Grâce à un montage nerveux, Ozon va de suite à l'essentiel, il n'est pas un cinéaste littéraire mais un cinéaste pictural, et à l'instar des grands peintres ses films sont là pour montrer ce qu'il l'intéresse de montrer et uniquement cela. Le sujet n'est pas tant le travestissement que la fascination qu'exerce ce milieu (y compris chez les femmes, puisque c'est cet aspect qui est au centre du film). Le pari était risqué, il fallait éviter la caricature mais ne pas non plus tomber dans le politiquement correct, exercice d'équilibriste qu'Ozon réussit à merveille. Les deux acteurs sont excellemment dirigés avec un Romain Duris bluffant en travesti et une Anaïs Demoustier extraordinaire de charme et de sensibilité. Il y a de l'émotion (juste ce qu'il faut), une touche d'humour, une teinte d'érotisme et surtout beaucoup de tact. La scène de cabaret est grandiose. La réalisation est parfaite. On est donc passé très près du chef d'œuvre, hélas, il y a cette scène à l'hôpital, inutilement longue et lourde dont on ne comprend qu'après coup qu'il s'agit d'un clin d'œil à "la belle au bois dormant". Du grand Ozon cependant !
Un film un tantinet sage et trop polissé au début, qui arrive a se lâcher par la suite, pour arriver à des dialogues et des scènes plus brut et expressive. Efficace et a voir !
le film est à la fois ennuyeux et très peu crédible. ennuyeux à cause de longueurs interminables comme la chanson de nicole croisil répétée deux fois dans le film ou la journée dans le centre commercial sans aucun intérêt. peu crédible car on met dans le même sac deuil, amitié, fantasme déviance sexuelle, homosexualité, travestissement, faiblesse narcissique, lassitude du couplé, adultère. .. et d'ailleurs ce film n'est qu'une banale histoire d'adultère que l'on a maquillée avec aucune crédibilité. ce film est sans grand intérêt. à éviter et même si romain duris fait une prouesse.
Il ne peut pas y avoir de demi mesures. Choqué par l'inconnu, mais époustouflé par la performance de Romain Duris. Un scénario authentique et qui dévoile tout du sujet sans tabou. Les femmes restent définitivement un mystère pour Mr Ozon, qui ne cessera jamais de les comprendre... Romain Duris est une femme à part entière, et quelle femme ! Bravo à toute l'équipe du film pour ce rendu plus que réaliste. Bravo aussi pour la performance des autres comédiens.
"Une nouvelle amie" est donc la dernière idée de François Ozon, réalisateur dont le cinéma a toujours chez moi une grande résonance... Tour à tour magique, enchanteur et bouleversant (Ricky), amusant et loufoque (8 femmes, Potiche), interrogateur et dérangeant (Jeune et jolie, Dans la maison), cette dernière mouture est par contre passée complètement à côté en me laissant totalement à l'écart de cette histoire pleine d'incohérences et de lourdeurs inimaginables jusqu'à maintenant chez ce réalisateur. Comment peut-on partir d'un deuil aussi douloureux et cruel, aussi récent pour penser que ce mari éperdu puisse avoir envie tout à coup de faire du shopping avec la meilleure amie de sa femme décédée, mais surtout... lui aussi habillé en femme et seulement quelques temps après l'enterrement !? Ce point de départ est déjà d'une grossièreté très gênante au point de nous rendre sceptique pour la suite... Maintenant, la multitude de thèmes abordés est un autre point épineux qui nous éparpille beaucoup trop, en touchant un peu à tout par l'intermédiaire de situations loin d'être subtiles et délicates ! Si bien que cette succession de scènes ou même de rêves, que vit ou imagine Anaïs Demoustier, sonnent faux le plus souvent tant Ozon le fait avec de gros sabots... Ce n'est pas la théorie du genre, ou la confusion des genres qui me pose problème ici, bien au contraire mais la façon dont elle est traitée, sans réflexion juste et pertinente, sans naturel, mais simplement en usant de clichés servis par des situations caricaturales qui s'empilent les unes après les autres au point de faire rire une salle d'un sujet qui aurait mérité tant de finesse et de discrétion ! Si bien que François Ozon passe à côté du but à atteindre, et sans vouloir jouer au prude ou au "bien pensant", il faut admette que ce veuf éploré, jeune papa interprété par Romain Duris a bien du mal à entrer dans son personnage de travesti en le rendant au final plutôt triste et pathétique, et surtout dénué de toute crédibilité ! De plus, la fin angélique laisse pensif en gommant bien des aspects pourtant essentiels. Et malgré des moments réussis, émouvants et très forts, malgré le jeu excellent d'Anaïs Demoustier qui se sort admirablement de rôle complexe et ambigu, l'ensemble de ce film ne m'a pas du tout touché et remué comme je l'espérais... Il est vraiment étonnant que ce réalisateur que je trouve brillant et judicieux par ailleurs, ne m'ait pas convaincu cette fois. Mais au fond, pourquoi vouloir toujours coller à des sujets d'actualité très tendance pour au bout du compte arriver à ce genre de film plutôt racoleur qui finalement ne sert pas la cause à défendre ? Que chacun ait la liberté d'assumer ces choix et heureusement, sans qu'il soit nécessaire d'en tirer une réalisation comme celle-ci qui risque plus de stigmatiser que de faire preuve d'ouverture et de compréhension ! À cet effet, le cinéma a pourtant un rôle très important à jouer, il ne faudrait donc surtout pas prendre le risque de tomber dans l'effet inverse...
"Une aude au mariage pour tous", semble être le parfait résumé de ce film. Ozon dessert son rang et Romain Duris s'abîme quelque peu dans ce rôle de clown travesti à la recherche de sa sexualité. Le rire n'est certes pas absent mais c'est le pathétique qui l'inspire!
Un film très ancré dans l'actualité. Romain Duris joue a merveille ! Cependant c'est un film surprenant et dérangeant. J'ai ressenti un malaise tout au long du film à propos de la relation qu'entretiennent les deux personnages, ou devrait-on dire les trois... Bref je n'ai pas aimé. Attention à ceux qui pensent aller voir une comédie. Ce n'est pas ça du tout !
Connu pour ses films sur les femmes (8 femmes, Potiche…) ou sur les hommes à la sexualité ambiguë (Dans la maison…), François Ozon s’attaquant à la question du travestissement n’avait rien de vraiment étonnant. Découvrir que Romain Duris allait tenir ce rôle transgenre était cependant plus surprenant. C’est donc avec une certaine curiosité que l’on découvre la façon dont ce scénario, qui promettait un certain humour cru et de la subversion, à la Fassbinder, va au contraire adopter un discours politiquement très correct avec Chabrol pour unique modèle. C’est en effet une petite plongée dans des milieux bourgeois et catholiques que nous propose une nouvelle fois Ozon, afin d’y intégrer une morale voulant aller dans la sens de la cause LGBT tellement d’actualité mais qui, à force de crouler sous les clichés, devient discutable. Avec Romain Duris, Anaïs Demoustier et Raphael Personnaz (qui se retrouvent quelques mois après Quai d’Orsay) forment un trio atypique au fort potentiel mélodramatique mais les prestations désastreuses des trois acteurs rendent leurs personnages particulièrement fades, voire même grotesques tant l’écriture en ont fait des caricatures. La variation autour de la question du deuil est aussi peu explorée que l’est le trouble de l’identité sexuelle, faisant de cette Nouvelle amie un long-métrage aussi languissant qu’inoffensif.
Plutôt convaincant...un bon film...des thèmes intéressants sont traités...malgré des moments où on frise le ridicule...Romain Duris se sort bien de ce rôle casse gueule...
"Une nouvelle amie" est un film surprenant, très bien interprété par un Romain Duris convaincant. L'histoire est très crédible et son déroulement bien amené. On assiste crescendo à la mise en place de la nouvelle personnalité de David en Virginia et ses nouveaux rapports avec son amie. Les images sont léchées et le tout très esthétique. Le milieu social élevé, la déco des jolies maisons, Ozon a soigné son environnement et ses décors comme à son habitude. En outre, une fin pour une fois pertinente de la part de son réalisateur. J'ai déploré quelques longueurs, un certain parti pris pour la cause homosexuelle, travesti, bi trans mais un chien ne fait pas des chats comme disait ma grand mère. Un film agréable toutefois.
François Ozon est capable du meilleur comme du pire, et là, on n'est pas très loin du pire. l'histoire frise le ridicule, le personnage de Virginia est peu crédible, et franchement, Romain Duris est beaucoup trop vieux pour le rôle. une déception, sachant que j'aime beaucoup François Ozon et Romain Duris. Anaïs Demoutier est comme à son habitude, sobre et parfaite. dommage pour elle!
Bizarre autant qu'étrange. Mélange des genres et des sexes...on ne sait plus trop qui est quoi, homme, femme, ami(e). On en ressort mitigé, et mélangé, comme le film. Belle prestation des deux acteurs principaux - les étoiles sont pour eux. Quant au scénario bof, bof...
Un conte non conformiste sur la duplicité des sentiments quelles que soient les ambiguïtés qui sommeillent chez chacun d'entre nous. Tout sauf clichés Ozon cherche à les berner. Un film singulier.