Jake Gyllenhaal est exceptionnel dans le rôle du psychopathe Lou Bloom, et porte à lui seul, de ses épaules solides et sadiques, le film. On se demande jusqu'où ira Lou pour la reconnaissance et le pouvoir. Comme le laissent penser les lunettes de l'affiche, le film propose une véritable satire de la société actuelle, société d’argent et de divertissement. Il aborde beaucoup d’autres sujets complexes et notamment celui du journalisme jaune. À quel moment précis, l'information devient-elle du sensationnalisme, du voyeurisme? Du début à la fin, une petite tension, un je ne sais quoi, qui nous donne froid dans le dos et. Dan Gilroy conclut, comme un maître, cette course poursuite choquante avec une fin audacieuse qui donne grandement matière à réfléchir...
Les débuts dans le monde du journalisme à sensations d'un personnage cynique et sans scrupules. Les cinq premières minutes interpelleront le spectateur qui ne saura pas si c'est du lard ou du cochon qu'on commence à lui servir. Mais très vite on entre dans le vif du sujet si l'on peut dire. Jake Gyllenhaal supporte le film à lui seul alors que la réalisation n'est pas en reste. Le scénario tombe parfois dans la caricature, ce sera là le principal défaut de cette oeuvre fort intéressante.
Un film assez incroyable à l'ambiance prenante traitant avec réussite de la fascination humaine pour le sensationnalisme, le morbide et de la course effrénée vers une information et une médiatisation globale toujours plus trash, plus rapide et saisissante. Jake Gyllenhaal, une fois de plus impeccable dans un rôle de névrosé sans scrupules, est excellent, des seconds rôles tout aussi bons. Un portrait glaçant de la société actuelle, une photographie remarquable qui m'a rappelé "Collateral" de Michael Mann. Cynique mais puissant.
Une ambiance particulière portée par le casting et le sujet ! On se sent tantôt mal à l'aise, tantôt complice. Un scénario qui manque cependant de rebondissement !
Dan Gilroy n'a pas volé sa récompense de meilleur premier film. Il est tout simplement excellent. Jake Gyllenhaal méritait mieux que de simples nominations. Il est incroyable. Dès les premières secondes, on cerne qui il est et ce qu'il va devenir. Pris dans l'étau de la mise en scène, on espère voir sa carrière grandir, sans pour autant qu'il ne dépasse les bornes qui s’esquissent sous nos eux chaque nuit du scénario. Une mise en scène et un scénario impeccable, servi par l'effrayant Jake Gyllenhall et souligné par une bande originale oppressante. Tension assurée.
Dan Gilroy a fait une excellente composition entre un homme en quête de pouvoir et les réseaux médiatiques. Pour sa première réalisation, il a su nous convaincre à travers le discours moral d’hommes et de femmes s’interrogeant constamment sur leur propre satisfaction.
N’oublions pas qu’il a démarré très tôt dans l’écriture de scénarios comme The Fall, Real Steal dont il est l’auteur, ou encore Jason Bourne : l’héritage, porté par Jeremy Renner. L’intrigue porte sur une course contre les images les plus prolifiques pour les chaines TV locales, s’accompagnant souvent d’horreur en tout genre. De l’humour noir est au rendez-vous et illustre bien le ton et l’ambiance sordide dans laquelle on nous invite.
On a à faire ici à un personnage bien sombre et qui ne manquera pas de nous faire rappeler que son cynisme est son arme de prédilection. Jake Gyllenhaal incarne Lou Bloom, un voleur de nature qui tâchera de faire évoluer sa passion tout d’abord à travers ses discours. Il en tirera de meilleure leçon à travers ses erreurs et atteint rapidement le sommet grâce à son intelligence diabolique et de son côté manipulateur irréfutable.
On peut affirmer que l’acteur détient l’une de ses meilleures prestations. Et comme le film s’axe essentiellement sur cet antihéros captivant, cela vaut le détour. Ce film nous fait réaliser toute l’ampleur de la médiatisation dans une ville engrené par la violence et l’inconscience. Los Angeles fait office d’exemple ici. L’objectif de Bloom nous place d’office parmi les spectateurs des désastres visités. Mais sa manière de procédé pour obtenir des scoops est sans limite. Nous avons conscience de tous les faits, mais ce que filme ou invente Bloom a de quoi nous déstabiliser.
Sa relation avec une direction d’information Nina Romina est un régal. D’une part parce le conflit qui règne est le moteur principal de son évolution, et d’autre part, cette liaison semble à la fois bénéfique et dangereuse pour chacun des protagonistes. Il en va de même, dira-t-on, avec son jeune assistant Rick. Petit à petit manipulé, ce jeune crédule à la recherche d’utilité se voir rapidement piégé dans la roulette et le quotidien de Bloom. Sa présence aura de quoi nous déstabiliser jusqu’au dénouement, car si le spectateur devait s’identifier, ce serait bien en Rick.
Quant à James Newton Howard, il aura bien fait de créer une immersion bluffante, qu’on le comparerait presque avec « Drive ». Tout ça pour dire que « Night Call » est chaudement recommandé. On embarque à coup sûr pour un divertissement et une réflexion dont on ne regrettera pas l’issue !
Une atmosphère sombre et malsaine dominée par cet anti-heros à la recherche du scoop et de l'exclusivité même dans des situations vraiment critiques! Une mise en scène soignée et rythmée et une interprétation superbe de Jake Gyllenhaal.
J'ai bien aimé ce film qui se laisse voir et s'admire pour la performance de J. Gyllenhaal. Incroyable, il fait froid dans le dos et confirme qu'il fait partie de mes acteurs préférés devant le surcoté mais doué B. Cooper. Néanmoins, le scénario est assez prévisible.
Une morale inquiétante mais un film intriguant avec pleins de suspens. L'acteur est au top... Nous avons été tenu grâce à cette ambiance "dark" et humoriste à la fois pour la folie du personnage.. Bref super !
Jake G. est super dans ce rôle, ça c'est sûr. Jeux d'acteur impressionnant ! Sinon l'histoire est intéressante sans plus. Je n'ai pas passé un mauvais moment, je ne me suis pas ennuyée c'est l'essentiel ! Mais ce n'est pas non plus un scénario passionnant.
Dialogues pointus et pertinents. Intrigue de qualité, cynisme du personnage principal à la hauteur de cet opus. Je conseille. A voir sans attendre. 3 étoiles et demie.
Même si l'on cerne très vite les personnages et le scénario, il règne une ambiance particulière dans ce film où Jake Gyllenhall excelle comme toujours, mais cette fois ci dans un rôle profond et précis. Une vraie réussite.