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Frédéric B.
7 abonnés
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2,0
Publiée le 24 août 2021
Le film a un bon sujet de fond sur le sensationnalisme même s'il pousse très loin la caricature, car les médias TV n'en sont pas à ce point. C'est plus le cas des nouveaux médias du numérique qui répondent au voyeurisme malsain grâce à l'aide des passants qui pensent plus facilement à filmer des horreurs qu'aider les victimes. Ce film souffre beaucoup d'un personnage principal qui passe son temps à s'écouter et ne s'arrêtent jamais. On dirait qu'il a mangé l'assistant vocal Google et répètent bêtement ses recherches internet. Sans compter qu'il devient de plus en plus psychopathe. Cela en devient plus qu'insurportable. Sans oublier les nombreuses incohérences.
Night Call est un bon film qui souffre cependant de quelques défauts. 1. J. Gyllenhaal est extrêmement convaincant dans ce rôle de psychopathe de l'information. 2. Les dialogues sont particulièrement percutants et intelligents. Le thème principal est effectivement l'information mais la compréhension par Bloom des thèmes du rapport de force au travail ou des relations prestataires dans un monde capitaliste souffre également le détour. 3. En revanche, le film souffre parfois d'une certaine lenteur et le personnage de Bloom a tendance à devenir insupportable jusqu'à la nausée. 3,5/5
UN FILM COUP DE POING L'histoire est vraiment originale, le personnage incarné par Jake Gyllenhaal est vraiment inquiétant, et l'acteur arrive à nous faire peur ! On ne s'ennuie pas à suivre ses péripéties de fou sociopathe tout le long de ces nuits où il court dans un premier temps après des scoops "juteux" (pleins de sang) puis les provoquant... !! un personnage terrible et détestable mais très convaincant grâce au talent de l'acteur.
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1,0
Publiée le 23 juillet 2021
L'idée de base de ce film selon laquelle les chaînes de télévision montrent des vidéos de sang et d'entrailles dans les journaux télévisés locaux est totalement fausse et inexacte. Les journaux télévisés du moins ceux de Los Angeles où le film se déroule ne le font pas. Les chaînes locales font tout leur possible pour ne pas montrer ce genre de choses. Ainsi l'histoire du film est difficile à pénétrer ou a croire. Cependant même si l'on veut suivre le mouvement et croire a l'intrigue le film est trop lent à se mettre en place et devient ennuyeux. On a l'impression que le film commence vraiment au bout de 90 minutes et il devient quelque peu excitant et puis il se termine comme un gémissement. Au moins Jake Gyllenhall fait un excellent travail dans le rôle d'une personne folle sa perte de poids a ajouté à sa performance mais c'est la seule chose positive dans ce film...
"Nightcrawler" a pour sujet la folie de Lou Bloom (Jake Gyllenhaal), un homme obsédé par la recherche d'images choc qu'il peut ensuite revendre à très bons prix aux chaînes TV. Plus les images sont sensationnelles et inédites, plus elles rapportent de l'argent. Le réalisateur Dan Gilroy montre très bien que la recherche du scoop peut aller très loin, les journalistes sont prêts à prendre tous les risques pour leurs notoriétés et les gains pécuniers. Ce besoin d'images de plus en plus sensationnelles obligent à faire abstraction de toute valeur morale. Les paparazzis sont en rude concurrence, c'est un monde sans pitié. le réalisateur décrit habilement ce milieu très malsain, Lou Bloom est déterminé et prêt à éliminer ceux qui lui barrent la route du succès. Il agit uniquement dans son propre intérêt, il est nihiliste, très difficile à cerner, menteur invétéré et carriériste acharné. En résumé, Dan Gilroy sort un bon film dans l'ambiance nocturne très cinématographique de Los Angeles et sublimé par la très belle prestation de Jake Gyllenhaal.
Un sujet fort dont le protagoniste est Lou Bloom (Jake GYLLENHAAL), célibataire qui vit d’expédients (vol sur les chantiers de construction) et décide de filmer les faits divers nocturnes (accident automobile, meurtres) en étant branché sur la fréquence radio de la police (qui arrive souvent après lui) et de les revendre à certaines chaines télévisées de Los Angeles, à la recherche d’images chocs, notamment K.W.L.A. dont la directrice de l’information est Nina Romina (Rene RUSSO, épouse du réalisateur). Une superbe dénonciation des dérives de certaines chaines de télévision américaine qui privilégient les faits divers violents afin de créer une ambiance anxiogène et d’orienter les opinions de la classe moyenne blanche. Le personnage de Lou, d’abord psychorigide (spoiler: il arrose ses plantes d’intérieur et repasse son linge avec une pattemouille ) et solitaire, est terrifiant, immoral (le titre original peut se traduire par ver de terre, lombric et le qualifier), dépourvu d’empathie, d’une grande intelligence mais complètement fou.
Nous voilà avec un film peu connu qui et signé Dan Gilroy. Il aborde un sujet qui n'avait jamais était aborder auparavant. Le rôle principale qui joué par le talentueux Jack Gyllenhaal, sa prestation vraiment incroyable dans sont rôle qui fais frissonner ne fais que rendre se film impactant et térifian . On reste scotché au film du début à la fin par le personnage Lou Bloom qui et à lui seul intelligent pervers manipulateur. Un film qui mérite d'être vue par la prestation de Jack Gyllenhaal comme par le scénario qui fait froid dans le dos
Dès les premières images, l'attitude déférente du héros sonne faux grâce à une interprétation viscérale d'un Jake Gyllenhaal inquiétant par son amoralisme pragmatique revendiqué, nous installant dans une atmosphère malaisante fascinante. Au-delà du portrait psychologique se dessine une réalité économique difficile ainsi qu'une addiction malsaine des médias et de leurs spectateurs aux crimes sordides voués à exorciser les pires pulsions que la caméra imite par la pertinente mise en abyme des jeux de cadrage. Nimbée d'une aura funèbre, la réalisation excelle à demeurer objective, nous forçant à une dérangeante introspection réflexive tout en égrenant de cyniques vérités. Puissamment troublant.
J’ai trouvé ce thriller excellent. J’aime évoluer dans cet environnement sombre. Tout se passe la nuit et on va pouvoir découvrir la face cachée de Los Angeles. Lou Bloom se met en tête de faires les images les plus tapageuses possibles. Dès le départ, on sent que quelque chose ne tourne pas rond chez lui. J’adore l’interprétation de Jake Gyllenhaal. Il fait pleinement ressortir la folie de son personnage dans les séquences des monologues, et surtout par sa gestuelle. Pas besoin d’en faire des caisses pour faire passer le message. Certaines séquences m’ont rappelé Joaquin Phoenix dans le JOKER. On le voit donc évoluer dans ce monde, et franchir peu à peu les paliers de l’éthique pour ramener son scoop. La tension va donc accroitre au fur et à mesure. J’ai adoré ces moments où on baraude la nuit avec lui. La bande originale de James Newton Howard rajoute une forte tension. Forcément, la violence des événements aussi. Le petit accident n’aura plus d’importance, il faudra du sang et des cadavres pour faire parler de lui. On va donc comprendre la vraie motivation qui n’est pas l’argent en soi mais plutôt la reconnaissance. Lou Bloom serait prêt à tout pour qu’on vente ses mérites et se sentir exister par ce travail. C’est ce besoin viscéral qui le rend si dangereux et imprévisible. J’ai été scotché à plusieurs reprises par son comportement et ce qu’il filme. Attention, âme sensible s’abstenir. Il n’aura pas vraiment d’obstacle sur sa route car les autres personnages comme Rene Russo ou encore Riz Ahmed ne sont pas à sa hauteur.
La frontière entre déontologie journalistique et appât du gain, entre moralité et course à l'audimat (ainsi qu'au sensationnalisme et au voyeurisme) résumée dans ce thriller aux accents contemporains. Jake Gyllenhaal (Lou Bloom) et Rene Russo (Nina Romina) sont chargés de porter ce dilemme à l'écran. Le rythme monte crescendo en intensité, l'atmosphère est sombre, poisseuse. Gyllenhaal est fascinant en psychopathe cynique, hautain, sûr de lui, au sourire narquois, très difficile à cerner. En même temps, quelle rapidité d'apprentissage. Il a enfin trouvé sa voie, selon ses propres règles : "Je ne vous demanderai jamais de faire des choses que je ne ferais pas moi-même"... Une critique à peine déguisée de la déchéance de nos sociétés américanisées, prenant pour exemple marquant une profession décriée : les pigistes charognards de l'info !
woah, c'est un film éprouvant qui va laisser des traces. Le personnage principal est prêt à tout pour se faire de la thune et un nom dans le milieu. Il arrive à toujours faire pire. Et pourtant on ne le déteste pas tout du long. Au final ses images chocs qui sont scandaleuses lorsqu'il les filme sont les images que les TV sont prêtent à acheter cher pour les diffuser, pourquoi ? parce que c'est ce que les gens veulent voir. Finalement on juge ce type alors que si il fait ces choses horribles c'est parce que nous lui le permettons et l'encourageons en regardant et en demandant ces images chocs. Il n'est que le produit de la société actuelle.
Un film qui arrive à maintenir le suspens jusqu'à la fin, à aucun moment je ne me suis ennuyé. Une oeuvre visuel grandiose sur le rapport des images à la morale avec des personnages tous aussi profond et intéressants les uns que les autres. Lou est un genre d'individu en marge à l'esprit obsédé et déterminé qui évolue dans un monde adulte où chacun se doit de trouver sa place. Lorsque qu'il est confronté au métier de reporter d'image, c'est le coup de foudre, et dès lors plus rien ne pourra l'empêcher d'atteindre son but. L'éthique est absente de ce film, elle le survole et n'existe que par le spectateur, toute tentative de rétablir un ordre morale est vain et c'est ce qui fait la beauté de ce film. Je peux concevoir que les âmes sensibles ont du être choqué devant cela mais l'atmosphère qui s'en dégage et la persévérance en tout point qui transpire de l'écran est d'une beauté comparable à plusieurs autres oeuvres que certains qualifieraient d'immorale. Je recommande grandement ce film à ceux qui s'ennuient devant du cinéma intellectuel soit-disant poétique mais en réalité ennuyeux. Les courses poursuites dans ce film sont très maitrisées et s'intègrent parfaitement à la narration sans pour autant servir un unique but spectaculaire, elles sont vraiment poignantes.
Night Call est un film intéressant...Il nous dépeint Los Angeles principalement de nuit, qui en fin de compte est loin du glamour supposé de Hollywood ou de Palm Beach. On a là de longs rubans de bitume, avec ci et là des maisons, des magasins et quelques immeubles. La photographie, excellente, nous laisse voir une ville franchement laide, dans laquelle rode une sorte de petit voyou désargenté, dont on se rend compte qu'il s'agit d'un authentique psychopathe. En fait le film est centré sur ce personnage fortement antipathique, méchant et sans scrupule. Jake Gyllenhaal est donc excellent, et parvient à nous faire haïr le personnage qu'il incarne à la perfection. Le fait qu'il filme derrière une caméra, au lieu de nous faire prendre du recul, parvient à nous faire détester un peu plus cette ville sans espoir qui est en quelque sorte le pendant de ce piteux personnage...
Gyllenhaal est une des principales raisons de l'ambiance électrisante du film. Il est maigre et étrange, mais intense - comme une aiguille hypodermique. Ses yeux sortent de son crâne, brillant comme des poignards, ne voulant pas se rétracter jusqu'à ce qu'un point soit fait. Vous ne savez pas exactement comment une créature comme celle-ci est née, mais c'est fascinant de le voir evoluer dans ce film.