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Steed
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3,5
Publiée le 1 mai 2017
L'histoire de cette cité perdue a été pour moi une découverte tout d'abord au travers d'une pièce de théâtre désopilante intitulée "Les aventuriers de la cité Z" (que par ailleurs je vous conseille), dont le résumé indiquait "inspirée d'une histoire vraie". C'est la véritable histoire de la recherche de la cité Z que le film nous raconte. La qualité de la photo est à souligner, ainsi que le jeu des acteurs, notamment l'acteur principal, car bien que peu charismatique il est vrai, mais parfaitement crédible dans le rôle de ce personnage un peu renfermé et qui cherche à acquérir une envergure au travers de cette exploration de territoires inconnus. Ma déception concerne l'atmosphère de la jungle: alors que la première minute du film, avec ses bruits et ses lueurs, laissait présager du meilleur, nous sommes dans les faits, bien loin de "Aguirre" ou de "Apocalypto".
Le problème des biopics, c'est que c'est long, et que ça emmagasine pas mal de choses inutiles. Celui-ci est clairement brillant, et chaque partie est réussie, mais le manque de réelle intrigue centrale dans le film donne cours à quelques débordements. Les scènes en Angleterre sont néanmoins excellentes, et de manière générale toute la première partie est fabuleuse. Laissez-vous donc tenter.
Ce film ne manque pas d'intérêts. Plus proche de l'intimité que de la grande aventure, il marie pourtant bien les deux entre expéditions et vie familiale avec quelques séquences pleines d'émotion. On vit intensément cette situation cornélienne de notre héros qui a toujours soif d'expéditions périlleuses et d'une vie de famille bien orchestrée, ce qui est souvent incompatible: tout ceci est fort bien rendu à l'écran. Il y a des moments pathétiques d'une grande intensité, pourtant il manque au film parfois d'une dimension épique et les images sont souvent sombres. Je sais bien que le sous-bois de la forêt équatoriale ou les scènes de nuit jalonnent le film, mais un peu plus de luminosité dans certaines scènes aurait été apprécié, et toujours ce générique de base au début escamoté: les défauts du film sont donc plus dans la forme que dans le fond et on suit avec plaisir cette histoire vraie mais mal connue.
En passant de la jungle des bas fonds de New York à celle aussi hostile, aussi sombre d'Amazonie, James Gray réussit le pari fou de garder le cap, de conserver ce qui fait la richesse de son cinéma et de ses obsessions (rompre avec sa jeunesse tout en conservant ses rêves, l'accomplissement face aux aléas de la vie, se sortir de sa condition sans renier ce que l'on est, ni les siens). Il adopte pour cela une mise en scène d'un grand classicisme (dans le sens noble du terme), magnifiée par la photo sombre et vénéneuse de Darius Khondji tout en donnant une touche épique digne des grands films d'aventures des années 50. Le mysticisme de la dernière scène illuminée de mille flambeaux émeut comme le passage de témoin entre le père et son fils, comme un legs de son désir et d'une partie de sa folie.
Le réalisateur James Gray (Little Odessa, We Own the Night, Two Lovers) est de retour dans un style qu'on ne lui connaissait pas : le film d'aventure / biopic. A l'instar du biopic Imitation Game qui a permis au grand public de découvrir les travaux du mathématicien Alan Turing, The Lost City of Z met en lumière et en images la vie de Percy Fawcett, explorateur britannique du début du 20e siècle. Et quelle lumière ! Quelles images ! Certains plans s'apparentent à de véritables tableaux, et l'esthétique du film enveloppe le spectateur de l'atmosphère mystérieuse et moite, pleine de promesses et de dangers, de la forêt amazonienne. De faux airs d'Apocalypse Now, sans colonel Kurtz, dans un décor tout aussi majestueux. Casting impeccable, avec un Robert Pattinson méconnaissable et un Charlie Hunnam qui n'est pas sans nous évoquer Brad Pitt (par ailleurs producteur du film) au début des années 1990. Voici un film qui nous rappelle, à l'heure du GPS et du vivre ensemble, qu'il y a seulement un siècle les ''sauvages'' n'étaient pas considérés comme des êtres humains et les frontières de certains pays d'Amérique du Sud n'étaient pas encore cartographiées. Et sous la houlette de James Gray, les aspirations universelles de l'homme dans toutes leurs contradictions, distillées savamment dans ce scénario ambitieux, se frayent peu à peu une place au premier plan : de la difficulté de faire des choix et d'en assumer les conséquences ; d'affronter la part d'ombre qui sommeille en chaque être humain et pourtant de reconnaître en lui notre part d'humanité ; d'embrasser notre nature profonde quel qu'en soit le prix à payer, sans laisser la peur guider nos pas ; de trouver le fragile et impossible équilibre entre raison et instinct. Le tout résumé dans le film par cette magnifique citation du poète anglais Robert Browning ''a man's reach should always exceed his grasp''. Le film est un peu long, mais il vaut le détour.
Film long et assez ennuyeux sur un explorateur réel qui sacrifia sa famille à son désir d'ascension sociale dans une Angleterre monarchique bloquant ses ambitions. A la recherche d'une cité mythique preuve d'une riche civilisation engloutie en Amazonie. Je ne sais pas si cela était dû à la salle du cinema de Vincennes mais les couleurs m'ont paru pâles et la jungle était décevante.
James Gray quitte son Brooklyn fétiche et emmène un casting 3 étoiles dans la jungle amazonienne ou tout simplement à l'époque victorienne ; comme Percy Fawcett, ils s'envoient en territoire inconnu. Pour la première fois de sa carrière, le réalisateur s'intéresse à des faits réels plutôt qu'à un scénario original. Du premier au dernier plan, nous voyageons entre Londres et l'Amazonie, et suivons d'un côté les explorateurs : Fawcett (Charlie Hunnam, impeccable) et Costin (Robert Pattinson, brillant dans une transformation qui le fait méconnaissable), et de l'autre la famille de Colonel Fawcett (avec, en premier lieu, Sienna Miller excellente et, plus tard, la révélation Spidey, Tom Holland, génial). Si "The Lost City of Z" se passe en parti dans la jungle, James Gray signe un bref - mais excellent - détour sur la Première Guerre mondiale.
Avec une somptueuse photographie, le film s'avère être une épopée majestueuse, extraordinaire, qu'on ne pourra plus retrouver au cinéma ...
un film emouvant tres bien structuré avec la volonte d un homme qui se bat jusqu au bout pour réaliser son reve .. trouver une cite perdue en amazonie quitte a tout sacrifier mais pas son honneur ... un film de bravoure!
The Lost City of Z possède de magnifiques visuels et raconte une belle aventure. Malheureusement, l'un des problèmes de ce film est que l'on arrive pas à ressentir des émotions envers le personnage principal, incarné par un Charlie Hunnam convainquant. En effet, quand ce dernier est face au danger, nous ne ressentons rien pour lui, on regarde juste le film en attendant de voir ce qu'il va lui arriver et c'est dommage car le film n'est pas assez prenant pour le spectateur. Malgré cela, les visuels du film sont vraiment sublimes et le jeu des acteurs est satisfaisant. Le film se laisse bien évidemment regarder et n'est pas ennuyant à suivre.
Le rôle principal du Major Fawcett est interprêté par un très bel acteur mais à qui il manque la fougue qui correspondrait à la folie de son aventure. Donc 2h20, ça nous semble un peu long, parfois ennuyeux. Je ne chercherai pas à faire des comparasions avec des Coppola, Herzog ou Spielberg car chacun son style. Mais on ne ressent pas la luxuriance, la chaleur, le mystère, la peur et l'oppression de la jungle. Je n'ai même pas compris pourquoi, alors que l'équipe affronte les périls du fleuve sur leur radeau, un cheval surgit de je ne sais où pour raccompagner le perfide et ventripotent James Murray ! Un bon point : la suffisance, l'étroitesse d'esprit et l'orgueil de ces membres de la Royal Society of Geography sont très bien mises en scène.
Un magnifique film d'aventures sur un périple au fin fond de la forêt amazonienne ! J'ignorais tout de ces missions d'exploration tout à fait réelles qui ont eu lieu au début du XXème siècle. Une claque magistrale que ce film de James Gray qui est l'un de mes réalisateurs préférés après les somptueux et vénéneux "The Yards", "Two Lovers" et " La Nuit nous appartient". Et ce film s'inscrit dans mon panthéon personnel des meilleures réalisations ! Je me suis totalement laissé emporter par cette histoire envoûtante emmenée par un héros exalté formidablement interprété par Charlie Hunnam complètement habité par son rôle. Il s'agit ici d'un cheminement personnel qui tourne à l'expérience mystique avec une fin hallucinante. On se surprend parfois à faire des rapprochements avec "Apocalypse Now" ! Une référence !...
Avec ce projet hyper ambitieux, James Gray prouve qu’il est capable de changer de registre, tout en offrant au spectateur du cinéma classique de grande qualité. Très riche à tous les niveaux et vraiment passionnant par moments, The Lost City of Z perd peut-être un peu en force dans ces allers-retours incessants et son interprète manque de trop de charisme pour porter le long métrage encore plus haut.
Une mise en scène grandiose digne d'un Kubrick (je pense à Barry Lyndon) pour ce film d'aventure passionnel avec Charlie Hunnam (son of anarchie) au top...On plane et on plonge, immersion en terre amazonienne en 1900 et au cœur des tranchées de la première guerre mondiale; enfin une photo magnifique, tout pour me plaire;