On sent vraiment la rigidité anglaise dans cette aventure. Les dialogues sont secs, précis, ça ne rigole pas. Quand à la reconstitution historique, on sent la recherche du réalisateur. Tout cela est cependant très mou et la libre adaptation finale laisse pantois....
'The Lost City of Z' est un film déséquilibré et imparfait, et ne se préocuppe pas beaucoup de véracité historique. Néanmoins, à mesure que se dégage un sujet, il parvient à susciter une grande émotion. Sa conclusion est aussi triste que belle.
D'apparence, “The Lost City of Z“ semble être un film d'aventures qui nous promet un parcours épique en Amazonie. Mais si on s'attend à voir bondir Indiana Jones en la personne de Fawcett, on risque sérieusement d'être déçu. J.Gray signe pourtant un vrai film d'aventure, un parcours d'explorateurs déterminés, prêts à sacrifier l'essentiel et être incompris. C'est une oeuvre sérieuse et sensée qui nous est délivrée, qui a un message à dire et un bel hommage à appuyer. Mais loin des clichés de film d'aventures, où le burlesque se confond aux exploits et à la crédibilité, où les effets spéciaux noient parfois un maigre scénario. Ici, c'est une histoire vraie qui nous est contée, et non sublimée. Seules sont sublimées les magnifiques images filmées par les caméras du réalisateur, qui rend cette immersion sublime et hallucinante. Même si "épique" est l'adjectif qui convient le mieux pour qualifier le chemin du personnage principal, malheureusement il ne veut pas toujours signifier "trépidant". Certes le soin et le sérieux apportés sont irréprochables, mais “The Lost City of Z" force le respect mais moins la passion. La faute peut-être à une oeuvre trop sage et un peu longuette. Mais le voyage vaut le détour, et confirme que J.Gray, ici dans un registre inhabituel, est un cinéaste investi et particulièrement doué.
Grand film d’aventure, 2h 20, avec quelques longueurs nécessaires pour relater une épopée exploratrice qui a pu enflammer les imaginations au début du XX° siècle. D’après une histoire vraie, le destin héroïque de Fawcett envoyé de la Société géographique royale d'Angleterre se prêtait bien à une adaptation cinématographique en couleurs. Le militaire père d’une famille qui s’agrandit à chacun de ses retours depuis l’Amazonie où il essaie d’atteindre une citée perdue incarne la quête d’un ailleurs, entre jubilation face à la découverte et difficultés de rencontrer l'inconnu. La cartographie du monde est à compléter. Et les violences indiennes sont semblables aux folies qui se déchaînèrent en Europe entre 14 et 18. La condition de la femme est plus subtilement traitée dans ce film ambitieux que les rapports père/fils dont on peut se demander si les dilemmes paternels étaient vécus de cette façon à cette époque. Les causes du désir de revanche sociale du héros sont peu explicitées, mais il y tant de sujets à traiter depuis une chasse au cerf intense jusqu’à une conclusion où dans l’épaisseur d’une nuit inquiétante peuvent naître des interprétations diverses. Ainsi, sans insister, comme le serpent qui se faufile au moment d’un relevé topographique, sont revisités les rêves et les blocages d’une société corsetée, les découvertes épiques et la permanence des petitesses, loin des tartarinades, mais avec quelques émotions, du spectacle, du cinéma.
Pourquoi faire court quand on a les thunes pour faire long. James Gray est une valeur sûre. C’est l’histoire d’un soldat britannique qu’on envoie éviter une guerre au Brésil. De fil en aiguille, le voilà explorateur de la jungle amazonienne, à la recherche d’une cité mythique. On retrouve certains thème mieux traités ailleurs comme la relation père-fils ou le défi scientifique qui ne plaît pas à une communauté de savants ronronnante. On se dira aussi que les constants allers et retours entre l’Amérique du sud et l’Angleterre saccade le rythme. Mais on appréciera quand même le suspens et le partage d’une quête tout à fait sympathique. Pour résumer, c’est un peu long mais ça fonctionne bien.
De belles images, une jolie histoire, de bons acteurs mais il manque un souffle qui aurait pu rendre le film épique. Les critiques ciné sont flatteurs, étant donné les valeurs universalistes et égalitaristes que propage le film, c’est fréquent.
Bonne reconstitution de l'esprit de l'époque où l'on voit quelqu'un tout sacrifier à sa quête pas toujours comprise de ses contemporains. C'est d'ailleurs assez effrayant de voir que des "messieurs" bien installés dans leur fauteuil faisaient quasiment la pluie et le beau temps sans connaissance aucune de la réalité des enjeux. Les scènes dans la jungle manquent de variété et ne montrent quasiment aucun danger hypothétique ou réel. J'ai trouvé le jeu de Charlie Hunnam pas assez appuyé ; par contre Robert Pattinson est tout à fait à sa place dans ce rôle ténébreux mais très réel en même temps.
"L' aventurier joue sa vie sur un jeu plus grand que lui", d'après Malraux. Percy Fawcett en est l'exacte incarnation. Pas étonnant qu'il ait inspiré le personnage d'Indiana Jones ! Par contre, il est dommage que le film se soit éloigné de la réalité en oubliant que Percy avait monté 8 expéditions à la recherche de Z. Par contre, la fin très poétique est bien imaginée. Il est troublant aussi que seulement 1 an après sa sortie en salle, des archéologues aient découvert des traces gigantesques d'une civilisation disparue datant de 1400 ans avant JC, précisément dans la région explorée par Fawcett...
Un film d'explorateurs au coeur de l'Amazonie sur fond d'Angleterre victorienne? Inutile de dire que j'étais très emballé par cette thématique - certes commune, mais toujours mythique, d'autant plus qu'il s'agit de l'histoire vraie de Percy Fawcett, explorateur disparu en Amérique du Sud à la fin des années 1920. Pourtant si le film est très beau, grave, émouvant et riche en images spectaculaires d'un monde perdu dangereux et envoûtant, je reste déçu. Le déroulement est extrêmement haché. Bien sûr la réalisation doit suivre la réalité mais la manière dont cela est présenté dans le film est terriblement laborieuse et longue et à la fin on attend juste que cela se finisse. C'est malheureux pour une histoire censée raconter la vie palpitante et mystérieuse de Percy Fawcett.
Un très bon moment pour cet épisode de l'histoire que je ne connaissais pas. Sienna Miller est étonnante , très juste dans son jeu; les autres acteurs sont excellents aussi. Le rythme est enlevé, on ne s'ennuie pas.
Film d'aventures optant pour l'angle dramatique, The Lost City of Z bénéficie avant tout d'un casting bien pensé, duquel Charlie Hunnam se détache quand même nettement. Néanmoins, l'histoire en elle-même est faite de ressorts plus qu'évidents, et l'on ne ressent guère le tiraillement qui s'opère dans la tête de l'explorateur (comme évoqué dans le synopsis) entre exploration et vie de famille rangée. La photographie du film est de qualité et le rythme de la mise en scène plutôt correct, l'ennui ne vient jamais vraiment pointer le bout de son nez mais, en dépit de qualités esthétiques évidentes, on aurait souhaité un film plus intense sur le plan émotionnel.
C'était l'époque où la terre n'était pas un monde fini, c'est-à-dire que beaucoup de choses restaient à découvrir, des lieux, des peuplades, des " trésors ". L'époque des aventures et de l'aventure où certaines villes n'étaient pas indiquées sur les cartes. Et en face de ce monde-là, il y a eu des hommes, téméraires, pour aller au plus profond de l'aventure. Aventure humaine et personnelle au cours de laquelle certains y ont laissé leur santé, leur vie, et pour certains en sont revenus changés et parfois fous. Ce film me fait penser au " Grand Bleu ", de Luc Besson, lorsque le plongeur renonce à remonter à la surface pour suivre le dauphin qui l'attire dans les profondeurs. Ici, le " héros ", poussé par son fils qui lui donne la force de rechercher à nouveau le monde appelé Z, va se confondre avec son rêve pour ne plus revenir vers le monde des vivants. Ce film avait tout pour réussir l'idée générale, sauf qu'il s'est " éparpillé " dans une multitude de thèmes et de regards sur l'époque qui " brouille " l'ensemble du film. C'est pour cela que ce film ne m'a pas " emballé ", ni fait voyager l'esprit. Je suis resté sur le pas de la porte de la jungle sans réellement suivre le parcours de ce découvreur et de ce film trop " brouillon ".