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DeSaintJean
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4,0
Publiée le 22 février 2015
Très stylisé et légèrement auteurisant sans être pompant ou compliqué. Les scènes de dialogues sont fascinants. Les enjeux médiatico-sanguignolant de ce métier méconnu sont saisissants. L'action demeure soutenue. L'interprétation est magistrale. Brillant.
Intéressante histoire, dénonçant une dérive du système américain, la force de l'image comme indigeste nourriture jetée en pâture aux personnes en carence de recul sur le monde qui l'entoure. L’ensemble manque parfois de finesse, mais le message en devient particulièrement compréhensible pour le spectateur lambda. A noter une performance remarquable de l'acteur principal, qui m'était jusqu'alors particulièrement inconnu.
Pour son premier long-métrage, Dan Gilroy signe un thriller captivant sur le cynisme des médias, manipulateurs sans scrupule et sans morale pour faire de l’audimat. Plus de place à l’investigation, seul compte la primeur du scoop à sensation, la banalisation du mal par le déferlement d’images « chocs ». Jake Gyllenhaal incarne ainsi magistralement un « charognard de l’info», effroyable quand il déblatère ses théories sur le management et les conditions de la réussite. Car Night Call est plus qu’une féroce condamnation de la perversité de la télévision, c’est un aussi un subtil pamphlet sur l’amoralité de la société américaine dont les principaux moteurs ne sont plus que le pouvoir et l’argent. Dans un Los Angeles nocturne magnifiquement filmé, cadre d’une époustouflante poursuite en voitures qui fera certainement référence dans le genre, Dan Gilroy nous emporte entre fascination pour l’intensité des scènes d’action, et stupéfaction pour la déchéance morale des principaux personnages. Night Call s'impose comme un polar contemporain de référence, audacieux et virtuose.
souvent quand je regarde un film qui retrace l'histoire d'un personnage hautement antipathique je m'ennuie au plus haut point, n'arrivant pas à me raccrocher à quoi que ce soit pour donner de l'intérêt à l'oeuvre.
C'était sans compter sur le talent du réalisateur de Nightcall qui, dès l'instant où le héros prends sa caméra, réussit à nous faire oublier toutes les répliques salées et le calculs diaboliques qu'il fait pour grappiller toujours plus de temps pour être le premier arrivé sur les sinistres, et d'argent vendre ses scoops à une chaîne locale. Et là le stress commence, on est plongé dans l'écran et on vis les scènes les plus intenses à la première personne bien qu'elles ne soient pas filmées ainsi, puis on se rend compte que deux heures sont passées quand le générique apparait.
On sort du cinéma avec le goût amer que nous laisse la fin du film lié à la sensation d'avoir vu un chef d'oeuvre, ce que ce film est incontestablement
Je ne partage pas l'euphorie générale de mes amis, je ne dirais pas que l'année 2015 est pliée maintenant que "Nightcall" est entré dans le game, ce qui n'empêche que j'ai beaucoup aimé. Je dois dire que j'étais dedans dès les premières images et jusqu'au bout de l'intrigue, bien rythmée et dont la progression se sent. Il faut dire que le déroulement de l'histoire est très académique (ce qui n'est pas forcément un défaut), on a notamment le droit au cliché très cool du train-train quotidien en accéléré, sur fond de musique entraînante, gimmick hérité de "Un Jour Sans Fin" et vu depuis dans je ne sais quels "Lord of War", "Breaking Bad" et autres "Loup de Wall Street", preuve qu'il n'y a pas que du mauvais dans les clichés puisque ces œuvres sont géniales. C'est plutôt par l'univers qu'il créé que le film sait se montrer original. C'est une plongée aussi fascinante que dérangeante dans un tableau de L.A. de nuit qui n'est pas sans rappeler celui dépeint dans "Collatéral" et autres bébés de Michael Mann (le film sait au moins de qui s'inspirer), mais qui cache un milieu régi par le trash, ou la dignité humaine s'écrase face à la recherche de sensations toujours plus fortes. Un milieu absurde qui recherche l'image la plus ignoble mais se refuse à diffuser la moindre grossièreté". Tout en questionnant directement nos rapports aux médias, le film réussit parfaitement à communiquer cette addiction à l'adrénaline et cette progression dans le sensationnalisme. En toute première loge des actions de Lou et en rentrant dans l'intimité du personnage, Gilroy nous place à la fois comme spectateur et comme complice, ça fait mal mais c'est très fort. Le pire étant que comme dans "Gone Girl", même pas besoin de regarder un film pour trouver un milieu et des personnes aussi aliénées par le sensationnalisme, il suffit de regarder le journal TV. Certains diront que le film gâche son message en choisissant comme protagoniste un type complètement fou, la critique sociale s'annulant toute seule. Je dirais que d'une part Lou n'est pas aussi fou que l'on peut l'entendre, ce n'est qu'un sociopathe comme il en existe tout autour de nous et que s'il en est amené à devenir ce qu'il devient, c'est évidemment un pur produit de sa société: nourrit aux médias à sensations, à la vulgarisation de la violence à la TV et qui veut sa part du gâteau comme tout le monde. Et puis c'est la seule explication que j'ai trouvé à la citation qui ouvre le film Il n'est pas nécessaire d'être Hannibal Lecter pour franchir cette ligne, Lou a simplement un sens de l'éthique particulièrement élastique. Comme à son habitude, Jake Gyllenhaal s'abandonne à son personnage. Pas seulement son jeu mais aussi sa perte de poids Christianbalesque et les yeux exorbités qu'il en retire, lui donnant l'allure d'une bestiole nocturne dont les yeux se seraient adapté à l'obscurité style Gollum, ce qui va de paire avec les lunettes de soleil qu'il arbore à chaque rayon de soleil. Quelques symboles de ce genre parsèment la réalisation, ni bêtes ni encombrants. Le film est plutôt doué pour ce qui est de montrer et non de dire. Je dirais que le seul bémol, qui n'en est pas vraiment un, vient de mes attentes de spectateur (assez paradoxal, au vu du discours du film). Comme je l'ai dit le déroulement de l'intrigue a tout d'un "Lord of War", "Breaking Bad", et autres portraits de criminels: ça commence avec un protagoniste naïf et novice en la matière, puis celui-ci grimpe les échelons, acquiert la connaissance, la technique, le matériel et la main d'oeuvre, est confronté à son principal rival dont il vient à bout pour finalement bâtir son empire et dominer le marché...sauf que là où 99% des histoires de criminels se concluent sur la chute de ceux-ci du fait de leur réussite, il se trouve qu'à la conclusion de "Nightcall" son antihéros en est à l'apogée de sa réussite, et n'a d'ailleurs rien perdu du tout pour en arriver là. Ce n'est pas un défaut, c'est simplement différent, et ça conclue correctement le discours cynique du film, il faut dire que "Nightcall" se concentre davantage sur son message que sur son personnage. Mais du coup j'ai quelque part l'impression de rester sur ma faim, comme si je n'avais vu un des films que j'ai cité qu'aux deux tiers. Tout ça me rappelle que comme disait je-sais-plus-qui: ce qui détermine une happy end, c'est l'endroit où l'on choisit de couper.
Une vraie pépite ce film, avec un Jake Gyllenhaal métamorphosé et dément. Du suspense, une belle photographie, le pied total. Dan Gilroy a parfaitement réussi ses premiers pas comme réalisateur. À voir absolument.
Le côté dépassé de Nightcrawler, bien représenté par cette affiche d'ailleurs, l'empêche de se hisser au rang d'incontournable. Pour autant, Jake Gyllenhaal en bonhomme repoussant et dénué de morale joue bien le jeu de la critique sociale acerbe à l'encontre d'un système informationnel qui semble s'être perdu dans les méandres du commerce au détriment de son utilité première, celle de la transmission d'informations pure. Et, à l'image de ce qu'il dénonce, il manque à ce film comme à son acteur principal la subtilité humaine qui l'aurait vraiment rendu crédible. En insistant autant sur le point qui fait mal, on finit par se dire que c'est trop grossier pour être réaliste, à l'image de pas mal de productions américaines ces derniers temps, qui semblent chercher à dénoncer le "too much" qui les baigne tout en se servant de lui, comme si les réalisateurs ne connaissaient finalement pas d'autres mots pour faire passer leur message. Mais entre victime et bourreau, il faut choisir. Dommage, l'intention de départ était bonne. Au final, Nightcrawler se laisse regarder pour son intensité plus que pour son originalité, en attendant l'éclosion d'un nouveau langage qui s'engagerait concrètement à l'encontre de ce qu'il dénonce.
j'ai adoré ! un casting génial avec un Jake Gylenhaal fantastique, complètement barré avec une intelligence hors normes ! un scénario noir et dur qui prend au tripes.
Night Call est un film simple et monstrueusement efficace. Jake Gyllenhaal porte ce film à lui tout seul et son jeu d'acteur génialissime donne des sueurs froides.
Très bon film, le personnage principal est vraiment fou dans sa tête, prêt à tout pour faire du buzz avec sa caméra ! Le scénario est original, Jake Gyllenhaal joue à merveille son rôle de psychopathe et les scènes d'actions/courses poursuites sont très bien réalisées ! 4/5 pour ce film
Night Call prend le parti de nous éloigner de son héros, davantage anti-héros, au profit de l'action à répétition. Sans grande originalité, la gravité des scènes paparazziées s’accroît jusqu'au grand final où l'inédit et l'ampleur du scoop propulse Lou à la gloire morbide d'une Amérique qui se goinfre de scandales. Des retournements de situations prémédités par tout bon public de ce genre cinématographique, des dialogues souvent absents au profit de courses de voitures clichées, cet amas de scènes classiques dont Dan Gilroy tente de mélanger à sa une sauce douteuse décrédibilise ce film qui aurait pu être merveilleusement bien construit. Pire, il trace le schéma manichéen de l'américain lambda qui subit les dérives de maniaques et des méchants médias qui le souille en s'abreuvant de tous ces faits divers. Cette réalité est sur exagérée et personnifiée par une quarantenaire peinturlurée qui donnerait son corps pour le scoop de l'année.
Night Call s'éloigne du thriller haletant que nous promettait Dan Gilroy mais se regarde par son acteur principal Jake Gyllenhaal qui domine ce long métrage, tant par son incroyable charisme que par un rôle dévoilant une maitrise de la noirceur, qui dénote des garçons gentillets qu'il a (trop) tendance à incarner.
Le thème du film sur la chasse aux images choc à LA n'est pas nouveau, mais celui-ci va beaucoup plus loin. Il y a même un 2 ème degré lorsque Jake Gyllenhaal se révèle un véritable psychopathe cynique, vouant un culte exclusif à la croissance de son entreprise. On a donc un thriller policier et une critique sociale à la fois.
Je comprends vraiment pas que ce film ai autant d'éloges. Au début ça démarre bien, le personnage principal parle peu, il a son style, il parait un peu décalé. Plus on avance dans le film et plus notre protagoniste devient détestable et ridicule. En plus ça, s'ajoute une film une incrédibilité totale. Le type il roule toutes les nuits a 200 km/h avec une radio de flic volé et il s'est jamais fait arrêter pour excès de vitesse. De plus ça m'a frappé qu'il embauche un ptit paumé idiot pour lui indiquer les directions alors qu'il avait qu'a s'acheter un bon GPS et mettre haut parleur. Des choses comme ça dans ce film y'en a pleins, même les dialogues frisent le ridicule. C'est d'un ennui mortel.
culte. tout ce que j'aime. une distribution remarquable, un sujet qui dérange, pas de violence gratuite,pas d'effet spéciaux qui cache un mauvais film ou de jolies filles pour faire jolie, dur, dérangeant, gênant même... j'adore. mon top 10, même plus top 5.