Les Suffragettes
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157 critiques spectateurs

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anonyme
Un visiteur
4,5
Publiée le 17 janvier 2016
Excellent film, témoignage édifiant de la lutte âpre menée par les femmes en Angleterre pour obtenir le droit de vote . Très bon jeu des actrices.
Ce film aurait dû être plus médiatisé, en ces temps troubles en France où trop d'électeurs et d'électrices ne se rendent pas aux urnes pour voter.
alain-92

350 abonnés 1 078 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 16 janvier 2016
Un film à la gloire de ces femmes, porteuses de justes revendications, qui ont fait preuve d'un courage et d'une détermination remarquables. Selon Myriam Boussahba-Bravard , spécialiste XIXème siècle anglais et notamment du suffrage anglais, "chaque élément qui sert la fiction est fondé historiquement. Les questions de maternité, de sexualité, d’argent et de travail qui apparaissent en filigrane permettent de comprendre les conditions sociales dans lesquelles vivaient les femmes au début du XXème siècle. Les violences qu’elles subissaient sont bien rendues et les dialogues reflètent clairement les différentes classes sociales." La reconstitution de l'époque, associant costumes et décors, est absolument surprenante. La réalisation linéaire et très sage suit plus particulièrement la vie de l'une de ces femmes, qui de timide et soumise deviendra l'une de ces suffragettes véritables héroïnes du film. Cette femme, Maud Watts, est incarnée par la lumineuse et remarquable Carey Mulligan. Helena Bonham Carter, Anne-Marie Duff, Romola Garai, Brendan Gleeson, Ben Whishaw, et Meryl Streep dans une courte, mais déterminante apparition, complètent un remarquable casting.
anonyme
Un visiteur
3,5
Publiée le 18 février 2016
Pas mal mais j'attendais beaucoup plus de ce film. Des longueurs, quelques scènes marquantes mais trop peu pour un film abordant un tel sujet.
Très enrichissant tout de même, à regarder si vous voulez passer un bon moment et plonger un peu dans la vie d'avant et ses grands changements. 3,5/5
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 14 janvier 2016
Intelligence d’un discours féministe non manichéen qui ne fait pas preuve de misandrie.
Mise en scène à la fois épique et intimiste.
Il a fallu bien du courage, du sacrifice et des éclats de voix à ces femmes afin d’obtenir le droit de glisser la leur dans l’urne. Carey Mulligan emporte le film par la force de sa fragilité.
La fin justifie-t-elle les moyens ? Questionne le film. Le Derby Homme/Femme doit-il avoir un gagnant ? Faut-il que l’un ou l’autre soit foulé aux pieds ?
Robin M
Robin M

84 abonnés 283 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 12 janvier 2016
1912, Londres. La caméra de Sarah Gavron s’engouffre âprement dans une blanchisserie du quartier populaire de Bethnal Green. Elle se heurte alors aux vapeurs brumeuses des cuves et ne peut regarder uniquement ses femmes que par le biais d’une flaque gisant sur le sol. La situation des femmes au début du XXe siècle est alors habilement posée : elles sont des domestiques sociaux qui ne peuvent exister de manière frontale. Elles subsistent dans un monde d’hommes dont le regard est soit autoritaire soit libidineux à l’instar du patron de la blanchisserie. L’œil de Gavron se déplace alors dans cette prison de métal pour se poser sur Maud Watts (Carey Mulligan, convaincante). Travailleuse depuis l’âge de 7 ans, contremaitre depuis ses 20 ans, elle est pour Les Suffragettes l’ironique symbole de la réussite féminine et populaire de son époque. Son corps fluet ne s’affirme aucunement tantôt masqué par les vapeurs tantôt écrasé par les formes anguleuses du décor. Sarah Gavron et sa scénariste, Abi Morgan, choisissent ainsi astucieusement au début d’immiscer le spectateur dans la pénibilité des conditions sociales des femmes plutôt que de mettre en avant le pathos ou le spectaculaire.

Les Suffragettes exprime alors une volonté de faire s’entrechoquer histoire et micro-histoire. Le mouvement des suffragettes ne sera esquissé qu’à travers le prisme d’une femme ordinaire, un personnage fictif, qui devient la personnification de l’éveil des consciences à la cause féminine par les femmes britanniques dans le début des années 1910. Le scénario se veut alors un petit précis des étapes du militantisme : l’engagement, le but et le sacrifice. Pour le spectateur, Maud sert surtout de moyen de côtoyer les plus grandes figures du mouvement : Edith Ellyn (Helena Bonham Carter, plus sobre qu’à son habitude), Violet Miller (Anne-Marie Duff) ou encore Emily Wilding Davison (Natalie Press). La bonne idée de casting est de faire coïncider l’aura politique d’Emily Pankhurst – chef de file des Suffragettes – à celui artistique de Meryl Streep. Si la performance de cette dernière n’est pas forcément convaincante, elle permet de comprendre l’importance de cette femme qui se doit de disparaître de la société après avoir appelé à la violence nécessaire du mouvement en 1912.

Néanmoins, Les Suffragettes perd rapidement sa vigueur en tombant dans une double infertilité. D’abord, une infertilité narrative en oubliant dans un premier temps le récit militant pour se focaliser sur les pérégrinations familiales de Maud. Si ces dernières peuvent se justifier par la nécessité d’un sacrifice en renonçant à tout ce qui attache cette femme à son époque (travail, famille), elles semblent faites pour le plaisir – presque masochiste – du spectateur des années 2010 friand de pathos « historiques ». La dureté de sa condition se doit d’exister à l’écran, mais elle ne peut devenir soudainement le sujet central d’une œuvre destinée à un mouvement militant. Dans un second temps, le personnage est soudainement oublié pour la cause disparaissant alors derrière une suite d’actions terroristes qui sont présentées non pas comme des moyens de bousculer la société, mais comme un long catalogue des possibilités d’action des Suffragettes. L’enjeu de transmission historique dont se targuait l’œuvre n’est réduit finalement qu’à quelques phrases sur des images d’archives montrant pleinement l’échec de symboliser l’effervescence du mouvement.

Ensuite, l’œuvre tombe dans une infertilité de sa puissance politique. S’il est louable de porter (enfin) à l’écran le destin des Suffragettes, il est dommage de les réduire seulement à leur radicalisation en 1912 et à la cinégénie de leurs actions. Le parti-pris logique de l’œuvre est d’éliminer les hommes du processus narratif. Ils ne font pas l’action et se retrouvent cantonner à des rôles archétypaux : le parton vicieux, le mari compréhensif ou encore l’homme misogyne. En faisant ainsi, Les Suffragettes se prive alors de toute sa perspective historique en ne permettant aucun discours possible. Le film prend même une tournure tautologique en suivant la logique réussite de ce processus social démarré quelques années plus tôt. Il est d’autant plus dommage que le peu de confrontations réelles entre les sexes sont finalement les seules scènes véritablement signifiantes comme celles avec Sonny Watts (Ben Whishaw), le mari de Maud, également emprisonné par les pressions sociales de son temps.

Au fur et à mesure que l’œuvre avance, le spectateur se désolidarise du destin de Maud en trouvant alors son seul véritable intérêt dans le traitement des questions des évolutions de la communication et des renseignements dans le Londres du début des années 1910. Il assiste donc à la mise en pratique d’une société pleinement communicationnelle déjà amorcée par la Presse au XIXe siècle, mais qui s’intensifie de manière exponentielle par l’image. Les Suffragettes met alors en tension le besoin des Suffragette de s’appuyer sur l’image par le spectaculaire des leurs actions et celui de Scotland Yards de récupérer des preuves visuelles et implacables de leurs activités « terroristes ». Le film témoigne ainsi de manière très documentée du progrès technique des services de renseignement anglais qui mettent au point un service de surveillance photographique révolutionnaire pour traquer les Suffragettes. Le rapport à l’image est alors multiple : celle de l’œuvre faite pour témoigner, celle des Suffragettes pour interpeller et celle des policiers pour les interpeller.

Cependant, cela ne parvient pas à réinvestir l’œuvre de sa dimension historique. Les Suffragettes n’est pas un mauvais film, mais les partis-pris justifiables de Sarah Gavron mettent plus en avant les caractéristiques cinégéniques de ses protagonistes, alliant pathos et spectaculaire, que les véritables motivations militantes de ses femmes. La cinéaste rend hommage à des actions et à des faits plutôt qu’à des véritables femmes !
Steven Merlier
Steven Merlier

52 abonnés 178 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 12 janvier 2016
film historique racontant le combat de femmes anglaises pour le droit de vote !!

Alors peut-être un cote un peu trop sensibilisant passant par le texte en début de film et fin de film ! Et les images d archives ! Sinon nous sommes plongés dans le quotidien d une femme luttant contre l inégalité de sa société actuel et voulant changer les choses !

Film sans prise de risque aucune ! On suit donc l histoire avec intérêt ^^ on est répugné par l histoire mais le film ne fait que nous raconter l histoire filmer sans talent mais pas degeu non plus .

Impossible de ne pas être toucher par l histoire ^^ a voir pour son cote dénonciateur

http://avis-cine.over-blog. com/
Fritz L
Fritz L

219 abonnés 767 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 12 janvier 2016
« Les suffragettes » se place dans la catégorie des films honnêtes. Une mise en scène classique mais plutôt bien menée, une parfaite reconstitution de l’époque et des mentalités, un respect de la chronologie des évènements bien incorporé au récit et une interprétation hors pair et classieuse de Carrey Mulligan, Héléna Bonham Carter, Brendan Gleeson, Anne Maie duff, Ben Whishaw et bien sur Meryl Streep, dans le rôle (très court mais probant) d’Emmeline Pankhurst chef de file charismatique des « suffragettes » .

Pourtant malgré cette bonne volonté et cette implication générale, le film ne réussit vraiment jamais à surprendre. Cela tient principalement au choix même du scénario qui se focalise principalement sur le personnage de Maud Watts, pas vraiment militante au début, mais qui à trop subir les affres de la situation (incompréhension, exclusion, sévices) finira par devenir l’une des activistes du mouvement. Il en va des films comme du roman social, oscillant entre deux courants, celui où le message se compose sur le mélodrame et l’apitoiement dans le style « La porteuse de pain » et celui plus naturaliste, reposant sur des faits et une étude de caractère très affinés, avec comme exemple « Gervaise ».

Sarah Gavron opte pour le premier, et vient dénaturer son objectif, celui de nous plonger au cœur même du combat, avec ses tenants et aboutissants. Il aurait été plus judicieux de s’attarder sur la figure emblématique de Emily Davison, ou mieux encore d’Emmeline Pankhurst, cela aurait donné plus de force au film, et rendre ce combat, qui a quand même bouleversé les consciences en Europe et dans le monde, moins anecdotique.
Bernard BONNEL
Bernard BONNEL

15 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 15 janvier 2016
Très bon film , l'histoire peu connue des suffragettes anglaises nous donne à réfléchir sur la condition féminine qui , un siècle plus tard, est toujours malheureusement d'actualité . Les acteurs sont tous excellents ...
sylvie d.
sylvie d.

1 critique Suivre son activité

4,0
Publiée le 14 décembre 2015
J'ai vu ce film hier en VOSTF. Je vote toujours, par principe, en mémoire de celles qui se sont battues pour cela, mais ce film est une vraie leçon de courage. La vie de ces femmes exploitées dans ce Londres miséreux est très bien rendue. Et le rappel des dates d'obtention du droit de vote dans le monde à la fin laisse rêveur (rêveuse..) !! Une royauté qui donne ce droit aux femmes presque 30 ans avant notre république... Quant à celles qui ne l'ont pas encore, ou tout juste, si seulement elles pouvaient voir ce film !
DestroyGunner
DestroyGunner

27 abonnés 922 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 7 décembre 2015
La thèse est bien illustrée et l'histoire est prenante émotionnellement, peut-être d'abord parce que, sans circonscrire les faits de l'époque à un simple combat pour la reconnaissance des droits des femmes, le film restitue cette action dans le contexte social et politique, et la cause ouvrière. Cela lui donne une dimension bien plus universelle. Il reste que l'on est abasourdi par la violence faite au femmes, et encore plus à celles qui osent revendiquer des droits, dans une opprobre assez générale y compris de leurs proches, à quelques exceptions près. Il était indispensable de rendre hommage aux combats de ces pionnières anglaises, si possible de bonne façon. Les actrices, en premier lieu Carey Muligan, sont excellentes. La facture classique de la réalisation est probablement le maillon faible du film qui empêche d'en faire un grand film, même si la tension est bien maîtrisée dans la narration du récit. A voir sans hésitation.
anonyme
Un visiteur
3,5
Publiée le 7 décembre 2015
Ce film historique donne un éclairage bienvenu sur le soulèvement des femmes en Angleterre au début du 20ème pour le droit de vote. Avec des actrices remarquables (Carey Mulligan, Meryl Streep, Helena Bonham Carter), le message d'actualité (oui oui) passe. Pour voir notre critique complète, consultez le blog Stop ton cinéma!
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 6 décembre 2015
Sincèrement j'ai beaucoup apprécié ce film ! Malgré qu'une vieille femme s'est assise à côté de mon copain et m'aie mis a bout de nerf, j'ai réussi à beaucoup accrocher. J'ai beaucoup aimer quand les jeunes femmes crient comme des placard dans la rue parce qu'elles sont au bout de leur vie, elles devaient avoir peur qu'on leur griffe le dos je pense... mais j'ai surtout apprécié quand mon cher et tendre qu'on appelera Q. m'a couvert de son manteau pour que je me sente comme dans mon lit, je pense que nous irions très bien ensemble. Enfin bref très bon film et très bon moment.
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 5 décembre 2015
Très bon film avec un superbe casting (Carey Mulligan, Helena Bonham Carter, Meryl Streep toutes 3 excellent dans leurs rôles respecifs). La lutte des sufragettes et les difficultés endurées par les femmes à cette époque sont bien représentées, les scènes sont d'ailleurs merveilleusement accompagnées par la superbe musique d'Alexandre Desplats!
Bref un très bon film, je le recommande!
Gfa Cro
Gfa Cro

59 abonnés 576 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 5 décembre 2015
Vu il y a 15j

Très bien, mais le sujet est probablement trop grand pour tenir en un seul film.

Du coup, très souvent, il frôle des moments plus. Souvent j aurais voulu encore plus. Aller plus loin dans les situations, avoir plus de détail, d explication, plus d extrême. A moins que ce ne soit une de ses qualités, nous faire deviner qu il aurait tout autant pu y avoir plus encore. Je ne l ai pas ressenti ainsi, mais il est possible que certains y trouvent une intelligence, une délicatesse plus grande que ce que j ai perçu.

Le film est impeccable, propre et réussi. Je regrette juste qu il soit resté un peu trop dans les grandes lignes et que les personnages / situations ne soient pas poussées plus loin. Peut être un manque de confiance et un désir de ratisser un public plus large au risque de s édulcorer un peu
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 2 décembre 2015
Un film magnifique et lourd de sens, qui nous rappelle à la gratitude envers les hommes et les femmes qui ont souffert jusque dans leur chair pour les générations futures. Critique complète sur District Alex.
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