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3,0
Publiée le 11 juillet 2018
Polar assez bizarre. Il y a une reconstitution de l'époque assez bien fichue. On est à la fin des années 80 et ça fait plaisir de revoir un vidéo-club par exemple vu que ce genre de boutique a aujourd'hui complétement disparu. Cela dit, je n'ai pas compris pourquoi ce bon père de famille qui voit sa vie bouleversée après avoir abattu un cambrioleur décide non pas de tout sacrifier mais de mettre entre parenthèse son équilibre pour une affaire qui n'est pas la sienne. Ça l'est au début tout du moins. Mais après, ça ne tenait qu'à lui de lâcher prise. Mais c'est l'Amérique profonde (ses héros moustachus voulant se faire justice, ses saloons, ses flics corrompus) où cette apparente tranquillité n'est que l'arbre qui cache la forêt. Il y a des choix à faire, cruciaux, et je n'aurais pas aimé être à la place de ce père horrifié par les actes de son fils.
Un thriller bien mené mais sans plus. Le démarrage plonge habilement le spectateur dans le stress que subit le personnage principal ; mais pour la suite c'est un peu tiré par les cheveux... Dommage aussi que les doublages (VF) soient mauvais (particulièrement la voix de Don Johnson...).
Un scénario solide avec une première partie captivante aux rebondissements qui s’enchaînent. La deuxième partie s’égare en route en laissant place à la violence comme dans un film de Tarantino, ce qui est un peu dommage. Il y a également quelques incohérences et longueurs mais le film se laisse voir sans souci.
Cold in July, débute à la façon d'un film noir, un cambriolage dans une ambiance inquiétante, un meurtre puis un malaise chez celui qui est propulsé au rang de héros pour avoir abattu un homme dans son salon ... bientôt rattrapé par une quête paternelle de vengeance. Intéressant car mis en scène avec soin et interprété avec talent, ce thriller se démarque par une intrigue qui évolue de façon surprenante et la froideur violente de ses personnages.
Enfaite je m'attendais pas du tout à ce registre. Il faut dire que la bande annonce cible très mal ce qu'est le film. Au final, c'est une bonne surprise, un peu farfelue mais pas désagréable. J'ai retenu la musique qui est excellente.
thriller pour un public averti, sanglant et oppressant. une première parti troublant où Micheal C. Hall ( dexter ) joue un père de famille protégeant la maison, apeuré se fait voler la vedette par Don Johnson et Sam Shepherd dans la deuxième. â demi chemin entre "8 mm" par joel chumacher et "règlement de compte à ok corail". bon film.
Un honnête père de famille abat un cambrioleur en légitime défense, et se voit harcelé par le père de celui-ci. "Cold in July" débute comme un thriller aux personnages classiques, et offre une première demi-heure assez oppressante. Puis le film mue en polar qui prend des directions inattendues. S'il on regrette que le film manque un peu d'enjeu dans cette dernière partie (les motivations du protagoniste demeurent légères), et que l'intrigue est finalement assez simple, l'ensemble est indéniablement soigné. Les lumières et visuels sont travaillés, la reconstitution de 1989 bien vue (avec quelques clins d’œil amusants sur le décalage avec les années 2010), et la BO, qui louche sur du Carpenter avec ses synthétiseurs, est très sympathique. Sans oublier le trop principal, bien interprété et qui échappe finalement aux conventions : Michael C. Hall en homme de famille perturbé, Sam Shepard en père vengeur et bougon, et Don Johnson en détective privé improbable. En somme, "Cold in July" est un film intéressant sur la paternité et la nature masculine.
Il est souvent difficile pour un acteur de série de faire oublier son étiquette. L’ancien Dexter est pour sa part tellement brillant dans ce film de Jim Mickle, qu’il s’acquitte de sa dette pour le petit écran et peut enfin se dévoiler au grand jour au cinéma. Cold in July est un thriller froid et brutal basé sur la vengeance. Le trio qui n’a rien en commun assume l’objectif commun. Mis en scène dans des couleurs eighties, le réalisateur utilise la musique avec intelligence et le respect de ses plans. Il n’oublie pas non plus des doses d’humour qui accentuent l’hyper-violence présente dans certaines séquences. Cold in July est un long-métrage bien pensé et bien prenant. D'autres critiques sur ma page Facebook : Cinéphiles 44
Film sympathique, sans être le meilleur thriller de la décennie. L'ambiance est plutôt étrange. Michael C. Hall est très bien dans un personnage assez froid (assez proche finalement de celui de Dexter) mais vis-à-vis duquel on arrive à avoir de l'empathie. Don Johnson et Sam Shepard également. L'enquête est intéressante, les rebondissements sont plutôt malins. Les scènes de fusillade sont pas mal réalisées. Sans être transcendent, ça se regarde bien.
Mais quel dommage!!! La première demi-heure était un exemple de perfection scénaristique et de mise en scène. Le casting était au rendez-vous en plus. L'histoire se complexifie rapidement pour devenir incohérente. Le réalisateur oublie les objectifs de son personnage principal sans profondeur. La fin est un exercice visuel, certes, réussi. Heureusement d'ailleurs, car il n'y avait plus rien à se mettre sous la dent en termes d'histoire.
C’est l’histoire d’un père de famille, Michael C. Hall (connu pour jouer le rôle-titre de la série « Dexter ») qui abat involontairement un cambrioleur chez lui. Le père de ce dernier (Sam Shepard méconnaissable) et sortant de prison, vient le harceler. On pense alors aux « Nerfs à vif » (« Cape fear ») (1962) de Jack Lee Thompson où Robert Mitchum harcelait, à sa sortie de prison, son avocat joué par Grégory Peck. Erreur car le scénario est suffisamment intelligent pour bifurquer du côté de la mafia et des témoins protégés et faire intervenir Don Johnson (le blond de la série « Deux flics à Miami » de Michael Mann), excellentissime en détective privé. Très bon film, certes violent mais au scénario inventif et servi par 3 acteurs brillants. Jim Mickle a du talent et ira loin : c’est un cinéaste transgressif qui dissèque les Etats-Unis : le cannibalisme et l’inceste dans son 3e film, l’infanticide et les vidéastes pervers dans son 4e, montrant ainsi la décadence de ce pays où il y aurait 270 millions d’armes à feu (= 89 armes / 100 habitants) et 10 000 tués par an (450 en France en 2005). La scène finale est éloquente spoiler: : Michael C. Hall, après avoir abattu plusieurs personnes (certes malfaisantes), retourne tranquillement se coucher auprès de sa femme, en bon époux et père de famille…
Comment perdre 1h45 bêtement en pensant être diverti. Un scénario complètement décousu sans queue ni tête, des dialogues moribonds, une musique inadaptée aux scènes et des acteurs qui surjouent ou sous-jouent. Un véritable naufrage. Autant j'ai adoré Michael C hall dans Dexter autant là, à part sa coupe de cheveux magnifique et sa moustache... pitoyable ! Le fin du fin pour conclure (on ne va pas s'attarder plus longtemps là dessus hein, c'était juste pour vous prévenir) c'est que ce personnage a un désir qui l'anime tout au long du film et qu'il ne parviendra pas à atteindre ou plutôt que le réalisateur a complètement zappé (pris dans les méandres de son scénario pathétique) ! Comme son nom l'indique, ce film vous laissera littéralement glacé sur votre canapé...