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Un visiteur
4,5
Publiée le 30 octobre 2016
La mise en scène s'appuie sur l'indéniable talent de Jake Gylenhaal. Désarment, le film traite d'un sujet important de ce début de siècle : le scoop des images à consommation rapide...
Le film fait froid dans le dos... On suit les "aventures" d'un petit voleur qui décide de filmer les faits divers et les vendre aux chaines d'infos. Partant sur un sujet déja sordide, on suit le personnage de jake Gyllenhall, physiquement amaigri et jouant un être calculateur, manipulateur et un brin psychopathe prêt à tout pour arriver à ses fins. a voir.
Trash, violent, Drole et jubilatoire night call livrz une vision du monde cynique et voyeur dans lequel nous évoluons à travers nos médias d'infos permanents. A travers les yeux de son anti-heros qui n'a Ni empathie ni remords, on plonge dans l'escalade de la violence et des profits A en tirer. C'est Bien foutu, un peu inquiétant, et pourrait être la suite du "naturel born killers" d'Oliver stone 25 ans après. A voir absolument entre deux flashs de BFMTV un jour de faits divers
A la veille des attentats de janvier 2015 en France, Night Call raconte avec perfection l’appétence de sensationnel des médias télévisuels qui cherchent le direct et la primeur de l’exclusivité avant l’analyse des informations. Porté par les producteurs de Drive, on retrouve la même tension qui nous avait scotchés. Jake Gyllenhaal joue le maniaque dans une telle atmosphère avilissante qu’il présente ici l’une de ses œuvres majeures. Enfin le final nous montre avec discrétion, comment les médias nous manipulent en dissimilant certaines informations pour mieux créer le buzz. D'autres critiques sur ma page Facebook : Cinéphiles 44
Une sorte de thriller sur les paparazzi, superbement réalisé et qui fait office d'oeuvre choc. Ce qui est le plus frappant, c'est la manière dont Jake Gyllenhaal incarne ce "psychopathe du scoop" : il semble vraiment habité par son personnage, et le moins qu'on puisse dire, c'est qu'il fait peur. Un film sombre, mais très prenant et vraiment efficace.
Ça faisait un moment que je pensais à parler de l’incroyable et très livide Monsieur Lou Bloom. Je me suis donc replongée avec un délice mêlé d’effroi dans Night Call, le film choc de Dan Gillroy qui dénonce très efficacement une dérive existant réellement aux Etats-Unis. Quand il s’aperçoit un jour (enfin, une nuit) qu’il peut se brancher sur les fréquences radio de la police pour localiser des scènes d’accidents et de crime, en faire des photos et les vendre à une chaîne TV, Bloom sait immédiatement que ce job est fait pour lui. En VO, le titre du film est Nightcrawler, soit ver de terre. Tout un programme n’est-ce pas ? Mais personnellement, j’aime bien aussi la traduction du titre, Night Call, car l’idée d’appel de la nuit peut être utilisée au 1er degré pour rappeler les communications radio sur lesquelles notre papillon de nuit va se brancher, mais aussi de manière plus figurée pour évoquer son attirance pour son étrange boulot et les situations limite qu'il va y rencontrer...
Critique virulente et juste de la dérive des médias pour toujours plus d'audimat et de spectaculaire, mais également d'une société indivilualiste, Night Call (qui n'a rien à voir avec Kavinsky) est un très bon thriller noir non sans humour. Nous suivons Louis Bloom, un individu brillant hautement sociopathe. Si la réalisation ainsi que le travail d'écriture sont tout deux à louer, son véritable intérêt repose sur la performance de Gyllenhaal, très originale et renversante, car rarement j'ai vu un personnage aussi complet et unique dans un film. Night Call est un excellent premier film, qui mérite d'être vu non seulement pour son message véhiculé, mais aussi et surtout pour la performance de Gyllenhaal, qui deviendra sûrement l'un des grands par la suite.
Pour sa première réalisation, Dan Gilroy signe un film choc et coup de poing mais d'un génie incroyable. Lou, petit voleur minable, assiste un soir à un accident spectaculaire sur une autoroute. Très vite, des caméras filment la scène. Lou comprend qu'il peut se faire beaucoup d'argent en vendant des images de ce genre aux chaînes de télé. Achetant une caméra et piratant les fréquences radios de la police, il parcourt les rues de Los Angeles en quête d'images. Meurtres, accidents, agressions, il est prêt à tout pour avoir le meilleur scoop, quitte à mettre la morale de côté... La réalisation est très bonne, avec des plans variés et un cadrage très soigné. Le scénario est extrêmement bien écrit, faisant une critique des médias qui font la course à l'image (croyez-moi je sais de quoi je parle), et avec un suspense haletant. Les acteurs sont très bons, Jake Gyllenhaal est bluffant, les personnages sont très bien écrits et les dialogues saisissants. La photographie est de très bonne qualité, d'autant plus que le film se passe presque entièrement de nuit, avec une belle lumières et de superbes couleurs, toutes très variées. Le montage est intelligent et propose une lecture vive et dynamique du film. Les costumes sont simples mais de qualité, les décors superbes mais on regrettera une bande son pas assez présente. Night Call est un film violent, sombre, voire pessimiste, mais d'une force incommensurable.
Certes, la réalisation n'a rien de très originale (et puis merde on est pas dans un film d'auteur de la 5ème vague suédoise trans-atlantique !), mais la manière dont Gillroy dissèque Los Angeles de nuit ne peut laisser indifférente. Le plus intéressant à mon goût n'est pas la critique des médias, qui s'avère à mon avis trop explicite et trop sage (rien à voire avec Tueurs Nés pour ne citer que lui...), mais bel et bien les personnages, donnant au film une véritable profondeur. Que dire de la performance de Jake Gyllenhaal (encore lui !) si ce n'est qu'elle est juste époustouflante ??? En effet, sa perte de poids (pas dans l'extrême à la Bale dans The Machinist mais quand même !) souligne la totale incarnation dans ses rôles qu'il joue de plus en plus brillamment. Il transforme le personnage de Lou, avec son visage dépourvue de sensibilité, sa démarche glaçante, sa réflexion à la limite du robotisme, en un être dont le spectateur peut exprimer un certain attachement et une forme de respect quant à sa philosophie du "mon choix = meilleur choix = meilleurs bénéfices" (bien que le cas de Lou est littéralement badant). En bref, le plus flippant n'est pas notre brave Lou mais bel et bien l'ordurerie et la crasse qu'achètent, avec une empathie hypocrite, les journalistes bien habillés. Et là je tire mon chapeau à Renne Russo (que je connaissais peu) qui a su s'emparer (sans en rajouter) de toute la malsainité de ce voyeurisme médiatique. Génial.
Un thriller sombre et prenant, combinant moments calme et intriguant à des moments beaucoup plus rythmés. "Night Call" met en scène un Jake Gyllenhaal impressionnant dans le rôle d'un cameraman glaçant, ambitieux et sans scrupule. Dan Gilroy nous montre la face cachée des médias qui sont prêt à tout pour avoir l'info choc.
Un film froid, dur et cynique sur le journalisme dans son expression la plus voyeuriste. Jake Gyllenhaal est impressionnant même si le rôle reste caricatural
Arf ce film me laisse quand même un sentiment mitigé.Jake Gillenhall est comme d'habitude énorme et complètement déroutant dans ce rôle.
C'est l'histoire bien que gage d'une vraie réalité qui me laisse perplexe... Car faire un film sur ce genre de monde et de personnage qui n'ont aucune valeur me laisse toujours un peu perplexe car pour moi c'est leur accordé de l'importance et de l'attention alors qu'ils n'en méritent pas et ne cherchent que cela.
Du coup le personnage m'a mis plus mal à l'aise qu'autre chose ok c'est le but du film et sûrement sa finalité mais j'ai du mal à adhérer
Vendu comme un nouveau Drive, il est surtout le film d'une tendance sous influence. Ainsi donc, la photo y est magnifique, crépusculaire et criarde. Le contraste y est manié de main de maître. Et ce scénario, quel choc ! Rarement le traitement médiatique de l'info n'a été aussi violenté. Une charge salutaire à l'heure où, en France, les BFMTV copient sans recul le sensationnalisme américain. Le cynisme de ces raconteurs d'histoires pour ménagères y est exposé sans fard ni fausse pudeur. Radical et consternant. Un vrai polar parmi les meilleurs du genre. L'ambiance est nocturne, froide et bien loin de la cité des anges telle qu'on se plaît à l'imaginer. Il y a donc bien du Michael Mann là-dedans. Ajoutez à cela un Jake Gyllenhaal énorme et le compte est tout bon !