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Septième Sens
99 abonnés
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4,0
Publiée le 22 juillet 2014
Plusieurs sortes de documentaires existent au cinéma. Que cela soit le docu-fiction, l'autobiographie ou l'expérimental, ce genre cinématographique est l'un des plus libres et inventifs qui soit. À la recherche de Vivian Maier tient de l'enquête et de l'investigation, comme a pu l'être auparavant Sugar Man. En achetant par hasard un carton lors d'une vente aux enchères, l'agent immobilier John Maloof tombe sur des photos prises par une inconnue qui ne va plus l'être pour très longtemps, l'énigmatique Vivian Maier.
Pure mise en abîme, ce film nous fait poser la question suivante : pourquoi la photographe a t-elle gardé tous ses négatifs dans des cartons à l'abri des regards alors qu'elle possédait un talent fou ? Certainement dans l'espoir qu'un jour, son travail soit reconnu par ses semblables sans que cette dernière n'est à participer à cela. Une photographie sert à rendre un instant éternel, c'est la même chose pour le cinéma, qui arrive aujourd'hui à inscrire cette artiste dans l'histoire du huitième art.
Témoignages, évolution de « l'enquête », analyse de son travail, nous avons affaire ici à un documentaire complet ayant l'inébranlable soucis d'être le plus précis et juste possible. Voilà pourquoi Maloof décide de s'entretenir avec tant de personnes afin d'atteindre l'objectivité la plus totale. Voilà pourquoi il n'a pas peur de percer l'intimité de cette artiste sans éprouver trop de remords. Pour reconstruire un passé. Pour créer un avenir. Pour parvenir au vrai.
Sans forcément être un amateur en photographie, on peut repérer au premier coup d'œil la qualité artistique de ces clichés. Les regards de ces milliers de personnes photographiées nous parlent tout de suite, et nous entrons avec eux dans une formidable empathie grâce à la proximité dont fait preuve Maier avec ses sujets. Dans l'un de ces autoportraits, nous apercevons sa silhouette quadruplée par l'effet d'une glace. Peut-être est-ce le secret des génies : l'homme n'est pas unique, mais multiple.
Evidemment, on ne peut pas s'empêcher de penser à Sugar Man (2012), le documentaire à succès multi-récompensé qui nous à fait connaître un musicien totalement inconnu. Cette fois-ci c'est une photographe que l'on découvre grâce à John Maloof (et Charlie Siskel) qui enquête après avoir retrouvé les photos de Vivian Maier totalement par hasard. Le film est...
un documentaire fascinant par le destin qu'il raconte, mais le film aurait mérité d'éviter certains poncifs pour se focaliser sur l'œuvre. Passionnant néanmoins.
Vivian Maier est américaine mais d’origine française. Elle passe une partie de son enfance à Saint-Bonnet-en-Champsaur, dans les Hautes-Alpes, avec sa mère, avant de revenir vivre aux Etats-Unis. Elle repassera une fois adulte dans le village, mais restera de nationalité Américaine par son père. Elle a vécu aux Etats Unis, et a travaillé pour plusieurs familles en qualité de Nounou. Vivian était passionnée de photographies. John Maloof a trouvé des centaines de photos, films vidéo… Vivian Maier collectionnait tout. Elle était perçue comme excentrique,obsessionnelle, solitaire, libre et complexe ! Le film nous montre les diverses facettes de cette femme. Elle n’a jamais montré ses photos à quiconque. Dans le documentaire, on retrouve John Maloof qui raconte sa découverte, et son obstination à vouloir découvrir la vie de Vivian Maier, un vrai travail de fourmi. Charlie Siskel et John Maloof ont interrogé plusieurs personnes, parents et enfants qui ont cotoyé Vivian. On peut aussi y voir les photos et quelques vidéos de Vivian Maier.
John Maloof a mis beaucoup d’énergie à faire découvrir l’énorme talent de Vivian Maier. Si il a réussi à faire aimer l’artiste au grand public, les musées ne veulent toujours pas exposés Vivian Maier. A la recherche de Vivian Maier est le portrait (un peu maladroit) d’une femme hors du commun
Ce qui frappe tout de suite, c'est le talent de Vivian Maier, inconnue du public, et montrée ici dans toute sa complexité et ses paradoxes.
Le film de John Maloof et Charlie Siskel est un vrai cadeau. En cherchant une artiste mystérieuse jusqu'à la fin, il incite à trouver l'artiste en chacun de nous.
Pour une analyse détaillée du film et des photographies de Vivian Maier:
un très bon documentaire , qui ressemble à un film policier avec des énigmes pour connaître cette grande photographe de la rue , qui connu sa gloire posthume. La découverte de son travail est inattendue. A voir
Génial, passionnant, étonnant, incroyable ce docu, ce travail titanesque pour aller à la recherche de cette femme, de ce personnage qu'a été Vivian Maier Je vous le recommande, une vie à découvrir Maintenant ce n'est plus une inconnue
C’est une histoire assez étonnante qui nous est proposé avec A la recherche de Vivian Maier ; la réhabilitation d’une photographe au talent trop longtemps dissimulé. La démarche de John Maloof, qui signe également la co-réalisation de ce documentaire, est à saluer permettant ainsi à cette artiste d’avoir la reconnaissance qu’elle mérite. Outre la découverte de ses somptueux clichés, c’est surtout le portrait de cette femme qui provoque la fascination du spectateur. Mystérieuse et faisant preuve d’un comportement parfois ambigu, ses traits de caractère participent ainsi à la légende qui s’est crée autour de Vivian Maier. Voilà tout simplement l’occasion de faire une excellente découverte !
C'est l'histoire d'un génie de la photo(avec ses zones d'ombre,sa névrose),qui sauf un concours de circonstances inespéré,serait passé à la trappe de l'histoire .Bouleversant,bravo!!
Merveilleuse histoire bien documenté par un réalisateur très curieux et persévérant. On en prend plein les yeux de photos magnifiques et pourtant on est au cinéma !
Curieuse histoire que celle de Vivian Maier, encore plus curieuse cette résurrection d'une œuvre dont personne n'avait entendu parler jusqu'au jour où John Maloof, un jeune agent immobilier, acquit un lot considérable de négatifs dont il comprit tout de suite l'intérêt artistique. C'est le même John Maloof, assisté de Charlie Siskel, qui nous offre aujourd'hui ce très étonnant portrait d'une femme qui a toujours vécu dans l'ombre, une "nanny" américaine d'origine française, dont le film nous apprend petit à petit les traits de caractère qui en font une personne vraiment à part. Peu sociable, maniaque, voire cruelle à l'égard des enfants dont elle avait la charge, elle n'arrête pas de photographier des spectacles de rue ainsi que des déshérités ou des marginaux. On sent dans toute son œuvre un véritable humanisme d'autant plus sincère qu'elle-même a connu l'humiliation et la servilité. Toutefois le film, s'il nous éclaire sur la personnalité de Vivian Maier, n'éclaire en rien le mystère de l’œuvre. Comment se fait-il que cette femme dont nous ne connaissons pratiquement rien ait réussi à son insu à se hisser au niveau des plus grands de la photographie ? Photographie "naïve" comme l'on parle de peinture naïve ? Oui mais toute cette science des cadrages, ainsi que de la distribution des ombres et de la lumière n'a rien de naïf. Et puis surtout il y a en Vivian Maier un œil toujours à l'affût de l'étrange, du pittoresque secret, parfois du révoltant. Sans doute le film fait-il la part trop belle à la biographie (un péché mignon de nos amis américains), mais il donne à voir aussi des œuvres que nous avions eu la chance de découvrir au château de Tours, ce qui constituait une première en France. Et puis l'enquête est construite comme un récit à suspense, où les pièces s'ajoutent progressivement au puzzle en cours, où le rythme s'intensifie au fil des séquences. Vivian Maier était sans doute un curieux personnage, mais le "détective" John Maloof a de quoi lui aussi nous intriguer, voire nous fasciner.
Le documentaire de Charlie Siskel et John Maloof revient sur la quête de ce dernier pour résoudre une énigme : qui pouvait donc bien être cette Vivian Maier dont l'œuvre photographique découverte par hasard a émerveillé le monde de la photo à la fin des années 2000. Le documentaire produit seulement quelques années plus tard et qui raconte cette quête s’avère doublement passionnant. D'abord parce que l'histoire de cette femme est fascinante et énigmatique. Elle a, en effet, réalisée des milliers de photographies pendant une grande partie de sa vie sans jamais ni montrer ni diffuser son œuvre. Tout au long du film on découvre la personnalité étonnante, voire même parfois troublante, de cette femme. Ce qui, on le comprend, a pu avoir un impact sur la qualité exceptionnelle de ses photos de rues. Ensuite parce que le documentaire est mené tel un thriller dans lequel on retrace tout le parcours de Vivian Maier. Notamment au travers des familles dans lesquelles elle a exercé le simple métier de nourrice, tout en ne cessant jamais de prendre des photos ! De nombreuses et magnifiques photographies de l'artiste ponctuent le documentaire et permettent de bien comprendre ce parcours. L'énigme est résolue petit à petit et les surprises se multiplient. La mise en scène ainsi que la façon dont est mené le récit rendent le documentaire très fluide et vraiment agréable à suivre. Ce n'est pas pour rien qu’il a été nommé aux Oscars dans sa catégorie.
Comment rendre vie, artistiquement parlant, à quelqu'un dont son art ne constituait pas son gagne-pain? C'est à cette question que John Maloof répond de façon brillante en consacrant un "hommage" à l'œuvre d'une nounou comme, sans doute, beaucoup d'autres. La première partie du documentaire est consacré à l'œuvre artistique et les photos prises par ce petit génie sont toutes plus spectaculaires les unes que les autres, quoi qu'assez tristes, voire morbides. Et je me suis alors demandé quelle blessure profonde avait hanté sa vie? La réponse (ou du moins une partie) survient dans la seconde moitié du film qui laisse la parole aux familles l'ayant accueilli comme nounou. Et là, le côté humano-psychologique de l'artiste est mis en valeur avec une pudeur assez frappante. Au final, le passionné de photo que je suis en ressort enchanté d'avoir pu connaître une telle visionnaire et l'humain se dit : j'aurais eu du mal à la fréquenter car, il y avait un peu de Frankenstein en elle. A vous de vous faire votre avis, je vous le recommande...