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Un visiteur
3,5
Publiée le 21 avril 2014
Un film qui se perd un peu dans ses intentions, que ce soit sur le plan du récit ou sur le traitement de l'image, mais qui globalement m'a ravit par sa beauté humaine et son rythme qui se maintient de bout en bout. Une belle surprise !
Peut on voir un film rien que pour la présence lumineuse d'une actrice de la trempe de Goldshifteh Farahani??? Pour moi oui, et mille fois oui. L'une des grandes actrices de sa génération.
Comme toujours avec elle la magie opère de mille feux. Tel un conte des mille et une nuits kurdes, l'alchimie entre elle et un excellent Korkmaz Arslan que l'on pourrait souhaiter un peu plus taiseux fonctionne à merveille.
Le discours politique finement inséré ne nuit pas à la qualité du film et les superbes paysages de montagne à l'orée de la journée sont très bien filmés. Film à voir et revoir !
Un "shériff" arrive seul et à cheval dans une ville frontière livrée au despotisme d'un potentat locale. Tous ses prédécesseurs semblent morts de mort violente. Les paysages sauvages sont à l'image des habitants, d'où n'émerge quune institutrice idéaliste et indépendante. Les "Indiens" sont des femmes armées de Kalachnikovs. La musique: de la country ou Elvis, ça dépend, et puis un instrument, le hang, qui aurait pu être traditionnel et kurde, mais qui est moderne et suisse. Bref, un western comme on les aime, mais kurdes... La salle était pleine et la séance suivante complète!
Ne manquez pas ce western moderne dans la veine des grands Leone, on y retrouve les vues de paysages, les gros plans sur les regards, le thème musical récurent, la crasse, la poussière et l’intenable angoisse de la prochaine confrontation. Un jeune officier de police, héros de la guerre d’indépendance, décide de fuir les projets de mariages concoctés avec pas mal d’humour par sa mère. Il accepte un poste aux frontières de ce pays neuf, le Kurdistan, où règnent les seigneurs de guerre, la corruption et l’obscurantisme. Le couple qu’il forme avec la jeune institutrice symbolise la construction de l’Etat de droit portée par l’ordre et l’éducation unis face aux mêmes ennemis. Autour du « Sweet Pepperland », le bar-PMU de ce bout du monde, se noue l’intrigue d’un polard des gueux portés par deux acteurs d’une beauté fascinante et faisant preuve d’une très jolie complicité, éclatante lors de la dernière scène.
Un très bon film sur les kurdes d'Irak et de Turquie ! Le film est très original car l'ambiance est digne d'un western américain, ce qui peut étonner en raison du sujet du film ! Le scénario est également très drôle avec pas mal d'humour noir, ce qui atténue le fond dramatique du récit. La relation qui se noue entre les deux héros est touchante. L'actrice principale est sublime (pour les amateurs d'Asghar Farhadi, c'est elle qui tenait le premier rôle dans "A propos d'Elly"). La musique est incroyable (l’héroïne joue d'un instrument hors du commun provoquant des sons magnifiques). Enfin, le film est très esthétique : les images, notamment les paysages, sont superbes. Bref, peu de choses à redire sur ce très bon long métrage !
sourires et larmes au programme de ce très beau western Kurde, des paysages magnifique viennent jalonner l'âpreté des paysans régies par un caïd trafiquant, les us et coutumes kurdes sont déroutantes et difficile à admettre pour nous Européens !
Courrez voir ce film, c'est un délice. Merveilleusement filmé. Lorsque les crimes d'honneur auront disparu et que les hommes kurdes auront compris que les femmes n'ont pas besoin de tuteurs ou de protecteurs mais seulement de respect et d'amour ...
Je n'ai pas aimé ce film. Il a tous les défauts que je déteste. Tous ces "bons" sentiments m'ont fatiguée dès les trente premières minutes. Ce film dégouline de partout. J'en aurais presque la nausée.
Une fable kurde teintée d’humour noir, sur deux personnages confrontés aux traditions ancestrales et à un monde intolérant et violent. Malgré un scénario sans surprises, un film attachant avec de beaux plans et la présence de la lumineuse Golshifteh Farahani.
Un film étonnant avec côte positif, cette très rare au cinéma histoire, tournée par un Kurde se passant au Kurdistan pour illustrer la pauvreté, l'archaïsme, le machisme, la corruption de cette zone du moyen orient dont on parle beaucoup et qu'on connait peu. Intéressant aussi cette héroïne moderne et libre en proie à la vision de la femme dépassée de cette société. bon idée également que ce justicier ténébreux et intègre isolé dan s un monde violent. Ce que j'ai trouvé déroutant, c'est le titre en Anglais alors que le film est en VO, cette approche à la Western y compris une partie de la musique, décalée et incongrue; Donc bien, mais mitigé
Dès sa scène d’ouverture surréaliste annonçant clairement le ton du long-métrage qui entre saillies d’humour et âpreté du récit dont les références au western spaghetti conjuguées à la justesse de l’interprétation font du film un joli jeu d’équilibriste malgré au final un déroulement plutôt prévisible.
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3,0
Publiée le 9 septembre 2018
Après trois films dans la vieille Europe, Hiner Saleem retourne dans le Kurdistan pour signer ce neuvième long-mètrage qui fut en sèlection officielle, « Un certain regard » , au Festival de Cannes 2013! Tournè au fin fond des montagnes près de la frontière turque dans un pays chaotique, "My Sweet Pepper Land" pourrait être le titre d'une chanson du King! Une sorte de western contemporain kurde avec la très belle Golshifteh Farahani en institutrice courage et rebelle qui vit au pèril de sa vie dans un pays frappè par l'obscurantisme et la misogynie! Nous sommes dans un pays où la guerre n'est pas tout à fait finie! L'Irak est à feu et à sang mais pas le Kurdistan, pays qui - matèriellement et moralement - se reconstruit tout doucement mais sûrement! Saddam Hussein est tombè et les kurdes ont maintenant un territoire! C'est vrai qu'il y a la dimension d'un western là dedans avec une actrice pas comme les autres, un vèritable symbole d'indèpendance et de libertè! Quand on connait son histoire et son parcours, d'une certaine manière, Golshifteh Farahani (qui parle parfaitement le français) ne pouvait pas refuser un rôle comme celui-ci...
Après le très joli Si tu meurs, je te tue, le réalisateur français d'origine kurde Hiner Saleem retourne sur la terre de ses ancêtres pour son nouveau film. Pour être honnête, My sweet pepper land n'a rien d'original à première vue. Mais la mise en scène est élégante même si classique. Elle a le mérite de nous offrir de superbes images (tournées entièrement en décors naturels). Elle fait vivre son histoire avec...
Il y a déjà 17 ans, le réalisateur français d'origine kurde Hiner Saleem nous avait offert un excellent premier long métrage, particulièrement prometteur : "Vive la mariée... et la libération du Kurdistan". Depuis, 6 films s'étaient succédé, tous plus ou moins décevants, le pire étant "Vodka Lemon". Par contre, le dernier des 6, "Si tu meurs, je te tue", sorti en 2010, montrait un petit retour en forme. Avec "My Sweet Pepper Land", le 8ème long métrage d'Hiner Saleem, présenté dans la sélection "Un Certain Regard" à Cannes 2013, on peut parler de grand retour en forme. Ce film, Hiner Saleem est allé le tourner dans son pays d'origine, le Kurdistan. Plus précisément, dans la région autonome du Kurdistan, entité faisant partie de l'Irak. Ce film commence par une scène tragique dans laquelle le réalisateur arrive malgré tout à nous faire rire : le manque d'expérience en la matière fait que la première exécution capitale dans ce Kurdistan devenu autonome tourne au fiasco le plus total ! Le film, ensuite, devient un véritable western, un de ces bons westerns très classiques avec, en prime, une dose d'humour assez féroce et particulièrement bien venue. On y retrouve l'héroïne féminine, Govend, une jeune femme de 28 ans, célibataire, une institutrice qui a réussi à obtenir de son père d'aller enseigner dans un village aux confins de la frontière turque. Il y a le shérif, Baran, en fait commandant de la Police dans ce même village. Il y a l'adjoint du shérif. Et puis, bien sûr, il y a la bande de méchants qui fait régner la terreur dans le village et ses alentours sous la houlette du potentat local, Aziz Aga. A Baran, Aziz Aga suggère de se contenter de toucher sa paye et de ne s'occuper de rien. Quant à Govend, inimaginable qu'une femme célibataire puisse s'occuper de l'éducation des enfants. Pour Aziz Aga, un problème : Baran est intègre ! Quant à Govend, ses frères ne pourront jamais l'empêcher d'être d'une beauté renversante. Produit par Guédiguian, "My sweet Pepper Land" est à la fois un film passionnant, souvent drôle et très intéressant d'un point de vue documentaire. On y retrouve la sublime actrice d'origine iranienne Golshifteh Farahani dans le rôle de Govend. A ses côtés, la plupart des personnages sont interprétés par des acteurs non professionnels et tout à fait excellents. Bien entendu, les paysages sont magnifiques et la musique, très variée et choisie avec soin par le réalisateur pour renforcer ce qu'il montre par les images et les dialogues.