A partir du livre du journaliste sportif D. Walsh, S. Frears traite son sujet à plat et réalise un biopic condensé, allant à l'essentiel. Autour d'une organisation de dopage bien huilée, la période met le cyclisme plus que jamais à mal. L. Armstrong est présenté avec cupidité sous couvert d'une détermination vorace de victoire. Passionnera peut-être davantage les amoureux de ce sport...
Stephen Frears signe un biopic simple mais efficace, tout comme Le jeux de la dame, Moi tonya où l'excellent Eddie the eagle il n'y'a pas besoin d'apprécier la discipline en question n'y même de spécialement s'y intéresser pour apprécier le film. Revenant sur le scandale du dopage dans le cyclisme et la descente aux enfers de Lance Armstrong, mener par un journaliste, le film ne dispose d'aucun temps mort et se focalise sur l'essentiel, le casting est bon et la reconstitution soigné. Globalement une réussite.
Stephen Frears réalise un film assez réaliste sur Lance Amstrong et sa méthode de dopage à grande échelle. Mais résumer 7 ans de tour de france en 1h43 est bien trop court. On rentre pas assez dans ses rapports avec la presse, avec les spectateurs, avec les journalistes. Il m'a manqué un peu de profondeur pour un amateur du tour de france comme moi.
Un film bien documenté sur le célèbre champion de cyclisme Lance Armstrong mis à l'écran par Stephen Frears !! Je pensais plus à un biopic glorieux comme fait souvent Hollywood avant de voir ce long métrage, c'est plus un film qui ne glorifie pas trop le personnage principal puisque on voit souvent prendre des produits dopantes comme l'E.P.O par exemple de ses débuts de coureurs cyclistes au businessman. Lance Armstrong a eu d'abord un cancer qu'il a combattu avec courage et de façon hors normes envisage (et va le faire) gagner le tour de France On suit aussi ceux qui l'entourent, ses entraineurs, ses coéquipiers, qu'on voit se cacher pour se doper, tricher devant les médecins etc.. . Stephen Frears réussit a informer le spectateur sur les différents étapes du personnage principal en étant bien fouillé à l'écran, on apprend des choses mème si ,personnellement, je ne suis pas un adepte du vélo de courses. Ben Foster livre une composition remarquable et ressemblante de Lance Armstrong puis on reconnait dans les roles secondaires Guillaume Canet, Denis Ménochet ou Dustin Hoffman mais le reste du casting est excellent aussi.
Un très bon film, on est dedans très vite, on s'attend pas exactement qu'il soit construit comme cela.. l'acteur principal est très bon comme tous le reste de l'équipe ! Un bon divertissement !
Un biopic qui présente un portrait objectif d'un champion passé de l'adulation à la condamnation tout en suivant en parallèle le travail d'investigation d'un journaliste pugnace. Cette mise au jour d'une affaire de dopage plus politique et ramifiée qu'elle le laissait paraître offre au téléspectateur une réflexion sur le monde sportif que le réalisateur n'oriente jamais. Cependant le parti pris de ne traiter ni les conséquences ni l'aspect éthique de ce cas peut en frustrer certains. Ben Foster livre une prestation excellente, aidé par un casting pertinent et une mise en scène proche du documentaire, notamment pour la mise en lumière des paysages. Un divertissement très réussi.
The Program a pour thème l'ascension et la chute de Lance Armstrong, cycliste probablement le plus connu de l'histoire et également à l'origine de la plus grande escroquerie sportive de tout les temps. Bien plus proche d'un docu-fiction que d'un biopic, le film délaisse la vie intime du coureur pour se consacrer à ses faux exploits sportifs et sa stratégie de triche sans pour autant occulter son dévouement louable aux personnes cancéreuses via sa fondation. Armstrong est un personnage complexe, à la fois charismatique et menaçant, grandiose et tricheur, sincère et manipulateur, le film arrive à montrer maladroitement ces différents aspects de ce personnage. Les soupçons sur ce cycliste ont jalonné tout son parcours et pendant des années des mensonges ont été répondu aux amoureux de la grande boucle et on comprend aujourd'hui pourquoi. Histoire de gros sous, d'image après le cataclysme Festina, de sponsors, de manipulation, l'histoire de Lance Amrstrong possède tout les ingrédients pour adapter son histoire sous forme de thriller. Le film ici se contente simplement de retranscrire ces faits à charge de manière pragmatique mais on aurait aimer un approfondissement plus important des différents protagonistes qui ont gravité autour du champion et ont permis cette fraude sans précédent.
Pas facile de retranscrire au cinéma le plus grand scandale de l’histoire du sport moderne. Pourtant, Stephen Frears s’en est plutôt bien sorti en mettant en scène le cycliste Lance Amstrong et la manière avec laquelle, durant des années, il a berné les contrôleurs de l’UCI et la planète entière sur ses performances. Le réalisateur anglais dresse le portrait d’un sportif mégalo au parcours et à la personnalité atypique en nous plongeant dans les coulisses du Tour de France, nous montrant bien les enjeux du dopage. Passionnant et haletant comme un polar.
The Program - très bien joué et l’histoire est passionnante (même si on la connaît un peu !). Comment un homme se relève d’un cancer métastasé et trouve encore la force de se battre pour la victoire contre lui et les autres ? J’ai souvent reculé à l’idée de regarder ce film mais tout est crédible et bien narré. spoiler: Il manque juste le côté vie privée ! Qqs images dures mais la réalité.... 3,9/5
Revenant sur l’ascension et la chute de Lance Armstrong ayant pratiqué un dopage intensif sur chacune de ses victoires du Tour de France, « The Program » est un long-métrage qui n’apporte pas grand-chose sur le sujet même du dopage dans le sport. En revanche, la personnalité du champion déchu est cernée avec finesse, pour voir comment sa soif de gagner l’aura poussé dans un froid cynisme à choisir la voie de la tricherie.
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3,0
Publiée le 25 janvier 2016
Lance Armstrong était un bon coureur puisqu'il a été champion des Etats-Unis et du Monde avant même qu'il ne soit question de dopage, on le voit d'ailleurs avec les couleurs arc-en-ciel sur son col lorsqu'il aborde pour la première fois cette question, mais les échecs et l'envie d'être plus qu'un simple bon coureur l'ont poussé à choisir la facilité. Il restera l'un des plus grands tricheurs peut-être même le plus fort parce que toutes les méthodes utilisées étaient très sophistiquées, mais il restera aussi un homme qui a servi d'exemple pour beaucoup de malades. J'ai trouvé le film vraiment pas mal, il est bien détaillé, on évite pas certains raccourcis qui laissent croire que tout est facile alors qu'il y a une sacrée organisation derrière tout ça, mais il faut dire que l'histoire de l'Américain est tellement riche que les 100 minutes n'étaient bien évidemment pas suffisantes pour avoir un traitement plus précis. Stephen Frears va à l'essentiel et décrit toutes les méthodes pour tricher, mais pas que puisqu'il montre à quel point Armstrong avait la même mise sur tout le monde que ça soit les membres du peloton, je me souviens de l'affaire Simeoni quand ce dernier était échappé et qu'Armstrong était sorti du peloton pour l'obliger à revenir, ou sur l'UCI qui avait tellement peur d'un scandale qu'ils se sont tus. Si vous avez aimé ce film, je ne peux que vous conseiller "La petite reine" qui se disperse moins et qui est vraiment axé sur le dopage et toutes les méthodes folles pour passer entre les mailles du filet.
Héros devenu paria, Lance Armstrong fut une icône du cyclisme au début des années 2000. Célèbre pour avoir vaincu son cancer, puis remporté sept victoires au Tour de France, il fut détruit lorsque les forts soupçons de dopages se sont transformés en preuve quelques années après. Stephen Frears évoque cette période, en se centrant sur le coureur. Présenté comme égocentrique, arrogant, ambitieux, mais aussi combattif et dédié à sa lutte contre le cancer, Armstrong est incarné ici par un excellent Ben Foster. Le tout est soutenu par une réalisation inspirée, avec des plans et couleurs judicieux, et un mélange habile d'images d'archives et fictives. En revanche, le scénario laisse franchement à désirer. De nombreux éléments de la vie du cycliste ou de l'enquête anti-dopage sont amenés sur la table, pour être immédiatement et inexplicablement balayés, et des événements se suivent sans qu'il y n'ait de logique, une explication, ou un approfondissement (la chute d'Armstrong est expédiée en quelques dialogues !), si bien que l'on a parfois l'impression qu'il n'y a plus de fil conducteur. Par ailleurs, il faut noter que le film occulte l'enquête journalistique effectuée côté français, ne se centrant que sur la partie britannique. Il ne prend pas non plus beaucoup de risque, sortant quelques années après l'éclatement de la vérité (il aurait été plus courageux de sortir un film sur le sujet en 2004 !). Le résultat est donc assez décevant, même si tout n'est pas à jeter.
Uberto Pasolini n'est pas le petit frère du réalisateur de "Salo ou les 120 journées de Sodome" mais le neveu de Luchino Visconti, ce qui n'est pas moins prestigieux. Producteur de films à ses heures ("The full monty" en 1997), il est passé derrière la caméra pour nous parler d'un phénomène peu connu mais qui gagne du terrain dans nos sociétés informatisées poussant tous les jours un peu plus à l'individualisme. De nombreux habitants des grandes villes meurent dans l'anonymat le plus complet sans personne pour s'occuper ou assister à leurs funérailles. Londres comme d'autres grandes villes du monde entier possède un service municipal en charge de pallier cette carence après avoir, le plus souvent en vain, procéder aux recherches minimum d'usage. John May (Eddie Marsan) est un de ces enquêteurs qui doivent saisir dans la demeure du défunt tous les indices permettant de retrouver un proche. John May, lui-même enfermé dans une solitude résignée, prend son travail très au sérieux, lui donnant toute la dimension humaine qui doit normalement l'accompagner. Ainsi, il assiste à tous les enterrements, choisit les musiques en fonction de ce qu'il a pu comprendre des goûts du défunt, et stocke le plus longtemps possible les urnes funéraires au cas où... Mais en ces temps où tout doit aller très vite et au moindre coût, il était fatal que ces méthodes empreintes de compassion soient remises en question. Après 22 ans de bons et loyaux services, John May est donc remercié sans aucun ménagement par son nouveau chef (Andrew Buchan). Il obtient malgré tout la permission de pouvoir s'occuper d'un dernier dossier, celui de Billy Stoke un voisin d'immeuble dont il va remontrer le fil de la vie chaotique de SDF. Eddie Marsan qui interprète John May, par son humanité et son humilité, rejoint la galerie des personnages marquants des films naturalistes de Vittorio De Sica ("Umberto D" en 1952), Marco Ferreri ("La petite voiture" en 1960) ou Elio Petri ("Les jours sont comptés" en 1961). Personnages solitaires dont le statut de marginal sert d'ingrédients à des contes populaires prenant leur source dans les contradictions d'une société qui les rejette. Pasolini de son côté dit avoir pris modèle sur le cinéma intimiste du maître japonais Ozu. Eddie Marsan comédien anglais de second rôle, fidèle collaborateur de Mike Leigh qui occupe l'écran quasiment seul, livre une performance en tout point remarquable dont on le pressentait capable, sachant donner son humanité à ce solitaire qui peut-être parce qu'il se sent une proximité avec ces pauvres hères des cités sans âme s'offre et leur offre des familles de substitution. "Une belle fin" est un film touchant qui forcément nous parle au-delà de sa facture assez froide un temps réchauffée par le sourire ravageur de la très gracile Joanne Froggatt (Anna Bates dans "Downton Abbey")
Si Frears met du sien pour insuffler la vie à ses courses cyclistes, le reste est beaucoup plus sage et le film... inutile (je suis triste de le dire mais c'est malheureusement le cas)? Tour à tour biopic, oeuvre accusatrice, descriptive du combat d'un homme contre le cancer, témoignage d'une réussite exceptionnelle et d'une chute aussi dure que juste, essayant de mettre en avant le travail d'un journaliste, The program a au moins le mérite d'être particulièrement technique (les cyclistes sont devenus des rats de laboratoire) et servi par d'excellents comédiens. Mais le souci c'est que l'histoire a fait la une de tous les médias il y a encore peu et qu'on la connaît vraiment par coeur. Un homme fauché par la maladie et frustré qui va tout faire, vraiment tout, pour prouver au monde qu'il est le meilleur ; un homme dépassé par les évènements, son statut d'icone, de héros, de juste... mais qui, on le sait aujourd'hui, n'est que l'incarnation du mensonge, 100 % coupable. Personnage plus important pour avoir défiguré à jamais le cyclisme que pour ses performance depuis annulées corps et âme, film mettant en avant le fait depuis longtemps avéré que ce sport n'est plus constitué d'un homme seul avec son vélo mais d'une équipe complexe (du directeur marketing au médecin) : il n'y a pas grand chose à piocher ici, ce qui me fait une nouvelle fois dire qu'il ne suffit pas de mettre un évènement en image pour l'éclairer sous un jour nouveau. Peut-être que ce film est sorti trop vite, trop tôt, et n'a pas laissé à l'Histoire le temps de se faire. Mais bon on va dire qu'il en on trop parler (d'où le très faible succès au BO^^) et le sujet on a vite fait le tour. Sa manque de piquant de surprise.... Un biopic alliant un petit coté thriller^^. Dommage (mais perso je n'attendais rien).