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Un visiteur
3,5
Publiée le 10 avril 2017
The lost city of Z a été une bonne surprise , il parle de la condition humaine , de ces rapports à l'autre ,passe d'un univers à l'autre( jungle à la cité), un film d'aventure d'exploration et d'histoire . à voir
Visuellement le film est beau, on ne peut pas dire le contraire. La contextualisation historique est importante et éclaire sur les enjeux géopolitiques, un peu. Et c'est long, très long. Rarement un film de 2h20 m'aura semblé aussi long. Il manque donc quelque chose, qui nous fasse nous accrocher réellement à l'histoire. Peut-être la dimension psychologique; on comprend bien que Fawcett se lance dans ces expéditions pour palier à un manque de médailles militaires et de hauts faits, mais comment passe-t-il de militaire en mal d'aventure à fervent explorateur apprenti archéologue ? On nous fait comprendre qu'il culpabilise de laisser sa famille au pays, mais cela ne dure que quelques secondes alors que cela aurait certainement pu être mieux exploité. Pour finir sur une note positive, les acteurs sont convaincants et moi qui ne suis pas un fan de James Pattinson, j'ai apprécié son rôle. La mise en perspective avec la 1ère guerre mondiale est également un point positif (les scénaristes auraient pu décider de ne pas le montrer et seulement le mentionner).
À voir . Superbe histoire d aventurier du début du 20emé siècle dans la société Anglaise , bourgeoise , mondaine , rigide , et percluse de certitudes .. On passe un long moment en amazonie sur le fleuve du même nom . De beaux costumes d'époque . La guerre de 14-18 brièvement mais bien relatée . De belles prises de vues . Un film à voir !
Je ne comprends pas les commentaires positifs sur ce film. Tout est mauvais. Et des anachronismes étonnants. Un exemple : les enfants ne vieillissent pas à la même vitesse : les deux garçons entre eux, et ensuite l'aîné par rapport au père. On n'y croit pas, c'est convenu, sans aucune étincelle.
Mise en scène somptueuse qui fait dialoguer deux univers : Londres et l'Amazonie. Cette dialectique se met au service d'une profonde réflexion sur l'homme et le monde. Seul bémol : le film peine à trouver sa propre respiration, hésitant entre l'action et la contemplation. Grand film néanmoins.
Trop de longueurs et un voyage en Amazonie qui ressemble plutôt à une balade dans un parc. Je m'attendais à pkus de découvertes. Je suis sorti frustré et déçu.
Un film dans le plus pur classicisme, non pas dans le sens lisse et un peu plat, mais dans le sens d'une œuvre aux qualités intemporelles, d'une beauté plastique indéniable (photographie et lumière sublimes au service d'une mise en scène tantôt spectaculaire, tantôt intimiste), avec un sujet fort et universel (la quête de l'idéal et de la reconnaissance). Les acteurs principaux - que je n'avais pas specialement trouvé géniaux jusqu'ici - m'ont bluffé, surtout Charlie Hunamm, qui rend son personnage attachant par un mélange d'arrogance, d'idéalisme et de naïveté, et Sienna Miller, en épouse patiente, compréhensive, mais tout sauf soumise. Un film qui s'inscrit parmi les grandes œuvres romanesques qui ont donné au cinéma ses lettres de noblesse.
Agréablement surprise par la qualité de l'adaptation de l'histoire à l'écran. Bien que long, le film se regarde bien car il intéresse véritablement. Seul bémol, on ne saura jamais le fin mot de l'histoire...
Ce nouveau film de James Gray, dans un registre différent, encore inédit dans sa carrière, est une œuvre ambitieuse et complète qui retrace tout un plan de la vie d'un explorateur à la poursuite de la légende des citées d'or. Le cinéaste se perd indubitablement dans un surplus d'informations qu'il ne parvient pas à organiser malgré une esthétique et une ambiance des plus impressionnantes.
Un film qui va littéralement nous transporter, nous faire vibrer à travers l’exploration de paysages aussi fabuleux que terrifiants et nous faire partager l’histoire d’un homme qui va au bout de ses convictions !
Très épris de sa femme (Sienna Miller),Percival Fawcett ( Charlie Hunnam) pense trouver le chemin de la gloire et de justes récompense, en allant en Amazonie à la recherche d'une cité perdue, " Z". Cette aventure pleine de risques et de dangers l'emmènent à la découverte d'une civilisation dont il va s'éprendre. De somptueux paysages accompagnent cette épopée magique de plus d'une façon.
"The Lost City of Z" se révèle être un classique instantané. Son parcours trop discret dans les salles de cinéma n'y changera rien, le temps fera son oeuvre pour ce grand film. Visuellement tout d'abord, c'est un enchantement, que l'on parle de la mise en scène ou de la somptueuse photographie (c'est en pellicule et cela se voit). Sur le fond, l'histoire est captivante, de par l'aventure qu'elle propose, et grâce à des personnages passionnants. A la fois accessible et profond, l'immanquable de ce printemps est là !
On est sans doute en droit d'ignorer tout de Percy Harrison Fawcett, explorateur britannique parti au début du vingtième siècle à la recherche d'une cité disparue dans la jungle amazonienne. Mais avec le dernier film de James Gray on aura réussi à combler des lacunes impardonnables. Il faut bien avouer qu'il y a là une belle matière romanesque qui a tout pour séduire un cinéaste. A cela près que James Gray n'est pas réputé pour donner dans l'aventure exotique. Raison de plus pour découvrir avec empressement ce film qui constitue - jusqu'à présent du moins - une exception dans son œuvre. Laissons-nous donc emporter par ce film à la fois étrange et classique dans son déroulement qui nous amène à suivre la trace de cet aventurier jusqu'au-boutiste, sûr d'avoir découvert lors d'une première expédition commandée par le gouvernement britannique, des vestiges d'une civilisation disparue. On pourrait s'attendre à une énumération des poncifs du genre : des animaux menaçants (il y en a, mais réduits à des plans bien furtifs), une foule de dangers liés à une nature aussi impressionnante qu'hostile par moments... En fait, le film nous promène de l'Angleterre à l'Amazonie et évite de ressasser les clichés du film de jungle. C'est un itinéraire autant mental que physique qu'il nous est donné de suivre, nous amenant ainsi à découvrir les relations tumultueuses de Fawcett avec la Société de géographie de Londres, mais aussi l'amour qu'il porte à sa femme ainsi que les relations tendues avec ses enfants qui n'apprécient pas que leur père quitte ainsi pour de longs mois le foyer familial. Quant à l'Amazonie, elle est présentée comme un lieu d'initiation dont les Indiens détiennent les secrets. Et rien n'est plus fascinant que de vivre l'itinéraire de cet aristocrate anglais qui s'est juré d'aller au bout de son rêve et de le transformer en réalité. Le film est éblouissant par la virtuosité technique dont il fait preuve : les séquences amazoniennes bien sûr, mais aussi les scènes intimistes en Angleterre et enfin les scènes de guerre - car Fawcett se comportera en héros lors du premier conflit mondial -, tout cela a de quoi fasciner le spectateur le plus désabusé. James Gray utilise toutes les ressources dans l'art de filmer et si le film dure près de 2h30, jamais il ne lasse, bien au contraire. Et que dire des splendides lumières signées Darius Khondji qui transcendent visages et paysages ? Enfin il faut dire tout le bien que nous pensons des acteurs dont en premier lieu Charlie Hunnam dont le sens de la mesure lui fait honneur. Mentionnons aussi l'impeccable Sienna Miller, parfaite dans son rôle d'amoureuse qui accepte que soit sacrifiée la vie de famille au profit des rêves insensés de son époux. Enfin le jeune Tom Holland dans le rôle du fils aîné de Fawcett sait s'imposer aux côtés d'un acteur de premier plan et rendre pleinement crédible son personnage d'abord hostile à son père puis fasciné au point de vouloir vivre lui aussi l'aventure amazonienne. Quant à la musique, elle est toujours impeccable : celle de Christopher Spelman bien sûr, mais aussi d'assez nombreux emprunts à la musique classique dont ce délicieux "Lever du jour" extrait de "Daphnis et Chloé" de Ravel qui procure l'émotion la plus intense dans ce paysage du bout du monde.