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Un visiteur
5,0
Publiée le 15 février 2015
Ce film est une pépite. Dans la ligné de Taxi Driver, on suit Jake Gyllenhaal dans une course effréné dans les rues de L.A. à la recherche d'image trash. Plus le film avance, plus il monte en intensité. Jake joue à la perfection le psychopathe (avec ses yeux globuleux et ses discours sur la réussite et l'estime de soi). René Russo réussit très bien son come back, on ne sait pas très bien lequel des deux est le plus dangereux. Dans l'ensemble le film est une bonne critique des médias américains : la concurrence à l'image choc. Bref dans l'ensemble ce film est une réussite.
Le genre de film où on se dit "Mince, c'est déjà la fin !!". Je suis rentré directement dans le film, Jake Gyllenhaal est juste formidable, je l'adorais avant mais là il s'est vraiment surpassé.
Haletant du début à la fin, critiquant avec subtilité les médias (qui cherche un peu plus loin que les médias c'est le mal et on est tous des moutons), la course à l'information, préférant parfois les images chocs aux détriments de la réalité. Et pourtant, on espère en voir toujours plus, on se prend au jeu et on se demande qu'elle sera la prochaine scène à laquelle assistera le free lance...
Finalement, on se rend compte qu'on à beau avoir un regard critique, on participe consciemment ou non à cette course aux spectaculaires.
Pour résumer, film intelligent, haletant, bien joué :
Petit bémol sur les personnages secondaires, qui sont, justement trop secondaires. Même si tout repose sur Jake Gyllenhaal (et un petit peu René Russo) je pense qu'il aurait pu (dû) les exploiter un peu plus.
Jack Gyllenhaal est un super acteur, mais ce film m'a beaucoup déçu....l'idée de base est pas mal et original, mais il ne se passe rien ! tout est prévisible, c'est monotone...à voir une fois (et encore)..
Passant pour une analyse socio-psychologique du carriérisme dans le milieu télévisuel en dérive spectaculaire, Night Call commence fort puis finit par se dégonfler. Fabrication du réel par les médias, voyeurisme, perversion macabre, insensibilité, etc. tous ces ingrédients auraient pu donner un cocktail choc d'une critique de la société du spectacle. Or, c'est plus un projet apologétique qui se cache derrière ce spectacle.
Ce premier film de Dan Gilroy a de grandes chances de rester une référence moderne du thriller. Ce film a tout ce qu'il faut : un scénario original et parfaitement ciselé, un excellent acteur (Jake Gylenhaal) qui joue un personnage qu'on ne verra nulle part ailleurs, de belles images de ville nocturne et une musique discrète qui contribuent à l'effet d'immersion, des scènes d'action efficaces, une tension et un suspense intenses, de l'humour noir, un sens du réalisme et un message corrosif. Tout y est!
C'est compliqué de noter un film pareil, car s'il reste plutôt génial, je ne m'infligerais pas de le revoir une seconde fois. En effet son cynisme terriblement bien mis en boîte, son personnage principal diabolique et pervers et les situations, très choquantes (et non moins réalistes) font froid dans le dos. Pourtant, on ne peut être qu'épatés face à la performance extraordinaire (encore) de Jake Gyllenhaal; malsain, glaçant, inquiétant. Ce gars là peut vraiment tout faire... Les autres acteurs assurent aussi, Riz Ahmed en tête, le seul pour qui on a de la sympathie puisque c'est à peu près le seul être humain de ce film qui a des scrupules, en gros, le seul qui n'est pas trop psycho. Night Call est un film très réussi, à l'écriture particulière puisqu'on souhaite que le personnage principal, que l'on suit avec angoisse, n'arrive pas à ses fins. Et puis le sujet est plutôt inédit puisqu'il nous plonge dans le monde impitoyable de la "presse" des faits divers, où l'on tuerait père et mère pour un scoop, pour un moment de gloire, résultant d'un égocentrisme maladif. Un film qui choque et qui dérange et dont les images restent un bon moment dans la tête...
Une critique du capitalisme surprenante, je m'attendais pas à ça mais j'ai été surpris en bien. En effet le personnage incarné par Jake Gyllenhaal est le prototype parfait de l'employé modèle. Froid et inhumain ainsi que d'une logique et rationalité sans égal, ce personnage fait froid dans le dos. Un film à ne pas manquer
S'inscrivant incontestablement dans la famille des films noirs, Night Call marque d'entrée de jeu par sa photographie. Sombre, orangée, bienvenue dans un univers à la Michael Mann, où excelle une nouvelle fois un Jake Gyllenhaal dérangeant, aux antipodes de Prisoners où, un an avant, il était déjà impressionnant. Virulente analyse de la course à l'audimat des médias, le film de Dany Gilroy ne pêcherait au fonds que par un léger manque d'accélération du rythme. Le final, glaçant, en aurait sans doute été encore mieux souligné, un peu à la façon de ces romans policiers, dont les choses se précipitent et emportent avec elles les protagonistes dans un dernier souffle. Pour autant, Night Call, en l'état, n'en demeure pas moins une oeuvre d'excellente facture dans le paysage hollywoodien.
Tout en étant branché sur les radios des flics, Lou rôde dans tout Los Angeles à la recherche de scènes chocs qu’il revend aux chaines de télévisions locales. A force de nous assommer avec leur gigantesques productions hollywoodiennes très fréquemment dénuées de tout intérêt, les Américains nous ont fait oublier que lorsqu’ils le souhaitent vraiment, sont capables de nous faire de bons films, et ce, sans budget pharaonique. La première réussite du film se situe incontestablement dans le scénario et plus particulièrement dans la manière avec laquelle Gilroy nous en fait oublier l’immoralité. Le cinéaste filme Los Angeles comme jamais auparavant et nous montre une ville sombre, malsaine, violente, brutale dans laquelle un meurtre, une agression où je ne sais quoi peut avoir lieu n’importe où et n’importe quand. Comment ne pas voir en « Night Call » (titre non original) et en cette chasse au scoop une critique de la société américaine ultra violente. La deuxième réussite du film, c’est le personnage de Louis Bloom. C’est un personnage décalé, intelligent même brillant, manipulateur, menteur et qui est tout simplement dépourvu de tout sentiment humain. Il ne jure que par un seul mot: le business. Et ce personnage pas comme les autres est incarné par un Jake Gyllenhaal époustouflant, froid comme une lame, trainant tout le long du film un regard halluciné et dégageant un gros charisme et un magnétisme quasi mystérieux. Si l’on devait relever deux défauts (et encore, c’est pour être tatillon), on pourrait pointer du doigt un rythme assez lent (un peu comme un NWR mais en mieux) et aussi quelques recours à la facilité. A part ça, pas grand-chose à redire, si ce n’est qu’il s’agit sans doute d’un des films de l’année qui vient de s’achever. Une récompense aux prochains Oscars du cinéma ne serait franchement pas volée. Le verdict tombera dans deux semaines !
Reconversion professionnelle pour notre pote Jake Gyllenhaal qui décide de s’improviser journaliste et il ne manque pas d’ambitions ! C’est vrai qu’au départ le personnage de Lou Bloom apparait drôlement froid pour le spectateur mais on comprend mieux pourquoi par la suite. On l’a dit il est motivé et pour parvenir à ses fins, tous les moyens sont possibles et c’est sans complexe qu’on le voit agir non sans un plaisir inquisiteur. Un regret cependant dans sa relation avec Nina incarnée par René Russo qui aurait pu prendre un chemin encore plus tortueux. Au-delà de ce "héros" atypique, Night Call développe également cette réflexion sur la manipulation des médias ; un film réussi !
l y a des films qui vous marquent, dont vous vous souvenez longtemps après, sans trop savoir pourquoi. Celui-ce en fait partie. Et pas seulement pour l'interprétation totalement habitée de Jake Gyllenhaal qui livre une performance hallucinante et hallucinée. Son personnage cynique et sans morale, sous une candeur et un aspect désinvolte inquiétant fera date, rien ne l'arrête, ni émotion ni sensibilité, seule l’image pour l’image compte. Aujourd'hui, je ne sais même plus si l'on peut parler d'outrance ou de caricature d'une télévision sans déontologie, tant les chaines infos rivalisent et sont obsédées par le Buzz quel qu'il soit. Un film glaçant et glacial qui vous colle au fauteuil, et tel un uppercut vous assène une sacrée baffe. Le chemin est droit et sans artifice, puissant et sombre comme une tragédie grecque. Difficile de sortir indemne, la bouche est sèche quand défile le générique de fin. A ne pas manquer !
Un film super qui m'a bien bluffé sur une triste vérité de nos jours. Le scénario est bien écrit et bien exploité sur tous les détails d'un travail de pigiste. Jake Gyllenhaal est tout à fait exceptionnel dans son rôle que je dirais même pour l'instant que c'est sa meilleure performance. Une Rene Russo bien jouée et le reste du casting pas mal du tout. C'est fou de voir comment, pendant le film, on découvre la personnalité cachée du personnage principal dans un milieu hostile. Dès le début, on est très vite embarqué et on peut pas s’empêcher d’arrêter de voir le film tellement que le suspense est omniprésent avec une fin explosive. Los Angeles est une ville qui nous offre de beaux décors. Des costumes simples. Un thriller à voir d'urgence.
Film terrifiant sur le pouvoir des médias et la monétisation de l'immoralité. Un Jake Gyllenhaal misanthrope qui arrive à nous tenir en haleine sans difficulté. Une mise en scène simple qui permet d'etre absorbé dans un Los Angeles victime du rêve américain.