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Un visiteur
2,0
Publiée le 27 octobre 2015
Notre cher Dolan aurait du debuter avec de bon courts-metrages comme tous les grands de ce monde. Immature pour ma part mais d'une grande sensibilite qu'on ne peut pas nier. C'est pourquoi les critiques sont aussi partagees je pense. Il faut avoir des cojones pour traiter un tel sujet avec un format aussi peu probable et des plans a dormir debout. J'aurais aime un peu d'autoderision parfois car on sombre dans le nombrilisme et le m'as tu vu... A aucun moment je n'ai ressenti de l'empathie pour les personnages si ce n'est pour les acteurs eux memes qui nous livrent une performance exceptionnelle. Trop depressif a mon gout, trop sucre, sale, trop de blabla...
Que dire, que dire... Je voulais vraiment voir Mommy de Xavier Dolan, son style écrit dans tous les magasines, m'intriguait et je voulais au moins voir un film de ce réalisateur si "déjanté". Et j'ai bien aimé ! Enfin je ne sais pas comment le dire car personnellement, je n'aime pas du tout l'accent québécois (c'est très personnel donc bon), l'idée de mettre l'image en petit est souvent désagréable mais en même temps c'est tellement différent des autres films (je préfère quand même le format habituel), mais ça rajoute quelque chose. Les acteurs sont très bons, Anne Dorval et Suzanne Clément excellent dans leur rôle, et je comprend qu'elles soient actrices fétiches de Dolan. Et je n'oublie pas Antoine-Olivier Pilon, dans son rôle d'ado hyperactif/violent, pour lequel je n'ai pas vu d'erreur. Je n'ai pas aimé les dialogues, trop d'injures tout le temps, mais c'est aussi ce qui nous met dans cette ambiance, dans cette famille qui se retrouve... C'est vraiment un film qui ne plaira pas à tout le monde, pour ma part je suis confuse sur ce que j'ai ressenti car il s'y passe tellement de choses, on ressent différentes émotions, on passe de la peur au rire, on nous arrache des moments de joie... Cela m'a donné envie de voir d'autres Dolan, ce petit prodige a seulement 26 ans ! A lui de continuer ainsi, bravo.
Beaucoup doivent le penser mais le gardent en eux, l accent est incroyablement laid a entendre mais le film est tellement incroyable qu on l oublie vite. A voir absolument.
En general ce n'est pas du tout le genre de film qui m'intéresse, mais pour le coup je ne regrette pas de m'être lancé. L'histoire est poignante, c'est bien joué et au final je n'ai pas vu le temps passer. Bon je ne vois pas trop l'intérêt du format (sur mon grand écran 16/9 ça fait tâche, mais est-ce pour se sentir plus proche des personnages ?) et l'accent québécois, il faut s'y faire (ça m'a parfois semblé comique, alors que non!). Et sinon les petits delires musicaux, j'ai aimé ! (et oui, même Céline !)
Sans hésitation 5 étoiles pour ce chef-d'oeuvre de Dolan que je classe immédiatement dans mon top. 2h18 d'images sublimes, d'une bande-son finement utilisée, d'une réalisation parfaitement menée par Dolan qui nous livre une histoire très touchante et poignante, sans chichi mais magnifiée de façon très juste. Cette oeuvre est riche, forte en émotions, portée par un trio d'acteurs à un niveau d'interprétation proche de l'excellence. Ce film est un Must !
Mommy, cela a été pour moi un film éprouvant, mais pour le coup aussi très marquant. Fait d'envolées lyriques aussi douces qu'une poignée de châtaignes, il faut bien admettre que Dolan a décidé de nous en mettre plein les oreilles. Fort heureusement, ces moments de haute tension laissent tour à tour place des séquences d'une magie et d'une volupté remarquable. C'est d'ailleurs là tout le tour de force du film : en achevant son spectateur en lui balançant sans cesse une telle brutalité coupée à cette mélancolie lancinante, le réalisateur québécois parvient à obtenir les émotions les plus diamétralement opposées, mais aussi les plus fortes, de son audience.
Sans jugement, en sachant jouer crescendo avec nos émotions tel le chef d'orchestre d'une symphonie majeure, Mommy nous enferme dans une situation où le malaise (renforcé par le format carré) prend de plus en plus d'espace et où l'impasse - on le sait - est inévitable. La déprime fatale est heureusement atténuée par le lyrisme assumé du film.
J'ai été submergé d'émotions de toutes sortes du début à la fin du film . Même en sortant , on a du mal à se détacher de ces personnages si attachants et rayonnants.
Superbe film. Le trio d'acteur est épatant, chacun joue son rôle à merveille. Le scénario est très bien ficelé. Le langage peut être déroutant pour une partie du public mais finalement on s'en accommode bien et celui-ci ajoute un côté "unique" à ce film.
Je m'attendais à me faire ch... pendant 2h, finalement l'ennui n'aura duré que 80 minutes. Il faut quand même reconnaitre à Mommy 2 ou 3 scènes poignantes et surtout un trio d'acteurs exceptionnels. Mais dans l'ensemble il ne se passe pas grand chose. Et ce format 1:1 est vraiment étouffant. C'est le but certes, mais tourner tout un film ainsi pour justifier deux effets de style pas très fins, c'est lourd. J'ai largement préféré la trilogie avec Brendan Fraser.
honnêtement je suis pas fan de ce type de film. et j'avais peur de le voir c'est pour cela que je ne l'ai vu qu'à la tv. mais comment ne pas être bouleversé par ce film ? voilà j'avais peur de le voir car je savais que je serais bouleversée et en effet ce film nous bouscule nous bouleverse. L'actrive Anne Dorval que j'ai découvert est exceptionnelle. Le prix du jury à Canne était bien mérité ;-)
C'est définitif, j'ai vraiment du mal avec les drames réalistes de Dolan. De cette catégorie, excluons d'emblée Les amours imaginaires, qui semblait consciemment viser une forme d'hystérie surréaliste, et Tom à la ferme, qui s'avérait être un essai d'écriture hybride entre hommage et pastiche du film de genre. Pour le reste, le mot "réaliste" pourra étonner ; oui, le melting-pot cinématographique qui fait le style Dolan est davantage tissé de lyrisme que de naturalisme, cependant sa visée finale est avant tout l'émotion sous sa forme immédiate, empathique, et s'éloigne de la simple vue d'artiste dont l'impact transite plus par la sensation et l'intellect. C'est justement avec ce style que j'ai du mal, le jugeant surfait et désespérément autoritaire. Chez Dolan, tout est si emphatique que son cinéma exclut d'emblée celui qui n'arrive pas à y souscrire, les sentiments affichés sont si brûlants que si vous ne les ressentez pas comme voudrait le matériau qui les porte, ils paraissent beaucoup trop à vif pour être tout à fait spontanés. Je préfère, et de loin, laisser s'exprimer des personnages en détaillant leur complexité petit à petit, pas en tentant de leur en prêter une par le jeu de contradictions auquel tient tant Dolan, dont les scénarios se nourrissent du conflit insoluble qui lie les personnages. C'est dans cette forme intraduisible d'amour masochiste que Dolan prétend à nouveau trouver la beauté. Si j'aimais l'idée de fond dans Laurence Anyways, puisqu'elle me semblait détourner le récit de la problématique du transgendérisme pour l'amener à se recentrer vers le cas précis des personnages et rappeler que la priorité va à l'âme de chacun avant même de prendre en compte son sexe ou son identité, mais ici, le procédé finit par prendre la forme d'une dangereuse redondance. D'un gimmick artificiel utilisé comme puits de névroses et de douleurs pour duper le spectateur, dont l'esprit appelle forcément, face à la souffrance, à une libération que le film vient alors lui apporter dans des scènes plus légères qui cueillent les fruits de ce que l'écheveau dramatique avait plus ou moins sournoisement laissé tomber. Tout le monde est prêt à plonger dans ces récits un brin surfaits, qui ne vont jamais clairement quelque part. Sans doute pour s'affranchir de contrainte narrative et paraître plus libres, plus vivants. Mais les films de Dolan me font en réalité l'effet inverse, celui d'une succession de scènes articulées les unes à la suite des autres par un enchaînement désiré d'émotions (une scène de rêve qui se confronte à la réalité des faits, un moment de drame dont le poids se décharge avec jubilation dans l'instant ensoleillé qui lui fait suite...). Comme si, habile faussaire, Dolan partait d'une émotion et cherchait le meilleur moyen de la mettre en place, au lieu de puiser dans un récit la beauté qui s'y trouvait déjà cachée. C'est d'autant plus regrettable que si je regarde le scénario avec du recul, je le trouve à nouveau bien écrit, assez subtil pour traduire le poids de la responsabilité d'une vie. Mais dans sa mise en place, Dolan veut à nouveau trop en faire, transformer chaque instant en scène forte, comme dans une course mercantile à l'émotion, cette arôme si subtil et si précieux qu'il s'évapore dès qu'on le décante et ne se savoure que dans un effluve subreptice et autonome qui fait justement sa beauté. Dolan se veut être un grand alchimiste, mais Mommy ne m'inspire, comme Laurence Anyways ou J'ai tué ma mère avant lui, qu'une regrettable fragrance d'artifice.