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Raw Moon Show
153 abonnés
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2,0
Publiée le 3 novembre 2015
Décidément rien ne change jamais vraiment entre le spectateur que je suis et les films de François Ozon. Sorte de désamour qui se répète.... Une nouvelle amie ne déroge pas à la règle. Ca commence pourtant fichtrement bien avec une atmosphère léchée, cinéphile même, lorgnant du côté de l'obsession hitchcokienne, ça termine plutôt à la façon d'un Parle à elle qu'on aurait mixé avec Tout sur ma mère d'Almodovar. Et c'est bien là le problème. Entre les deux, Ozon ne trouve jamais sa propre voix. Et son film n'a au final ni l'étrangeté fétichiste du grand Alfred ni la sève follement charnelle du grand Pedro. On se retrouve avec un gloubiboulga de phrases creuses et d''intrigues emberlificotées tournant autour d'éternels effets de miroirspoiler: "je t'aime en fait mais toi tu aimes la femme en moi et finalement on aimait tous les 2 feu ma femme et peut-être même que toi tu l'aimais au-delà de ce que Platon préconise parce qu'à travers moi c'est elle que tu continues d'aimer" ... Burp, c'est l'indigestion de postures un peu vaines. Le film peine donc à convaincre surtout lorsque démarrent les séquences de shopping frôlant le ridicule (voix fluette de Duris dans un ascenseur puis ricanements complices puis enchaînement de moments fleurant bon le Pretty Woman du film d'auteur). Et puis franchement, par les temps qui courent, quelle idée de nous pondre un film où de jeunes gens vivent dans des maisons de 400 mètres carrés, peuvent s'arrêter de bosser comme ça du jour au lendemain en claquant des doigts et dont les obsessions se limitent à aller se faire épiler le bas du dos et s'acheter des fringues après une partie de tennis ???? Etre à ce point coupé du vrai monde, ç'en est presque indécent... Enfin ça n'est que mon avis. A noter tout de même une jolie prestation d'Anaïs Demoutier, très très convaincante, le petit rayon de soleil du film.
Je n'aime pas du tout François Ozon. Je n'ai jamais ressenti la moindre émotion devant ses films. Jamais profond mais superficiel, son cinéma est une fausse valeur, ce réalisateur est un faux talent. Mais ici, aux défauts que je lui trouve habituellement, s'en ajoute un nouveau: le grotesque. N'est pas Almodovar qui veut.
François Ozon nous impose avec sa nouvelle amie sa pire création, son oeuvre la moins artistique mais la plus engagée. Mais cet engagement pour la cause transgenre, pour l'homosexualité et le mélange des sexes devient dérangeant quand il efface la dimension artistique pour la seule propagande. En effet ici peu de suspense, peu de scénario, peu d'art mais un seul message socio-sexuel : un homme peu être hétérosexuel en femme de même que père et mère peuvent se confondre et une femme hétérosexuelle possède une dimension homosexuelle... Beaucoup de sexuel mais peu de sensuel.
Un bon film sur un sujet délicat, un homme qui aime se travestir en femme mais je dois avouer que certaines scènes, malgré le talent de Romain Duris, m'ont mise mal à l'aise, Anaïs Demoustier est excellente comme d'habitude et Raphaël Personnaz toujours aussi beau.
"Les garçons naissent dans les choux et les filles dans les fleurs, moi je suis né dans un choux-fleur..." C'est sur ce "bon" mot d'auteur que Ozon file une "fantaisie-transgenre-chez-les-bourges". C'est vain, grotesque, Duris fait peur en travesti dont la barbe bleuit sous le maquillage et Anaïs Demoustier surjoue un rôle mal écrit. Mais Ozon s'en fout, il filme platement toute la collection de ses fantasmes qui s'avèrent bien convenus. On s'ennuie beaucoup, on rit parfois de scènes dont ce n'était visiblement pas l'intention et le "trouble" qu' Ozon essaye d'installer ne passe jamais (pitoyable scène d'amour entre la "vraie fille" et la "fausse" sur fond d'opéra). Navrant.
Un film totalement dans l'air du temps avec le débat du genre (Ozon fait preuve d'un manque cruel d'audace en collant si près à l'actu....) mais totalement mal exploité...... c'est honteux de flinguer pareillement un bon sujet...... aucune émotion, aucune profondeur psychologique (ce qui est un comble pour ce sujet.....). Duris ne semble jouer que pour la perf et montrer qu'il est vraiment trop cool comme acteur et engagé en plus..... le plus terrible c'est quand même la fin, digne d'un Walt Disney quand la belle se réveille de son coma car son amie a la super idée de l'habiller en femme, pouf il se réveille et eurent beaucoup d'enfants (elle est enceinte mais peut être pas du mari, de sa nouvelle amie.... enfin à vous de décider....ozon reste volontairement ambigu, le petit sacripant.... ) et ils partent dans le soleil couchant, heureux comme l'idéal de la famille recomposée bobo qui casse les codes (et vous êtes priés d'y croire bande de mécréants).... on pari qu'ils vont au McDo avec le slogan "venez comme vous êtes".......rien à voir avec Transamerica ou Laurence Anyways, qui eux creusent le sujet.......
Je suis allé le voir hier et je dois dire que ce sujet traitant de l'identité du genre ,ou du syndrome de Benjamin sans tomber dans les clichés, le patos , ne doit étre facile, je trouve qu'Ozon à traité ce sujet avec finesse , on rit, on est ému, bref c'est bien ..
Bizarre autant qu'étrange. Mélange des genres et des sexes...on ne sait plus trop qui est quoi, homme, femme, ami(e). On en ressort mitigé, et mélangé, comme le film. Belle prestation des deux acteurs principaux - les étoiles sont pour eux. Quant au scénario bof, bof...
Plutôt convaincant...un bon film...des thèmes intéressants sont traités...malgré des moments où on frise le ridicule...Romain Duris se sort bien de ce rôle casse gueule...
Attention : si vous êtes conservateur et n are pas le changement n allez pas voir ce film. Pour moi. Le meilleur film de l année. Ça cassées règles, la femme est au centre du monde, et ce film montre l acceptation des choix des autres.
difficile d'aborder le travestisme par la comédie dramatique sans pour autant tomber dans la caricature. en mêlant un deuil commun, François Ozon arrive habilement à nous rendre des personnages touchants. un film sur la tolérance et le droit à la différence, très audacieux.
Ancré dans l'actualité, à l'époque de Conchita Wurst, le mariage pour tous, la théorie du genre, après des films comme la vie d'Adèle, Guillaume et les garçons, à table!, Yves Saint Laurent... ce film de François Ozon heurte notre vision de l'humain, du genre, de l'homme, de la femme, du couple... A l'heure ou l'être humain se cherche et se trouve parfois au delà de son physique, de son genre, de sa sexualité, du qu'en dira t-on et "des bonnes moeurs" en général, Romain Duris et Anais Demoustier nous offre un duo complémentaire, à la fois touchant et terriblement humain, fait de certitudes et de contradiction, plein de compréhension et d'amour. S'il est choquant presque de découvrir Romain Duris affublé d'une perruque, d'une robe, de bas ou encore de rouge à lèvres, maladroit, et hésitant du haut de son mètre 80 et qu'un grand rire de surprise s'empare de la salle, on se prend d'amitié et de compassion pour ce père veuf et désemparé en même temps qu'Anais Demoustier qui excelle dans son rôle et devient quelque part l'œil du public, qui découvre, rejette, accepte ou s'attache à ce personnage. Pendant tout le film on se demande pourquoi un tel film et ou veut en venir le scénario, mais après analyse de ma propre critique j'en ai finalement la réponse... A vous de trouver la votre!