Nicholas Rowe qui reprend, ici, le rôle qu'il avait tenu dans Le Secret De La Pyramide donne le ton. Face à cet interprète à l'écran, Ian McKellen, le vrai Sherlock Holmes transmet de son histoire en dehors des récits, une part de lui-même au jeune Roger. Une belle production, tout en réserve et humilité.
En prenant la vieillesse pour thème principal, les concepteurs de Mr. Holmes ont misé sur une approche radicalement différente des traditionnelles adaptations du personnage de Conan Doyle : il s'agit ici d'un détective vieillissant et souffrant de perte de mémoire qui fait face à un combat très personnel. Le film conserve néanmoins quelques aspects policiers distillés avec soin, des déductions fulgurantes qui rappellent les capacités hors du commun du héros, et qui bien entendu apportent beaucoup d’intérêt un ensemble déjà touchant et humain. Impossible de ne pas mentionner la performance excellente de Ian McKellen ainsi que du jeune garçon, tout deux très charismatiques. J'ai passé un bon moment !
Ian McKellen Rôle : Sherlock Holmes Laura Linney Tout en finesse, le film déroule doucement son intrigue et nous donne à voir un viel Mr HOLMES joué admirablement par an McKellen. Laura Linney dans le rôlr de Mrs. Munro, humaine et sensible. Quand à Milo Parker dans le rôle du petit Roger donne au film en plus du regard affectueux de Holmes veillissant , une fraicheur, une dynamique un élan et une candeur comunicative au film. On suit les avancées de cette enquêtte autant par les déductions de Homes que par les questions du jeune Roger. A voir aussi pour la campagne et le côté délicieusement britich .
Après Le Cinquième Pouvoir, Bill Condon réalise un beau film sur le plus célèbre des détectives. Alors autant prévenir d’avance, la mise en scène est assez classique et reste sur la même cadence que le premier quart d’heure mais cela colle comme il faut avec le propos du film. Cela peut en rebuter certains mais personnellement, cela ne m’a pas dérangé du tout. On a le droit a des dialogues percutants, une belle utilisation de la lumière et un montage bien coordonné.
L’histoire est pleine de tendresse et de poésie, ce qui est assez paradoxal pour un film qui a pour personnage principal, Sherlock Holmes. Mais ici c’est très bien traité et c’est en adéquation avec le personnage qui a vieillit et qui fait en quelque sorte le point sur sa vie et sa carrière. Bien sur, on a tout de même pour saupoudrer cette histoire, un peu de suspens grâce au développement sur la dernière enquête du détective. Cet aspect aussi est bien mené et ce qui est fort, c’est qu’au final le scénario traite trois fragments importants dans la vie de Holmes (sa dernière enquête, son voyage au Japon et sa vie présente où il se lie avec le petit Roger). Le docteur Watson a également une place dans l’esprit du vieux Sherlock, les éléments évoqués sont très intéressants. Le réalisateur et le scénariste ont fait du beau travail, un fond très intéressant avec la forme adéquate.
Ian McKellen se montre très bon dans la peau du vieil Holmes, à la fois intelligent, attachant et touchant. Son personnage est dans la tourmente et la solitude. Une très bonne composition de la part de l’acteur britannique.
La critique complète et détaillée est disponible sur le blog =)
Je ne comprends pas qu'il faille autant de temps pour voir ce film !! sorti en dvd aux US Trop fan de Sherlock, j'ai tenté aveuglement. Aucun regret, c'est un bon film policier, jouant sur plusieurs tableaux avec un Sherlock vieillissant, critiquant son époque, continuant d'évoluer, et toujours efficace. Un très bon moment que je revivrai au ciné sur grand écran.
"Mr Holmes" est un film qui sent bon l’été. Gentil, bien réalisé, coloré et efficace, il vaut réellement le détour pour qui veut se divertir sans trop d’excentricités. Pour se faire, exit le Sherlock Holmes des années 1880 enquêtant sur des enquêtes les plus intrigantes les unes que les autres. C’est un Sherlock de 93 ans qui évolue sous nos yeux ! Et pour incarner le plus grand des détectives, la mission a été confiée au fameux Ian McKellen.
Ian McKellen est connu de tous. Revêtant tantôt le costume de Magnéto, tantôt celui de Gandalf, l’acteur britannique de 76 ans garde sous le coude quelques jolies interprétations comme celle qu’il nous offre ici. Vieilli pour les circonstances du film, le résultat est bluffant ! Son personnage a la mémoire qui flanche, l’esprit moins vif, le corps marqué par le poids des années. Sa voix tressaille, son regard se perd, sa démarche est hésitante…on aurait presque de la peine de voir comment a évolué celui qui nous a fait rêvé enfant. Preuve que le comédien incarne à merveille son rôle.
Son jeune compagnon de jeu, Milo Parker n’est pas en reste. Incarnant Roger, son jeune apprenti apiculteur, il touche le spectateur et évolue dans le film aussi à l’aise que dans la vie réelle. Pour couronner le tout, Laura Linney (La vie de David Gale, La prophétie des ombres, The Big C) rejoint l’affiche et incarne la gouvernante un peu stricte de l’extravagant Sherlock. Il n’y a pas à dire, Hollywood compte de nombreux comédiens de talents et nous propose ici un joli panel. Le trio fonctionne pour le plus grand bonheur de tous.
L’histoire a proprement parlé est constituée d’un triptyque scénaristique. En effet, le film présente la retraite de Sherlock Holmes, sa dernière enquête ainsi que son récent voyage au Japon. Tout s’entremêle avec délicatesse, sans rature et avec un dynamisme plaisant. A cela, ajoutez des décors d’époque sublimes, des costumes magnifiques et une atmosphère détendue et vous obtenez le dernier film de Bill Condon (Twilight, Le cinquième pouvoir). Chapeau Monsieur le réalisateur, vous avez su nous faire rêver l’espace d’un instant !
A voir en famille, « Mr. Holmes » plaira aux petits comme aux grands. C’est le film « good movie » du moment !
Cette dernière histoire de Sherlock Holmes n'est pas véritablement une enquête policière. Le scenario est assez confus. La mise en scène est bonne, mais l'histoire est assez difficile à suivre. Le film pose une bonne question : la vérité est-elle toujours bonne à dire ? La réponse donnée par le réalisateur à la fin du film est pleine de finesse. Extraordinaire composition de Ian McKellen, ovationné par une standing ovation unanime au 41ème festival du cinéma américain de Deauville en 2015.
Fin des années 40, le détective Sherlock Holmes est âgé de 93 ans. Ce retraité populaire est de retour dans les cottages anglais, après avoir fat un long voyage au Japon; Le détective a un super pouvoir: son intelligence, rien ne lui échappe, une faculté d'analyse et de synthèse exceptionnels. Un film ou l'action se trouve dans les dialogues, un film qui raconte, s'écoute, et demande de l'attention. Les fans de l'acteur IAN MCKELLEN ( Gandalf, le seigneur des anneaux), ou du personnage de Sherlock Holmes vont être ravis. Trois personnages centraux, Holmes, sa gouvernante et son fils Roger, autour, deux histoires, ce voyage au japon et cette énigme. Une réalisation élégante et très paisible.
Ce film délayé entre le mythe de Sherlock Holmes et une vision nostalgique de sa fin de vie est un vrai parti pris. Il surprend dans une mise en scène, une intrigue et des acteurs formidables. J'aurais aimé que ce personnage devienne presque plus mystique, mais ce sera sans bouder son plaisir...
M. HOLMES n'a pas perdu son redoutable sens de la déduction mais sa mémoire et c'est bien normal à son âge dans le film, lui joue des tours. Il parviendra tout de même à la retrouver mais pas seul. Si vous voulez le savoir, aller voir ce film qui vaut le détour. évidemment mon cher Watson.
10 599 abonnés
11 660 critiques
Suivre son activité
2,5
Publiée le 17 octobre 2015
Une fois de plus, je me suis fait avoir par ma manie de ne jamais m'intéresser aux détails (synopsis, bande-annonce) d'un film, car même si le titre aurait dû me mettre la puce à l'oreille, je m'attendais à voir une nouvelle aventure de Sherlock Holmes et pas quelque chose d'aussi différent. Le film est construit comme un puzzle entre le moment présent, sa dernière enquête et son voyage au Japon, mais il n'y a pas vraiment d'enquête comme dans les autres films. C'est avant tout une façon de montrer le personnage différemment puisque c'est un vieil homme assez affaibli par l'âge vivant avec pas mal de remords et qui n'est plus aussi à l'aise pour résoudre ses enquêtes. Je n'ai pas été hyper emballé par le film, mais ça se laisse regarder, Ian McKellen est très bon et rend le personnage encore plus attachant, la photographie est jolie, mais je regrette le style un peu trop académique et le manque de rythme.
Je n'ai jamais été un grand fan de Sherlock Holmes. Ni du personnage, ni des films qui en ont été tirés (surtout ceux de Guy Ritchie). Et puis Bill Condon, de Candyman 2 à Twilight en passant par Dreamgirls, on ne peut pas dire que ce soit un réalisateur qui attire. Mais il y a Ian McKellen et surtout Laura Linney (même si le rôle n'est pas très épais). Ils sont tous les deux très biens. Sans oublier le petit garçon, Milo Parker, très à l'aise entre ses deux illustres partenaires. Alors bien sûr, c’est élégant, c'est raffiné et l'intrigue est bien tournée. On découvre le célèbre détective sous un jour nouveau, à la fin de sa vie, malade et amnésique, mais qui, malgré tout, continue d'enquêter avec l'aide de son jeune apprenti. Tout cela est plutôt bien fait, cela se laisse regarder mais j'ai malheureusement trouvé le temps un peu long. Il manque un petit quelque chose pour nous intéresser vraiment. Reste l'interprétation...
Du bon et du moins bon. Le montage brouillon perturbe la compréhension du film, l'affaire que mène Holmes n'est vraiment pas à la hauteur du personnage mythique. Cependant, avoir choisi de montrer ce personnage dans sa période de sénilité est réellement une très bonne idée. On est là à conte courant total de ce que l'on connaît du célèbre détective, et rien que pour cela, le film mérite d'être vu, mais sera malgré tout vite oublié.
Certes, je ne m'attendais pas à voir une réalisation dans la même veine que les Sherlock Holmes avec Robert Downey Junior, mais quand même... Là, soit Ian McKellen commence à faire son âge (76 ans pour ce film tout de même), soit il a été vieilli pour les besoin de la réalisation, soit les deux, mais si c'est le cas, Magnéto a du soucis à se faire pour les futurs X-men... En même temps, vu que la saga est repassée aux "origines" avec des acteurs plus jeunes, peut-être ne reviendra-t-il plus. L'histoire est somme toute banale et, même si, comme l'affiche de Mr. Holmes l'indique, on parle de "l'homme derrière le mythe", chose qu'elle fait bien, j'ai été déçu. Il n'est pas mal joué, mais il faut croire que contempler un mythe dans la vieillesse n'est pas ma tasse de thé.
Je n’ai pas lu le roman "Les Abeilles de Monsieur Holmes" de Mitch Cullin, publié en 2005 dont s’inspire le réalisateur pour retrouver l'univers créé par Sir Arthur Conan Doyle. Un monde quelque peu chahuté par la retraite de son héros qui malgré tout reviendra sur sa dernière affaire jamais élucidée. Un échec dont il ne se remet pas : cette histoire du passé liée à son exil volontaire s’imbrique joliment, mais ne sort pas de son cadre victorien. Ça joue d’abord à fond sur les clichés du personnage, sa légende qu’il va lui-même détruire en assurant que tout est de la faute de Watson et de ses affabulations sur un personnage qu’il n’a jamais été. Un point de vue original qui n’est pas suivi des faits, tant la direction d’acteurs est assez fade et la réalisation conforme à un certain style britannique du sépia. Pour en savoir plus