Respire
Note moyenne
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333 critiques spectateurs

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Joce2012
Joce2012

262 abonnés 750 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 14 novembre 2014
Mieux vaut ne pas rencontrer ce genre de personnage qui par leur comportement effectivement peuvent amener au meurtre, tres bon film bien interprète
LeMagduCiné
LeMagduCiné

71 abonnés 626 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 18 avril 2016
Le monde de Charlie

Pour son deuxième film, Mélanie Laurent nous conte une histoire qu’elle dit personnelle, adaptée d’un roman qu’elle a lu à 17 ans. Cette histoire, c’est celle de l’emprise d’une perverse narcissique sur une toute jeune lycéenne. Si le film Respire est fort en émotions, il se présente plus comme l’analyse d’un phénomène que comme une vraie œuvre cinématographique audacieuse. Une chose est sûre, la réalisation sied à Mélanie Laurent qui souligne ses intentions dans chaque plan, de la musique aux mouvements de caméra en passant par la mise en scène.

Pour débuter ce film qu’elle voudrait sulfureux, vénéneux tout autant que réparateur, Mélanie Laurent se sert de plans très larges qui filment une ville banale d’un coin de France. En quelques plans, la réalisatrice croque un quotidien morne où la jeunesse s’écrit doucement. Toujours en plan large , elle entre dans une chambre mais pas dans l’intimité. Son plan s’arrête un instant sur des converses posées au pied d’un lit, en fond sonore, deux sons, celui d’un portable qui vibre et d’un couple qui se dispute. Le lit s’éveille, deux pieds apparaissent. Ces pieds, que la caméra suit, descendent à présent le long d’un escalier, on entend de plus en plus proche l’écho de la dispute. Quand la paire de pieds entre dans la cuisine, un homme – probablement un père – lui tend un bol de l’ait, s’affère pour lui faire plaisir. Une femme – probablement la mère – reste dos à la fenêtre reniflante, on n’entend qu’elle. Voilà que la caméra s’envole vers un visage caché par un grand bol de lait. Pendant que ce corps qu’on devine féminin, boit, la caméra lui tourne autour. Enfin, on aperçoit son visage doux et sévère à la fois. Mélanie Laurent vient de nous présenter Charlie, sa vie, sa famille, sa triste mélancolie, son ennui. Cette succession de petits clichés (tout autant photographiques qu’attendus) nous présentent donc le personnage principal de cette histoire d’ado. Bientôt, la jeune fille se rend à l’école, où un cours de philo lui parle de passion, celle qui se loge dans le ventre comme le dit Platon. Dès lors, voilà que Mélanie Laurent, telle un Kechiche parlant de La vie de Marianne, nous donne le programme de son film: la passion qui détruit, qu’on ne contrôle pas. Bref, l’inverse de la raison quoi ! Pendant un cours de math où le rigolo de la classe amuse la galerie, la porte s’ouvre, tout le monde se lève. Elle entre. Cette fois, son visage, sa voix, son corps, tout est immédiatement identifiable. Sarah débarque, elle fait rire tout le monde. Et, comme le synopsis l’avait si bien prédit : elle choisit Charlie. Enfin, c’est plutôt la prof de math qui décide qu’elle s’assiéra à côté de Charlie, identifiée comme bonne élève, laissant de côté pour un moment Victoire, la (meilleure) amie, jusqu’ici, de Charlie. Sa présentation à elle (Victoire) va vite : elle n’est pas super jolie mais passe-partout, elle a des difficultés avec les garçons, et puis elle est pas trop futée et surtout pas assez forte pour aider Charlie ensuite. Cette impression de déjà-vu ne quittera pas le film. Ni sur la jeunesse, ni sur le cinéma, Mélanie Laurent ne nous propose de vraie révolution.
NoPopCorn
NoPopCorn

33 abonnés 286 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 7 novembre 2014
Une spirale infernale à couper le souffle !
Emporté par un duo d'actrices brillantes et fraiches, Respire est un excellent drame. La tension qui est maintenue tout du long, entraine le spectateur dans les bas-fonds de l'âme humaine, créant un véritable malaise. Prenez une bonne inspiration et plongez dans la spirale infernale de cette histoire qui va vous couper le souffle!
Pour en savoir plus, lisez notre critique complète NoPopCorn !
titi3838
titi3838

24 abonnés 41 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 7 novembre 2014
Quelle claque ce film vu en avant première. Un grand film dont le titre est totalement à l’inverse du contenu car on a justement de plus en plus de mal à respirer tellement la tension entre les 2 personnages féminins est palpable. Sur le thème de la manipulation mentale entre 2 ados (qui pourrait très bien aussi se passer entre adultes), mélanie laurent arrive à nous passionner sur ces rapports « je t’aime moi non plus ». Autant je trouve qu’elle a un jeu d’actrice limité à la différence de lou de laage éclatante dans le film, autant elle a clairement un don de cinéaste (il n’y a que la scène un peu pathos de course à pied dans le stade qui est raté mais c’est rien comparé au reste). Vous aurez compris que c’est un film à voir dont on ne sort pas indemne et qui laisse longtemps réfléchir après sa fin. C’était d’ailleurs très amusant de constater un grand malaise dans la salle composée surtout d’adolescentes au générique de fin. Merci mélanie et continuez sur cette lancée.
Veneto
Veneto

27 abonnés 71 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 13 mai 2015
Mélanie Laurent, dont les talents d'actrice peuvent être controversés, met ici tout le monde d'accord. Elle nous offre ici, à travers Respire, un nouveau vent de fraîcheur dans le cinéma français, avec l'apparition de talents en herbe : Joséphine Japy (Charlie) et Lou de Laâge (Sarah) et le retour au premier plan d'Isabelle Carré (la maman de Charlie) et même de Claire Keim. Charlie, jeune fille studieuse et bien sans sa tête, se prend d'amitié et d'admiration pour Sarah, nouvelle élève dans sa classe de Terminale. Une relation d'amitié forte, voire même amoureuse se noue entre les 2 adolescentes. Sarah ne mettra pas longtemps à montrer son vraie visage de menteuse/ manipulatrice vis-à-vis de Charlie, qui, bien qu'oppressée, ne va pouvoir se passer d'elle et surtout s'en défaire. Parallèlement la maman de Charlie souffre également d'une situation de dépendance vis-à-vis de son père. Ces relations d'emprise entre 2 êtres dominants/ dominés prend ici tout son sens, Charlie va être sujet à des crises d'asthme et de suffocation. Respire, oppressant et viscéral, prend les tripes tout au long du film. On a envie de libérer Charlie, de "claquer" Sarah, de s'enfuir, de souffler. Le spectateur souffre pour Charlie, attachée comme à un poteau à Sarah, qui en joue, se joue d'elle, prête à tout pour lui nuire et qui continue à s'en servir. La retranscription de cette relation nocive est parfaitement réussie, les dialogues sont justes, l'image est belle, le jeu des acteurs est parfait. Respire est Le film à voir sans aucune appréhension, vous ressortirez libérés.
virnoni
virnoni

109 abonnés 578 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 15 novembre 2014
Mélanie Laurent confirme son immense talent de réalisatrice. Son 2ème long est osé et risqué. On ne peut que la féliciter de ses choix de sujet et inventivité visuelle. Elle est pour moi le double de Xavier Dolan : jeune et déjà talentueuse, avec une vision bien particulière du cinéma. Elle essaye, quitte aussi à se tromper ou à en faire trop. Car c'est aussi un film bourrés de tics visuels agaçants (au même titre que Dolan). La maturité (cinématographique) l'aidera certainement à canaliser ses envies (besoins?) d'épater ou d'utiliser des effets faciles. La (fameuse et douloureuse) dernière scène en est le parfait exemple. Dommage. MAIS, ce qui sauve le film du total énervement (comme ce ne fut pas le cas pour Dolan), c'est sa formidable direction d'actrices, juste époustouflantes (Japy et De Laage en route pour les Césars et je leur souhaite une longue carrière). C'est elles le meilleur attrait du film, elles osent, elles portent ces rôles difficiles et les sauvent de la facilité et du film d'ado classique. Autre plus : la description des années lycées. Il y a beaucoup de détails et dialogues justes, drôles, émouvants. Mélanie Laurent semble parfaitement cerner son sujet. Sur ce point, pas d'esbroufe. Chapeau aussi aux secondes rôles dont Isabelle Carré, tjs juste et puissante dans son jeu mais aussi, surprise, Claire Kleim, qui, en peu de scènes, irradie complètement la caméra. C'est étrange comme certains acteurs peuvent "cacher" tout leur talent ?! Enfin, le sujet en lui-même : maîtrisé, complexe et au-delà d'une amitié fusionnelle entre 2 ados. C'est ce qui fait l'attrait du film, qui sort ainsi des sentiers battu et rebattus d'un tel thème. On étouffe au fur et à mesure avec Charlie. Le film devient plus sombre et presque un thriller émotionnel. Bravo pour le rythme complètement maîtrisé, la musique qui emporte tout, certaines images d'une grande beauté ou même d'une grande simplicité, des idées de cadre. MAIS (encore!) : la psychologie des personnages est assez basique (ohh le joli schéma de reproduction de la fille sur sa mère...oh la copine pas si méchante que ça car sa maman est alcoolique...et d'autres encore). Reste l'opposition tendue et progressive de ses 2 personnages féminins qu'on ne devine pas tout le temps, Mélanie Laurent les emmenant à l'extrême et justement parfois au-delà des clichés et des facilités, au risque même d'être redondant sur 1h30 (je t'aime, moi non plus, je t'aime, mon non plus...). Il s'agit plus de 2 filles border line, pathologiquement malade (et pas que adolescentes). Charlie ne sera libérée et ne pourra reprendre son souffle que lors de la scène finale dantesque qui a laissé toute la salle glacée, en étouffant son "mal". J'attends son 3ème film avec impatience, mue par cette soif de créer et proposer autre chose de la part de la réalisatrice, en espérant qu'elle s'apaise dans ses effets démonstratifs.
anonyme
Un visiteur
3,0
Publiée le 16 novembre 2014
L'histoire d'une amitié passionnelle d'attraction-répulsion entre adolescentes. Le casting est impeccable et le tout est filmé avec pudeur et retenue dans le sud de la France avec une lumière magnifique.
Mephiless s.
Mephiless s.

72 abonnés 697 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 2 octobre 2015
Respire de Mélanie Laurent est un film certes un peu ennuyeux sur les bords mais qui traite d'un sujet relativement dur de façon poignante et intéressante! Les deux personnages principaux sont très bien écrits et sont remarquablement interprétés. Certaines idées de mise en scène sont assez bonnes, quelques plans sont beaux et l'esthétique du film sort vraiment de l'ordinaire!
Le tout est contrasté car chaque personnage n'est pas irréprochable et chaque personnage a sa propre histoire. Au final on reste vraiment très choqué et perturbé devant ce qui arrive à Charlène mais on ne peut rien faire! Poignant!
David B.
David B.

54 abonnés 592 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 9 avril 2015
Ce film sent bon la fraicheur de la jeunesse, des amitiés et inimitiés tranchées des adolescents. Une histoire d'amour-haine qui bascule progressivement dans la manipulation et le drame. Il est franchement dommage (et c'est un comble avec un tel titre !) que le tout manque de souffle et de rythme. Franchement longuet à plusieurs reprises, il n'est sauvé que par sa tension dramatique qui va crescendo, et ce n'est pas franchement avec sa fin coup de poing qu'on respire...
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 12 novembre 2014
Bouleversant, tellement bien réalisé, j'ai par contre pas supporté les acouphènes ...
anonyme
Un visiteur
3,5
Publiée le 16 novembre 2014
Très agréablement surpris...malgré un début lent à s'installer...le film est fort...les acteurs et actrices géniaux...la fin inattendue...un très bon film que je recommande...un film triste à voir à deux...
anonyme
Un visiteur
4,5
Publiée le 11 octobre 2015
Très sceptique du début du film où je ne trouvais que les images belles, j'ai vite révisé mon jugement pour découvrir un film largement mieux que le fameux "Je vais bien, ne t'en fais pas" dont celui-ci est tout de même lié. Le harcèlement scolaire est un sujet tellement sérieux que l'on ne peut pas se permettre de le biaiser et je dirais qu'ici il est particulièrement bien amené et maîtrisé. J'approuve cette très belle fin qui m'a permis de relâcher tout le stress accumulé. Excellent !
Captain fantastic
Captain fantastic

32 abonnés 285 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 19 mars 2015
Film très réaliste sur l'adolescence et les relations si particulières entre filles !!! La première partie est un peu longuette notamment la partie en vacances mais la seconde partie est nettement plus passionnante et la fin est même très prenante !!! Une agréable surprise même si cela reste très adolescent...
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 22 août 2016
L'efficacité redoutable de ce harcèlement moral alterne la séduction et les vexations. Tandis que Charlie s'accroche et court après le respect que lui doit son bourreau, l'habileté de celui-ci fait mouche à chaque réplique.

Le film, plus intéressant qu'un essai intellectuel, à mon avis, montre combien la folie découle de la violence, contrairement à ce que dit la psychanalyse qui y voit fantasmes et angoisses en niant le réel. Il nous renseigne par extension sur le fondamentalisme contre lequel nous nous insurgeons sans voir que nous continuons à mépriser ces personnes rendues folles par notre attractivité excessive, l'occident étant en avance temporellement sur l'orient, séducteur et expulseur en même temps. On y voit la problématique psychiatrique et les meurtres passionnels. Charlie est si impuissante, si abrutie devant les atrocités verbales de son bourreau adoré qu'elle en devient spoiler: violente physiquement et sera diagnostiquée folle après la fin du film
. Le thème de la passion est évoqué au début de l'histoire, en cours de philosophie de terminale, par la future victime en des termes qui montre qu'elle est bonne élève mais qu'elle ne sait pas ce qu'elle dit. spoiler: Il faut attendre que l'entourage de la victime s'aperçoive qu'elle a tué son bourreau pour que celle-ci se mette à **respirer**. Le dernier plan est magistral : dès que le cri de la mère découvrant le cadavre est entendu, validé, la
suffocation se calme, elle ferme les yeux, et, soudain, regard caméra. Générique.

J'ai rarement ressenti plus d'empathie pour un personnage, pourtant je suis un homme et c'est une jeune fille. J'ai souffert en même temps qu'elle. Mais j'aurais trouvé les mots devant son ancienne camarade de classe, j'aurais dit : "Je n'en peux plus... elle me manipule... je ne sais plus où j'en suis... je suis désolée de t'avoir fait ça... tu ne m'en veux pas j'espère... j'ai besoin d'aide" Et là l'ancienne camarade aurait fait quelque chose. Mais voilà : la victime est abrutie et n'arrive plus à parler. Elle ne peut plus prendre sa respiration pour vocaliser ni verbaliser. Elle ne peut que montrer qu'elle perd son souffle en simulant un épuisement en classe de sport, quoique la simulation soit réelle ("mentir-vrai").

En ce qui me concerne, j'ai été victime (de mon père) et agresseur (d'une femme). Il est très difficile d'arrêter d'agresser parce que c'est trop bon et que la victime ne demande que ça. On se dit qu'on devrait arrêter pour ne pas faire trop souffrir mais la sensibilité de la victime s'aiguise d'autant plus qu'on l'épargne et qu'elle désire être épargnée, vérifiant sans cesse que la paix soit durable. Mais au moindre mot qui dérape, son cœur s'emballe et la méchanceté renaît, pleine de désir de faire souffrir, chez le harceleur.

J'ai pourtant arrêté en coupant court nettement à mon propre comportement, alerté en cela par les ouvrages de Marie-France Hirigoyen avec laquelle je suis d'accord sur les faits, mais pas l'interprétation psychologique. Je ne crois pas que le pervers soit un vampire qui s'ignore ou un "psychopathe sans symptômes" ce qui ne veut rien dire, ni qu'il refoule sa souffrance. C'est le chat qui s'amuse avec la souris, voilà tout. C'est un passe-temps. Et c'est de plus en plus facile. Les relations humaines sont toujours plus simples que ce que la psychologie le dit avec des grands termes, et la fiction est souvent supérieure à l'intellectualisme aux concepts désincarnés. C'est pourquoi je salue l'aspect visionnaire de ce film de Mélanie Laurent. spoiler: La dernière scène où Sarah inverse les rôles et se fait passer pour la victime est un couronnement paroxystique. C'est comme l'officier-bourreau des Sentiers de la gloire de Kubrick, qui se plaint d'être un bouc émissaire
!

A voir dès que possible, telle serait ma recommandation.
anonyme
Un visiteur
3,5
Publiée le 18 février 2016
En regardant ce film, on se demande forcément si Mélanie Laurent a été bourreau ou victime et si, à travers son propos, elle souhaitait expier ses fautes ou venger celles qui en ont souffert... Mais, en tout cas, on voit une forme de sincérité dans sa démarche et on sent bien que le sujet lui tenait véritablement à cœur (bon, renseignement pris, elle a été victime, adulte, de plusieurs individus de ce genre... Mais comme Maiwenn avait déjà piqué l'idée pour son futur MON ROI, elle a plutôt adapté un roman qui l'avait marquée à l'adolescence, mais qui ne l'avait pas prémunie contre ces types donc).
À travers l'interprétation de ses actrices, les relations qui se nouent entre les personnages et puis un assemblage de petits détails comme toutes ces petites choses, ces secrets qui, une fois adulte, sont bien dérisoires mais qui, à cet âge, semblent si insurmontables qu'elles peuvent pourrir la vie, elle arrive à imprimer un tel réalisme à son sujet qu'on se laisse embarquer... Et prendre au piège, comme Charlie.
Et Mélanie Laurent respecte toutes les étapes de ce lent processus de destruction psychologique : (...)
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