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Un visiteur
0,5
Publiée le 24 juillet 2014
Dans quelques années, on produira avec opportunisme un film dont les héros s'appelleront Lola Tazeur (une tueuse) et Piou-Piou Marmaille (un père de famille nombreuse). Le film s'intitulera "Les Sous-doués font du ciné" et racontera comment un jeune acteur assez bête squatte un tournage art et essai pour se taper une blondasse - ce sera vraiment la seule histoire que racontera le film.
Le tournage art et essai et la révélation esthétique ne seront qu'un décor, une excuse, un argument publicitaire pour attirer les lecteurs de Télérama et les auditeurs de France Inter en tablant sur leur automatique pâmoison. Le film se foutra bien de la moindre vérité et de la moindre morale. Il ne s'agira que de faire rire grassement le très grand public sur le dos d'un artiste exigeant en le montrant comme un illuminé tremblotant entouré d'hystériques sous-payés.
Vous me suivez ? Eh bien là, je vous le donne en mille, les modèles dans la vraie vie des personnages de Lola Tazeur et de Piou-Piou Marmaille s'offusqueront. Ils hurleront à l'insulte. Campagne de presse. Procès en diffamation. Interdiction du film. Et "Les Sous-doués font du ciné" deviendra un film invisible et maudit. Ses répliques cultes tomberont dans l'oubli ("Et Tazeur, elle bat le beurre ?", "Il n'y a que Marmaille qui m'aille", etc., etc.) Les masques de ces modèles bien peu exemplaires, au moins, seront tombés. D'autres modèles plus remarquables n'ont pas, aujourd'hui, le loisir de se défendre. Ils sont morts.
Quel plaisir ce film, inspiré de la rencontre d'Eric Rohmer et de Jocelyn Quivrin, qui nous raconte le tournage de Les Amours d'Astrée et de Céladon et deux univers qui se rencontrent. Très drôle, les acteurs sont parfaits entre le suave Michael Londsale et ce Pio Marmaï génial, avec son air de gaffeur aucunement géné. Et il y a quelque de chose de touchant à voir toute cette troupe rechercher quelque chose qu'on pourrait appeler la beauté, ou mieux la poésie. "C'est important la beauté" répète à l'envie le metteur en scène à son distrait comédien....On ne peut que être d'accord. Très réussi.
Jolie et sympathique comédie avec à sa tête un immense et généreux acteur Michael Lonsdale. Et un Pio Marmaï touchant. Beau message et bel hommage au cinéma, aux auteurs, à la culture.
Gentillet et un peu gnangnan il ne se passe pas grand chose Nicolas Bridet confirme après le fils préféré mais sinon excepté Michaël Lonsdale irrésistible les jeunes acteurs du film ont du mal à trouver leur marque et le scénario tourne un peu en rond et c'est dommage d'autant que j'y allais pour mon chouchou que je n'ai pas trouvé au mieux
En dépit d'un début un peu balourd, ce récit d'un éveil artistique émeut et capte l'attention. Les fans de Rohmer trouveront le film assez banal dans sa forme mais seront intéressés par un scénario audacieux.
Les mentors servent à nous faire grandir. Les élèves eux, sont là pour nous faire rajeunir. Ce genre de rencontres, le septième art les affectionne particulièrement. Cet été, le petit film français Maestro sort des sentiers battus pour nous présentait un rendez-vous. Celui de Henri, jeune acteur rêvant de jouer dans des blockbusters. Et Cédric, vieux cinéaste spécialisé dans le cinéma d'auteur.
Cette œuvre représente la confrontation entre l'ancien et le moderne de manière aussi douce que poétique. Lonsdale et Marmai sont parfaits dans leur rôle. Quand l'un inspire un respect total, l'autre dégage un charme fou. Tous les deux forment une certaine définition du cinéma, utopique certes, mais tellement riche d'humanité. Maestro nous fait aimer notre langue et notre culture sans être pompeux. Il arrive à toucher du doigt cette simplicité si complexe à trouver sans tomber dans de lourds symboles paralysants.
Dommage que le film prenne trop de temps à se conclure en insistant sur des aspects narratifs qu'on avait déjà bien saisis. Comme la relation d'un cinéaste et de son acteur, tel un père et son fils. Ou l'attraction de deux êtres se cherchant une heure trente durant et finissant enfin, par se trouver. Nonobstant, ce n'est pas ce que nous retiendrons de Maestro. C'est bien la liberté de ton et l'ambiance éthérée de cette œuvre spontanée qui nous procurent un bien salvateur. L'amour d'un cinéma qui est en train de mourir à petit feu, et pour lequel nous ressentons déjà une douce nostalgie.
On apprend que ce film est inspiré de la rencontre entre Rohmer et Quivrin (99 francs, Incognito) lors du tournage des Amours d'Astrée et de Céladon. Ce dernier incarnait une sorte d'avenir pour le cinéma français. Aussi drôle que touchant, déjanté que déchirant, c'était de lui que venait le projet Maestro, afin de souligner son immense respect pour ce cinéaste. Il est important de rendre hommage aux personnalités qui ont marqué l'histoire du cinéma. Mais aujourd'hui, il est aussi primordial de saluer ceux qui auraient pu le faire évoluer. C'est maintenant chose faite.
Film magistralement interprété par M. Lonsdale, entouré de jeunes acteurs (et actrices) pleins de talent. Cette histoire alliant la poésie, la sensibilité, des émotions, sans oublier de l'amour, avec une pointe d'humour est pleine d'ingrédients qui ne peut que faire une bonne recette. C'est un bel hommage destiné à J. Quivrin et E. Rohmer à consommer sans modération.
Un film qui a du charme, peut être un peu désuet. Une comédie qui joue sur les contrastes et les sentiments avec brio, le tout porté par de bons acteurs. Rafraîchissant....
BRAVO! ÇA FAISAIT LONGTEMPS QU'ON AVAIT PAS VU UN FILM FRANÇAIS AUSSI DRÔLE, JUSTE ET ÉMOUVANT. PIO MARMAÏ EST GÉNIAL. ALLEZ-Y, VOUS ALLEZ "KIFFER, GROS".
On est face à une petite bulle de plaisir cinéphile et un condensé de bonheur pour tout un chacun. Sans être forcément un chef d'œuvre ou une pièce maîtresse en devenir de notre cinéma contemporain, ce film est pétri de charme du début à la fin. Bref (trop peut-être, on en voudrait encore!), mais toujours juste en ne tombant jamais dans les clichés auxquels il était prédestiné (la caricature du monde du cinéma), ce "Maestro" enchante en parvenant à nous émouvoir un peu et rire beaucoup avec toute la simplicité requise. Il est d'autant plus réussi que sa genèse découle d'un bien triste accident survenu il y a plusieurs années. En effet, il est tiré des notes prises par le défunt comédien Jocelyn Quivrin sur le tournage du film d'Eric Rohmer, "Les amours d'Astrée et Céladon". Le film doit énormément à l'alchimie qui traverse l'écran existant entre Pio Marmai, de mieux en mieux et qui ira loin, et Michael Lonsdale, impérial de sagesse et de bonhomie. La scène où ce dernier, par une petite remarque, fait pleurer le premier, coupable d'une petite bêtise, est magnifique de tendresse. La cocasserie provenant des aléas du tournage vaut également son pesant de cacahuètes et l'aspect bucolique et champêtre du contexte donnent encore de la valeur ajoutée à un long-métrage qui se savoure comme une sucrerie restant longtemps en bouche. Dommage que le film soit distribué en plein été sans grande publicité, il méritait une plus grosse exposition. A découvrir !
Léa Fazer a repris le projet de Jocelyn Quivrin sur son expérience du tournage avec Eric Rohmer, un coup d’œil à la fois amusé et très respectueux sur le cinéma d’auteur qui devient ici une excellente comédie, menée de main de maître par Michael Lonsdale et Pio Marmaï. Entre les deux, Déborah François compte les points, avec malice .Le rire et le frisson se partagent le bonheur d’une projection tout en finesse, et drôlerie. Un film sur l'amitié et la transmission, un film rare... Pour en savoir plus