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Flaw 70
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2,0
Publiée le 26 février 2016
Muni d’une filmographie aux films oubliables, à l’exception du sympathique Lars and the Real Girl, et destinés principalement aux adolescents, la comédie potache Mr. Woodcock et le remake de Fright Night en témoignent, Craig Gillespie poursuit sa collaboration avec Disney entamée avec son précédent film, Million Dollar Arm, et vient donc mettre en scène pour eux l’opération de sauvetage d’un pétrolier qui eut lieu au début des années 50. Un fait divers très connu aux Etats-Unis mais beaucoup moins par chez nous, qui traduit donc l’envie d’un film 100% américain porté par un yes-man du studio et qui est condamné à errer dans la masse de ces œuvres inspirées de fait réels sans éclats et académiques qui voient régulièrement le jour. Ce genre de produits cinématographiques, on en voit des dizaines par an et n’ont, en apparence, plus rien à offrir au cinéma, ni même aux spectateurs. D’où une campagne promotionnelle frileuse qui essaie de faire passer son film dans la plus grande discrétion. Il faut dire qu’ici il n’y a pas grand chose à se mettre sous la dent, le scénario s’avère très classique et sans surprise. En découpant la narration en 3 points de vue, celui du garde-côte, qui fait office de personnage principal, celui de sa femme ainsi que celui du « chef » des membres d’équipages coincés sur le pétrolier échoué, le film ne fait pas le choix le plus judicieux car il s’encombre de la sorte avec un rythme en dent de scie et de sous-intrigues inutiles et poussives pour comprendre l’état d’esprit de certains personnages. Jouer la subtilité et les non-dits aurait eu plus d’impact ici, permettant de réduire un récit parfois trop long et d’en enlever les passages les plus laborieux. Tout ce qui entoure la femme du garde-côté est, par exemple, un ratage complet. Ces scènes sont mal-amenées et très lourdes, soulignant un travail d’écriture bancal. Ce sera la partie sauvetage et celle sur la survie de l’équipage du pétrolier qui se montreront les plus efficaces même si elles n’évitent pas un nombre assez important de clichés propres au genre, entre les querelles pour le commandement et le passif tragique du héros. Néanmoins la personnalité frustrée du héros détonne dans ce genre de films, apportant une touche de fraîcheur dans le récit et une empathie plus prononcée. De plus les séquences sur le pétrolier, malgré leurs aspects déjà-vus, fonctionnent vraiment tandis que le film gère son classicisme avec intelligence distillant ici et là un charme désuet qui fait son œuvre même si on n’évite pas une touche de pathos qu’on aurait aimé éviter. On se retrouve face à un casting qui souffle le chaud et le froid. Les acteurs ne sont pas mauvais en soi mais certains semblent totalement effacés et ne font que le strict minimum pour habiter le récit, comme Eric Bana qui ne semble être là que pour cachetonner. Globalement les acteurs ont du mal à sortir de leurs caricatures, offrant des performances assez limitées à l’image de Holliday Grainger qui peine à convaincre dans son rôle. Elle n’a jamais assez de convictions pour être aussi forte et indépendante que son personnage et est trop détachée pour que l’on ressente son inquiétude. Finalement les plus convaincants sont le duo principal et Ben Foster qui n’a pas d’autres choix que de faire le minimum, vu le peu de place laissé à son personnage, mais qui le fait avec toute l’intensité et le talent qui le caractérise. Chris Pine fait quant à lui un héros convaincant, offrant une prestation honorable sans pourtant être mémorable, et c’est vraiment Casey Affleck qui marque le film de son empreinte. Il est ici très bon comme à son habitude et irradie l’écran par son charisme et sa subtilité de jeu. La mise en scène de Craig Gillespie arrive à distiller ici et là de bonnes idées, notamment durant les passages sur le pétrolier qui retranscrivent bien la claustrophobie du lieu et la détresse des personnages. Globalement elle se montre maîtrisée et efficace, n’hésitant pas même à placer des mouvements de caméras ambitieux qui traduisent une volonté de ne pas rester sur ses acquis assez admirables mais pas entièrement tenue. Car, hormis les passages en mer vraiment réussis par leurs tensions et leurs rythmes, malgré un ou deux enchaînements de plans assez illisibles, les passages sur la terre ferme se montrent quant à eux fades et génériques. Il est donc dommage que ces passages sur la côte prennent beaucoup trop d’importance et ce n’est pas aidé par un montage qui fait trop de parallèles grossiers entre les événements en mer et ceux sur terre, alourdissant le rythme et accentuant le pathos. L’aspect larmoyant n’est pas non plus aidé par la musique pompeuse de Carter Burwell, qui est bien loin de son travail pour les frères Coen. Il est aussi dommage que les effets spéciaux du film ne soient pas toujours au point et que beaucoup de fonds verts soient trop visibles mais cet aspect est légèrement atténué par une photographie léchée The Finest Hours est donc un film totalement oubliable mais pas entièrement honteux. Il n’apporte clairement rien au paysage cinématographique, est muni de plusieurs passages ratés et mal écrits et ne dépasse jamais son classicisme qui apporte beaucoup trop de pathos. L’ensemble est finalement sauvé par une mise en scène qui à ses fulgurances et une efficacité constante de la partie sauvetage même si elle est attendue. Le casting maintient le film à flot mais ne se révèle pas mémorable tandis que le spectateur est ballotté entre les moments agréables et ceux agaçants au sein d’une oeuvre qui tangue entre ses deux niveaux de qualités. Pas terrible donc mais vu la quasi-absence de campagne promotionnelle et le projet en lui-même, on aurait pu s’attendre à bien pire.
Un joli film d'aventure pourvu d'effets spéciaux efficaces. Les acteurs manquent un peu d'énergie et de charisme c'est dommage. Parfait pour de jeunes ados
Les américains aiment les histoires vraies qui encouragent à vanter l’audace de l’homme, surtout les récits qui mettent le citoyen américain en avant, peu importe le domaine. « The finest hours » fait partie de ces films. Rien de rédhibitoire à cela même si on se doute de la tonalité de l’ensemble dès le départ : bravoure, altruisme et un soupçon de patriotisme. Le film n’en fait heureusement pas trop mais on pourra lui reprocher un côté mièvre dans les scènes sur la terre ferme, sauf que les valeurs inhérentes aux années cinquante ne sont pas les mêmes qu’aujourd’hui. Ce qui peut sembler niais à l’heure actuelle ou verser trop dans le pathétique ne l’était pas à l’époque. En outre, les effets spéciaux actuels permettent de rendre compte de cette histoire de pétrolier coupé en deux par la tempête dont les matelots seront sauvés in extremis par des gardes-côte. Les scènes sont impressionnantes et bien filmées. Mais l’ensemble manque de personnalité et on sent que le metteur en scène Craig Gillepsie n’est qu’un honnête faiseur à défaut d’être un auteur à part entière. Un cinéaste avec plus de personnalité aurait certainement rendu tout cela plus évocateur, et stylé. De plus quelques longueurs et passages obligés ralentissent l’action alors que l’émotion nous cueille à contrario par intermittence, notamment lors d’un beau final. En revanche, côté casting, il semblerait que Disney ait fait appel à une troupe d’anciens jeunes acteurs qu’Hollywood a tenté, en vain, de mettre sur le devant de la scène pour en faire les stars de demain. Chris Pine, Casey Affleck, Eric Bana et Ben Foster. C’est le second qui s’en sort le mieux avec son personnage taciturne. On passe donc un bon moment de divertissement à l’ancienne à peine entravé par sa banalité dans le genre. « Poséidon », par exemple, était plus vivant et « En pleine tempête » plus prestigieux. Mais ne boudons pas notre plaisir car dans l’ensemble c’est tout à fait regardable et maîtrisé.
Basé sur une histoire vraie et produit par Disney, "The Finest Hours" nous conte le périple de gardes-côtes pour sauver les membres de l'équipage d'un pétrolier coupé en deux par une immense tempête en février 1952. Évidemment c'est spectaculaire et les effets numériques d'aujourd'hui permettent de nous immerger au cœur de la tempête et de nous scotcher à notre siège. Dommage que le fond ne suive pas la forme car cette histoire célébrant le courage des gardes-côtes se perd dans des sous-intrigues peu intéressantes. Difficile d'être complètement émus par cette romance entre le garde-côte Bernie Webber et sa fiancée et par tout ce contexte de solidarité entre marins et amis de marins, certes vraisemblable mais un peu lourde. Reste des scènes intéressantes sur le pétrolier coupé en deux et sur la manière dont l'équipage s'en sort pour gagner du temps, le tout dominé par un Casey Affleck assez charismatique. Pas grand chose de nouveau pour ce grand spectacle un peu mièvre mais il faut avouer que dans le genre, il reste relativement efficace.
Cette histoire est incroyable et palpitante, j'ai beaucoup aimé. De trés belles images et de trés bons effets spéciaux. Et dire que c'est une histoire vraie! C'est dingue Dans le générique de fin c'est intéressant de voir les vraies photos de l’époque.
Partant d’une véritable et belle histoire, l’adaptation au cinéma est affaiblie par un script assez facile et peu authentique. L’histoire d’amour est vite mise en place et un peu bâclée pour laisser place au vrai cœur de l’histoire. Entraînant, ainsi, un jeu d’acteur altéré malgré un bon casting qui coïncide bien avec l’histoire. La photographie et certaines scènes époustouflantes font la seule richesse du film. Mais pourquoi ont-ils choisi l’option de la 3D ? À mon avis, on peut s’en passer ici.
Une histoire vraie... à laquelle on ne croit pas un seul instant, tellement le film est mal tourné ! On est au cœur d'une tempête monumentale, mais les cheveux des protagonistes restent figés, les bonnets bien vissés sur leurs tête. A l'heure actuelle, il n'est plus acceptable de voir un film où l'on se rend compte que les décors ne sont que des maquettes. De plus, que de longueurs... Même Chris Pine ne parvient pas à exceller comme il a su le faire dans Star Strek par exemple. Il a un air hébété du début à la fin. Un film qui ne fera pas long feu dans nos salles françaises, c'est certain !
Les studios américains adorent narrer des aventures d’hommes improbables et courageux qui vont, au péril de leurs vies, faire preuve d’une détermination et d’un courage qui viendront à bout des pires cauchemars. Des hommes qui ont fait la légende de l’Amérique, même si parfois la vérité n’est pas aussi limpide, elle fit briller la bannière étoilée de toutes ses couleurs et c’est ce qui plait ! « The Finest Hours » de Craig Gillepsie (Fright Night) s’inscrit dans cette pure logique, avec une mise en scène d’un classicisme hollywoodien au cordeau. Tout y est : Les plans de la femme esseulée qui attend le retour de son homme dans l’encadrure de la porte en contre-jour, les regards portant les silences, ou encore les hommes qui applaudissent la bravoure, le tout souligné par une bande son bardée de violons ou encore des dialogues qui soulignent sans beaucoup de finesses toute la grandeur des uns et la couardise des autres.
En quelques mots : Un film catastrophe comme Hollywood les aime ! Alors évidemment, si vous êtes assez réfractaire à ce genre de film, « The finest Hours » n’est pas fait pour vous, car certains plans rappellent beaucoup trop ceux du ratage que fut « Pearl Harbor » de Michael Bay, dans toute la mièvrerie qu’avait réussi à éviter James Cameron dans son « Titanic », pour les autres le film de 2 heures, passe assez rapidement avec des grands moments de bravoure qui nous font nous tenir quasiment aux bras du fauteuil. Et d’ailleurs ce serait injuste, de ne pas les souligner ces moments de bravoures, car, si la mise en scène sur terre est d’un classicisme hollywoodien assez dégoulinant, les scènes en pleine mer n’en demeurent pas moins particulièrement réussit avec même des grands moments, comme lorsque le bateau de Bernie Webber affronte la fureur des éléments déchaînés. On voit l’embarcation lutter et l’on retient presque sa respiration de peur de se noyer.
Une qualité et une inventivité qui font presque regretter que le film ne se passe pas uniquement en pleine mer, tant sur terre ou dans le paquebot, les mauvaises idées se succèdent, comme celles de faire chanter les hommes pour se donner du courage ! Cela arrive deux fois, mais c’est déjà deux fois de trop, ou ces scènes inutiles et tellement convenues comme la jeune fiancée du héros qui s’enfuie de colère sur un parking enneigé et le héros qui l’a rattrape en courant. Trop d’idées guimauves qui manquent d’originalité et viennent plomber la narration pourtant si inventive lorsqu’il s’agit de filmer la haute mer. Du coup on compte beaucoup sur la présence d’acteurs aussi réputés que Chris Pine (Star Trek : Into Darkness), Casey Affleck (Ocean’s Eleven) ou encore Eric Bana (Troie). Ce dernier s’offre d’ailleurs la palme de la prestation la plus transparente de tout le film quand Casey Affleck tente un peu maladroitement de composer une personnage tout en retenue et en fêlures contenues. Une bonne idée qui ne suffit pas à sauver un scénario qui joue beaucoup trop la carte de la mise en valeur d’un morceau de bravoure qui se suffisait à lui-même.
En conclusion, « The Finest Hours » est un divertissement dans la plus pure tradition Hollywoodienne avec une bande son qui transpire le violon, un scénario qui ne cesse de chercher la phrase la plus héroïque à dire et des acteurs qui composent avec une mise en scène assez, voir même un peu trop, classique. Pourtant le film se révèle particulièrement réussit et surprenant lorsque l’action de situe en pleine mer et qu’il faut montrer la fureur des éléments qu’ont dû affronter les marins.
Des héros rongés par le doute, casaniers et mis à l'écart auxquels on impose la survie d'un groupe, sans virilité ni conviction, mènent à bien et avec classe, un sauvetage spectaculaire. Un bon moment Disney3d pleins de surprises et généreux.
Un film à la fois spectaculaire et émouvant, ça ne court pas toutes les semaines les salles de ciné. Bon effets spéciaux, 3D-Relief convaincant et de très bons acteurs. A voir !
Mené à un rythme qui ne faiblit jamais, regorgeant d'effets spéciaux et de grondements marins; The Finest Hours, tiré d'une histoire vraie, est un agréable film d'aventure. Les comédiens masculins Chris Pine et surtout Casey Affleck sont naturels et à l'aise dans leurs rôles. Le côté vintage est indéniable et la jeune Holliday Grainger tire très bien son épingle du jeu. Au final, rien de surprenant mais il reste un bon divertissement et de superbes images des flots déchainés.
Catastrophe en mer. Une énorme tempête éclate le 18 février 1952 sur la côte Est des Etats-Unis. 33 passagers d'un bateau sont pris au piège en pleine mer et la situation devient terrible lorsque le bateau se brise en deux. Bernie Webber est envoyé avec son équipe pour aller secourir les 33 hommes qui risquent à tout moment de couler sur ce qu'il reste de leur bateau... J'ai voulu aller voir ce film car la BA est plutôt attirante et m'avait donc donnée envie. Mais surtout, parce que je suis un grand fan de Casey Affleck, l'un de mes acteurs favoris (qui interprète Ray Sybert, l'officier responsable sur le bateau). Et donc, mon avis sur "The Finest Hours": j'ai bien aimé. C'était un bon moment de cinéma. Pourtant, j'ai eu un peu peur au début car j'ai trouvé que les personnages sont mal présentés et sont même presque peu crédibles malgré que ce sont de bons acteurs. Le travail du réalisateur sur ses personnages n'était pas très convaincant. Heureusement, cela s'est amélioré au fur et à mesure de l'histoire. Autre détail qui manquait aussi un peu au début, c'est l'émotion. Là encore, cela évolue positivement dans le film. Cela évolue même très bien. J'étais d'ailleurs un peu stressé sur la fin. Enfin, l'autre grande qualité du film c'est qu'il est assez impressionnant visuellement. Il y a de très belles scènes qui aident à nous plonger complètement dans l'histoire. Pour conclure, "The Finest Hours" est un bon film catastrophe. Il ne sera tout de même pas inoubliable mais il vaut la peine d'être vu.