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Fryzer
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4,0
Publiée le 10 avril 2024
Captivant du début à la fin, l’évolution du personnage de Louis Bloom, de vilain escroc à caméraman d’exception, c’était trop bien ficelé, plus on avance plus il devient impressionnant et prêt à tout pour réussir, un vrai bon thriller, interprété par un magnifique Jake Gyllenhaal qui juste PHÉNOMÉNAL, son meilleur rôle pour moi de sa filmographie, il est clairement son personnage, rien que les mimiques ou la façon de parler, j’ai été convaincu. Très bonne réalisation, une mise en scène avec des plans de dingue, L.A de nuit dans sa plus grande complexité est une grande force du film. Il manque juste une vraie BO pour pouvoir être pleinement satisfait.
Jack Gyllenhall au sommet de son art, absolument bluffant dans le rôle d'un vautour humain, un journaliste à scandale, avide de scoops pour sa rubrique des chiens écrasés. La noirceur de l'âme humaine se reflète dans la photographie, très sombre elle aussi, et toujours juste. Dan Gilroy nous prouve que la caméra peut être un instrument du crime.
Avec Night Call, Dan Gilroy nous entraîne dans une descente vertigineuse au cœur de l’âme humaine, où l’éthique et l’ambition s’affrontent sous les néons de Los Angeles. Soutenu par une performance hypnotique de Jake Gyllenhaal, le film oscille entre critique sociale et thriller nerveux, offrant une expérience cinématographique à la fois troublante et fascinante.
Le film s’ouvre sur Lou Bloom, un opportuniste sans scrupules qui découvre le métier de pigiste nocturne à Los Angeles. Equipé d’une caméra et d’un esprit calculateur, Lou filme des scènes de crime et d’accidents pour les vendre aux médias. Mais rapidement, sa quête du succès le pousse à manipuler les événements pour obtenir des images toujours plus chocs, franchissant des limites morales qu’aucun autre n’oserait effleurer.
Gilroy construit un scénario tendu, où chaque scène alimente une atmosphère de malaise. La force de Night Call réside dans sa capacité à refléter notre fascination pour la violence médiatique tout en critiquant la machine qui la nourrit. À mesure que Lou gravit les échelons, le spectateur est forcé de confronter une vérité inconfortable : notre propre complicité dans ce cycle.
Jake Gyllenhaal offre une performance phénoménale dans le rôle de Lou. Mince, les traits creusés, il incarne un prédateur nocturne, calculateur et inhumain, obsédé par l’idée de réussir à tout prix. Son sourire glacial et ses yeux perçants traduisent un mélange de charme et de menace qui rend le personnage à la fois fascinant et effrayant.
Les performances secondaires apportent une profondeur bienvenue. Rene Russo, dans le rôle de Nina Romina, incarne une directrice d’information froide et calculatrice, prisonnière de la course à l’audience. Riz Ahmed, touchant dans le rôle de Rick, le maladroit assistant de Lou, sert de contrepoids émotionnel, soulignant la froideur du protagoniste principal. Chaque acteur enrichit l’univers du film en ajoutant des couches de complexité.
La ville de Los Angeles, filmée de nuit, devient un personnage à part entière. Grâce au travail méticuleux du directeur de la photographie Robert Elswit, la cité des anges est transformée en un labyrinthe scintillant et oppressant, où les ambitions humaines s’entrechoquent dans un décor étouffant. Les prises de vue larges et les compositions précises capturent l’étrange beauté de ce paysage urbain nocturne, renforçant l’ambiance néo-noir du film.
La bande originale de James Newton Howard est également un élément clé. Contrairement à ce que l’on pourrait attendre, la musique accompagne souvent les actions immorales de Lou avec des tonalités triomphantes, traduisant l’euphorie qu’il ressent dans sa quête de domination. Ce contraste musical renforce le malaise du spectateur tout en soulignant la psychologie déviante de Lou.
Night Call va au-delà du simple thriller en explorant des thèmes complexes. À travers le parcours de Lou, le film critique le capitalisme débridé et l’absence de limites morales dans un système obsédé par le profit. Le journalisme sensationnaliste est ici dépeint comme un miroir des désirs les plus sombres du public, soulignant la relation symbiotique entre une industrie avide d’audience et une société fascinée par le morbide.
Cependant, le film ne tombe jamais dans la moralisation facile. Il se contente de présenter un monde où l’éthique s’efface devant les besoins économiques, laissant le spectateur tirer ses propres conclusions. Cette neutralité narrative renforce l’impact de son propos et donne à Night Call une profondeur rare.
Bien que brillamment construit, Night Call n’est pas exempt de défauts. Certains spectateurs pourraient trouver son rythme lent par moments, et son absence de conclusion morale peut laisser un goût amer. Mais c’est précisément ce refus de suivre les conventions qui rend le film mémorable. Il ne cherche pas à plaire, mais à provoquer une réflexion, à déranger et à rester gravé dans l’esprit.
Avec Night Call, Dan Gilroy signe un premier film impressionnant, qui allie un commentaire social incisif à une mise en scène élégante. Jake Gyllenhaal, dans l’un des rôles les plus marquants de sa carrière, est le pilier de cette œuvre audacieuse. À la fois captivant et dérangeant, Night Call est une plongée fascinante dans les ténèbres de l’ambition humaine et un portrait glaçant d’une société prête à tout pour le spectacle.
Cela fait longtemps que je voulais regarder ce film et je ne suis pas déçue. Il n'y a rien à redire, l'action est au rendez-vous, les scènes sont parfaitement filmées, on dirait même parfois un film dans un film. La prestation de Jake Gyllenhaal est juste exceptionnelle ; il incarne à la fois le protagoniste et l'antagoniste du film. Je n'ai pas vu une performance aussi remarquable depuis longtemps. De nombreux sentiments peuvent être ressentis : du stress, de la haine, de la joie, de la tristesse, du dégoût. Le film est tout simplement exceptionnel, bien qu'il présente quelques défauts avec certaines scènes trop longues et peu intéressantes, qui nous sortent de l'immersion et nous permettent de décrocher facilement.
Excellent. Histoire passionnante qui nous happe et nous mets sous tension du début à la fin. Sublimé par Jake Gyllenhaal qui sort une de ses meilleures prestations. À voir !
Un très bon film dans l'ensemble, avec un concept très original : on n'a pas l'habitude de voir l'arrière du monde de la télévision et c'est assez intéressant de voir le fonctionnement de cette vente d'images pour les grandes chaînes télé. L'ambiance nocturne du film (tout comme Drive), nous immisce complètement dans le film, et est plutôt représentatif des scènes d'accidents, meurtres ou incendies (la nuit est représentée par la peur, l'horreur, le mal) et il est plutôt important de regarder ce film le soir afin de se plonger entièrement dans l'ambiance.
Le personnage de Louis Bloom est absolument terrible et l'on voit son changement d'attitude tout au long du film, Jake Gyllenhaal incarne ce personnage tellement bien ! Le film dure 2h et ça passe tout seul ! Un très bon divertissement et une très bonne morale.
Très bon film. J'aime beaucoup l'atmosphère, le décor et la façon dont le film est fait. J'ai aimé suivre l'évolution de Lou, voir son équipement s'améliorer au fur et à mesure, j'ai aussi aimé la rivalité entre les différents paparazzi. On a le droit à un final très surprenant, on le voit pas venir et ça marche vraiment bien. J'ai aimé le fait qu'ils montrent que pour réussir, il faut mentir ou cacher une partie de la vérité c'étais intéressant.
Film vraiment efficace sur sa dernière partie. La première heure à mon goût est bonne mais sans plus, mais au fur et à mesure, ça monte crescendo et les personnages passe des points de non retour. Ça dénonce très bien la sur médiatisation de nos jours, que ça soit du côté des cameraman comme du côté de la tv, tout est fait pour en faire toujours plus, toujours plus choquant, au point de briser des règles morale et éthique. Comme dit précédemment, la dernière partie est vraiment excellente et efficace. La fin en soit aussi, Lou est étonnamment attachant mais en même temps complètement dérangé, le mixte marche bien, plutôt que de le faire passer pour un psychopathe. Je regrette par contre la "romance" avec Nina, hors sujet selon moi, ça aurait eu de l'intérêt si lou l'utilisait pour monter plus haut, ce qui est le cas, mais le problème c'est qu'il l'aime vraiment, et ça c'est pas nécessaire selon moi. En bref, c'est un très bon film très efficace, peut être un peu simplet dans sa première partie, qui sait se démarquer dans sa dernière partie, très efficace.
Jeu d'acteur de Jake, top top ! Son meilleur rôle pour moi. Film qui montre ce que le journalisme à sensation peut donner de pire. Le rôle de ces "journalistes" à sensation, est de cibler un audimat et d'appuyer à fond sur ses peurs, pour le rendre accro à sa télé, pour le fasciner, le scotcher à ce qui est morbide, en lui faisant croire qu'il doit absolument être hyperconscient du danger qui est partout autour de lui. Et donc être accro à sa télé.
Alors là... J'ai mis assez de temps pour voir ce film, enfaite, j'avais des attentes très hautes et je repoussait le moment de le voir pour ne pas être déçue. Le hic c'est que je ne suis pas déçue, bien au contraire. Ici Gilroy nous livre a travers le personnage de Lou et de son métier, une très large critique des médias et de leur morbidité, qui est amplement réussie. Cette réussite est notamment due a son personnage principal (merci Jake Gyllenhall) qui est totalement plongé dans le travail et qui est de nature très audacieuse on vas dire. Il m'a absolument fascinée. Pour continuer, et revenir sur Jake Gyllenhall, je pense qu'ici il livre une de ses meilleures performance et que ce personnage cynique lui vas a merveille. Lou est plongé dans un univers sombre, (digne de Drive) et incroyablement bien filmé. Le réalisateur nous peint Los Angeles comme une carte postale, on y voit les différents paysages, les habitants, les bâtiments, les véhicules ect... Et ça, ça m'a énormément plu, les couleurs et la qualité d'image m'ont beaucoup surprise.
un superbe film, j'ai pris énormément de plaisir à le regarder, le scénario est original et bien ficelé et la performance de Jake Gyllenhaal est exceptionnelle bref ce film est un 5/5 pour moi
J'arrive un peu en retard mais comme on dit, il n'est jamais trop tard pour bien faire. C'est aujourd'hui que j'ai découvert ce film, en cours de français, et j'étais très loin de me douter qu'il deviendrait l'un de mes préférés. Le jeu des acteurs est à couper le souffle, en particulier celui du personnage principal (Lou Bloom, joué par Jake Gyllenhall) que l'on va suivre tout au long du film dans sa descente aux enfers. La bande son, la réalisation, tout est parfait. Seul bémol, spoiler: la mort de Rick était très prévisible, mais m'a quand même touché tant j'étais immergé dans l'intrigue du film . Magnifique thriller, très psychologique, je recommande à un public averti (14 ans minimum je dirai)
Night Call est un film absolument brutal mais très bien executé. Il fait le choix osé de nous plonger dans la peau d'un personnage asocial, intelligent et perturbant. Ce film fait le tableau d'un Los Angeles sombre et nocturne vivement animé par un climat d'action lourd qu'on peine à suivre. Malgré certaines lenteurs, ce récit froid et prenant est particulièrement original et certaines séquences spectaculaires.
Le premier film de Dan Gilroy nous mets dans la peau d'un homme malsain et immoral prêt à tout pour s'en sortir et à propager son vice. Derrière ses images choquantes, Nightcall propose une vision d'ensemble sur la manipulation des médias et des stringer (pigiste/reporter) qui abrutissent les masses asujettis à leur pulsions morbides.
L'intelligence de l'intrigue c'est bien de mettre en scène un psychopathe qui n'a pas la moindre once d'empathie incarné par le très sympathique Jake Gyllenhal pour créer un contre-pied puissant et immersif par rapport aux images montrées.