Avec ce film vraiment calibré pour les Oscars, F. Zinnemann s'attache à dépeindre la vie d'une caserne en temps de paix, montrant des drames humains qui se jouent avant la vraie tragédie (le bombardement de la base). Une approche atypique qui donne un film où l'on voit beaucoup de soldats pour très peu d'action. Zinnemann est un cinéaste de l'humain qui prend un genre et en donne une toute autre approche, livrant un final certes spectaculaire mais jamais gratuit (il fera de même avec le western). La beauté des images, la qualité de l'interprétation, un scénario solide (bien que finalement sans surprises), des dialogues travaillées et une musique bien cliché qui surligne tout, c'est la recette gagnante. Reste que ce film est un joyau de l'âge d'or hollywoodien, avec tous les défauts inhérents mais qu'il reste un vrai plaisir à regarder, son histoire et ses personnages demeurant intemporels. Là aussi, la recette gagnante pour ne pas subir l'usure du temps. D'autres critiques sur
"Tant qu'il y aura des hommes" demeure un grand mélodrame américain,multi-récompensé en 1953(8 Oscars dont meilleur film et meilleur réalisateur).Il s'attache à la vie d'une caserne américaine basée à Hawaï avant la fameuse attaque de Pearl Harbor.Loin d'être un énième film de guerre,l'oeuvre de Fred Zinneman s'intéresse plutôt à la psychologie profonde des personnages,leurs tiraillements entre amour et devoir.Tout y est magnifiquement mis en scène,d'où un coté intemporel qui ressort,symbolisé par le baiser mythique sur la plage de Burt Lancaster et Deborah Kerr.Les acteurs,tous de premier plan,sont à leur meilleur.Si les prestations de Donna Reed,en fille de joie mélancolique et de Deborah Kerr en épouse d'officier adultérine sont à saluer,les vraies vedettes sont ces messieurs,qui montrent que même dans l'armée,une réelle sensibilité existe.Ernest Borgnine,en officier sadique,Frank Sinatra en frère d'armes bon vivant mais souffre-douleur.Surtout,on reste marqué par l'opiniâtreté de Montgomery Cilft,qui derrière sa gueule d'ange,est d'une ténacité à toute épreuve et par la virilité de Burt Lancaster,adjudant aux ambitions modestes,à l'autorité naturelle et au grand coeur.Le sens de l'honneur triomphe,et la tradition du mélo ample préservée.
Malgré son âge avancé, ce film se laisse très bien regarder encore de nos jours. La quasi absence de références technologiques, qui auraient pu donner un côté vieillot, aide à rendre ce film intemporel.
Un grand classique du cinéma, "Tant qu'il y aura des hommes" a été récompensé à juste titre de plusieurs oscars : meilleur film, meilleur réalisateur, meilleur scénario, meilleure image, meilleur son, meilleur montage, meilleur acteur dans un second rôle, meilleure actrice dans un second rôle. C'est assez impressionnant, même si Montgomery Clift mérité aussi clairement d'en gagner un. Burt Lancaster est lui aussi très bon comme toujours, enfin bref tous les acteurs sont excellents. Fred Zinnemann signe son plus grand film, bien devant "Le train sifflera trois fois". Mythique.
Zinnemann a osé faire ce film moins de 10 ans après la fin de la guerre ! En pleine période de maccarthysme... Je l'ai revu ce soir. Il n'a pas pris une ride. Contrairement à ce qui a été écrit, ce n'est pas un film militariste. Les images sont superbes et le casting est parfait: Burt Lancaster, Sinatra, Deborah Kerr et surtout, surtout le grand Monty Clift. De toutes les scènes, je retiendrai celle de la sonnerie aux morts par Prewitt après la mort de son copain Maggio. Grandiose.
transferé a hawai dans une caserne, robert lee prewitt (montgomery clift) a été choisi car il savai boxé et que c'etait important pour le capitaine, mais prewitt ne veut pu boxé et de ce fait, il va avoir droit a un traitement special... tant qu'il y aura des homme fait parti de ces film que l'on ne peut pas oublié, burt lancaster est memorable en sous officier sans grande ambition et amoureux de la femme de son superieur, il incarne un homme droit, severe mais juste, et montgomery clift le mec qui encaisse sans bronché, qui donne son amour a une femme de bordel et a son plus grand amour, l'armé... a noté la bonne performance de franck sinatra dans un role surprenant, la froce du fim de fred zinneman en dehors de tout ces acteur, c'est que aucun n'est delaissé, a l'image de rio bravo par exemple, tant qu'il y aura des homme est un film sombre qui se passe a la veille de parl harbor, recompensé de huit oscar par merité
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4,5
Publiée le 2 avril 2020
On serait tentè de dire que "From Here to Eternity" est le meilleur long-mètrage de Fred Zinnemann! En tout cas la 26e cèrèmonie des Oscars ne s'y trompe pas et a rèservè un triomphe à cette oeuvre magnifique avec pas moins de 8 statuettes dont le meilleur film et le meilleur rèalisateur! Un succès retentissant, d'après le livre de James Jones! Ce mèlodrame, antimilitariste en apparence, ètait fort ambigu par certains aspect et diffèrent par rapport au roman, mais ses acteurs ètaient tous prodigieux : Monty Clift le soldat fataliste et entêtè, Frank Sinatra (oscarisè) le GI italo-amèricain qui s'exprime sans retenue, Ernest Borgnine le sergent sadique, pour ne citer qu'eux! Et puis il y a dans ce film parfaitement rèaliste et attrayant une scène d'amour mythique entre Burt Lancaster et Deborah Kerr : deux amants allongès sur la petite plage de Halona Cove, en maillot de bain, tandis que les vagues s'ècrasent contre les rochers! Grand moment de cinèma...
Burt Lancaster, Montgomery Clift, Frank Sinatra et Ernest Borgnine chez Zinneman. Dans une base de l'armée américaine à Hawaï, les tensions et les amours vont bon train. Mais Pearl Harbor se prépare et les soldats amréicains n'y croient pas (commentaire d'un des deux héros "Mais qu'est-ce qui leur prend : attaquer la meilleure armée du monde?"). Bref le traintrain d'une existence tellement vide que des choses sans conséquences deviennent d'importants points d'honneur est relativisé par la mort qui rode et rend tout ce en quoi ces hommes croient croire comme futilités, fadaises sans importance.
C'est un mélange vraiment surprenant de charge anti-militariste et d'esprit patriotique hollywoodien. On n'a pas dû aller beaucoup plus loin dans la dénonciation du sadisme sous la hiérarchie, dans le tableau de la médiocrité et de l'ennui de la vie de garnison même dans la littérature française.
Le contexte historique et culturel dans lequel fût produit «From here to eternity» (USA, 1953) de Fred Zinnemann se doit être d’être explicité afin de comprendre la faiblesse de l’œuvre. Film produit entre un Hollywood affaibli, des Etats-Unis victorieux et dans une cinématographie qui commence à prendre la mesure de la révolution de l’Actors Studio, «From here to eternity» montre un soldat, le dévoué Robert Prewitt, partagé entre son amour pour l’Armée et son respect pour ses principes. Etant muté dans une autre unité, le soldat s’y voit contraint de devoir intégrer le club de boxe. Depuis qu’il a tué sur le ring par mégarde un adversaire, Prewitt refuse de devoir cogner quelqu’un à nouveau. En parallèle, le sergent Milten Warden s’oppose en secret au commandement du capitaine. Pendant longtemps -à l’échelle du film-, le récit se contente de tracer les émotions amoureuses que tissent les soldats avec les femmes. Par la suite, l’unité est attaqué par des avions japonais et les tranquillités précédentes basculent dans le rang de l’Histoire. Les amourettes des soldats laissent place à leur passion pour la guerre. En donnant ainsi deux vocations à ses personnages, Zinnemann met en parallèle les petites historiettes (qui se parent d’imaginaire mythologique, comme cette fameuse scène pleine d’érotisme glacé où Lancaster et Deborah Kerr s’enlacent sous les vagues) et l’Histoire. La concordance est récurrente, bien souvent dans le cinéma américain jamais avare de mythification commune. Pour peux, on se croirait dans un drame d’Howard Hawks, or nous sommes chez Zinnemann. Malgré le talent dont il peut faire montre, Zinnemann demeure par trop académique, s’en veut pour preuve la direction d’acteurs qu’il semble ne pas donner à Montgomery Clift (qui se dirige lui-même très bien tout seul) et à Frank Sinatra. Le multiprimé aux Oscars et encensé «From here to eternity» apparaît, en fin de compte, n’être que l’énième avatar d’une Amérique glorieuse.
Je ne me lasse pas de le voir. Montgomery Clift est très touchant,comme toujours,et d'une incroyable beauté. Burt Lancaster est excellent... Les seconds rôles sont parfait et Frank Sinatra est très drôle! Vraiment un grand film.
L'action de "Tant qu'il y aura des hommes" se situe à l'instar du "Pearl Harbor" de Michael Bay à la même période mais la comparaison s'arrête là. Ici on est en face d'un vrai film qui est resté un classique, avec de vrais acteurs talentueux. Pas de blockbuster fade ici mais un film réaliste sur l'armée américaine avant l'attaque de Pearl Harbor vue à travers un soldat naïf et têtu inacarné par Montgomery Clift. Malgré les désillusions, il gardera jusqu'au bout sa foi en l'armée. Quelques longueurs d'où ma note de 3 étoiles seulement mais après tout ce n'est que le calme avant la tempête.
Un classique du cinéma américain que j'aime tant. Une belle histoire avec de très grands comédiens (Lancaster, Clift, Kerr...). La maîtrise de la réalisation est impressionnante. Culte!
Bon classique, un peu vieilli par certains aspects (le torride séquence sur la plage, le patriotisme lourd), mais des dialogues ciselés à la perfection, un scénario efficace et une interprétation sans failles.