High-Rise
Note moyenne
2,2
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107 critiques spectateurs

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MaCultureGeek

1 164 abonnés 1 224 critiques Suivre son activité

1,5
Publiée le 16 août 2016
High Rise était un film très prometteur; Tom Hiddleston au casting avec un scénar de psychopathe acharné, ç'aurait pu être le panard. Sauf que non, it was not. Demandez pourquoi, je vous en prie. En fait, si le film déçoit, c'est principalement parce qu'il se perd dans des délires futiles et inutiles, sans jamais chercher à relever la tête de l'eau pour nous sortir quelque chose de cohérent, ou d'un minimum potable. Bon, je ne peux pas cracher sur ses indéniables qualités esthétiques, tant la mise en scène de Ben Wheatley s'avère efficace, inventive et bien construite. C'est plutôt bien composé, et exécuté avec talent. Vient s'y ajouter une bande-son terrible, avec un morceau extraordinaire, et parfaitement en adéquation avec le thème du film : "Can you hear my S.O.S?". Le soucis, c'est qu'il y a le reste.
Pour commencer, l'écriture est plus bordélique que la chambre d'une femme de joie. Ça commence bien, l'intérêt est là, mais dès qu'il faut nous pondre un truc un minimum réfléchi, voire même abouti, voilà que le moteur s'emballe et commence à caqueter. Et ça devient vite moche. Le soucis avec "High Rise", c'est qu'il perd son temps dans une première partie beaucoup trop longue, pour l'abandonner lâchement et nous foutre en pleine gueule le retournement de situation au détour d'un montage ( certes bien fait ), mais complètement en désaccord avec ce que le film devait nous montrer. Quand t'appuies le fait qu'une telle situation mets du temps à venir, que c'est extrêmement long à s'installer, pourquoi la faire venir si facilement, alors? C'est pas même logique. C'est même pas agréable à l'analyse. Merde, bossez mieux, les gars, c'est pas vous qui vous tapez vos films, après. En résulte une oeuvre casse gueule au scénar presque bâclé. La fin partait sur de bonnes pistes, mais c'est la globalité de l'oeuvre qui vient la gâcher; le reste est tellement en déça des attentes que je n'ai pu l'apprécier pleinement. Alors oui, c'est sûr que le film tente; il tente trop, même, et ne tente pas les bonnes choses. Prenons un exemple tout con : celui de l'érotisme sale qui va avec les bas instincts de l'homme ( encore que ce n'est qu'une question de point de vue ). Les gars, vous avez pas trouvé mieux à faire quand vous essayez de montrer la chute d'une société, que de filmer des partouzes à la queue leu leu? Au bout d'un moment, ça devient sérieusement long. Et c'est le cas de le dire. A noter également le cliché "du mec qui fume parce que c'est classe de fumer de la fumée dans un film". Ici c'est simple, tout le monde fume; à croire que le truc a été sponsorisé par Kamel. Les médecins de demain seront fiers d'avoir les poches remplies de bons vieux biffetons. True story. A noter également le cliché "du mec qui fume parce que c'est classe de fumer de la fumée dans un film". Ici c'est simple, tout le monde fume; à croire que le truc a été sponsorisé par Kamel. Les médecins de demain seront fiers d'avoir les poches remplies de bons vieux biffetons. True story. A noter également des acteurs consistants, dont un Hiddleston impeccable, armé d'un Luke Evans aux abois. Seul Jeremy Irons m'a déçu, tant il surjoue et se perd, lui aussi, dans son kiff. Le soucis, c'est que son kiff n'est pas le nôtre.
JimBo Lebowski

447 abonnés 1 080 critiques Suivre son activité

1,5
Publiée le 29 mai 2016
La première demi-heure promettait quelque chose d’assez séduisant malgré une ébauche symbolique qui se révélera être des plus lourdingue par la suite, on est devant l’image d’une société ordonnée qui ne demande qu’à basculer dans l’anarchie (tout ça en trois jours), l’utilisation du cadre est dans la logique d’un univers tendance rétro-futuriste 70s avec au milieu ce docteur incarné par Hiddleston un peu perdu dans ce système réglementé et insinuant. Mais au moment où le chaos s’établit il ne se passe plus rien d’intéressant, si ce n’est au travers d’une multitude de personnages tous aussi insignifiants les uns que les autres, l’ambiance kafkaïenne se laisse aller à l’excès voire même au carrément clipesque (la séquence en question n’a rien à foutre là), plus rien n’a d’identité et de lisibilité, on s’enfonce dans la poudreuse, et surtout on sort du film … Le découpage est en roue libre, l’esthétisme incohérent, les émotions au quatrième sous-sol, c’est l’ennui absolu, le film ressemble bien à une chute qui n’en finirait pas et dont au final j’ai été soulagé de m’écraser comme une crêpe au générique.
Ambitieux sur la papier (je ne doute pas que le bouquin soit bon) mais à l’écran c’est juste sans saveurs, ennuyeux et interminable.
Félix F

305 abonnés 2 425 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 10 novembre 2016
Où comment serait le monde dans quelques centenaires ? Un film apocalyptique intéressant, qui part sur de bonne base, la première partie est surprenante et merveilleusement bien planifié. Mais alors pourquoi la seconde tombe à la ramasse, avec ses scènes obscène et incompréhensible ? Un film à demi mesure, qui s'effondre au bout d'une heure. Dommage car la capacité à être un bon film était là.
Hastur64
Hastur64

268 abonnés 2 289 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 31 août 2017
La bande-annonce m’avait appâté et la présence du talentueux Tom Hiddelston finit de me convaincre de voir ce drame britannique. Hélas, j’en suis sorti passablement déçu. Je crois que c’est majoritairement parce que je n’ai pas vraiment compris ce que le scénariste et le réalisateur ont voulu dire dans leur long-métrage. Si c’est la persistance des classes sociales, la violence humaine dans des situations extrêmes, la de plus en plus grande dépendance de l’homme vis-à-vis de la technologie et l’affaiblissement des liens personnels entre les gens, franchement ce n’est pas vraiment très original, cela a été dit de nombreuses fois ces dernières années via de multiples médiums. Du coup, je ne retiens de ce film que la lente marche vers l’anarchie et la violence d’une communauté fracturée économiquement et qui s’accompagne symboliquement de la dégradation parallèle de leur lieu de vie. Très honnêtement sur deux heures cela donne un spectacle parfois abscons, souvent ennuyeux, d’anarchie qui donne une histoire pas vraiment passionnante. Le talent des comédiens (Tom Hiddelston donc, Jeremy Irons, James Purefoy, Luke Evans ou Sienne Miller) ne peut rien face à une intrigue trop cérébrale illustrée par trop d’excès, qui donne un spectacle tout simplement inintéressant et en plus longuet avec ses deux heures de durée. Franchement, le film ne donne nulle envie de lire le roman de J. G. Ballard dont il est l’adaptation. Si vous hésitiez, vous pouvez évidemment vous faire votre avis, mais je ne peux en toute conscience vous le conseiller.
BeatJunky
BeatJunky

192 abonnés 1 934 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 5 février 2017
J'ai tenté mais je ressors du film aussi déçu que les deux précédents films du réal "kill list" et "Touristes". Pourtant j'y ai cru pendant une heure avec la présentation de ces personnages bien trippants mais ensuite, ça part dans du n'importe quoi et c'est bien trop brouillon pour qu'on en retire quelque chose... Cette dernière heure aura été un vrai supplice pour moi.... J'ai fini par scotché sur ma montre!!! Il y avait peut être, sûrement qq chose à ressortir de tout ce truc mais trop bien caché pour moi! Je suis passé à coté, voilà tout...
DavY Croquette
DavY Croquette

73 abonnés 1 558 critiques Suivre son activité

0,5
Publiée le 22 septembre 2016
La réalisation et les acteurs sont bon. Mais nous pouvons affirmer que c'est un film dont "n'importe quoi" ou "inutile" ou même "non mais c'est quoi cette merde" seraient les adjectifs les plus proches pour désigner ce film. Linvide de sens, long et ennuyeux, on attends le pourquoi du comment, mais non... on sait pas et on a gâché 2h de son temps. À éviter absolument ! sisi faites vous plaisir et regardez autre chose.
kingbee49
kingbee49

55 abonnés 653 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 22 avril 2020
Encore un film d'anticipation sociétal très ambitieux mais complètement gâché. La faute à un étalage de scènes trash et violentes dont la complaisance ennuie plus qu'elle ne fascine et dans lesquels se perdent les acteurs dont la plupart ne gagneront jamais notre empathie, même ce bon vieux Jeremy Irons. Deux étoiles pour les décors et le concept artistique de cette tour rétro-futuriste.
Cinéphiles 44

1 678 abonnés 4 674 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 13 août 2016
High-Rise est l’adaptation d’un roman de J.G. Ballard. L’écrivain a déjà été adapté au cinéma, notamment son Crash par David Cronenberg et L’Empire du Soleil par Steven Spielberg. Avec une histoire déjà très solide, Ben Wheatley parvient à reconstituer un Londres des années soixante-dix le plus fidèlement possible en y apposant une dimension futuriste surprenante. High-Rise décrit les habitants d’un immeuble de quarante étages à l’architecture particulière. Ce huis-clos d’anticipation expose l’inégalité des classes au travers des étages et des hiérarchies dans l’immeuble. C’est alors une véritable expérience qui s’initie chez le spectateur qui subira la pression de ces citoyens portés par l’alcool, le sexe et la folie. High-Rise est un film audacieux mis en scène dans la perfection, aussi bien la musique, les couleurs, les costumes, le jeu des acteurs, bref le ton global est exceptionnel. On prend goût à ces perpétuelles provocations, même après une introduction atypique qui nous questionne dans l’inconfort.
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7eme critique

625 abonnés 2 778 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 26 août 2017
"High-rise" démarre de façon terriblement excitante avant de nous plonger dans un profond ennui. L'histoire n'arrivera pas à conserver l'intérêt du spectateur bien longtemps face à cette écriture devenant de plus en plus frustrante. La mise en scène offre de belles propositions visuelles, les acteurs sont bons, la musique est appréciable (Clint Mansell ou encore Portishead), mais le tout sera très certainement handicapé par un scénario suivi à la lettre et un montage bancal. "High-rise" est un film prétentieux qui en deviendra donc long et ennuyeux, et partira dans un délire too much, pour au final, pas grand chose.
elriad

522 abonnés 2 048 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 6 août 2016
l'esthétique fouillée, le montage nerveux, la bande-son excellente et le casting de "High-Rise" ne parviennent pas à franchir le cap de l’esbroufe foutraque en oubliant souvent le propos pessimiste du roman de Ballard. On pense vaguement au roman de Burgess, "orange mécanique" mis en scène par Kubrick, et l'on veut se convaincre que cette mosaïque psychédélique est une fulgurance supra-moderne, mais en cherchant bien, on revient au cinéma baroque et métaphorique de Bunuel ou Fellini, deux réalisateurs modernes en leur temps et on se dit que finalement, derrière son aspect coup de poing, ce "High-Rise" est bien poussiéreux...
2985

317 abonnés 1 285 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 10 août 2016
Le film manque cruellement de rythme ce qui dommage. Le scénario de base était intéressant, cette lutte des classes dans un immeuble qui finit par dégénéré, les riches en hauts et les pauvres en bas a la manière d'un Snowpiercer mais celui-ci était beaucoup plus rythmé. Reste une bonne ambiance decalé qui n'es pas sans rappelé American psycho ou the Lobster sur certains points, et des acteurs plutôt bons.
Eric C.

303 abonnés 2 277 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 30 juin 2019
Tom Hiddleston, le Loki de Marvel, Luke Evans, la sublime et sensuelle Sienna Miller et l'iconique Jeremy Irons pour ce film très bizarre, véritable ovni entre SF apocalyptique et satire sociale mais surtout film complètement déjanté et décomplexé où on se retrouve dans une tour de béton futuriste, projet architectural urbain novateur, par ailleurs particulièrement hideux et déshumanisé, création de l'architecte du dernier étage et sensé représenter l'humanité du moins ses strates sociales avec ceux des bas étages et ceux plus célèbres et nantis des étages supérieurs. Ici pas de révolte des gilets jaunes mais montée en tension emportée par le pas très équilibré Luke Evans, le tout sous l'œil expert du docteur psy Tom Hiddleston qui l'air de rien devient indispensable pour tous y compris pour la superbe Sienna Miller qui a sa part de secrets. Tout part en cacahouètes et on arrive vite à l'anarchie, sans foi ni loi, la jungle urbaine sauvage, violente, orgiaque, avec plus aucune limite dans l'alcool, le sexe, la drogue, la violence et la débauche. Si on devine sans problème la satire sociale, le tout reste cependant assez hermétique, fumeux, pas très cohérent et organisé et cette anarchie est plus proche du n'importe quoi que du message social et on peut aussi regretter le ma que d'émotion avec une distanciation un peu froide malgré des acteurs étonnants.
Jérémy J.
Jérémy J.

18 abonnés 812 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 17 août 2020
Ce n'est pas mauvais non, au contraire le début est même assez sympa. Il y a d'après moi deux soucis: premièrement le film reste particulier, si tu n'accroches pas au style ou si tu ne fais pas d'effort de ton côté tu seras très vite sur le bord de la route. Deuxièmement, le film devient très vite répétitif à mon gout. Une fois les personnages présentés, on tourne très vite en rond dans le scénario et les personnages. En résumé: toujours plus de folie, et ça s'arrête un peu là. Alors oui plusieurs scènes et plans vous régalerons la rétine, il n’empêche qu'il vous restera un gout amer du scénario. C'est la raison pour laquelle 3 étoiles me paraisse suffisante. Bref, soyez sûr que ce style vous corresponde avant de vous lancer.
RedArrow

1 884 abonnés 1 687 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 6 février 2017
Avant toute chose, pour mieux comprendre la structure éclatée du film de Ben Wheatley qui risque de laisser plus d'un spectateur sur le carreau, il convient de jeter un petit coup d'oeil sur l'oeuvre de J.G. Ballard.
Jusqu'alors auteur d'une SF disons plus classique et rêveuse autant sur le style que sur le fond, Ballard publie en 1969 ,"La Foire aux atrocités", son livre le plus difficile à appréhender. Sans réel début ou fin, totalement expérimentale, la narration est clairement inspirée de celle fragmentée de l'auteur américain William Burroughs. Quelques années plus tard, son triptyque "La Trilogie du Béton" (dont "High-Rise" est le troisième roman) reste sous cette influence des oeuvres de Burroughs mais dans une moindre mesure, Ballard n'en conservant que certains codes de non-linéarité pour continuer de développer son propre style qui fera sa renommée.
En ce sens, au vu de sa filmographie où le réalisateur s'amuse souvent à jouer avec la structure même de ses longs-métrages pour mieux "perdre" le spectateur dans les thématiques qu'il aborde, Wheatley apparaît comme un choix contemporain parfait pour retranscrire la narration si propre à Ballard sur grand écran.

Écrit en plein âge d'or d'une architecture brutale où les HLM se mettaient à pulluler, "High Rise" prolonge le questionnement éternel de son auteur : jusqu'où l'Homme influence-t-il son environnement avant que ce dernier se mette à influer sur lui à son tour (et vice-versa) ?
Ici, l'Homme va construire un immeuble se voulant utopique, un monde autonome, extrêmement haut, qui reproduit le système de castes sociales de notre monde horizontal de manière verticale en fonction des étages occupés (les plus riches dans les sommets, les plus pauvres dans les bas-fonds). Forcément, ce monde construit sur nos propres aberrations sociales et inégalités de richesse ne va pas tenir, les besoins qu'ont les riches de se distinguer des pauvres et ceux qu'ont les pauvres d'accéder à des ressources qui leur sont interdites par une élite va amener à une régression totale des habitants de l'immeuble. Cet environnement construit par la propre main de l'Homme va engendrer un retour à une société primitive où la barbarie et la violence vont être exacerbées, marquant la fin de toutes inhibitions sociales. L'utopie se transforme ainsi en complète dystopie, un régime totalitaire où l'humain revient à ses racines les plus primaires et bestiales pour améliorer sa condition à tout prix.

Ben Wheatley épouse donc la non-linéarité partielle du récit de Ballard pour nous présenter ce microcosme, reflet de notre monde en condensé, en train de partir en vrille. Cela marche parfaitement pendant la première partie, le fonctionnement par ellipses permet de nous faire découvrir tous les contours de cette micro-société et ses déviances jusqu'au point de rupture. On observe par l'oeil d'un nouvel habitant, un médecin, Laing (Tom Hiddleston, excellent), les différents étages de l'immeuble et leurs occupants tels des rats de laboratoire avec un délicieux humour noir caractéristique de la satire voulue par Ballard.

Mais lorsque cet environnement infernal devient littéralement un enfer, la narration choisie va perdre étonnamment de sa force sur tous les plans. La temporalité confuse, le manque de liant entre les séquences et la profusion de personnages empêchent de s'impliquer véritablement dans la montée en puissance des affrontements malgré une imagerie sur la folie bel et bien réussie, la satire perdant aussi considérablement de son mordant en se diluant dans l'ensemble. Par exemple, les habitants ne contactent jamais le monde extérieur sur leur situation et continuent d'aller au travail chaque jour comme si de rien n'était avant de revenir le soir se battre comme des animaux, ce paradoxe très drôle n'est que trop rapidement abordé dans le film et enlève une partie de sa force au propos (voire le rend aberrant auprès d'un public qui découvre cet univers par l'intermédiaire de ce film).

Foutraque comme pas permise, cette deuxième partie fait figure de déception malgré une approche formelle convaincante et souvent sublime dans sa violence. Surtout du côté des plus riches où leurs comportements bestiaux couplés à leur amour du superficiel donnent les scènes les plus démentes du film.

Mais quelle est la morale de "High Rise" dans tout ça ? Est-ce une banale histoire de révolution sociale où les pauvres prendraient le pouvoir sur les riches ?
Non, bien sûr que non... "High Rise" est d'un pessimisme quasiment complet en ne remettant jamais en cause la verticalité du système qu'il démontre. Il n'y aucun idéal révolutionnaire chez les habitants les plus pauvres si ce n'est celui, médiocre, d'atteindre les étages supérieurs des riches encore bien pires. Seuls les quelques personnages les plus individualistes comme Laing et Charlotte (Sienna Miller), connaissent une évolution intérieure en restant principalement observateurs des évènements et en nous permettant à nous, spectateurs, d'assister au développement de cette régression primitive au sein d'un corps social entier.
Au final, on se retrouve comme le concepteur de l'immeuble joué par Jeremy Irons, à rechercher dans les plans de la construction quel paramètre ou détail a bien pu engendrer une telle catastrophe alors qu'au fond de lui, il sait qu'il n'a fait que répéter les erreurs inévitables d'un monde plus vaste.

C'est aussi un peu le cas de Ben Wheatley qui, en reproduisant fidèlement le système narratif du roman, a pu faire un long-métrage qui fonctionnait parfaitement pendant sa première moitié mais un grain de sable a grippé la machine à mi-parcours et elle n'a jamais réussi à s'en remettre, s'usant, perdant une grande partie de sa force et ne sachant plus trop quoi délivrer (en fait, la deuxième partie aurait vraiment gagné à être racontée de manière plus linéaire, la violence des actes commis n'en aurait été que plus dense et pertinente quelque part).

Il en résulte donc une adaptation esthétiquement très réussie (on pense à Kubrick, Cronenberg, Roeg,...), à l'ambiance claustrophobe et teintée d'une folie indéniable mais boîteuse dans ce qu'elle veut tenter de transmettre au spectateur, les non-initiés à l'univers si particulier de Ballard risquent même de passer carrément leur chemin. Dommage...
Fabien S.

687 abonnés 4 150 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 26 novembre 2021
Un très bon film de science-fiction avec Tom Hiddleston. Un très bon huit-clos futuriste . Ben Weathley réalise un très bon long-métrage .
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