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Kouto
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5,0
Publiée le 12 septembre 2025
Le réalisateur James Gray délaisse pour un temps les décors de New-York et change de registre avec ce film consacré à Percy Fawcett, célèbre explorateur qui disparut au début du XXème en Amazonie lors de sa quête pour trouver une cité perdue. La minutie de la réalisation n’a d’égale que son ampleur, le cinéaste trouvant un réel épanouissant de son œuvre au travers une mise en scène riche et toujours subtile. On retrouve malgré un tout nouveau décorum des thèmes récurrents du cinéaste avec le portrait d’un homme tiraillé entre deux feux, ici son amour pour sa famille et ses rêves de gloire. Charlie Hunnam, pourtant pas le meilleur acteur de sa génération est plus convaincant et offre une solide prestation bien complété par d’excellents seconds rôles. « The Lost City of Z » est un film généreux, magnifié par une réalisation grandiose, où la simplicité l’emporte toujours sur les effets de mise en scène tout en gardant un profond raffinement. Un grand film d’aventure, tout simplement.
J'aime bien les deux films que j'ai pu voir de James Gray, notamment Two Lovers, cependant là je ne suis pas totalement convaincu. Je comprends les intentions de Gray de ne pas faire un film où l'homme blanc irait affronter la jungle, on n'est pas dans un remake d'Aguirre (bien que l'on ait des gens sur une sorte de radeau sur un fleuve perdu au beau milieu de l'Amazonie), mais de faire un film sur un homme qui a un but, un but qui va petit à petit le détruire, mais sans jamais trop en faire. On n'a pas ici de crises de folies ou autres, juste quelqu'un qui est persuadé qu'il existait une ancienne civilisation en Amazonie et qui veut absolument la retrouver et qui va faire plusieurs explorations.
Le fait qu'il y ait plusieurs explorations permet de segmenter le film, de montrer la réticence initiale à aller en Amérique du Sud, puis effervescence à l'idée d'une grande découverte, puis finalement les ennuis qui arrivent et cette sorte de fatalité qui finit par englober tout le film. Forcément il faut y retourner...
Et ça j'ai beaucoup aimé, par contre j'ai une nette préférence pour les scènes dans la jungle, qui sont assez courtes par rapport à la durée du film (2h21), il semble y avoir une espèce de poésie un peu macabre qui s'empare des membres de l'expédition. Et je dois dire que j'en aurais voulu beaucoup plus. Je comprends l'intérêt de ne pas s'éterniser, ça permet de se concentrer sur le drame et de ne pas transformer le film en survival, mais j'aurais aimé voir plus de séquences où ils marchent dans la jungle, surtout que Robert Pattinson a une gueule mémorable avec sa barbe et même s'il ne cause pas trop, ben il en jette... et puis Charlie Hunnam est vraiment bon également, les deux forment vraiment une paire. Une paire qu'il est d'autant plus triste de voir se séparer au travers d'un dialogue assez banal. C'est comme ça que finissent les amitiés.
On sent rien qu'à la mise en scène que la troisième expédition sera particulière, le travelling où la fille court après la voiture qui emmène son père et son frère est déchirant et ça m'a fait un peu penser à la Maison des bois de Pialat.
Mais malgré toutes les qualités du film, je n'ai pas senti le temps passer (le temps dans le film), je n'ai pas eu l'impression que les personnages vieillissaient tant que cela, que cette obsession lui trottait dans la tête pendant des décennies... Et bien que je n'aime pas trop les films trop long, peut-être que le film aurait gagné à s'étirer, à s'offrir plus de séquences dans la jungle, mais aussi chez lui, des scènes où l'on aurait montré son quotidien, où l'on aurait vu ce couple s'aimer et vivre, ce qui aurait eu comme effet de renforcer encore le drame.
Donc pour moi, c'est bien, il y a plein de qualités, mais il manque un souffle réellement porteur qui aurait donné au long métrage une force supplémentaire qu'un "aller-retour", mais néanmoins ça reste un beau film.
Retour à un genre tombé en désuétude : le film d'aventure. Ou plutôt, ici, le portrait d'un aventurier entre soif d'honneurs et de découvertes et devoir familial. Un beau portrait et un beau film, du moins esthétiquement. On aurait peut-être aimé voyager davantage.
the lost city of z est dans la lignée de ces reconstitutions des grandes explorations du début du XXè siècle devenues rares au cinéma! malheureusement, le film ne parvient jamais à toucher, manque cruellement d'enjeux et surtout de panache. étrangement les dialogues sont chuchotés et la lenteur de l'intrigue alourdit le propos au point de faire souvent poindre l'ennui. en plus d'un final décevant, J. Gray ne propose pas un grand film, à la hauteur de la quête et des attentes.
De James Gray, je lui préfère ses films urbains tels que "Little Odessa", 'The Yards" ou "Two Lovers" mais je dois avouer que ces aventures d'un célèbre explorateur Anglais m'a bien plu tant dans la narration que dans la beauté des images !! J'avais un peu peur au début, je sais pas pourquoi, je pressentais un long métrage qui allait me lasser mais au fur et à mesure que cela avancer, je me suis pris de passion pour cette histoire. Le thème de "The Lost City of Z" est l'adrénaline de faire des périples à la recherche de nouveaux trésors, lieux emblématiques perdus et de défier les dangers des jungles. Le film s'étale sur plusieurs années, ils reviennent en Angleterre voir la famille mais la soif de l'aventure les accrochent, je parle du personnage principal et un collègue. Il y a aussi la première guerre mondiale car les faits se passent au début du 20ème Siècle. Les images de James Gray sont envoutantes et doit beaucoup au chef opérateur Darius Khondji. Charlie Hunnam trouve enfin un bon role auquel il excelle avec à ses cotés Robert Pattinson remarquable en barbu complice et fidèle puis Sienna Miller en femme courageuse. On pense un peu au cinéma de Werner Herzog, Hugh Hudson ou Roland Joffé mais James Gray marque sa patte au genre avec brio.
Si la mise en scène du dernier James Gray est d'une beauté renversante, que les scènes au cœur de la forêt amazonienne sont absolument fascinantes, le récit reste trop balisé pour pleinement convaincre. Gray reste ancré dans un imaginaire coloniale qu'il peine à dépasser et les multiples allées et retours entre la forêt et la civilisation occidentale confèrent un aspect étrangement artificiel au film. Cette quête de l'eldorado réussit néanmoins à fasciner parce que Gray, dans une dernière séquence, emprunte d'un mysticisme puissant, nous entraîne dans un au-delà absolument fascinant. On regrettera que tout le film ne soit pas à la hauteur de cette séquence mais The lost city of Z ne mérite, ne serait-ce que pour ça, le déplacement.
J'ai vu un film... à la réalisation impeccable, et à l'histoire passionnante d'une quête entre la fin du XIXème siècle et l'entre-deux guerre... On plonge dans l'épopée de la découverte du monde, ici de l'Amazonie. La mise en scène est soignée, la lumière incroyable, et le jeu des acteurs vraiment exceptionnel.Les films d'explorateurs se font rares, et pour cause, on a tout découvert :).. mais ici, le genre se renouvelle avec les codes du cinéma actuel, en respectant scrupuleusement un cadre, un environnement, un langage. Certaines séquences sont littéralement grandioses, aussi bien dans la jungle d'Amazonie que sur les champs de bataille d'Europe. C'est un film d'une ambition folle, totalement maîtrisé, et parfaitement livré à nos yeux émerveillés. Un beau film...
Très bon film. Un rythme lent (qui peut étre le défaut du film), mais qui ne change en rien la qualité de l'oeuvre.
L'intrigue ma vraiment captiver, et les perssonage sont tous intéressant (surtout Hunnam). Quel prestation de la part du casting, a commencer par Charlie Hunnam (Son Of Anarchy, King Arthur), qui bouffe l'écran. Sienna Miller et Robert Pattinson ne sont pas en reste, la même chose avec le toujours trés bon Tom Holland (The Impossible, Civil War).
Quand a la réa...c'est du James Gray, c'est magnifique...sans artifice....juste sublime !
Très beau film d'aventure sur la vie de l'explorateur Percy Fawcett remarquablement interprété par Charlie Hunnam qui aura pris du galon dans cette oeuvre. Ca fait du bien de redécouvrir ce genre peu exploité de nos jours. C'est merveilleusement réalisé avec plusieurs expéditions, la guerre, les enfants, toute une page d'histoire où on avait encore des choses à explorer...
Pas du tout convaincu par ce film qui oscille entre drame historique et voyage tropical : si la photographie est globalement de belle qualité, la narration, la mise en scène et les enchainements m'ont semblé plats, sans imagination, et terriblement pompeux. Je m'attendais à une bouffée de mystère et d'exploration forestière: je me suis clairement trompé de film !
La fantastique épopée de Percy Fawcett, filmée par un James Gray qui ne prend pas beaucoup de risques. Le rythme est extrêmement linéaire du début à la fin, certaines scènes sont peu crédibles voire inutiles... Mais il y a cette magie de l'histoire, cette cité toujours évoquée mais jamais dévoilée qui attise la curiosité jusqu'au dénouement. Un bon film d'aventure en somme mais pas "LA" grande aventure décrite par la presse.
Le film se suit sans déplaisir mais il manque un souffle pour nous emporter, les images sont belles, certains plans sont travaillés, mais on suit cette quête sans réellement ressentir cette jungle si mystérieuse...
Si James Gray est un grand faiseur de cinéma et le confirme encore avec sa nouvelle production, il ne livre pas ici une pépite aussi importante que "La nuit nous appartient", la plus grande claque que m'ait procurée sa filmographie.
Si l'immersion dans la vie de Perry Fawcett, major de l'armée britannique en quête de promotion personnelle et de découvertes, est parfaite et toujours crédible, si l'image est irréprochable et le jeu d'acteur impeccable, le film souffre de quelques longueurs et maladresses qui l'empêchent de réellement décoller. L'épisode sur la guerre de 14 n'apporte par exemple rien d'autre qu'un peu de pathos et ne s'inscrit pas vraiment dans le récit. Ce récit, justement, aborde une multitude de thèmes avec pudeur et justesse, sans caricature aucune : l'égalité des hommes, la cruauté de l'ère post-victorienne, l'esclavagisme, la relation père-fils, l'absence, la foi, la passion ... Il y a beaucoup à voir et à interpréter, et c'est ce qui fait la richesse du film,
Comme la période historique l'impose, j'ai souvent pensé aux Chariots de Feu. Dans les séquences d'aristocratie britannique, on retrouve dans Z le grain, le ton et une bonne partie du fond du chef d'oeuvre de Hugh Hudson. La séquence du paquebot est un copié-collé magnifique, que j'ai vécu comme un clin d'oeil alors qu'il s'agit surtout de la confirmation que ces 2 films sont très justes avec ce qu'ils représentent. Et lorsqu'ils représentent la même chose, il est logique qu'ils se ressemblent. Dans la jungle, j'ai plus pensé à Apocalypse Now, avec ce rythme lent et cette construction narrative proche du film de Coppola. De belles références quand même.
Au niveau de l'interprétation, c'est un sans faute, Charlie Hunnam, que je découvre modestement ici est parfait dans le rôle complexe de l'explorateur. Sienna Miller est aussi belle que forte et courageuse. Epouse aimante, elle illumine l'écran à chacune de ses apparitions. Un second rôle de premier choix ! Tom Holland et Robert Pattinson excellent également, bien qu'ils soient plus en retrait.
Bref, un film à découvrir, aussi ambitieux qu'un blockbuster sans l’esbroufe qui l'accompagne. Même s'il souffre un peu d'un manque de rythme vers le milieu et la fin, il s'apprécie comme un bon vin. Pas un excellent, mais un bon quand même.
James Gray est considéré par Noir Amer comme l'un des tous meilleurs réalisateurs actuels, aussi l'attente est toujours immense lorsqu'un nouveau film signé de sa patte sort à l'écran. Il faut ajouter que The Lost City Of Z est un projet qu'il cherche à financer depuis près de dix ans, qui a d'abord été réservé par Brad Pitt, puis laissé tomber, que l'on croyait définitivement tombé aux oubliettes avant que Gray ne trouve un autre moyen de le financer. Assez différent des sujets traités auparavant, ce récit historique n'en est pas moins poétique et initiatique que les précédents. En 1906, Percy Fawcett, qui a déjà fait ses preuves au sein de l'armé britannique, est envoyé par la Société Géographique Royale D'Angleterre aux limites du Brésil et de la Bolivie, en pleine forêt amazonienne, afin d'en établir la frontière de manière aussi équitable et juste que possible, les deux pays n'arrivant pas à tomber d'accord. L'aventure commence ici, puis prend un tout autre tournant lorsque Fawcett découvre des vestiges d'une civilisation ancienne et pourtant apparemment très développée. Il y aura donc un deuxième, puis un troisième voyage, aux saveurs différentes, avec des évènements différents, mais toujours avec une atmosphère irréelle que Gray transpose avec brio. Le film est poétique, magnifique, métaphysique, envoûtant. Il a une force que les grands films de James Gray ont, et dont on ressort transformés. Un bijou.
James Gray fait partie de ces cinéastes bijoux. Ceux qui emportent avec eux tout un bagage cinématographique tout en inscrivant leurs œuvres dans une réflexion et un imaginaire totalement contemporains.
Que l'on évoque ses drames de gangsters familiaux, ses films historiques ou encore ses tentatives autobiographiques/de science-fiction à hauteur d'Hommes, Gray cherche toujours l'aspérité, à mettre le doigt sur des émotions terriblement humaines, aussi ambiguës soient-elles.
Ce qui est magique et inattendu dans son The Lost City Of Z, c'est qu'il arrive à embarquer toutes ces ambitions et obsessions dans un véritable film d'aventures. Le meilleur dans tout ça ? Pas question d'un film d'aventures rocambolesques, perfusé aux CGI, gags et autres fausses romances.
Ici, rien de tout ça, Gray vous invite à sonder votre âme d'explorateur oublié, de préparer vos bagages et de partir avec Percy Fawcett, dans un voyage qui suinte la poussière et l'urgence de la découverte (parfois la gloire) en ce début de XXème siècle en terres inconnues d’Amérique latine.
Une histoire comme toujours résolument encré malgré tout dans l'univers familial. Il va questionner la place et les aspirations de chacun ou encore le fait de trouver où sont les limites aussi bien dans la sphère privée que sociétale, dans un monde moderne encore en pleine construction.
L'ouvre est à la fois captivante, dure, et envoûtante avec son rythme si particulier, des parti-pris forts qui en font l'un des seuls sinon le meilleur représentant du film d'aventures "sérieux", mais qui jamais ne se prend au sérieux. Une proposition d'auteur qui me font tout simplement vibrer !