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Sergio-Leone
210 abonnés
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4,0
Publiée le 2 janvier 2015
Attiré par ce marketing honteux qui m'a fait croire que Winding Refn était le réalisateur (il fallait comprendre "par les réalisateurs " sur l'affiche comme "par les producteurs") je ne l'ai pas longtemps regretté tant le film est bon. Une critique très sombre de la société actuelle individualiste à l'extrême, assoiffé de trash tels des vautours tout en simulant une pseudo indignation du genre "quelle horreur" alors qu'on en redemande... Jake Gyllenhaal cristallise toute l'ignominie humaine de la situation dans un personnage sans scrupules et toujours plus avide de reconnaissance et d'ascension personnelle. Le film est extrêmement efficace et bien conçu avec des séquences de grande intensité et une montée crescendo de l'adrénaline jusqu'au final faramineux. Un gros film pour finir l'année.
Le film, au fur et à mesure, prend son intensité. On devine là ou on va arriver mais la facon dont on nous y emmène est talentueuse. On pense forcément à Drive pour le coté esthétique, surtout pour les scènes de voiture. Le récit qui se déroule devant nous est simple mais monte en puissance. Le cynisme est glacant. La fin en est tout autant. Surtout que nous sommes dans une société d’offres et de demandes. Le public est en demande et finalement les médias leur donnent ce qu’ils demandent…
Les deux personnages sont fascinants. Lou est un homme plein de contradictions, intelligent, machiavélique, solitaire, marginal. Il est interprété par Jake Gyllenhaal. L’acteur est incroyable. Il est dérangeant. Son regard creusé, son sourire machiavélique et sa facon de manipuler tout ca … Nina est une femme dure et tendre à la fois, un personnage plein de felures. Nina est interprétée par Rene Russo.
Night Call est un film porté par l’excellent Jake Gyllenhaal. Night Call est à la fois fascinant et effroyable par son cynisme et sa puissance
Jack Gyllenhaal encore une fois époustouflant, tient dans ce film Night Call peut être l'un de ses meilleurs rôles de sa carrière. Si l'a déjà démontré par le passé (Jarhead, Prisonners, etc) sa faculté à nous impressionner par son jeu d'acteur et ses métamorphoses physiques, cette fois il tient le film à lui tout seul. Film passionnant, bien qu'un peu redondant, et souffrant d'une baisse de régime en son centre, Night Call n'en demeure pas moins une superbe dénonciation de la réussite à l'américaine, de cette ambition à l'extrême, de cette volonté de s'élever socialement qu'elle qu'en soit le prix dans un monde où le sensationnel l'emporte sur la vérité et l'éthique. Magistralement filmé dans un LA nocturne, on suit les aventures de ce jeune journaliste de l'extrême qui nous fascine en même temps qu'il nous glace le sang pour un final intelligent et inévitable.
Une histoire très intéressante, une mise en scène réussie, un bon casting avec une fois encore un exceptionnel Jack Gyllenhaal ! Cet acteur là est sans doute un des meilleurs acteurs actuels et de sa génération.
Night Call est un film intéressant...Il nous dépeint Los Angeles principalement de nuit, qui en fin de compte est loin du glamour supposé de Hollywood ou de Palm Beach. On a là de longs rubans de bitume, avec ci et là des maisons, des magasins et quelques immeubles. La photographie, excellente, nous laisse voir une ville franchement laide, dans laquelle rode une sorte de petit voyou désargenté, dont on se rend compte qu'il s'agit d'un authentique psychopathe. En fait le film est centré sur ce personnage fortement antipathique, méchant et sans scrupule. Jake Gyllenhaal est donc excellent, et parvient à nous faire haïr le personnage qu'il incarne à la perfection. Le fait qu'il filme derrière une caméra, au lieu de nous faire prendre du recul, parvient à nous faire détester un peu plus cette ville sans espoir qui est en quelque sorte le pendant de ce piteux personnage...
A la manière du récent Drive, Night Call nous offre de suivre un personnage un peu spécial, antipathique voire limite psychopathe sur les bords. Voleur de bas étage (il dérobe de la ferraille pour ensuite la revendre à des casses), Louis Bloom est pourtant très ambitieux, mais son côté asocial ne lui permet pas de trouver un job à sa juste valeur. C'est alors qu'il découvre qu'on peut gagner de l'argent, tout simplement en filmant des images chocs au coeur du Los Angeles nocturne pour les revendre à prix d'or aux médias. Lou se sent alors pousser des ailes et trouve enfin une raison de vivre. Le film n'est pas blindé d'action, mais la réalisation toute en subtilité, et l'interprétation de Jake Gyllenhall forcent le respect. Au final, on a un film qui sort des sentiers battus et qui nous permet de passer 2 bonnes heures sympathiques. Le personnage principal, bien que complètement barré, est finalement très attachant.
Un film brillant sur les dérives de la télé qui traite les faits divers . Jake Gyllenhaal porte le film du début à la fin par une interprétation hallucinante , il confirme le fait qu aujourd'hui il est l un des acteurs les plus brillants de sa génération . Un grand film choc très dur qui mérite d être plus connu par le public . On est pas loin du chef d oeuvre ...
Atmosphere poisseuse a souhait avec un Jake Gyllenhaal au top de sa forme, dans ce thriller nosturne où un homme solitaire parcourt Los Angeles la nuit à la recherche d'image choquante à vendre à une chaîne de télévision. Bonne réalisation et une fin plutôt écœurante. Avec René Russo et Bill Paxton. Dan Gilroy a su filmé le travers de certaine chaîne télévision virulente avec brio. Attention âme sensible s'abstenir.
Alors qu’il n’était même pas encore sorti en salles, certains prédisaient déjà une nomination aux Oscars 2015 pour Night Call. Certes, il est encore trop tôt pour se prononcer, mais ce ne serait pas volé. Fascinant, le nouveau film de Dan Gilroy propose une virée nocturne vertigineuse à travers un thriller affûté et habité par un Jake Gyllenhall méconnaissable et excellent. Entre voyeurisme morbide et critique à vif des médias américains, Night Call maintient un suspens anxiogène rythmé par l’ascension affolante d’un homme près à tout pour atteindre son but. Frissons garantis.
Jake Gyllenhaal multiplie ses talents dans ce film cyniquement noir qui, au début du générique, rend hommage aux films des années 1980. Peut-être à la fin des années 1970 aussi. Il y a un côté du jusqu’au-boutisme depalmaïen, ce thriller pourrait être l'inspiration des plans et de la photographie de BLOW OUT. Quant au personnage pigiste, il me fout des jetons avec son sourire névrosé et ses yeux ravagés de réussite : je ne l'ai jamais vu sombrement bien jouer depuis DONNIE DARKO. Remarque, c'est un film bien nerveux et, en parlant du métier pigiste, cela demande beaucoup de patience et d'assurance : je n'ai vu aucun plan sur le tabac !
Excellent ! Je crois bien que c'est le meilleur rôle de Jake Gillenhaal en mode gros psychopathe !! J'ai adoré l'ambiance, le son, le scénario, du bon suspens !!
A la veille des attentats de janvier 2015 en France, Night Call raconte avec perfection l’appétence de sensationnel des médias télévisuels qui cherchent le direct et la primeur de l’exclusivité avant l’analyse des informations. Porté par les producteurs de Drive, on retrouve la même tension qui nous avait scotchés. Jake Gyllenhaal joue le maniaque dans une telle atmosphère avilissante qu’il présente ici l’une de ses œuvres majeures. Enfin le final nous montre avec discrétion, comment les médias nous manipulent en dissimilant certaines informations pour mieux créer le buzz. D'autres critiques sur ma page Facebook : Cinéphiles 44
Dan Gilroy a fait une excellente composition entre un homme en quête de pouvoir et les réseaux médiatiques. Pour sa première réalisation, il a su nous convaincre à travers le discours moral d’hommes et de femmes s’interrogeant constamment sur leur propre satisfaction.
N’oublions pas qu’il a démarré très tôt dans l’écriture de scénarios comme The Fall, Real Steal dont il est l’auteur, ou encore Jason Bourne : l’héritage, porté par Jeremy Renner. L’intrigue porte sur une course contre les images les plus prolifiques pour les chaines TV locales, s’accompagnant souvent d’horreur en tout genre. De l’humour noir est au rendez-vous et illustre bien le ton et l’ambiance sordide dans laquelle on nous invite.
On a à faire ici à un personnage bien sombre et qui ne manquera pas de nous faire rappeler que son cynisme est son arme de prédilection. Jake Gyllenhaal incarne Lou Bloom, un voleur de nature qui tâchera de faire évoluer sa passion tout d’abord à travers ses discours. Il en tirera de meilleure leçon à travers ses erreurs et atteint rapidement le sommet grâce à son intelligence diabolique et de son côté manipulateur irréfutable.
On peut affirmer que l’acteur détient l’une de ses meilleures prestations. Et comme le film s’axe essentiellement sur cet antihéros captivant, cela vaut le détour. Ce film nous fait réaliser toute l’ampleur de la médiatisation dans une ville engrené par la violence et l’inconscience. Los Angeles fait office d’exemple ici. L’objectif de Bloom nous place d’office parmi les spectateurs des désastres visités. Mais sa manière de procédé pour obtenir des scoops est sans limite. Nous avons conscience de tous les faits, mais ce que filme ou invente Bloom a de quoi nous déstabiliser.
Sa relation avec une direction d’information Nina Romina est un régal. D’une part parce le conflit qui règne est le moteur principal de son évolution, et d’autre part, cette liaison semble à la fois bénéfique et dangereuse pour chacun des protagonistes. Il en va de même, dira-t-on, avec son jeune assistant Rick. Petit à petit manipulé, ce jeune crédule à la recherche d’utilité se voir rapidement piégé dans la roulette et le quotidien de Bloom. Sa présence aura de quoi nous déstabiliser jusqu’au dénouement, car si le spectateur devait s’identifier, ce serait bien en Rick.
Quant à James Newton Howard, il aura bien fait de créer une immersion bluffante, qu’on le comparerait presque avec « Drive ». Tout ça pour dire que « Night Call » est chaudement recommandé. On embarque à coup sûr pour un divertissement et une réflexion dont on ne regrettera pas l’issue !
Première réalisation pour Dan Gilroy et bonne pioche ! Presqu'un coup de maître. Dérangeant au possible, sa petite pépite fait la part belle à Jake Gyllenhaal et il le lui rend bien ! Ce dernier nous offre une partition folle de derrière les fagots, inquiétant à souhait, habité par son rôle il transcende le film. Un film déjà bien assez inquiétant sans lui avec son univers totalement glauque ! Le scénario est finalement assez minimaliste mais son traitement en fait toute sa force, on vit de l'intérieur le quotidien des pigistes, qui gagnent leur vie sur le malheur des autres, sans aucune retenue ou presque. Autant dire que même sans Gyllenhaal le film était déjà bien barré mais alors avec sa prestation dingue, il prend une toute autre dimension. La bande annonce m'avait attiré, l'affiche également me rappelant Drive mais je ne m'attendais certainement pas à prendre une telle gifle !
Night call (pourquoi retitré en anglais un film américain pour une sortie française alors que le film s'appelle en vérité Nightcrawler, qui était encore plus approprié ?) est une assez bonne description, rappelant un peu Taxi driver, d'un type de "journalisme" que l'on n'a heureusement pas encore tout à fait en France qui consiste à ne prendre que des photos toujours plus sensationnelles des faits divers (accidents, meurtres...) sans aucune considération humaine et morale uniquement pour l'argent. Toutefois, si la seconde partie du film est assez passionnante, le début semble un peu trainer en longueur et peut un peu faire décrocher le spectateur. Même si Night call n'est pas le chef-d’œuvre vanté par la critique, il reste une très intéressante description très critique de ces vautours (qui ont perdu tout aspect humain) que l'on ne souhaite pour rien au monde rencontrer.