L'étrange couleur des larmes de ton corps
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Frédéric M.
Frédéric M.

239 abonnés 2 154 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 15 mars 2014
Il faut interdire aux réalisateurs de se droguer durant un tournage ! Ce film mise beaucoup trop sur la mise en scène, la photo et pas assez sur l'histoire et ses acteurs ! Chaque plan est beaucoup trop travaillé et le film mélange beaucoup trop de style, ce qui le rend confus, et parfois difficilement supportable. Il en demeure un film original, un ovni cinématographique qu'on peut se faire par curiosité... Je m'attendais à autre chose
cylon86

2 834 abonnés 4 430 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 12 septembre 2017
Le moins qu'on puisse dire c'est que le duo formé par Hélène Cattet et Bruno Forzani ne fait pas comme tout le monde. Se retrouver devant leurs films, c'est se retrouver dans un univers atypique et sensoriel sans clés pour le comprendre. Certes, avec "L'étrange couleur des larmes de ton corps", les cinéastes livrent un hommage au giallo et à tout un pan du cinéma italien des années 70 mais ils le font à leur sauce. Disparition de femme, meurtres étranges et sévices un peu gore, du sexe, de la violence, les ingrédients y sont mais le film fait exploser tous nos repères. Filmé dans de superbes décors dans lesquels les réalisateurs prennent un malin plaisir à nous perdre, "L'étrange couleur des larmes de ton corps" déroute à mesure que des personnages y font une apparition, chacun d'entre eux apportant au récit une nouvelle direction provisoire avant que le film ne revienne sur notre personnage principal, lancé à la recherche de sa femme dans un appartement au style Art Nouveau tout à fait déroutant. Sans jamais donner de lignes claires au récit, le film nous plonge dans un tourbillon d'images esthétisées au possible alliées à un travail sur le son tout à fait extraordinaire et tout à fait dérangeant. De quoi nous trimballer dans un exercice de style qui finit par sembler un peu vain et surtout épuisant en dépit de ses quelques qualités et de sa fin, expliquant merveilleusement l'énigmatique titre...
soniadidierkmurgia

1 435 abonnés 4 337 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 23 mai 2022
Depuis "Amer" (2010), Hélène Cattet et Bruno Forzani, les deux metteurs en scène français exilés en Belgique se sont fait les apôtres d'une recherche esthétique obsédante, centrée sur la mise en abyme de tous les fantasmes et phobies véhiculés par l'univers du giallo. Pour les suivre dans leur démarche, il faut une sérieuse mise en garde préalable sous peine de juger au final l'exercice superfétatoire et prétentieux après l'avoir dans un premier temps trouvé surprenant et fortement original. Dans un cadre art nouveau dont l'unité a été construite à partir de l'assemblage astucieux de plusieurs sites remarquables comme la maison Cauchie de Bruxelles et différents hôtels insolites, un homme cherche sa femme disparue alors qu'il rentre de voyage et découvre via des voisins bizarres, l'étrange géographie de son immeuble. Dit comme cela le thème peut paraître intrigant, comme la promesse d'une revisite des plus grands films de Mario Bava ('La fille qui en savait trop", 1963) et de Dario Argento ("Suspiria", 1976). Mais Cattet et Forzani comme pour "Amer" se cantonnent à distendre en les enrobant d'une esthétique maniérée, les figures de style caractéristiques des gialli. C'est ainsi que tournent en boucle sans aucun intérêt narratif, œil menaçant qui observe à travers un trou, lames de rasoir tranchantes sur corps dénudés, sang qui gicle ou figures enfantines évanescentes. Même les trois mères qui hantent la trilogie horrifique d'Argento sont un moment invoquées. Tout cela est assez convaincant du point de vue esthétique mais les petits maîtres italiens que vénèrent les deux cinéastes n'avaient par le quart de la prétention artistique de leurs deux adorateurs alors même qu'Argento n'a jamais été la modestie incarnée au contraire de Bava qui se voyait en artisan de son art. Ce qui pourrait être l'objet d'un court métrage saisissant a bien du mal à convaincre sur plus de 90 minutes. Cela dit rien n'interdit de penser que ce dyptique référentiel et un peu pompeux qui se perpétrer sur la durée est une mise en jambe utile à la constitution d'une œuvre plus accessible et somme toute plus originale. La prochaine livraison devrait être éclairante à ce sujet.
Fabien D
Fabien D

216 abonnés 1 270 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 13 mars 2014
Amer était un premier film réussi, une expérience sensorielle et esthétique assez fascinante bien qu'un peu vaine, on pourra reprocher la même chose à l'étrange couleur des larmes de ton corps en regrettant un scénario psychanalytique passablement troussé. Pendant masculin d'Amer, l'étrange couleur souffre d'une structure inutilement alambiqué et répétitive. Si l'on est parfois fasciné par l'imagerie qui est convoqué (le giallo comme pour Amer), on reste sceptique sur le fond. Le film reprend les codes les plus éculés d'un certain cinéma d'auteur (post nouvelle vague) et finit par ennuyer tant il exhibe ses propres mécanismes sans jamais chercher à intéresser le spectateur à ce qui est raconté. Il y a de belles séquences dans l'étrange couleur des larmes de ton corps (très bons effets gores)mais l'ensemble est ennuyeux parfois même pompeux et complètement désincarné. Là ou Lynch donnait une profondeur au mystére, Forziani et sa compagne ne font que produire de l'image. Souvent sublime mais aussi très lassant.
Nico591
Nico591

53 abonnés 800 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 19 février 2015
Néo giallo ou hommage au genre ? Le duo belge récidive dans leur démonstration conceptuelle et sensitive qui sur le plan visuel et sonore est splendide.
Mais à force de se regarder le nombril et à se complaire dans leur démarche artistique, le duo en oublie le spectateur en filmant une histoire absolument incompréhensible de bout en bout qui suscite un ennui mortel durant plus d'une heure.
Il y avait bien longtemps que je ne m’étais pas senti autant perdu et indifférent devant un film.
anonyme
Un visiteur
3,5
Publiée le 13 février 2014
Le film raconte l’histoire d’un type qui cherche sa femme disparue mystérieusement. Cet homme, et ceux qu’il rencontre, tous habitent dans une baraque immense, qui cache autant de choses que tous ces personnages au fond de leurs subconscients…

Il faut reconnaître : L’Étrange Couleur des Larmes de ton Corps à un coté film destiné aux spécialistes du Giallo, aux étudiants en cinéma. Le film est rempli de symboles et de références aux auteurs, compositeurs et techniciens ayant participé aux plus grands chefs d’oeuvre du genre précité.
C’est aussi l’oeuvre de deux réalisateurs cinéphiles qui, consciemment ou non, ont parsemé leur films de différentes inspirations cinématographiques.

Moi, je ne suis vraiment pas Giallophile.
C’est donc d’un œil naïf et inculte que j’appréhende le film.

Le film d’Hélène Cattet et Bruno Forzani provoque très vite une certaine transe. "l’enquête", se transforme assez vite en analyse par le héros d’abord, puis par le spectateur, de l’ensemble des personnages du film ; leurs souvenirs, fantasmes et cauchemars.
Différencier la réalité et de l’imaginaire devient difficile et stimulant à la fois. Les visions deviennent de plus en plus abstraites, et restituent pèle-mêle plusieurs indices sur la psychologie, non pas d’un seul protagoniste, mais d’un ensemble de personnages constituant un seul et unique cerveau labyrinthique.
Cela m’a fait penser à l’univers de feu Satoshi Kon - référence confirmée par les réalisateurs. Notamment Paprika, ou un personnage explore la psyche d’un espèce d’inconscient collectif à la recherche d’un coupable, et ou plusieurs niveaux de lectures sont visibles. Visuel, culturel / métaphorique, psychologique.

Trois aspects du film m’ont particulièrement impressionné:

Même si l’on n’y comprend rien à cette histoire, l’aspect scénaristique a été peaufiné de manière à pouvoir reconstituer un puzzle mental, tout au long du film. Ainsi, progressivement plusieurs éléments de psychologie se dévoilent, du fantasme sexuel au désir de mort, aux traumas de l’enfance. Certains évidents, d’autres qu’il faut chercher dans la répétition, lorsqu’un nouvel élément se rajoute à une scène déjà vue, mais reformulée.

Le travail visuel est je pense, conforme à l’univers du Giallo. Ne connaissant que les plus célèbres Argento, et Amer dans ce domaine, je ne m’étendrai pas.
Ce que je vois, c’est qu’il se renouvelle et s’étoffe. Malgré la répétition dont je parlais plus haut, il n’y a pas d’ennui, car visuellement, les réalisateurs ont cherché à renouveler les sensations fournies par l’image. De très nombreux effets sont donc utilisés, comme par exemple utiliser le noir et blanc associée à un effet roman photo, pour illustrer les fantasmes.

Le dernier élément est la partie sonore. Celle-ci, loin d’être accessoire, est intégrée de manière systématiquement saturée, et décuple l’impact visuel de chaque évènement, action, découverte.
Certains sons, que j’appellerai " quotidiens", immergent le spectateur, nous enveloppent. Inhalations/expirations, bruits de pas, simple frottements… D’autres maintiennent constamment l’ambiance, comme ce bruit de fond qui s’apparenterait à la respiration de cette maison cerveau. Puis il y à ces sons durs et agressifs illustrant toute violence, qu’elle soit physique ou psychologique. L’association de tous ces bruitages est fantastique. Elle donne cette atmosphère unique au film.

Tout de même, pour qui ne connaît pas les différents codes du genre, comme moi, dur dur de comprendre le film, d’adhérer pleinement à cet univers multi-strates.
L’Étrange Couleur des Larmes de ton Corps est donc un film hermétique.
Cependant, ce n’est pas uniquement un défaut. Cela indique aussi le niveau d’intégrité d’une démarche d’auteurs qui ont mis énormément d’eux mêmes dans leur film, quitte à le rendre inaccessible et anti-commercial.
Lae-young K
Lae-young K

9 abonnés 7 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 4 juin 2014
qu'est e ce que ce film où on ne comprend absolument rien et donne le tourni?
Ykarpathakis157

6 192 abonnés 18 103 critiques Suivre son activité

0,5
Publiée le 9 mai 2020
À la recherche de références à la place d'un scénario cohérent les réalisateurs de ce film kitsch semblent avoir essayé de passer un bon moment à copier Lynch, Argento et Phantom of the Paradise. Avec des acteurs sans talent, tous des sosies et ressemblant aux descendants improbables de Klaus Kinski et Dominique Pinon. Plus que de sillonner les sentiers battus par d'autres réalisateurs, ce serait une bonne chose pour les deux réalisateurs d'aller à un cours de scénario. S'ils n'y vont pas bientôt, ils pourraient rester des amateurs pour le reste de leur vie. Ma conclusion est : on n’essayent pas de réaliser un film culte ce sont les spectateurs qui décident. Les films cultes essayaient généralement d'être intéressants ou narratifs avant d'essayer d'être des films cultes et j'espère que c'est une chose que les deux réalisateurs comprendront. Je veux bien donner mon support au cinéma français et je le fais souvent ou même belgo-franco-luxembourgeois mais il y a des limites...
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 26 mars 2014
Chef d’œuvre ou navet, à vous de juger !
Pour les raisons évoquées dans le titre, je ne conseillerai pas ce film. Il ne fera pas de demi-mesure, soit vous adorerez, soit vous détesterez.
L’histoire…y en a-t-il vraiment une, enfin, est-ce vraiment utile d’en parler. Voici le début : un homme rentre chez lui après un voyage d’affaire. Il doit y retrouver sa femme, mais, lorsqu’il frappe à la porte, personne n’ouvre, alors que la chainette est pourtant fermée. Il la brise, mais toujours personne ! Sa femme a disparu…
L’intérêt est ailleurs. J’ai lu un critique évoquer ce film comme un « laboratoire » et je crois que c’est le mot juste. Scénario, musique, prise de vue, tout est hors normes dans ce film !
Parfois oppressé, parfois amusé, parfois effrayé par le côté gore, une perception différente s’ouvre à nous.
Enfin, le décor art nouveau est vraiment splendide !
Alors, convaincu d’avoir perdu son temps ou d’avoir vu un film qui apposera sa marque ?
anonyme
Un visiteur
1,5
Publiée le 9 novembre 2015
1 étoile pour la photo superbe et 0.5 pour l'ambiance. J'ai détesté tout le reste... jamais vu un film aussi bobo!
ffred

1 988 abonnés 4 258 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 15 mars 2014
J'avais eu beaucoup de mal avec Amer le premier film des réalisateurs Hélène Cattet et Bruno Forzani (2010). Je craignais donc fort de ne pas adhérer plus que cela à leur nouvel opus. Le moins que l'on puisse dire, c'est qu'il est encore moins accessible et compréhensible. Mais un « je ne sais quoi » l'a rendu cette fois assez fascinant. Au risque de voir surgir une...
Shinny
Shinny

42 abonnés 248 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 21 avril 2014
Un film assez perturbant. En effet, j'étais habituée aux films coréens policiers assez durs, mais là aucune pause n'est offerte au spectateur pour souffler. Dès qu'il y a un temps mort dans l'action, des images flashback d'une certaine violence pointent leur nez. Pourtant, chaque mouvement, chaque décoration, chaque expression du visage est réfléchie. Tout devient un symbole, un message. spoiler: Exemple: les fentes du crâne représentent bien le sexe féminin
. Il faut sûrement le voir une deuxième fois pour tout comprendre. Cependant la violence est tellement omniprésente, qu'il faut savoir s'y préparer. Néanmoins, les acteurs jouent avec brio, la musique est magnifique et les plans sont d'une démonstration épatante!!
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 25 mars 2014
4 ans après la sortie de leur (sublime) premier film, Amer, Hélène Cattet et Bruno Forzani reviennent pour nous offrir ce film. Magnifique expérience sensorielle dont, comme pour Amer, on sort pas indemne et dont on se souvient longtemps. La renaissance du Giallo est entre d'excellentes mains !
Flore A.
Flore A.

36 abonnés 518 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 14 mars 2014
Ce film est une expérience visuelle et sonore assez déroutante qui m'a évoqué David Lynch : j'ai trouvé ça assez envoûtant même si je regrette de ne pas avoir tout compris !
anonyme
Un visiteur
0,5
Publiée le 17 mars 2014
Prétentieux jusqu'au ridicule.

Le montage et la musique rappellent ceux des années 70. On aurait apprécié un hommage à ce genre, mais malheureusement on atteint l'overdose. L’œil et l'oreille du spectateur souffrent.
Les leitmotivs visuels, déjà vus, deviennent rapidement insupportables (gros plans sur les yeux des personnages, même scène répétée 5 fois de suite...). On croirait visionner le projet de fin d'études d'un étudiant en cinéma qui souhaite paraître intelligent et espère que le public découvrira un message profond dans une production qu'il ne comprend pas lui-même.
Mais au-delà de tout ce maniérisme, ce qui irrite le plus, c'est l'obscurité de l'histoire ! Faut-il un doctorat en psycho pour saisir le fond ? Peut-être est-il nécessaire de visionner plusieurs fois le film pour le comprendre ? Encore faudrait-il avoir le courage le subir cette expérience d'1h42 une 2ème fois ! Ou alors, ce film n'est pas fait pour être compris, mais pour être vécu comme un trip au LSD et donc est réservé aux amateurs du genre.

Pour terminer sur une note plus positive : l'image et les décors sont soignés. Conseil pour les béotiens : prenez ce film comme un beau clip vidéo à l'esthétique visuelle un peu gore, coupez la bande son et remplacez-la par un morceau que vous affectionnez. Si vous projetez les images sur un mur pendant une surprise-party, l'effet branché est garanti !
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