient dans le personnage joué par l'excellent Oscar Isaac : Morales est un jeune entrepreneur aux dents longues, qui veut développer son bizness honnêtement, dans un milieu qui ne l'est pas vraiment.
Jusque là, rien de bien frappant me direz-vous... Mais Morales est inflexible comme un caïd de la mafia qui aurait appris la politesse et les bonnes pratiques pédagogiques ou managériales comme le renforcement positif. Ce que réussit Oscar Isaac, c'est de jouer un gentil avec des airs de méchant. Le film prend alors une ampleur considérable, le spectateur ne sachant pas trop sur quel pied danser jusqu'à la toute fin du film : faut-il céder à la violence ou pas ? le film sera-t-il une tragédie ou pas ?
JC Chandor organise son suspense aux petits oignons et sa mise en scène est littéralement somptueuse, avec une photographie parfois très sombre, parfois lumineuse, qui rappelle le meilleur de James Gray. Jessica Chastain est une nouvelle fois parfaite.
Un excellent moment de cinéma pour commencer la nouvelle année.
L'histoire d'un type bien comme on dit, plongé dans un monde qui le pousse à sortir du droit chemin qu'il s'évertue à suivre. On passe tout le film suspendu à l'espoir qu'il va y arriver. Un film poignant, noir. Le duo Oscar Isaac, Jessica Chastain est splendide.
Un divertissement pas mal, assez original, mais pas un grd film. Le personnage principal manque de consistance. Une fin avec un rebondissement artificiel et ridicule, et des dialogues souvent indigents et mal écrits.
Après l'excellent "Margin Call" (2011) et le moins réussi "All is lost" (2013) le réalisateur J.C. Chandor revient en forme avec un polar new-yorkais, un sous-genre en soi que Lumet ou Scorcese ont amené très haut... Deux niveaux de lecture s'imposent donc, le couple en lui-même et la lutte "commerciale". Cette lutte est avant tout placée comme la suite logique d'un capitalisme effrénée. Sous couvert d'un film de mafia J.C. Chandor signe un film plus profond, où l'ambition est un piège sur lequel n'importe qui peut glisser. On pense à du James Gray dans la forme, dans le fond Chandor impose sa perception du monde, assez pessimiste, voir cynique mais diablement intéressante. Un grand film.
Pas terrible.. C'est vraiment l'effet de ce film sans grand intérêt, dernière déception de 2014. Autant Margin call était réussi et constamment intéressant, autant celui-ci -porté aux nues par la critique, de surcroît- ennuie vaguement, avec des enjeux peu passionnants, des acteurs sans charisme (le rôle principal et son manteau toujours propre, la blonde passepartout..) une photographie très médiocre, des éclairages carrément insuffisants y compris dans la luxueuse baraque du couple (Ces américains, ils vivent dans le noir!) . Enfin, à éviter !
Au même titre que Cold in July, voilà sans doute la dernière belle surprise cinéma de l'année. On attend toujours le faux pas de la part de J.C. Chandor après ses deux premier films. Ce ne sera pas pour cette fois, A most violent year est tout aussi réussi (et peut être plus encore) que Margin Call et All is lot. Comme d'habitude, c'est brillamment et élégamment mis en scène, avec une atmosphère aussi feutrée que violente. Le scénario est une merveille d'écriture. Un homme intègre et droit pris dans la tourmente d'un milieu et d'une époque qui n'ont de cesse de vouloir faire de lui un voyou. Contre toute attente, le danger ne viendra pas de là où il s'y attend le plus. L'époque est bien reconstituée, la photo est splendide (New York magnifiquement filmée) et les acteurs, particulièrement inspirés, sont parfaitement dirigés et d'une grande sobriété. Oscar Isaac et Jessica Chastain ont remplacé Javier Bardem et Charlize Theron dans les rôles titres et c'est tout aussi bien, ils sont formidables. Avec aussi de solides seconds rôles incarnés par Albert Brooks, David Oyelowo, Alessandro Nivola ou Elyes Gabel. Un film stylisé d'une très grande classe, parfaitement maitrisé sur tous les plans, qui nous tient en haleine d'un bout à l'autre. J.C. Chandor est en passe de devenir un des grands de la mise en scène américaine, si ce n'est déjà fait. Un thriller splendide sur le rêve américain mis à mal, avec une vraie puissance et un vrai souffle, terriblement efficace, qui clôt l'année cinéma en beauté. Mais qui, malheureusement et à cause de cette même fin d'année, risque d'être peu vu...
c'est le 31 décembre que j'ai pu voir mon fill préféré de l'année 2014 ! on est scotché du début à la fin, par une réalisation et un jeu d'acteurs époustouflants
J’avais peur d’un remake version 2014 de scarface, des habits et des décors kitch mais non il y a rien tout ça. Ils ont mis un filtre Instagram sur la caméra, ça fait plutôt jolie sans que ça soit too much. Au final c'est assez fin, original et on rentre dans l histoire assez facilement.
quelle déception, j'avais choisi ce film pour les "bonnes critiques" j'aurai mieux fait de m'attacher aux mauvaises , on ne vibre en rien , on ne croit à rien , on n'est pas ému , on n'a même pas peur , terriblement décevant
Completement nul et trop long! le scrip-t est inexistant et on ne croit pas un instant à leur histoire: à commencer par le type "honnete" qui se pointe avec 2 valises pleins de $ pour payer l'acompte pour un terrain avec depôts de fioul! Oscar a a peu prês 1 expression et 1/2 à l'instar de Tom Cruise, Jessica même pas, tant elle est "tirée" et botoxée. On espere seulement qu'e le heros se plante dans l'arriere d'un camion pour que le film se termine plus tôt: pas de bol! Et n'esperez pas un coup de theatre à la fin: il y en a pas. Bon seulement si vous souffrez d'insomnies
L'immense réussite de ce film tient dans sa qualité d'interprétation, mais aussi dans sa mise en scène efficace et empreinte de cinéphilie. J.C. Chandor recrée magnifiquement le New York du début des années 80, avec la lumière magique du jeune chef op Bradford Young, et livre le dernier grand film de l'année 2014. A 41 ans, il n'a, de toute évidence, pas fini de nous émerveiller.