L'Inhumaine
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chrischambers86

16 162 abonnés 13 115 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 9 septembre 2010
Ce film phare de l'avant garde des annèes 20,interprètè par la fille de l'auteur d'Arsène Lupin,rèunit de prestigieux crèateurs de l'èpoque tels que le peintre Fernand Lèger et l'architecte Mallet-Stevens pour les dècors,ou Paul Poiret,le père de la haute couture française,pour les costumes!Ce rècit aux spectaculaires décors,d'une passion au-delà de la mort,entre un ingènieur gènial et une diva,flirte avec la science-fiction et fourmille d'inventions,(modernes pour l'époque!) comme un curieux ancêtre de la tèlèvision!Un classique vèritable manifeste du style art-dèco...
Bulles de Culture
Bulles de Culture

147 abonnés 634 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 7 mai 2015
L’Inhumaine, c’est d’abord un projet de mise en valeur des arts de la France des années 1920 qui sont représentatifs de la modernité pour le réalisateur. Marcel L’Herbier a réuni autour de lui les plus grands artistes de son époque : la création des décors est partagée entre Alberto Cavalcanti, Claude Autant-Lara, Robert Mallet-Stevens et Fernand Léger.
L’atmosphère Art Déco est renforcée par les meubles de Michel Duffet et Pierre Chareau, ainsi qu’empruntés à l’atelier de Paul Poiret qui signe aussi les costumes de la cantatrice.
La liste continue indéfiniment, avec notament les objets conçus par les plus grands créateurs de l’époque, et la figuration au générique des Ballets Suédois de Rolf de Maré.

Ce film ambitieux réussit à nous plonger dans l’époque et à communiquer la passion des arts plastiques et de l’avancée scientifique. Le réalisateur traduit sa vision à merveille quand il explique que « ce qui est important ; ce n’est pas pour moi le défilé des événements, c’est ce qui est vertical, c’est l’harmonie plastique ».
ml-menke
ml-menke

50 abonnés 551 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 18 novembre 2011
Pour un film sans vraie scénario je le trouve bien construit. Les deux personnages principaux sont au devant de la scène et on s'interroge sur ce qu'ils vont faire. spoiler: La fin nous démontre qu'il en faut beaucoup à une femme de conviction pour ne toujours pas changer sa manière de penser.
Fêtons le cinéma

848 abonnés 3 653 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 26 janvier 2021
L’Inhumaine est une œuvre qui recourt à la machine pour mieux interroger l’humain et le révéler dans sa puissante fragilité. Qu’il s’agisse des lieux traversés, de l’esthétique cubiste des décors, de l’importance accordée aux véhicules et à leurs mouvements, tout a vocation à confronter la mécanique et la passion amoureuse, l’une servant à exacerber l’autre. Aussi le long métrage met-il en exergue la place essentielle qu’occupe l’artifice dans le processus de création et dans la naissance du sentiment : le jeu de dupes qui piège d’abord l’amant, victime de la froideur de Claire Lescot, devient l’instigateur d’une machination visant à le faire disparaître, lors d’un accident. Cet exercice de manipulation, thématique, se double de l’élaboration d’une forme en échos et miroirs qui se plaît à tirer des égarements de ses personnages une énergie vitale, un courant électrique qui galvanise les corps, fait tomber les masques, raccorde les amants. C’est dire que le désir a besoin du manque et de son incarnation – et quelle plus belle incarnation que la mort ? – pour muter en amour véritable, suivant l’adage qui veut qu’« une embardée jette dans l’Autre », qu’un accident recouvre son sens étymologique de « ce qui arrive » ; une incarnation plastique à la lisière du surnaturel et du fantasme qui nous laisse rêveurs, émerveillés devant une forme-sens en constante mutation et dont les fulgurances, portées par Marcel L’Herbier et d’autres artistes majeurs de l’époque (Fernand Léger, Claude Autant-Lara, Robert Mallet-Stevens), donnent vie à un chef-d’œuvre qui n’a, en 2021, rien perdu de sa superbe. Notons enfin la magnifique restauration proposée par l’édition Lobster, qui achève d’accrocher L’Inhumaine au firmament du septième art.
PL All
PL All

7 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 6 décembre 2023
Si vous aimez l'Art Déco et toute cette période entre deux guerres, ce film se regarde comme une expo, un voyage fantastique dans le temps, dans cette période incroyable et si courte qui nous a donné un foisonnement d'oeuvres picturales, architecturales, mécaniques, d'objets divers et variés, et dont nous avons la chance d'avoir gardé tant de restes en France.

Un incontournable !
Yves G.

1 844 abonnés 4 009 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 1 mars 2025
Claire Lescot, une cantatrice adulée, repousse tous les hommes qui lui font la cour. Sa froideur désespère l’un de ses sigisbées, le savant Einar Norsen, qui, fou d’amour , après une ultime rebuffade, précipite son bolide dans la Seine. Son suicide fait scandale. D’autant que le lendemain, Claire Lescot devant une foule haineuse, se produit au théâtre des Champs-Elysées dans un récital que la décence aurait dû la convaincre d’annuler.

"L’Inhumaine" est un des chefs d’oeuvre du cinéma muet, magnifiquement restauré en 2015. Il vaut surtout pour ses décors futuristes à laquelle a participé l’architecte Robert Mallet-Stevens et le peintre Fernand Léger dont on reconnaît le goût pour les volumes géométriques et les machines vrombissantes.

Son rôle principal est tenu par Georgette Leblanc, la sœur du célèbre romancier Maurice Leblanc (créateur d’Arsène Lupin) et la compagne de Maurice Maeterlinck. Forte tête, elle avait fait fortune aux Etats-Unis et accepté de financer une partie du film à condition d’en être la tête d’affiche, quand bien même elle n’avait plus l’âge du rôle, ni le physique. Elle fait penser à Sarah Bernhardt.

L’Inhumaine était projetée à la Fondation Seydoux devant la Société des amis de Balzac. Un débat suivait la projection durant lequel la présidente de cette société savante, Anne-Marie Baron, défendait une thèse inédite : L’Inhumaine serait une adaptation de "La Peau de chagrin" auquel il emprunte il est vrai plusieurs traits.
Je ne suis pas suffisamment versé dans Balzac pour discuter cette thèse. J’ai été impressionné par le modernisme d’une oeuvre qui vient de célébrer son premier siècle. On y voit des bolides, des machines, un savant qui, comme le Dr Frankenstein ou comme Rotwang dans "Metropolis" croit avoir découvert le secret de la vie. Plus que la référence à Balzac, c’est cette thématique qui m’a frappé. On la retrouve dans tous ces chefs d’oeuvre des années vingt : la science prométhéenne, son progrès inéluctable qui lui permet de défier le pouvoir des dieux et de repousser la fatalité de la mort, voire de créer la vie.
Piermath
Piermath

12 abonnés 297 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 18 avril 2024
Les décors baroques et les costumes magnifiques donnent a ce film de L’herbier l’air d’un Métropolis avant l’heure.
Moins fan du scénario alambiqué d’un mélo virant au film de Sf à ses deux tiers.
Gros souci pour moi avec l’interprétation exagérée qui tourne parfois à la caricature (ce qui n’était pas le cas de Feu Mathias Pascal du même auteur à la même époque où les acteurs étaient tellement bons qu’on semblait les entendre parler)
Carl Vanh
Carl Vanh

30 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 13 décembre 2024
J'ai beaucoup aimé ce film, si étrange et très beau. Dire qu'il a été réalisé il y a 100 ans!! La restauration est excellente, l'idée de laisser en N/B après "nettoyage", mais d'ajouter des filtres de couleurs suivant l'émotion (rouge pour exprimer l'émotion ou la méchanceté, vert pour l'angoisse, magenta, etc) est géniale, et la nouvelle bande-son, restant entièrement dans la musique classique et le piano mais avec des notes très modernes, parfois rock, est une prouesse. On est vite immergé dans l'atmosphère de l'époque et, justement, pour l'époque (1924) ce film est très moderne, on baigne dans l'Art Déco, le cubisme, les maisons contemporaines (semblables au contemporain actuel!). Quant à l'intrigue, elle peut sembler simple ou naïve, mais ça n'en montre que davantage sa beauté. J'ai aimé le style vestimentaire et les coiffures des hommes, là aussi parfois assez semblables à notre époque. Par contre, l'héroïne, et bien...je la trouve un peu nunuche et empâtée, mais respect pour cette actrice aussi. Quand on pense que tous les protagonistes de ce film, y compris les enfants que l'on voit ci et là, sont morts de vieillesse entretemps, cela laisse mesurer la magie du cinéma qui nous permet de partager leur vie, même fictive via le scénario, à cette époque "lointaine".
Jean Cherasse
Jean Cherasse

100 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 13 décembre 2024
Un OVNI du cinéma, curieux et dérangeant, mais restauré à l'occasion de son centenaire !
Marcel Lherbier fut l'un des grands pionniers du 7e Art...
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