8031 notesEn savoir plus sur les notes spectateurs d'AlloCiné
488 critiques spectateurs
5
47 critiques
4
186 critiques
3
135 critiques
2
79 critiques
1
25 critiques
0
16 critiques
Trier par :
Les plus utilesLes plus récentesMembres avec le plus de critiquesMembres avec le plus d'abonnés
Filtrer par :
Toutes les notes
Starwealther
107 abonnés
1 319 critiques
Suivre son activité
4,0
Publiée le 7 avril 2021
James Gray nous immerge dans la jungle amazonienne dans ce beau "The Lost City of Z", inspiré d'une histoire vraie relatant au début du XXème siècle la vie d'un militaire anglais obsédé par la découverte d'une cité antique cachée dans la forêt tropicale sud-américaine. C'est une réussite. Ce beau film d'aventure évoquent les penchants de cet homme vers l'égoïsme, la passion et l'excitation de la découverte, l'abandon de sa famille. C'est aussi une habile description des mentalités européennes de l'époque considérant les amérindiens comme des sauvages non civilisés, bonne excuse pour les massacrer et prendre toutes leurs richesses. Un film réussi avec de très beaux plans sur la nature Brésilienne.
Un grand film d'aventures basé sur une histoire vraie. On y suit le destin d'un soldat qui cherche à découvrir une cité perdue au coeur de l'Afrique. Superbement mis en image le film est prenant et s'appuie sur d'excellents acteurs (Charlie Hunman, Robert Pattinson). Un superbe spectacle à voir ou revoir.
Quel super biopic ! Il m'avait fait forte impression au premier visionnage et ce fut toujours le cas après un second, récemment. Je ne peux juger de l'adaptation du livre de David Grann ne l'ayant pas lu, mais waouh, quelle fresque sur la vie de l'explorateur britannique Percy Fawcett ! Etant captivé par les histoires d'explorateurs, de navigateurs ou de conquistadors, je dois dire que The Lost City of Z rassemble tous les ingrédients d'un excellent film du genre : une figure principale puissante et obstinée entourée d'autres personnages dont les histoires sont travaillées, une quête quasi mystique et un environnement somptueux (ici au cœur de l'Amazonie), le tout sur fond historique et sociétal (Fawcett cherche en quelque sorte à laver l'honneur et la réputation de son nom après les déboires de son père). Après cinq films ayant pour cadre New-York, James Gray quitte la "Big Apple" pour nous trainer sur les traces de ce soldat britannique parti cartographier la frontière entre la Bolivie et le Brésil pour finir par développer une attraction inévitable pour la quête d'une cité perdue. Campé par un très bon Charlie Hunnam (que je ne connais pas vraiment), le réalisateur nous montre une image de l'abnégation et du courage ainsi que de la prise de risque face à la destinée à travers trois cadres temporels : la jungle, le Royaume-Uni et les tranchées de la guerre 14-18 : l'ensemble étant monté avec des prises de vues somptueuses (décors naturels). Les seconds rôles sont qualitatifs - Sienna Miller et Robert Pattinson - et notamment ce dernier, toujours très surprenant dans un rôle inattendu. Il aborde aussi le sujet de la rédemption familiale, finalement il dresse un portrait des qualités et des vices de la société du siècle dernier. Ma seule critique viendrait du fait que le titre du film (et attention le titre français est pour une fois le même que celui du titre original américain) est peut-être trompeur car le film s'articule clairement autour du personnage central de Fawcett et non autour de cette supposée cité perdue de Z. À la croisée des chemins entre l'abnégation de "Fitzcarraldo" de Werner Herzog et l'aventure grand (ou tout) public d'Indiana Jones" de Spielberg, ce LCOZ se positionne dans un classicime assumé tiré d'une histoire vraie et porté par un souffle épique.
Le dernier film de James Grey remonte grave le niveau après The immigrants tres décevant. Une aventure en Amazonie incroyable autant dans la jungle que dans l'âme de Fawcett l'explorateur obsessionnel. magnifique photo ! super film. coup de cœur !
J'aime moi aussi beaucoup James Gray dont j'ai presque tout vu. Passionné d'histoire et d'aventures, j'étais impatient de voir cette oeuvre, d'autant plus car elle suit le parcours d'un personnage fascinant, comme tous les explorateurs, que je ne connaissais pas. J'avais un peu de doutes sur le choix de Charlie Hunnan (qui était loin d'être le meilleur acteur de l'excellente "Sons of Anarchy"), mais il s'en sort bien dans cette fresque somme toute classique au niveau du jeu. Pour le reste, c'est un film assez magnifique, comme on n'en plus (cela doit coûter très cher aussi), intéressante, mais dont on sort évidemment aussi frustré que son héros...
"The Lost City of Z" raconte l'histoire de Percy Fawcett, un explorateur britannique qui effectua plusieurs voyages au cœur de l'Amazonie au début du 20ème siècle, d'abord pour cartographier la région, puis pour y rechercher les traces d'un civilisation ancienne. Après une série de drames intimistes, James Gray s'attaque au film d'aventure. Toutefois, il ne délaisse pas ce qui fait son succès, car c'est bien Percy Fawcett et son esprit qui sont au cœur de ce récit. Interprété par un poignant Charlie Hunnam, le personnage est soumis à des relations familiales compliquées, des voyages éprouvants, des désirs de découvertes, et une frustration face à un establishment rigide, arrogant et fermé. Le tout est contenu dans une intrigue fluide et lisible, qui gère très bien les successions de voyages et de retours au pays. La réalisation n'est pas en reste, avec une utilisation judicieuse de décors naturels, de belles lumières, et de quelques superbes plans (on retient notamment la séquence guerrière, ou le final), aboutissant à un film très immersif, qui fait parfois penser à "Aguirre". Du très bon cinéma d'aventure, comme on n'en fait que rarement.
La filmographie ramassée de James Gray est passionnante depuis ses débuts en 1994 avec "Little Odessa" où déjà il délimitait les contours de son cinéma. Des références permanentes à Brighton Beach le quartier de son enfance à New York et à ses origines russo- juives ainsi qu'un attachement profond aux valeurs familiales dont il n'hésite pas à décrire la pesanteur et l'influence dans les destinées personnelles. Cette inclinaison s'inscrit parfaitement dans le film de genre que Gray n'hésite pas à visiter. Son style de facture classique fortement imprégné par celui de Francis Ford Coppola ou de Martin Scorsese l'incline à entamer un compagnonnage avec Joaquin Phoenix un peu à l'image de celui qui avait associé Martin Scorsese à Robert de Niro puis à Leonard DiCaprio mais aussi à s'entourer des acteurs mythiques du Nouvel Hollywood pour donner corps à ses scénarios et couver les jeunes pousses qui peuplent ses castings. Ainsi Vanessa Redgrave, Ellen Burstyn, Robert Duvall, James Caan ou Tony Musante ont apporté leur expérience aux premiers films de James Gray. "The lost city of Z" avec son développement épique semble marquer une rupture ou à tout le moins une évolution. Nous dirons plutôt une évolution quand on sait qu'il est un très grand admirateur d' "Apocalypse now" (1979) de Coppola. Sans doute attendait-il d'être prêt pour se lancer dans un tournage bien plus problématique que tout ce qu'il avait pu faire jusqu'alors. En 2009 il avait été impressionné par le roman de David Grann, "La cité perdue de Z" inspiré par la vie de l'explorateur anglais Percy Fawcett qui s'était lancé au début du XXème siècle dans la recherche d'une civilisation perdue dans la jungle amazonienne. Après avoir contacté la Paramount dès 2010 pour monter le projet, il doit attendre 2015 pour voir celui-ci se concrétiser. Le jeune réalisateur emboîte donc le pas de Werner Herzog et de Francis Ford Coppola pour narrer à sa manière une autre de ces expéditions où l'homme occidental a bien plus à perdre qu'à gagner, la jungle n'étant réellement accessible qu'à ceux qui y sont nés. Mais James Gray n'a ni la folie ni la grandiloquence des deux réalisateurs précités dont les tournages sont à eux seuls des épopées qui égalent le film. C'est plutôt du côté du trop oublié "Les sources du Nil" (1989) de Bob Rafelson qu'il faut chercher une parenté au film de James Gray. Là où Herzog et Coppola voulaient s'imposer face à la nature, Gray adopte l'attitude du roseau et se contente de saisir simplement la petitesse de l'homme face à l'immense masse verte qui l'entoure, souvent l'étouffe mais toujours le fascine au point de toujours vouloir y retourner. En ce sens Percy Fawcett (Charles Hunnam) n'échappe pas à la règle passant à côté de sa vie en Angleterre où grandissent sans lui ses enfants. La thématique de la famille étant un aspect crucial du travail du réalisateur, il accorde plus de temps que d'autres ne l'auraient fait à la femme de Fawcett (Sienna Miller) qui doit gérer l'absence puis l'effacement quand son mari revient en héros heureux ou malheureux de chacune de ses expéditions. Somptueusement photographiée par Darius Khondji (déjà présent sur "The immigrant"), la jungle amazonienne nous confirme qu'elle n'est jamais aussi qu'en images réelles. Le dernier tiers du film quand Percy Fawcett vieillissant entame son dernier voyage avec son fils rejoint le versant fantastique d' "Apocalypse now" et la déréliction de la vaine conquête de l'Eldorado par Aguirre pour conclure de la plus belle des manières ce nouvel opus d'un James Gray qui ne déçoit jamais. On notera le très beau caméo de Franco Nero comme un clin d'œil au Fitzcarraldo immortalisé par Klaus Kinski le compagnon d'aventure génial et délirant de Werner Herzog.
Un film à forte accroche, le temps passe comme un éclair, on est dedans ! L’immersion de l'époque est complète (avec ses certitudes), les paysages (attendus) sont somptueux et l'histoire tient en haleine de bout en bout. Il est des biographies de "précurseurs" encore oubliées. Un bon film à voir ! 4/5 !!!
Quelle belle ampleur se dégage du film de James Gray !! Son style est d'un classicisme absolu le rapprochant de Francis Ford Coppola. Le succès n'a pas été au rendez-vous mais gageons que le film perdurera dans les mémoires des cinéphiles au contraire de certains pop-corn movies. Autour d'un scénario solidement charpenté qui montrent les arcanes de la société britannique, l'histoire de Percy Fawcett, aventurier attiré par les mystères et la recherche d'une cité au coeur de l'Amazonie. Joliment photographié par Darius Kondjhi, l'aventure sera montré dans toute sa complexité, son inconfort, son émerveillement. Les ellipses sont parfaitement intégré pour montrer le travail du temps et le rapport de l'aventurier avec sa famille. Car James Gray est toujours intéréssé par les liens familiaux et les choix de vie qui s'offrent. A ce propos, on aimerait voir un jour Sienna Miller dans un premier rôle.
James Gray livre une remarquable facette de l'Angleterre de la Belle Époque, alors sur le toit du monde. La référence obligée à Kipling en début de film constitue le coup d'envoi de cette quête initiatique dans laquelle le cinéaste déploie tout son art. La multiplication des angles de vues, la virtuosité formelle ainsi que la richesse scénaristique confèrent à cette cité perdue un caractère profondément envoûtant. Véritable pivot du film, la photographie est splendide et il faut y souligner le travail fantastique de Darius Khondji qui collabore pour la deuxième fois avec Gray après "The Immigrant". Au niveau du bagage cinéphilique, "The Lost City of Z" constitue un lit de références. Gray ressuscite l'essence de ces mémorables voyages au bout de la folie tels "Apocalypse Now" ou "Aguirre, la colère de Dieu". Enfin, dans le tiraillement de son héros, personnification de l'échec, c'est vers le cap hustonien que lorgne cette nouvelle franche réussite du prodige américain.
Un renouveau dans le film d'aventure, le indiana jones des temps moderne. Un film comme on à plus l'habitude d'en voir, une réussite en tout point. Convainquant, prenant et captivant, The lost city of Z ne tombe jamais dans le ridicule et garde toute crédibilité jusqu'a la fin. Une vrai réussite quand on sait que le sujet est difficile à traité. Un grand moment de cinéma.
C'est toujours un plaisir de voir un film de James Gray, même si ici nous sommes bien loin de New-York. Après des années d'attente, il réalise enfin ce film adapté du livre éponyme, se focalisant sur l'explorateur et non sur la partie contemporaine où un journaliste cherche à retracer l'aventure de l'explorateur. Car il s'agit bien de l'histoire vraie de l'explorateur britannique Percy Fawcett et de sa quête pour trouver cette fameuse cité perdue. Même si le film connait quelques longueurs, il n'en est pas moins intéressant. Toutes les explorations, les retours à Londres entre la joie des retrouvailles et les conflits familiaux dus aux absences répétés de Fawcett, donnent une bonne dynamique. Les personnages sont vraiment bien écrits et bien incarnés. Charlie Hunnam est bon en père et explorateur obsessionnel et Sienna Muller en mère et femme indépendante. Les thématiques de la relation au père, l'obstination, la place de la femme à cette époque sont assez bien abordées. La réalisation est à l'image du style du cinéaste : maitrisée et sobre. Un très bon film sur l'obstination d'une quête.
Superbe! J'en attendais pas moins du dernier film de James Gray . Même si, ici il change de décor, Les amateurs du cinéaste ne seront pas déçus avec cette belle histoire devant laquelle on ne peut rester insensible. Il arrive en effet à nous faire comprendre cet officier déterminé tout d'abord, à se faire sa place dans son monde d'aristo puis, tiraillé par son désir de prouver qu'une autre civilisation existe bel et bien et celui de remplir son rôle de mari et de père. c'est l'étonnant Charlie Hunnam qui interprète cet homme et quelle interprétation - Extra! Le gars porte le film de bout en bout. Cette performance vaut à elle seule le déplacement! Mais mieux, il y également R.Patinson qui, malgré son rôle pas évident, est aussi surprenant de justesse ... L'interprétation est donc excellente et joue comme tjrs un rôle primordial dans la crédibilité, et l'intensité des films du réal N.Y. Et pourtant, le film a bien d'autres qualités: Mise en scène (simple) évidemment, l'image avec ce superbe grain qui convient parfaitement bien au récit, photo et son rythme ni trop lent ni trop speed qui vous met parfaitement en condition pour ressentir et comprendre l'obsession de l'explorateur. Aucune surprise donc.. C'est encore une superbe histoire, captivante, touchante, émouvante avec des acteurs au top, une mise en scène impeccable.... bref: Encore un James Gray à ne pas louper!
James Gray revisite ici un genre abandonné, tombé en désuétude: le film d’aventure. Pas le film d’aventure type « Indiana Jones » où l’action écrase les personnages, James Gray aborde cette quête d’une cité perdue au fin fond de la forêt Amazonienne par un anglais du début du XXème siècle comme une aventure intérieur. Cet homme est habité par cette quête et sa volonté de démontrer aux aristocrates anglais cupides arrogants et surtout racistes que l’indien est leur égal… au minimum. Cette quête d’Absolu le conduit vers une aliénation mentale. A travers ses allers retour entre l’Angleterre et sa famille et ses expéditions, James Gray traite aussi d’un sujet qui lui est cher dans sa filmographie : la place de la famille dans sa réalisation personnelle en tant qu’homme. Sacrifiant sa famille sous le joug de son désir profond, mais aussi d’un besoin de reconnaissance, le film est ample et devient même lyrique dans le dernier tiers. Là aussi, ce long métrage fait écho aux autres œuvres de Gray : qu’est ce qui conduit Fawcett dans ce premier voyage le condamnant à continuer ensuite ? Le désir d’être reconnu par sa classe sociale, lui le déclassé : une énième réflexion sur les méfaits de la société de classes chez Gray. L’odyssée est magnifique, élégante et limite enfantine ; mais se termine dans une apothéose métaphysique inattendue rappelant beaucoup « Apocalypse Now ». Entre intimité et quête de l’inconnu, le portrait de cet homme est un anti « The revenant » tant James Gray ne cherche pas l’épate visuelle ou sensorielle à tout prix. Un de mes tous meilleurs films de l’année et ce dès les premières minutes : sobre et poétique. A voir absolument. Mon blog: tout-un-cinema.blogspot.fr