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Stéphane C
75 abonnés
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5,0
Publiée le 12 octobre 2015
Difficile de trouver un élément à décharge dans ce film-documentaire très passionnant. Le réalisateur retrace l'ascension puis la chute de celui qui fut probablement la plus grande supercherie du cyclisme et du sport en général; l'absolution dans sa lutte contre le cancer paraît si dérisoire ! Un portrait éloquent, incendiaire d'un homme - admirablement incarné par Ben Foster -, antipathique, à l'égo surdimensionné et totalement aveuglé par le succès ...
Curieux biopic qui essaie de résumer l'ascension et la chute de Lance Armstrong à travers le dopage qui lui a permis 7 victoires sur le Tour de France. Certaines reconstitutions de la course et des podiums font faux, surtout comparées aux images d'archives insérées. Mais ce n'est pas l'essentiel: la performance de Ben Foster mérite d'être soulignée (plus que celle de Canet, peu crédible en Docteur Ferrari) et l'intérêt monte dans la deuxième partie quand les doutes du monde cycliste augmentent. Un bon résumé, si ce n'est complet, du scandale Armstrong...qui a duré 13 ans quand même!
Une grosse déception, vu mon intérêt pour le cyclisme et mon estime pour Stephen Frears. Il s’agit d’un « film-dossier » sous forme de reconstitution de la carrière de Lance Armstrong, Mais le film n’apprend rien à toute personne qui s’était intéressé un tant soit peu à l’affaire. Sans doute aurait-il fallu pour le justifier que le cinéaste approche le personnage sous l’angle de sa complexité et fasse émerger des questions plus profondes et plus universelles. On s’en tient malheureusement à un exposé scolaire des faits, avec une mise en scène de téléfilm. De surcroît le tout sent en permanence la reconstitution et sonne faux (à cet égard une mention spéciale aux scènes de cyclisme !).
Souvenez-vous de l’affaire Festina qui avait révélé des systèmes de dopage très organisés au sein du Tour de France. Souvenez-vous surtout de Lance Armstrong, champion déchu mais tricheur inégalé. C’est son histoire que raconte Stephen Frears dans The Program, film aussi saisissant que haletant. On y croise un Lance Armstrong ultra flippant en démon à l’ego surdimensionné, nourri au fric à la gloire et à l’EPO. Ce qui frappe ce sont surtout les à côtés de cette histoire ubuesque. Ce que les médias appellent aujourd’hui le story-telling ou autrement dit, la narration autour d’un événement ou d’un personnage. Car l‘histoire d’Armstrong est proprement idéale. Hercule des temps modernes, le gars se remet d’un cancer et gagne 7 fois le Tour de France. Ça vend du rêve, du papier, du vélo, du sponsor … et tant pis si c’est tout est faux. Le film décortique l’envers du décor et montre comment le mythe est tombé. « Tout le peloton le sait mais personne ne dit rien » car la vérité n’arrange personne. Par ailleurs, le film de Frears interroge aussi le rôle des médias quand leur santé financière est engagée. Par les temps qui courent, c’est salutaire.
Un film très intéressant. A voir vraiment pour l'histoire. La ressemblance entre l'acteur et Lance Amstrong est vraiment dingue. Quelques passages parfois trop rapide. Un peu lent à des moments également.
Quand on voit une telle équipe engagée dans un tel projet, on se dit que ça envoyer, au moins un minimum mais c’est loin d’être le cas. Que ça soit dans l’écriture ou dans la mise en scène, rien n’est à la hauteur. Stephen Frears avait de belles cartes en main avec un tournage qu’il s’étale sur l’hexagone, le sujet, le sport… Il y avait vraiment matière pour nous concocter une fantastique mise en scène avec par exemple une véritable plongée dans un course ou des plans magnifiques du paysage. Quand on voit tous les moyens techniques qui ont été déployés pour ce film, on s’attend à beaucoup mieux. D’ailleurs beaucoup d’images de la bande annonce n’apparaissent dans le film et certaines étaient magnifiques. Faute au montage ? Certainement car le film est souvent hachuré, ça va trop vite et le premier quart d’heure nous le faisait comprendre. On s’attendait vraiment à un espèce de thriller, un étau qui se resserre sur les fautifs etc… Ici on est loin d’avoir de telles sensations et pourtant parfois il y a la petite lueur qui nous fait croire qu’enfin on entre dans la bonne dynamique. Par exemple, vers la première demi-heure, le côté enquête et journalisme est très intéressant mais ce fil est vite perdu. Stephen Frears n’était pas l’homme de la situation pour ce film, peut être que Steven Spielberg aurait mieux correspondu au niveau de l’exploitation de ses acteurs, du sport et bien sur du sujet dont il est question.
John Hodge a également sa part de responsabilité dans cette déception. Son écriture n’est jamais totalement aboutie, comme pour le personnage joué par Dustin Hoffman qu’on ne voit pas à la fin ou comme le côté famille d’Amstrong. Il y a de l’amorçage mais rien de concret au final. Bien sur on voit les magouilles, la sincérité d’Amstrong quand il parle du cancer mais ça s’arrête là. C’est trop faible et facile, on attend un peu plus sur une telle histoire. De vrais questions qui devraient se poser à nous et de ne pas laisser secondaire l’aspect de l’enquête. L’un des points les mieux réussis, c’est celui du personnage de Floyd Landis. Là, on a quelque chose de bien exploité et qui nous met la puce à l’oreille mais c’est tout. Trop raccourcis nuisibles font de cette histoire quelque chose de déjà vu et de dispensable.
Parlons un peu musique, là aussi c’est mal exploité. Alex Heffes fait du bon boulot mais surtout au niveau des musiques additionnelles que ça ne va pas. C’est placé de façon cliché et cela ne correspond pas au film et au sujet. On dirait qu’ils ont placé ça pour justifier les enchainements mal structurés et le montage expéditif.
Petite déception de la part de Stephen Frears et de John Hodge. Il y avait vraiment tout au départ pour nous donner un biopic haletant, charmant et stressant. Le film mérite t-il d’être vu ? Oui, pour la performance générale des acteurs et pour ceux qui connaissent pas l’histoire du faux champion.
La critique complète et détaillée est disponible sur notre blog =)
Tâche ardue que de conter l'affaire Armstrong. Et ce n'est pas vraiment une réussite. D'abord, le vélo et les courses ne sont pas les invités du scénario qui se contente de quelques scènes grapillées çà et là dans les archives de la télévision française. Ensuite la psychologie du champion déchu est éludée gravement, et on ne peut comprendre sa volonté de gagner à tout prix, y compris le plus chèrement qui soit, que par une tendance compensatrice à un sentiment d'infériorité. Escroquerie sportive oui, mais le film reste très superficiel dans le mécanisme mis en place et quant aux produits interdits. Enfin le dénouement arrive sans préambule et on s'aperçoit que pendant une heure trois quart on n'a pas appris grand-chose. Heureusemen, le casting tient ses promesses, mais hélas pas le reste. Les spécialistes de cyclisme seront déçus et les amateurs seront perdus.
Pas évident de reproduire au cinéma, un film se plongeant dans le milieu du Cyclisme. Et pourtant, c'est plutôt réussi, compte-tenu de l'incroyable scénario de la vie de Lance Armstrong. Ce film, qui ne se regarde jamais comme un documentaire, montre parfaitement la personnalité égocentrique de Lance Armstrong et sa soif de réussite, qui l'a amené à contrôler complètement le cyclisme mondial. Les scènes de vélo et entre équipiers sont très réalistes, et Ben Foster incarne à la perfection Lance Armstrong. J'ai juste été un peu déçu de la prestation de Guillaume Canet en médecin Italien. A mon avis, il y avait mieux à trouver. A regarder pour se plonger dans le programme fou élaboré par Armstrong pour gagner.
Super biopic sur la carrière et les affaires de dopage de Lance Armstrong. Appréciant beaucoup le cyclisme, j'ai beaucoup aimé les détails présent, les voitures des directeurs sportifs, les maillots, même les vélos sont des saisons antérieurs, quel travail! On voit à l'écran le vrai caractère d'Armstrong. Super film!
Ben Foster est physiquement impressionnant dans la peau de Lance Armstrong, ça, on ne peut pas le remettre en cause. Mais le film en lui-même paraît légèrement bâclé, ça manque de force, mais également d'images, au point d'avoir l'impression de survoler ces évènements sportifs. La réalisation ne met pas son sujet en valeur et ne nous partage aucune émotion. Il manque trop de choses au long-métrage afin de ressentir pleinement l'aspect psychologique de l'acteur de ce qui est, la plus grande escroquerie sportive. Le bon point reviendra au casting concernant son premier rôle.
Un biopic sur l'un des champions de cyclisme qui fut le plus adulé et le plus détesté. L'acteur BEN FOSTER que je ne connaissais pas est très convaincant dans le rôle de lance AMSTRONG et la ressemblance est époustouflante. Même si l'on n'aime pas le vélo, on y apprend les techniques de dopages dans le milieu cyclisme. On découvre le visage sombre de cet homme, un battant contre la maladie avec la fureur de vaincre inégalée. De l’ascension à la chute de ce grand champion avec un mélange d'images d'archives et de scènes qui donne un ensemble très bien réalisé.
Description de l'ascension et de la chute de Lance Armstrong, The Program est une très intéressante description de l'importance du dopage dans le cyclisme. Même s'il simplifie un peu la réalité (Stephen Frears donne l'impression que David Walsh est le seul journaliste à avoir révéler la tricherie du coureur américain alors que Walsh a collaboré avec le français Pierre Ballester et que quelques enquêtes faites par d'autres journalistes avaient déjà apportées quelques révélations), le film est très prenant et montre l'aspect mafieux qui peut régner dans le sport ainsi que les raisons pouvant amener à ces extrémités (le refus de perdre). Lance Armstrong est d'ailleurs brillamment interprété par Ben Foster qui le représente comme une personne peu appréciable, arrogante et dictatoriale. Sans être une œuvre marquante (elle est peut-être un peu trop classique), The Program est un film à voir pour son aspect documentaire passionnant et pour le réalisme de l'ensemble.
Etonnant de voir Stephen Frears derrière la caméra pour ce film autour de la carrière d'Armstrong. C'est l'une des raisons qui m'ont poussé à aller voir ce que pouvait donner un film sur ce "champion"... et c'est pas mal réussi: Scénario très complet et bien ficelé, Mise en scène énergique (pas le temps de s'ennuyer une seconde!), Ben Foster très convaincant.... Les moments les plus marquants de la carrière du cycliste sont présentés mais c'est peut être là le défaut du film: trop complet.... J'aurai en effet apprécié plus de développement sur la personnalité du coureur mais Frears s'est contenté de relater les faits sans faire comprendre au spectateur le pourquoi .... Dommage parce que c'était ce que beaucoup attendait du film. Cependant, on peut difficilement "casser" un film aussi riche en informations sans finir par devenir une sorte de documentaire. Ici, il y a un scénario, une histoire, de bons acteurs comme Ben Foster ou le fameux journaliste fouineur (très bon Chris O'Dowd) même si j'ai trouvé que G. Canet en faisait un peu trop avec son personnage de Michele Ferrari et son accent agaçant! Les autres Denis Ménochet, Dustin Hoffman sont aussi assez convaincants. Une bonne rétrospective de la carrière de Lance Armstrong mais qui ne vous apprendra rien sur la personnalité de ce champion tricheur...
Stephen Frears propose un biopic alléchant, portant sur le polis gros scandale du sport. Lance Armstrong 7 fois vainqueur du Tour de France, se révèle être un dopé depuis le début. Le film censé retracer cette quête de la victoire par les injections rate complètement son propos : trop en surface, trop neutre, il n'arrive pas à retranscrire le dialogue intérieur du personnage. Et surtout, il ne retranscrit absolument pas les sensations et l'ambiance du cyclisme de haut niveau et dans une compétition comme le Tour de France (les scènes de ce type, rares, font vraiment tâches) Un intimisme sans profondeur ni saveur, alors même que le pitch était de grand potentiel. Un biopic que je ne conseille pas malheureusement.
Même si l'on n'est pas un adepte du cyclisme, il faut voir ce film car on a tous entendu, de prés comme de loin, les exploits de l'américain. Remarquablement bien interprété, l'acteur principal détonne par son charisme et son jeu d'acteur. La réalisation, très bonne, accompagné d'une bande son moderne, donne un bon cachet à cette étonnante histoire. On ne s'ennuie pas un seul instant, suivant le déroulement des événements et la lente mise en place de ces dopages répétés, intéressants...Les vrais amateurs du vélo y trouveront encore plus leur compte et n'hésiteront pas à noter ce film d'un 5 étoiles, c'est certain.