Davantage une adaptation du livre original que de l'animé Disney, cette œuvre « live » est ici assurément tournée vers une vision tant plus sombre que plus adulte. Absolument bluffant visuellement tant l'image est ses occupants semblent vraisemblables, les SFX sont véritablement le point fort du film car transcendant tant ils sont aboutis. Cette adaptation reste néanmoins bien trop commune dans sa façon de nous conter les aventures de Mowgli et des ses compagnons. En effet, si la forme est irréprochable, il n'en n'est pas de même pour le fond. Le défaut principale de The Jungle Book n'est autre que sa trame scénaristique peu singulière et tristement linéaire. Les événements sont prévisibles à l'avance, on sait à quoi s'attendre avant même que la scène ne débute, etc. Néanmoins, ce défaut ne gâche en rien l’expérience que propose le film, véritable aboutissement du cinéma blockbuster. L'ensemble des codes propres au genre du cinéma de divertissements sont ici présent et exploités à la quasi-perfection. Les phases d'actions sont dynamiques et excellemment bien réalisées, l'humour présent y est très efficace, les personnages ayant tous une philosophie divers sont attachants et l'environnement dans lequel ils évoluent n'est pas inintéressant. Tous le background est d'ailleurs une autre qualité propre au film, que ce soit l'ensemble de la société moderne qui est ici retranscrite, chaque espèces/groupe animale mis en relation à une branche de notre société, la loi et les règle mis en parallèle au code de la jungle, ou encore la chaîne alimentaire sujet à un traitement particulier qui fonctionne à la perfection. Ici, les animaux sont à la fois civilisé, mais leurs instinct subsiste, c'est notamment le message que cherche à nous transmettre l'antagoniste de l’œuvre, Shere Khan, en s'opposant en quelque sorte à cette civilité, en laissant sa bestialité prendre le pas sur son aspect civilisé, montre un certain rejet vis à vis de la conduite qu'on adopté la faune qui l'entoure. Malgré le fait que les bêtes aient adoptés ce type de fonctionnement presque du ressort de l'être humain, il resterons toujours des animaux. C'est notamment l'un des messages mis au centre de l’œuvre, « sois ce que tu es », message qui côtoie le classique « l'homme doit être responsable de ses actes » similaire à « l'homme n'a pas sa place au sein de la nature », autant de discours assurément courant, mais qui ne sont ici pas moins bien exploités. The Jungle Book est donc un excellent divertissement, aboutis en tous points, usant d'image de synthèse comme jamais, outil ici exploité à son paroxysme. L'adaptation reste très fidèle tant au livre d'origine qu'à l'animé Disney, ce film « live » n'est autre qu'une réussite.