Joe poursuit son récit à Seligman (Stellan Skarsgard, le confident improvisé - à l'usage moins bon samaritain que l'on pensait) : 6e, 7e et 8e chapitres de ce que l'on pourrait aussi appeler "Tableaux d'une Exhibition" - en continuum dans cette 2e partie. Les années de jeunesse s'achevaient pour l'héroïne par une insensibilité sonnant comme un mal incurable. Vient l'heure de la maturité. Après la découverte (précoce) et la multiplication (euphorique) des expériences et des partenaires, façon donjuanisme inversé ("Volume 1"), et une maternité non assumée, c'est d'addiction (en crescendo, de paraphilie en paraphilie) et de sevrage qu'il va être question. Et aussi d'une manière originale et ultra marginale d'assurer la matérielle, de passage de témoin, de la découverte de l'arbre promis à Joe dès l'enfance par son père adoré.... La boucle se boucle dans l'arrière-cour du début du "Volume 1". Toujours aussi exigeant et cérébral, ce "Volume 2" gagne en force. Rien de "pornographique" (juste de brefs passages totalement en situation), mais de la philo, de la psychiatrie, du littéraire, de la spiritualité... Sur la musique ad hoc : Wagner, Bach, Mozart, Händel (LvT s'offrant le luxe de la citation sur l'air des possibles - le début, une nuit de neige, d'"Antichrist"....), Franck.... Un régal ! D'intelligence et d'esthétique. Je n'ai vu Charlotte Gainsbourg bonne actrice que 2 fois - à chaque fois devant la caméra de Lars von Trier. "J" (jeune - toujours Shia LeBeouf), "K" (Jamie Bell), "L" (Willem Dafoe), "P" (la jeune Mia Goth) : tous excellents. Il y a même Jean-Marc Barr dans un rôle bref, mais décapant ! J'attends la version non mutilée, mais pour l'heure la 2e partie mérite (pour moi) 5 étoiles (comme "Antichrist" !), quand la "1" n'en valait QUE 4. Pour public (très) averti : histoire (salutairement) dérangeante, sur le mauvais sort (ancestral) fait à la femme !
Moins de légèreté et plus de noirceur dans ce second volume à l'intérêt scénaristique limité et à la faible démarche intellectuelle. On s'exaspère devant certaines scènes tout à fait ignobles (dont la plupart concernent le personnage de J. Bell), mais aussi devant la complaisance de Von Trier dans l'auto-citation ou encore en voyant une fin de film tout à fait désastreuse. Et pourtant, si "Nymphomaniac" est un mauvais film, il parvient à créer une certaine fascination. Pourquoi et comment, je ne sais pas, mais l'impression de voir un film à la dimension intemporelle, ultra-personnel, avec certains plans d'une beauté glaçante finit par capter toute mon attention. En conclusion, un film à la fois très con et génialement intrigant.
Au tout début 2014 une petite perle sortait sur les écrans : Nymphomaniac de Lars Von Trier, drame érotique coupé en 2 parties à cause de sa longueur initiale de 5h30. Nymphomaniac est un film qui a pas mal partagé la critique et fait couler beaucoup d'encre notamment à cause de l'affaire Shia LaBeouf (qui joue dans le film) qui a fait beaucoup parlée alors que le film venait de sortir. Mais il ne faut pas oublié que Nymphomaniac a souffert d'une promo assez difficile en se faisant traiter de film porno, aussi à cause des propos antisémite de son réalisateur au Festival de Cannes 2011.
Lars Von Trier ose avec Nymphomaniac faire un long métrage sur l'addiction au sexe un peu comme Steve McQueen avec Shame sauf que Von Trier nous livre une narration différente à base de flashback, d'humour et de trash contrairement à ce qu'à fait le réalisateur de 12 Years A Slave. Avec cette seconde partie le réalisateur Danois achève sont histoire dont il a rêvé pendant si longtemps toujours en compagnie de Charlotte Gainsbourg qui il faut le souligner à figuré à 3 reprises sur les écrans français rien qu'au moi de Janvier.
Il faut le dire cette "suite" assure parfaitement la continuité du bijoux cinématographique sortie le 1er Janvier dernier en développant très bien l'intrigue et permettant de mieux explorer la psychologie des personnages qui intriguaient beaucoup dans le volume 1. On assiste donc a des séquences encore plus bordéliques, de nombreuses révélations sur Seligman et bien sur la suite du récit de Joe.
Pas grand chose à redire par rapport au premier volume, la mise en scène de Lars Von Trier est toujours aussi froide et irréaliste, les interprétations des acteurs sont toutes excellentes et surtout Charlotte Gainsbourg et Stellan Skarsgard parfaitement dirigés par la mains de Lars Von Trier. L'acteur suédois vu notamment dans Millenium, Les Hommes qui n'aimaient pas les Femmes de David Fincher réalise une prestation génial dans un rôle beaucoup plus mis en valeur. Il faut dire que les personnages sont pratiquement tous très bien développé, les prestations des acteurs y sont pour quelque chose mais on sans qu'ils sont tous tourmentés, mal dans leurs peaux et tout s'explique avec le final.
Nymphomaniac souffre peut être d'une fin un peu lourde et brutal qu'on ne voit absolument pas venir et qui donne un arrière gout assez amer même si elle est très intéressante . Tout de fois il ne faut pas apporter trop de jugement sur ce film finalement assez tordu car il vaut mieux le voir directement au lieu de le diviser en deux et aussi en version non censuré à rappelé de version non censuré n'est pas synonyme de porno.
Bilan : Lars Von Trier signe avec Nymphomaniac une oeuvre assez mal foutue par une production ratée mais cela n'empêchement pas son film de s'en sortir avec des une mise en scène incroyable et des acteurs d'un talent inouï qui ensemble donnent vie à un récit captivant et troublant.
Même traitement pour ce second volet que le premier : très très peu de médias signalent la sortie du film cette semaine qui n’est présent que dans 2 salles à Lyon et en VO uniquement, encore une fois ! Charlotte Gainsbourg fait la couv’ de ELLE et MARIE CLAIRE mais pour le reste, LES INROCK et LE PARISIEN AUJOURD’HUI EN France ainsi que LE FIGARO ont détesté le film le qualifiant « d’ânerie » et n’ont rien compris disant qu’au Festival de Berlin 1h30 supplémentaires vont être projetées et qu’ils y ont échappé belle déjà que les 2H là sont insupportables !
Après le premier volet où Charlotte jouait uniquement du blah blah, elle passe enfin à l’action dans cette suite et ça vaut le coup d’œil avec les scènes sado maso et les tabassages de Charlotte qui va toujours plus loin dans la provoc’ et se livre totalement. Charlotte Gainsbourg /Jo est bouleversante, rongée par son vice quoi l’a détruit mais qui en même temps est le but de sa vie et lui permet de survivre ! Slater que je pensais ne pas revoir a une scène supplémentaire et le final de l'histoire est décapant en coup de théâtre ! Si j’apprécie toujours autant la démarche osée et provocatrice du réalisateur, les tunnels de dialogues entre Charlotte et son soit disant ange gardien qui l’a recueillie, sont tout de même souvent de qualité et profonds. Ce qui dégage une expérience cinématographique qui dépasse le film pornographique.
Dommage qu’on ne voit pratiquement pas Shia Laboeuf dans ce volet mais Jaimie Bell en tyran supra violent est impressionnant.
Voici l'enjeu du film: les étiquettes societales ne font qu'oppresser nos désirs et nous remplissent de culpabilité. De cette manière, une nymphomane n'est qu'une étiquette or le droit au sexe même à l'extrême est notre droit. 'Pourquoi avoir des ailes si on nous laissent pas voler ?' il demande. De même pour un pédophile, c'est un homme malheureux et oppressé, d'après Trier. C'est qui me dérange réellement c'est que Trier est persuadé qu'une femme féministe et libérée a forcément une sexualité froide et détachée de tout sentiment. Je passe les illustrations des dits avec des scènes ridicules tout droit sorties des docus animaliers, sa vision trop masculine de la nymphomanie, le désir, la maternité. .. Je conseille les réalisateurs hommes de se concentrer sur les choses qu'ils connaissent par expérience ! Il faut quand même prévenir qu'il faut un estomac bien accroché pour regarder jusqu'au bout.!
Suite et fin de Nymphomaniac de Lars Von Trier. Autant le premier volet (sorti le 1er janvier) nous a offert quelques belles choses, autant ce volume 2 est complètement raté, voir détestable. Envolés toute la poésie, la pudeur, le charme et la philosophie qui m'avait séduit et laissaient entrevoir un second opus formidable. Rien de tout cela ici. Nous ne sommes plus là que devant...
Faut quand même un sacré talent pour tourner avec ce réalisateur sulfureux, charlotte gainsbourg est fantastique . Ce 2 ème volume est très dure et cela enlève un certain charme.
Certes, hyper tabou, Nymphomaniac a tout d'un film intéressant. Sauf que les situations deviennent de moins en moins intéressantes, même si l'atmosphère lourde et pervertie semble faire un effet assez important. Mais, nul doute que le rôle de Charlotte Gainsbourg est intelligemment crée. Mais, le film pêche vraiment par des scènes un peu moches. La fin semblait, un poil, prévisible. A conseiller pour les avertis.
"Nymphomaniac" présenté fréquemment comme un film vulgaire et choquant, ne peut se résumer comme ceci surtout quand on sait que c'est Lars Von Trier aux manettes. Une deuxième partie moins recherchée et plus choquante que la précédente qui n'en reste pas moins intéressante. Un film qui ne déroge pas au style Von Trier.
Ah, vilaine censure... Amusant que ce soit le professionnalisme d'un génie qui doit en pâtir. Couper une oeuvre en deux c'est lui retirer ses organes vitaux un par un et les remettre dans le désordre juste après, il est très difficile, ensuite, de réanimer le corps. Mais Lars von Trier bouleverse les règles et ainsi dynamise son style à coups de bâtons de TNT et de répliques cinglantes. Sous une cloche de nouvelles idées toujours aussi performantes et provocantes, il s'inscrit encore plus dans la lignée des auteurs qui vont plus loin que la simple ligne rouge (dé)peinte par Hollywood. Il fascine autant qu'il gêne en montrant la vie sous son angle, et impose sa façon de penser à ses admirateurs et à ses détracteurs. Il est là, présent pour une bonne centaine d'années dans nos consciences, lui et son cinéma, toujours aussi remarquable d'ingéniosité.
Beaucoup moins intéressant et complexe que sa première partie, ce Nymphomaniac part 2 reste fort grâce a la mise en scène parfait de Lars Von Trier et aux performances des comédiens.
Bien plus linéaire que la première partie, ce deuxième volet n’offre jamais de passages vraiment intéressants. Alors qu’on pouvait imaginer une graduation après le premier épisode, c’est plutôt l’inverse qui se produit. Décidément, Lars von Trier n’aura pas fini de nous surprendre…
C'est incroyable à quel point les 2 volumes sont opposés alors que l'ensemble ne fait qu'un. C'était un sujet sensible, difficile à traiter et pourtant le volume 1 y arrivait avec beaucoup de finesse et d'originalité, il y a une vraie rupture avec ce second volume : les personnages sont les même mais la nympho a quand même changé , elle a pris de l'age et Charlotte Gainsbourg entre réellement en scène. Sauf que, même si elle est une excellente actrice, tout ce que Stacy Martin arrivait à faire passer, ne passe pas avec elle, on s'ennuie ferme. La faute aussi au thème global de ce second volume qui tourne quasi-exclusivement autour du sado-maso quand le premier tournait autour du sexe. Bref pour ceux qui ont vu le premier et hésitaient sur le second : restez donc sur une bonne impression.
Un second volet plus intéressant que le précédent, interprété par un casting de premier choix, malgré un rythme très lent et une intrigue plate tombant dans la vulgarisation du propos. Du mieux mais loin d'être inoubliable...