Mommy
Note moyenne
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1 224 critiques spectateurs

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Etienne V.
Etienne V.

35 abonnés 11 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 20 octobre 2014
Une esthétisation systématique et lourde, manquant d’authenticité, que Dolan sur-utilise à chacun de ses films, mais qui présente ici néanmoins l’intérêt d’être en écho au fonctionnement maternel autour duquel « ça tourne !», provoquant alternativement et successivement l’attirance ou le rejet. Une vulgarité pudique, qui veut tout montrer, paradoxe de celle qui a comme des choses à se reprocher, incapable de garder le secret comme pour continuer à mieux le cacher. « Mais si, dis le moi, sinon je vais pas réussir à m’endormir ce soir ». Elle finie toujours par « lâcher le morceau », lui permettant ainsi de continuer à protéger l’essentiel.

Une jolie histoire d’un trio marginal qu’on voudrait ne pas détester, qui s’aménage un espace ou il se passe (enfin!) des choses mais ou rien ne semble suffire … placements, déménagements… tout bouge mais rien ne change … fuites ou éloignements, retours en arrière ou déplacements ? Dolan me semble parvenir à nous faire toucher cette incertitude systématique, qui remet toujours tout en question, pour chacun des trois. Entrecroisement de parcours existentiels hors normes, en pleine reconstruction normative et narrative, c’est à dire en cours de guérison … entre déséquilibre stable et équilibre instable, manquant à chaque instant de faire basculer sa situation et celle de l’autre. Ils ne parviennent pas à positionner le curseur de leurs relations, de la même manière qu’elle ne sait pas aller à la banque autrement qu’en tailleur rose, récupérer un gros tas de petites coupures.

Dolan ne semble pas mieux parvenir à positionner le curseur émotionnel, entrant en résonance avec ses personnages mais limitant également son oeuvre. Dommage qu’il ne sache pas lui-même changer de registre pour nous montrer la finesse de l’évolution de « Steve et son trouble », effectivement non réductible a une réponse chimique. A ce titre, les discours du social et du psychiatrique apparaissent grossiers, tout en dénonçant une certaine réalité quand même, et un certain vécu aussi. L’espérance est à trouver ailleurs spoiler: , et pourtant c'est par là que la mère en trouve momentanément
!
Peut être aurait-il pu utiliser le personnage de la voisine, mais dont la difficulté est justement de ne pas pouvoir dire, d’être là à la fois indispensable et simple faire-valoir dont on abuse voire qu’on agresse, présente dans les rêveries de la mère qui semble pour autant incapable de lui donner sa juste place dans la réalité. Mais c’est bien cette complexité du positionnement qui est racontée ici, et merci de le faire.

Effectivement la bande son, les cadrages et les nombreux ralentis sont franchement gavants. Mais d’une part ça raconte plus notre difficulté à accepter qu’il faut trouver l’espérance en nous et ne pas l’attendre du film, qu’une faiblesse du film. D’autre part c’est une mise en abime entre le contenu et la forme de ce Mommy, et avec l’ensemble de l’oeuvre de Xavier Dolan. On peut espérer pour lui qu’il parvienne dans la suite de sa carrière à changer de registres, à dialoguer.
anonyme
Un visiteur
1,0
Publiée le 9 octobre 2014
comment peut on parler d'un film aussi nul.
la provocation ce n'est pas du génie... le jeu des acteur frise la caricature,
ce film est un film pour bobos parisiens...
mais malheureusement ma critique ne changera pas grand chose, car les journalistes et les critiques
ont décidé d'en faire un film "à la mode" et les moutons vont suivre...
le vrai cinéma fait rêver.... un désastre!
anonyme
Un visiteur
0,5
Publiée le 27 octobre 2014
Sérieusement, je n'arrive pas à comprendre qu'on puisse aimer ce film: c'est une séance de torture. Peut-être que ca permet aux spectateurs de se dire qu'ils ne sont pas si fous.
On est en présence de 4 malades mentaux pendant 2h15, le tout avec l'accent canadien.
On est dans du cinéma d'ambiance sans but. Aucun message n'est délivré par le film et on se sent mal après l'avoir vu qu'avant !
laurenvial
laurenvial

48 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 13 janvier 2015
Je ne comprends pas!
Comment un film aussi ennuyeux et lent a-t-il pu être aussi encensé?!
J'entendais partout dire "tu vas voir, c'est LE film de l'année! J'ai pleuré comme une madeleine!"

Mais quand??
A quel moment fallait-il pleurer dans ce film?
Qu'est ce qui est émouvant?
Je n'arrive toujours pas à savoir!
Je serais allée voir Les Bronzés, niveau émotion, ça aurait été pareil! Mais au moins, je me serais un peu marrée!
Pourtant, je suis une vraie sentimentale, fleur bleue et compagnie! Mais alors là!!! Je ne comprends pas!!!

Je suis restée complètement extérieure au film et je n'ai pas réussi à ressentir quoi que ce soit! Ce Mommy m'a laissée complètement froide!

J'ai trouvé au moins 3 explications à mon désintérêt total :
- L'extrême lenteur de ce film, avec des scènes sur lesquelles on passe beaucoup, beaucoup, beaucoup de temps spoiler: (ex : Lorsque Diane rentre des courses, que son sac craque et qu'elle reste plantée là, les bras tendus, pendant au moins 10 secondes! OU encore l'accident de Diane en intro.. A quoi sert-il???)

- L'argot canadien qui devient insupportable au bout de 20 minutes
- La façon dont est tourné le film, "en mode carré" et en plans ultra rapprochés!! spoiler: Alors certes, il y a cette volonté d'élargir les plans aux moments d'espoir, de joie et de bonheur... Mais c'est si anecdotique! On le remarque à peine!
On a l'impression d'être devant un mauvais téléfilm!

Tous ces pollueurs m'ont complètement empêchée de rentrer dedans!

Enfin, trop de questions restent sans réponse!
spoiler: - Comment Steve ramène le caddie rempli de courses et le cadeau à sa mère au début? Avec quel argent? Est-ce qu'il l'a volé à sa mère? Est-ce qu'il a volé le magasin? - Que devient la dette de Diane pour dédommager la famille de Kevin Julien? - Quel est le problème dans la famille de Kyla? Cet aspect du film est totalement inexploité!!!


L'étoile que j'attribue revient donc uniquement au jeu d'acteurs époustouflant, mené par un Antoine Olivier Pilon grandiose, excellentissime et parfaitement juste! Ainsi qu'à la B.O particulièrement bien choisie!

A part ça, zéro!
anonyme
Un visiteur
1,5
Publiée le 19 octobre 2014
Un film criard et qui pourtant manque de rythme. Je me suis pas mal ennuyé. Une réalisation qui se regarde beaucoup filmé. Je ne suis pas ému une seule fois.
anonyme
Un visiteur
1,0
Publiée le 15 novembre 2014
Ce film est très crispant. La mère est hystérique. Elle est vulgaire, elle crie .Le fils est complètement dément.Je n'ai rien trouvé d'interessant dans le scénario .Souvent j'ai eu envie de partir . Quand on voit la récompense à Cannes on sourit sur la valeur de leur jugement.
Jeo Jo
Jeo Jo

20 abonnés 141 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 14 août 2020
A O Pilon crève l'écran en ado tour à tour tendre et incontrôlable.
Une force émotionnelle traverse le film et la violence qui s'en dégage est fort bien ressentie. La dernière demie heure tire un peu trop sur la corde mélo qui du coup m'a moins touché.
Cependant des scènes très fortes ponctuent le film et il s'en dégage un amour qui n'est plus si fréquent au cinéma.
anonyme
Un visiteur
1,0
Publiée le 7 octobre 2014
Un mélodrame en faux joual pour un succès cannois

Godard a dit en gros de Dolan qu'il était un jeune cinéaste ayant fait un film vieux. Je le trouve bien généreux. En fait, le petit génie du cinéma québécois a plutôt baclé un mauvais téléroman ahurissant. Dès le départ, un texte anti-cinématographique apparaît sur l'écran pour nous expliquer déjà les invraisemblances à venir. Le grand dramaturge Michel Tremblay a fait jadis parler ses personnes de théâtre en joual - l'argot québécois -, et on y croyait. Dolan, c'est du pipeau mimant une violence et une vulgarité caricaturales à peine digne de la télévision. Mais il a du bagout et il donne l'image que l'on aime encore en France d'un certain exotisme des anciennes colonies. Triste que ce "buzz" parti de Cannes n'encouragera en rien le public québécois qui le snobe à regarder davantage son excellent cinéma pas du tout triste n'en déplaise au chouchou de la Croisette.
ffred

1 988 abonnés 4 258 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 14 octobre 2014
Dolan se recycle à la limite de l'auto-parodie. Ce n'est que cris, hystérie et effets de style d'où ont bien du mal à poindre quelques jolis moments d'émotion. Seule la formidable Suzanne Clément sort du lot. Déception et le moins moins Dolan à mes yeux.
Jorik V

1 363 abonnés 1 952 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 8 octobre 2014
« J’ai tué ma mère », « Les Amours imaginaires », « Laurence Anyways » et « Tom à la ferme ». A 25 ans, le réalisateur québécois Xavier Dolan dispose de ce carré d’as impressionnant et réussi comme filmographie. Aucun n’est un chef d’œuvre, aucun n’est parfait mais tous sont bons, sincères et ont une âme et un style cohérents qui n’appartiennent qu’à lui. Son dernier opus, sélectionné à Cannes, va certainement le mettre à la lumière et le sortir du carcan du cinéma auteuriste branché mais limité dans son exploitation au grand public. Il est tout aussi bon que les précédents, mais non empreint de quelques défauts. Notamment, dans un trop-plein de générosité, il a du mal à couper au montage, surtout dans la dernière partie, et la psychologie des trois personnages peut sonner cliché quand bien même elle passe bien et nous émeut. Un fils malade et imprévisible, une mère fantasque mais aimante et une voisine qui devient seconde mère pour pallier à un trauma difficile : ce triangle relationnel à géométrie variable est beau, touchant, vrai. Les trois acteurs qui les incarnent y sont pour beaucoup et donnent tout à la caméra de Xavier Dolan. Les actrices Suzanne Clément et Anne Dorval, fidèles du jeune homme, ont confiance en lui et cela se sent. On sourit également beaucoup grâce à l’excellence de dialogues vulgaires parfois, mais tellement drôles et naturels. Certains reprochent au jeune prodige des affèteries de style comme ces longs passages clippesques au ralenti sur de la musique pop. Mais ils sont tellement réussis, mélangeant poésie et mélancolie, qu’ils en deviennent partie intégrante de son œuvre. On ne peut donc lui en vouloir. C’est comme si on reprochait à Woody Allen ses personnages misanthropes et psycho-rigides ou ses génériques sur fond de jazz ! « Mommy » est juste un beau film doté d’imperfections qui le rendent maladroit parfois mais toujours attendrissant. Une tragédie fragile sur une double relation mère-fils qui augure du meilleur pour l’avenir du réalisateur et très certainement bientôt son chef d’œuvre.
anonyme
Un visiteur
0,5
Publiée le 8 octobre 2014
Je me suis précipite voir mommy tant les critiques étaient dithyrambiques.j'ai passe le moment le plus pénible de ma vie cinématographique ,tout est violent,vulgaire,malsain,tout est fait pour mettre le spectateur en situation et le mettre mal a l'aise mais avec excès ,voyeurisme et ne pense pas que les parents ayant un enfant psychopathe apprécieront cette démonstration volontairement impudique .on fait du racolage très commercial sur un sujet difficile et ça marche sur le jury de cannes et sur les critiques presse .on est loin du cinéma pour rêver .on est la pour se faire mal,confortablement assis dans une salle obscure
.malgre tout ,cet excès ne dégage aucune émotion .migraine garantie a la sortie
anonyme
Un visiteur
1,5
Publiée le 30 octobre 2014
C'est mauvais, c'est plat, pendant 2h20 j'ai eu droit au film le plus ennuyeux que je n'ai jamais vu. Il ne se passe pratiquement et grâce à la "merveilleuse" mise en scène, les rares moment où il se passe quelque chose sont rendus chiant. Beaucoup décrivent ce film comme " émouvant ", moi je dirai plutôt " chiant " ou " plat ", car ce film est horriblement plat. Je ne le conseille pas du tout :
- Le scénario est moyen, plat et banal.
- Le jeu des acteurs est correct mais sans plus.
- La mise en scène est juste nulle; ( ex : spoiler: ils sont censés être pauvres mais ils habitent une maison de 100m2 et le fils a un casque à 150€
, très crédible ).
Je le répète, allez voir autre chose et ne perdez pas 2h30 à aller voir ce film.
Backpacker
Backpacker

92 abonnés 789 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 13 mai 2017
D'ordinaire acquis au cinéma innovant du petit prodige québécois, je dois avouer être totalement passé à côté de ce supposé "chef d'oeuvre". Je n'ai ressenti absolument aucune empathie pour ce jeune paumé, raciste, violent et insupportable. Une véritable tête à claque, tout comme sa mère d'ailleurs. Ca hurle constamment dans tous les sens et ça traîne en longueur. Détestable! Une énorme déception que ce film de Xavier Dolan, pourtant tellement salué par la critique et le public. Pas par moi en tout cas.
PaulGe G
PaulGe G

124 abonnés 607 critiques Suivre son activité

0,5
Publiée le 12 décembre 2014
non helas non pour moi ce n'est pas un grand film
sujet excellent mais
1-trop long très ennuyeux des scènes sans fin pourquoi faire durer des séquences alors que quelques secondes suffisent
2-tres bonne idée l'écran rétréci mais on a compris l'étriqué de la situation des personnages pas besoin d'en rajouter
3-refaire le montage pour qu'il ne dure qu'une heure quarante
4-c'est du ciné de débutant coupe a revoir
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 18 octobre 2014
Caline de bine ! Mommy ça a d'l'allure !

Bon, des critiques dythirambiques, un film d'auteur intello québécois, je frétillais d'impatience de le voir pour le pourrir dans une critique négative (parce que c'est plus rigolo à écrire) ; I have never been so wrong...

Après une courte intro texte pour planter le contexte social d'un Québec fictif, le film commence.

Dès les premières minutes, 2 détails d'importance sont à noter : 1) l'étrange format 1:1 de l'image, 2) les dialogues en argot québécois, heureusement sous titrés. Autant le deuxième point, qui peut faire sourire au début (tabarnacle !), est complètement justifié par l'histoire et effacé par le très bon jeu d'acteur; mais le format carré c'est carrément désagréable…
Au début on est vraiment dérangé par cette image qui nous rappelle les pires vidéos verticales de YouTube faites par des idiots incapables de tenir leur téléphone à l'horizontale, on est frustré de ne pas voir la moitié de l'image. Les plans sont cependant merveilleusement bien composés malgré ce gros handicap et réussit au bout de quelques minutes l'exploit de nous faire admettre l'inadmissible lorgnette par laquelle nous voyons cette histoire.
Et puis intervient la scène du longboard... BOUM ! Changement de ratio ! LIBERTE ! Twist cinématographique qui met en lumière le génie du réalisateur, partie émergée de l'iceberg de la maîtrise technique et métaphorique du film, ce premier climax donne tout son sens en nous envoyant une énorme baffe.
Frissonnant d'émotion, tout m'a d'un coup apparu cristallin : Ce ratio 1:1 c'est l'essentiel, le format du portrait, le portrait de ces personnages qu’on aurait loupé sur un trop vaste écran rempli de superflu, et qui sont paradoxalement eux même prisonniers dans ce carré trop petit pour s'exprimer et vivre normalement. Le carré c'est la claustrophobie du spectateur frustré de ne pas tout voir et qui partage le poids des épreuves de la vie auxquelles sont confrontés les personnages. C'est aussi un trou de serrure par lequel on découvre leurs histoires, jamais entièrement dévoilées, toujours à moitié cachées, comme la moitié de l'écran. C'est enfin le format de la pochette d'album, des images toujours esthétiques censées illustrer la musique.

Car la musique occupe une grande place et sert véritablement l'histoire avec justesse à travers les paroles (ce qui est rare). On citera par exemple White Flag de Dido ou surtout On Ne Change Pas de Céline Dion dans la scène de la cuisine, et enfin dans le bar Vivo Per Lei d'Andrea Bocelli qui aurait mérité des sous titres pour les non italophones pour saisir les phrases clés "Je vis pour elle et ce n'est pas un fardeau". Egalement à noter la très belle pièce d'instruments à cordes qui intervient lors du 2nd changement de ratio du film (qui marque le dernier chapitre), qui accompagne merveilleusement bien des scènes en travelling circulaires et à longue focale très puissantes.

Les acteurs sont époustouflants de sincérité, de talent, de nuance et... Enfin ils sont parfaits quoi ! La « Mommy", campée par Anne Dorval, pas élégante pour 2 sous avec son argot et son look dégeu arrive à incarner cette prestance et cet amour inexplicable des Mamans. Le jeune AO Pilon est énorme dans son rôle de pauvre gamin aux tendances psycho et œdipiennes. Enfin un gros pouce aussi à Suzanne Clément dans son second rôle intrigant.

Outre le jeu avec le ratio, le reste de la réalisation est aux petits oignons avec des plans très esthétiques, une grande place donnée aux visages, le déplacement des acteurs est recherché, des mouvements de caméra et de mise au point intéressants et qui viennent toujours servir l'histoire. La scène de la pluie sur la vitre de voiture vers la fin est particulièrement bien pour ça.

Bref avec Mommy, Xavier Dolan (que je découvre) nous sert une perle toujours dans son huître et qu'il faut savoir ouvrir pour admirer le bijou. Prises séparément, ses qualités ne sont pas inédites. Le changement de ratio par exemple, je l’ai déjà vu dans le Magicien d’Oz; mais jamais je n’ai vu autant de justesse dans leur utilisation. Toutes les techniques du cinéma (image, musique, jeu) servent ici l’histoire de façon très complète et cohérente, et ÇA c’est signe d’un bon réalisateur. Et puis le réalisateur qui donne la leçon : il a 25 ans quoi, tranquille...
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