Night Call
Note moyenne
4,1
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902 critiques spectateurs

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dominique P.

904 abonnés 2 027 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 27 novembre 2014
Comme le dit la critique de Télérama : dans ce film on retrouve une amoralité glaçante et un humour très noir.
C'est exactement cela.
Ce film fait froid dans le dos, c'est terrible, horrible et hallucinant mais le film est assez captivant.
QuelquesFilms.fr

354 abonnés 1 759 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 7 janvier 2015
Critique des médias, de leurs dérives sensationnalistes et voyeuristes, de leur hypocrisie face à la violence... Variation sur l'univers impitoyable de la télévision où tout est permis pour gagner la course à l'audimat. Tout cela n'est pas nouveau au cinéma, mais c'est l'angle de vue, ici, qui est intéressant. Un angle de vue proposé par un vidéaste amateur qui va devenir, à force d'audace et de coups tordus, un petit caïd de l'info trash. Excellemment campé par Jake Gyllenhaal (dans l'un de ses meilleurs rôles), le personnage de Louis Bloom est un opportuniste et un arriviste, un sel-made-man qui interprète à sa façon le rêve américain, un autodidacte calculateur doublé d'un psychopathe obsessionnel, vautour imperturbable qui profite sans vergogne des drames humains. Un personnage abject et fascinant, en marge du sérail journalistique, qui incarne à lui seul la gangrène du journalisme. Et qui incarne aussi, par le biais de la création d'une société audiovisuelle, une certaine idée du monde de l'entreprise et du management d'aujourd'hui, avec ses stagiaires exploités, ses discours sur l'engagement et la performance, son respect des ordres au mépris, parfois, d'une possible déontologie... Voilà qui ajoute à l'humour noir du film et le rend d'autant plus piquant voire cinglant. Le réalisateur Dan Gilroy, connu surtout comme scénariste, emballe le propos et l'action de son premier long-métrage avec une efficacité assez classique, via un thriller sous adrénaline, dans un Los Angeles nocturne qui rappelle les films de Michael Mann ou plus récemment Drive de Nicolas Winding Refn (qui partage avec Night Call les mêmes producteurs). Seul petit regret : le scénario n'a qu'une seule ligne dramatique, poussée jusqu'au bout de sa logique amorale et cynique. Il aurait probablement gagné à développer d'autres pistes, d'autres enjeux, pour s'enrichir de nuances et de complexités. Mais l'impact est là.
Frédéric M.
Frédéric M.

239 abonnés 2 154 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 9 janvier 2015
Excellent film, avec une ambiance sombre et noire se basant sur des faits probablement authentiques. Ce milieu ou se crée des images chocs doivent avoir des gens complétement immoral.. Jake prouve encore une fois ses talents d'acteur. (Après Enemy quelle sélection !!)
Shelby77
Shelby77

193 abonnés 1 538 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 12 mai 2016
Critique de "Night Call".
Le film met en scène Jake Gyllenhaal (Louis Bloom) en journaliste au caractère misanthrope et sociopathe. Celui-ci tente désespérément de trouver un métier, mais sa vie bascule le jour où il assiste à un accident de la route. Il remarque des journalistes plus occupés à avoir leur scoop qu'à porter assistance aux secours. Il a trouvé sa voie: filmer à tout prix des faits marquants destinés à faire les gros titres des journaux quitte à mettre des vies en danger.
Le film aborde un thème plutôt intéressant, le traitement de l'information par les médias ; quel média aura le meilleur scoop? Qui couvrira mieux les évènements. Le journaliste doit-il s'imposer des limites ?
L'histoire est bien menée à mon goût. Le personnage de Jake Gyllenhaal est très bien développé, on sait qu'il est prêt à tout pour ses scoops. Son côté sociopathe est très mis en avant. Il n'y a pas que le personnage comme point positif, les plans sont très bien réalisés, le scénario est simple et classique, pas de rebondissements improbables. C'est bien dans l'ensemble.
4/5
kal-el 02
kal-el 02

138 abonnés 843 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 17 février 2015
On a beaucoup comparé ce film à « Drive », notamment pour son atmosphère nocturne. Et bien à part effectivement que le protagoniste principal est souvent au volant de sa voiture de nuit, le reste n’a pas grand-chose à voir ! Il aurait fallu une bande originale plus mémorable et un climat plus envoûtant et nostalgique. Mais oui le Los Angeles de nuit est aussi bien filmé que dans le chef d’œuvre de Nicolas Winding Refn et l’atmosphère qui s’en dégage contribue à la réussite de « Night Call ». Mais elle ne se limite pas à ces beaux plans de la Ville des Anges de nuit, elle est surtout due à l’interprétation hallucinée et hallucinante de Jake Gyllenhaal qui enchaine les rôles marquants et les transformations à la Christian Bale. Sa prestation ici lui vaudra certainement une nomination aux Oscars. En charognard de l’information ou plutôt du fait divers le plus trash et violent possible, son attitude fait penser à une hyène prête à bondir sur sa proie. Le débit monocorde de son personnage, sa démarche, son rictus malaisant, tout participe à faire de son Louis Bloom un personnage de cinéma peu aimable dont on se souviendra. Et ses échanges dynamiques et très bien écrits avec l’impériale René Russo à base de séduction, de fascination et de négociations sont excellents.
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 9 décembre 2015
«Night Call» pénètre les entrailles d'un univers sombre et violent de manière originale et prenante. Jake Gyllenhaal, brillant, propose une prestation saisissante et encore incroyablement convaincante. Sans être un chef d'œuvre absolu, ce thriller, qui fut assez discret d'ailleurs lorsqu'il est sorti, est en effet doté d'un scénario efficace et de seconds rôles prometteurs. À la fois violent et imprévisible, «Night Call» plonge le spectateur dans une atmosphère oppressante et énergique mais franchement peu rassurante ! Excellent divertissement digne des plus grands trilles de l'année.
Septième Sens
Septième Sens

99 abonnés 762 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 19 décembre 2014
La terrible loi du « mort-kilomètre ». Plus un crime est à proximité de notre quotidien, plus le public est effrayé. Plus la population est angoissée, plus l’audimat à la télévision sera élevé. C’est avec ce postulat de départ que Night Call va se construire comme un thriller aux ficelles redoutables. Voleur à la petite semaine, Lou va finalement trouver sa voie : chasseur d’images chocs pour les revendre à des chaînes d’information.

Le cinéma et Los Angeles créent des anti-héros irrésistibles. Samuel L. Jackson (Pulp Fiction), Tom Cruise (Collateral), Ryan Gosling (Drive), tous ont un charisme fou à revendre. Alors que ces personnages ne se ressemblent pas, ils ont pourtant ce grain de folie et cette singularité qui ne peuvent exister que dans la Cité des Anges. Froids, sûrs d’eux et presque déshumanisés, ce sont des protagonistes purement cinématographiques que seuls les grands acteurs savent jouer. Jake Gylenhaal en fait définitivement partie, en renouvelant son jeu de fond en comble avec une composition habitée.

Ces temps-ci, le journaliste n’a pas la cote et la plupart des gens ne lui fait pas confiance. Et ce n’est certainement pas ce genre de chaîne info montrée dans Night Call qui redressera leur popularité. Il est jouissif de voir Lou foncer dans les rues d’une ville aux accents illusoires pour chercher le moindre scoop, et cela à n’importe quel prix. À la fois déroutant et fascinant, cette œuvre s’enfonce dans l’âme humaine en la scrutant dans tout ce qu’elle a de plus violente. Tout ce qu’elle a de plus géniale.
Roman G.
Roman G.

19 abonnés 100 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 27 novembre 2014
Un regard sans concession sur nos sociétés et cette quête d'information Trash... Jack Gyllemhall est impressionnant. Un film qui devrait faire réfléchir sur cette quête du sensationnel. Tant pour ceux qui la créé que pour ceux encore plus nombreux qui les regardent. L'image n'est pas la vérité. Pensons y en regardant les " sois disant " informations télévisuelles...
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 20 février 2015
Je ne partage pas l'euphorie générale de mes amis, je ne dirais pas que l'année 2015 est pliée maintenant que "Nightcall" est entré dans le game, ce qui n'empêche que j'ai beaucoup aimé. Je dois dire que j'étais dedans dès les premières images et jusqu'au bout de l'intrigue, bien rythmée et dont la progression se sent. Il faut dire que le déroulement de l'histoire est très académique (ce qui n'est pas forcément un défaut), on a notamment le droit au cliché très cool du train-train quotidien en accéléré, sur fond de musique entraînante, gimmick hérité de "Un Jour Sans Fin" et vu depuis dans je ne sais quels "Lord of War", "Breaking Bad" et autres "Loup de Wall Street", preuve qu'il n'y a pas que du mauvais dans les clichés puisque ces œuvres sont géniales. C'est plutôt par l'univers qu'il créé que le film sait se montrer original. C'est une plongée aussi fascinante que dérangeante dans un tableau de L.A. de nuit qui n'est pas sans rappeler celui dépeint dans "Collatéral" et autres bébés de Michael Mann (le film sait au moins de qui s'inspirer), mais qui cache un milieu régi par le trash, ou la dignité humaine s'écrase face à la recherche de sensations toujours plus fortes. Un milieu absurde qui recherche l'image la plus ignoble mais se refuse à diffuser la moindre grossièreté". Tout en questionnant directement nos rapports aux médias, le film réussit parfaitement à communiquer cette addiction à l'adrénaline et cette progression dans le sensationnalisme. En toute première loge des actions de Lou et en rentrant dans l'intimité du personnage, Gilroy nous place à la fois comme spectateur et comme complice, ça fait mal mais c'est très fort. Le pire étant que comme dans "Gone Girl", même pas besoin de regarder un film pour trouver un milieu et des personnes aussi aliénées par le sensationnalisme, il suffit de regarder le journal TV. Certains diront que le film gâche son message en choisissant comme protagoniste un type complètement fou, la critique sociale s'annulant toute seule. Je dirais que d'une part Lou n'est pas aussi fou que l'on peut l'entendre, ce n'est qu'un sociopathe comme il en existe tout autour de nous et que s'il en est amené à devenir ce qu'il devient, c'est évidemment un pur produit de sa société: nourrit aux médias à sensations, à la vulgarisation de la violence à la TV et qui veut sa part du gâteau comme tout le monde. Et puis c'est la seule explication que j'ai trouvé à la citation qui ouvre le film Il n'est pas nécessaire d'être Hannibal Lecter pour franchir cette ligne, Lou a simplement un sens de l'éthique particulièrement élastique. Comme à son habitude, Jake Gyllenhaal s'abandonne à son personnage. Pas seulement son jeu mais aussi sa perte de poids Christianbalesque et les yeux exorbités qu'il en retire, lui donnant l'allure d'une bestiole nocturne dont les yeux se seraient adapté à l'obscurité style Gollum, ce qui va de paire avec les lunettes de soleil qu'il arbore à chaque rayon de soleil. Quelques symboles de ce genre parsèment la réalisation, ni bêtes ni encombrants. Le film est plutôt doué pour ce qui est de montrer et non de dire. Je dirais que le seul bémol, qui n'en est pas vraiment un, vient de mes attentes de spectateur (assez paradoxal, au vu du discours du film). Comme je l'ai dit le déroulement de l'intrigue a tout d'un "Lord of War", "Breaking Bad", et autres portraits de criminels: ça commence avec un protagoniste naïf et novice en la matière, puis celui-ci grimpe les échelons, acquiert la connaissance, la technique, le matériel et la main d'oeuvre, est confronté à son principal rival dont il vient à bout pour finalement bâtir son empire et dominer le marché...sauf que là où 99% des histoires de criminels se concluent sur la chute de ceux-ci du fait de leur réussite, il se trouve qu'à la conclusion de "Nightcall" son antihéros en est à l'apogée de sa réussite, et n'a d'ailleurs rien perdu du tout pour en arriver là. Ce n'est pas un défaut, c'est simplement différent, et ça conclue correctement le discours cynique du film, il faut dire que "Nightcall" se concentre davantage sur son message que sur son personnage. Mais du coup j'ai quelque part l'impression de rester sur ma faim, comme si je n'avais vu un des films que j'ai cité qu'aux deux tiers. Tout ça me rappelle que comme disait je-sais-plus-qui: ce qui détermine une happy end, c'est l'endroit où l'on choisit de couper.
OMTR
OMTR

36 abonnés 288 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 23 juin 2022
Société à but lucratif

Une brillante satire de l'industrie médiatique prédatrice et de son manque total d'éthique.

Un monde de narcissiques qui représentent l'économie de la mort d'une société sans valeurs. Des êtres vides, prêts à tuer pour le dieu audimat, parce qu'ils n'ont pas dépassé la phase prédatrice du développement humain.

Brillamment écrit et réalisé par Dan Gilroy, ce thriller psychologique néo-noir est porté par les performances brillantes de Jake Gyllenhaal et Rene Russo, qui soulignent à quel point l'influence médiatique est toxique avec des téléviseurs qui lavent le cerveau des masses de l'aube au crépuscule, avant de chercher des profits encore plus sanglants durant la nuit.

4.7/5
Chris Art
Chris Art

86 abonnés 398 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 30 novembre 2014
(...) Le cinéma est souvent le reflet de notre société, transposant sur l'écran, ses bons comme ses mauvais côtés (...) il s'inspire aussi des séries télévisées, devenues un vivier de création originale, grâce à une plus grande liberté d'expression sur les chaînes du câble, comme HBO, AMC ou FX. On a ainsi vu émerger de nombreux personnages : Tony Soprano, Dan Draper, Walter White, Vic MacKey ou Dexter Morgan, des hommes immoraux, pourtant érigés en héros. C'est dans ce contexte et sous cette influence, que Dan Gilroy réalise et écrit Night Call, un bijou d'humour noir, où l'on retrouve Jake Gyllenhaal, en antihéros, repoussant les limites de la morale. Sa performance est hallucinante (...) Dan Gilroy, qui signe ici, sa première réalisation, surprend en étant aussi à l'aise dans les courses poursuites, que dans les scènes intimistes (...) La relation entre Nina Romina et Lou Bloom est tordue, chacun se nourrissant de l'autre, poussés par leurs ambitions personnelles, jusqu'à ce que la prédatrice froide et calculatrice devienne la proie, prise au piège par sa propre perversité (...) Night Fall est un film amoral, une critique corrosive des médias et du journalisme sensationnel, donnant au public de plus en plus d'images chocs et morbides, continuant d'abaisser le niveau d'exigence du téléspectateur, abreuvant une société malade, nourrie de télé-réalité, portant aux nues des personnalités sans talents (...) Portrait sans concession d'un homme dénué de moral, digne descendant des Travis Bickle (Taxi Driver) et Patrick Bateman (American Psycho) (...) Lou Bloom va surement entrer au panthéon des personnages les plus malsains du cinéma, confirmant notre attirance envers le côté obscur de la société, simple reflet de nos névroses et perversions.
CDRIX C.
CDRIX C.

58 abonnés 274 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 17 octobre 2015
Le sujet est fort et tellement d'actualité. L'information n'est-elle pas manipulée, pour la rendre plus sensationnelle, plus spectaculaire, plus terrifiante ? Tous ces journalistes et envoyés spéciaux ne sont-ils pas des chasseurs à la recherche du scoop pour faire de l'audimat. Jusqu'où vont-ils ? N'est-ce pas malsain parfois, immoral ? Dans Nightcall, Gyllenhaal est un jeune homme sec au regard dérangeant prêt à tout pour gagner sa vie. Sournois, ignoble, sans pitié, c'est un loup sociopathe qui va s'épanouir dans l'ombre, derrière sa caméra, en filmant cadavres et victimes de carjacking ou d'accidents violents. D'abord comblé comme simple observateur, ses pulsions puissantes le poussent cependant à provoquer l'impensable. Sa folie lui rapporte gros et l'actualité n'aura jamais été aussi saisissante ... et les pics d'audience si hauts.
David B.
David B.

54 abonnés 592 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 17 février 2015
La recherche du scoop poussée de plus en plus loin, au paroxisme de l'immoralité, de la manipulation, de la trahison et de la cupidité. Ce film me rappelle tout particulièrement l'excellent "Paparazzi" d'il y a quelques années, et qui concernait la traque des célébrités par les magazines peoples... Encore un film coup de poing sur les dangers des chaines d'information, qui résonne tout particulièrement à la lumière des dérives de quelques chaines françaises ayant couvert les attentats de Paris de janvier 2015. Ce n'est cependant pas un film "de plus", tant il développe un angle différent, un scénario original et une interprétation magistrale. Passionnant ! A voir absolument...
rcan
rcan

70 abonnés 88 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 29 mars 2020
Night Call est la révélation de l'année 2014 dans la catégorie thriller. Alors certains citeront Gone girl, mais j'ai trouvé Night Call beaucoup plus prenant, mieux rythmé, avec un bon scénario bref il ne m'a pas déçu. Contrairement à Gone girl, film trop surestimé pour ma part.
Night Call retrace donc la vie de Lou Bloom, petit voleur de Los Angeles jusqu'à ce qu'il travaille pour les journaux télévisés en vendant ses scoops. On lui demande de filmer des meurtres, des crimes, braquages tout ce qui pourraient retenir l'attention du spectateur. La chaine de télévision pour laquelle il travaille veut du sang, de la violence montrer le vrai visage de Los Angeles. Son JT est une femme qui court dans la rue avec la gorge tranchée. Très vite, Lou va obtenir une bonne réputation et par dessous tout, gagner beaucoup d'argent, son seul objectif.

Pour son premier film, Dan Gilroy met la barre très haute. Sa réalisation est excellente. La ville de Los Angeles est très bien photographiée, la plupart du temps sous la nuit. La photographie reflète bien les rues de la ville et leurs donnent un aspect terrifiant, alors qu'aux départ elles étaient censées être calme, agréables.
Bien que le film possède une très bonne réalisation ainsi qu'un très bon rythme, il ne serait pas grand chose sans son casting. Jake Gyllenhaal est magistral ! Il joue le rôle d'un sociopathe violent, un peu fou et qui est prêt à tout pour gagner plus. Sa prestation est sans doute l'une des meilleures de sa carrière ! Bien que je n'ai pas vu toutes les prestations, il avait le mérite de remporter l'oscar !
Riz Ahmed, Rick dans le film, est le coéquipier de Lou. C'est lui qui va le guider dans l'itinéraire à suivre. Il est maladroit et un peu timide. Sa prestation est aussi très bonne. Rene Russo quant à elle, travaille dans la chaine de télévision. C'est elle qui prend en charge Lou Bloom et qui le paie pour son travail. A part Jake, je ne connaissais très peu voire personne du casting mais celui-ci s'avère très bon !
Niveau bande sonore, c'est du très bon ! La musique est très bonne est se prête bien au film, elle arrive à amener rythme, émotion et peur. Elle est signée James Newton Howard.
Night Call possède un excellent scénario original, différent de ceux que l'on a l'habitude de voir. Il est très bien maitrisé, et nous tient en haleine tout le long ! En plus d'être bien écrit, il possède un bon rythme ce qui à la fin, ne nous donne pas l'impression que les 2 heures viennent de s'écouler.
Le film n'est en soi pas fort violent, les quelques scènes plus "choquantes" ne sont jamais montrées intégralement, mais juste par le biais de la caméra. Il y a plus une ambiance psychologique par ce sociopathe qui ne s'arrête devant rien, et qui est prêt à bouger les corps pour avoir un meilleur angle.
La réalité est en quelque sorte dénoncée, bien que certains passages sont exagérés, d'autres s'avèrent êtres réels et fort présents dans la vie de tous les jours. On voit tout ce que la télévision est prête à faire ne fut-ce que pour gagner un petit taux d'audience. La concurrence est présente et oblige chaque chaîne à obtenir la meilleure information qui touchera le plus de gens.

spoiler: En l’occurrence ici, la scène du triple meurtre ainsi que la poursuite des criminels fera le plus de buzz. Cette chasse aux 2 hommes est géniale ! Du début (du coup de feu au restaurant) jusqu'à la fin (à la mort de Rick) on reste branché devant l'écran. La course poursuite est incroyable !


L'humour noir et le cynisme ne sont en grande partie présents que grâce au personnage de Lou. Cet homme mystérieux, fou, violent qui arrive toujours à rigoler, avoir un mot à dire malgré les circonstances. Une des scènes les plus horribles est spoiler: à la mort de Rick, Lou Bloom ne ressent aucune émotion et parvient encore à filmer la mort de celui qui était son coéquipier !


Pour ce qui est des points négatifs, je ne vais pas m'y attarder car ils sont très minimes voir pas du tout présent.
Night Call est un film brillant, osé, doté d'un excellent scénario qui reflète la réalité tout en apportant sa touche de fiction ! Un film à voir absolument et qui mérite sa belle note ! Jake Gyllenhaal se fait de plus en plus connaitre et heureusement ! Un acteur qui a beaucoup de talent et qui j'espère ne cessera pas de nous impressionner ! Mon coup de coeur de l'année 2014 pour ce qui est des thrillers! Il fait probablement partie de mon top 3 de 2014 !
Theo
Theo

35 abonnés 1 074 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 7 décembre 2024
Avec Night Call, Dan Gilroy nous entraîne dans une descente vertigineuse au cœur de l’âme humaine, où l’éthique et l’ambition s’affrontent sous les néons de Los Angeles. Soutenu par une performance hypnotique de Jake Gyllenhaal, le film oscille entre critique sociale et thriller nerveux, offrant une expérience cinématographique à la fois troublante et fascinante.

Le film s’ouvre sur Lou Bloom, un opportuniste sans scrupules qui découvre le métier de pigiste nocturne à Los Angeles. Equipé d’une caméra et d’un esprit calculateur, Lou filme des scènes de crime et d’accidents pour les vendre aux médias. Mais rapidement, sa quête du succès le pousse à manipuler les événements pour obtenir des images toujours plus chocs, franchissant des limites morales qu’aucun autre n’oserait effleurer.

Gilroy construit un scénario tendu, où chaque scène alimente une atmosphère de malaise. La force de Night Call réside dans sa capacité à refléter notre fascination pour la violence médiatique tout en critiquant la machine qui la nourrit. À mesure que Lou gravit les échelons, le spectateur est forcé de confronter une vérité inconfortable : notre propre complicité dans ce cycle.

Jake Gyllenhaal offre une performance phénoménale dans le rôle de Lou. Mince, les traits creusés, il incarne un prédateur nocturne, calculateur et inhumain, obsédé par l’idée de réussir à tout prix. Son sourire glacial et ses yeux perçants traduisent un mélange de charme et de menace qui rend le personnage à la fois fascinant et effrayant.

Les performances secondaires apportent une profondeur bienvenue. Rene Russo, dans le rôle de Nina Romina, incarne une directrice d’information froide et calculatrice, prisonnière de la course à l’audience. Riz Ahmed, touchant dans le rôle de Rick, le maladroit assistant de Lou, sert de contrepoids émotionnel, soulignant la froideur du protagoniste principal. Chaque acteur enrichit l’univers du film en ajoutant des couches de complexité.

La ville de Los Angeles, filmée de nuit, devient un personnage à part entière. Grâce au travail méticuleux du directeur de la photographie Robert Elswit, la cité des anges est transformée en un labyrinthe scintillant et oppressant, où les ambitions humaines s’entrechoquent dans un décor étouffant. Les prises de vue larges et les compositions précises capturent l’étrange beauté de ce paysage urbain nocturne, renforçant l’ambiance néo-noir du film.

La bande originale de James Newton Howard est également un élément clé. Contrairement à ce que l’on pourrait attendre, la musique accompagne souvent les actions immorales de Lou avec des tonalités triomphantes, traduisant l’euphorie qu’il ressent dans sa quête de domination. Ce contraste musical renforce le malaise du spectateur tout en soulignant la psychologie déviante de Lou.

Night Call va au-delà du simple thriller en explorant des thèmes complexes. À travers le parcours de Lou, le film critique le capitalisme débridé et l’absence de limites morales dans un système obsédé par le profit. Le journalisme sensationnaliste est ici dépeint comme un miroir des désirs les plus sombres du public, soulignant la relation symbiotique entre une industrie avide d’audience et une société fascinée par le morbide.

Cependant, le film ne tombe jamais dans la moralisation facile. Il se contente de présenter un monde où l’éthique s’efface devant les besoins économiques, laissant le spectateur tirer ses propres conclusions. Cette neutralité narrative renforce l’impact de son propos et donne à Night Call une profondeur rare.

Bien que brillamment construit, Night Call n’est pas exempt de défauts. Certains spectateurs pourraient trouver son rythme lent par moments, et son absence de conclusion morale peut laisser un goût amer. Mais c’est précisément ce refus de suivre les conventions qui rend le film mémorable. Il ne cherche pas à plaire, mais à provoquer une réflexion, à déranger et à rester gravé dans l’esprit.

Avec Night Call, Dan Gilroy signe un premier film impressionnant, qui allie un commentaire social incisif à une mise en scène élégante. Jake Gyllenhaal, dans l’un des rôles les plus marquants de sa carrière, est le pilier de cette œuvre audacieuse. À la fois captivant et dérangeant, Night Call est une plongée fascinante dans les ténèbres de l’ambition humaine et un portrait glaçant d’une société prête à tout pour le spectacle.
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