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Un visiteur
4,0
Publiée le 16 avril 2014
My sweet pepper land.....Un film kurde. Je n’en ai pas vu beaucoup. A part si l’on considère ceux de Yilmaz Guney, mais à l’époque on disait «turc». Qu’importe. Dans le désert cinématographique ambiant, ce film fut une bénédiction. En fait, c’est un western. L’histoire d’une fille qui veut absolument continuer à enseigner dans le pire endroit du pays, territoire sur lequel règne un genre de seigneur mafieux contrebandier de la pire espèce. C’est aussi l’histoire d’un homme, un flic, qui ne supporte plus l’instabilité constitutionnelle de son pays d’une part, ni sa mère qui cherche absolument à le marier d’autre part, et qui finalement décide d’aller faire régner l’ordre dans...le pire endroit du kurdistan. Bien sur une histoire d’amour se noue entre la maitresse d’école et le «shérif». Je n’en dirai pas plus. Le film est somptueux. La mise en scène va à l’essentiel, sans chichi, ça m’a presque fait penser par moments à du John Ford (si si j’assume la comparaison). Les comédiens sont formidables, Golshiftey Farahani que l’on avait vu dans Pierre se Patience est exceptionnelle, et le tout fait LE film que l’on n’attendait plus par ces temps de disette. La scène d’ouverture pourrait à elle seule être un court métrage, concentré d’humour noir, exemple incroyable de ce qui se passe régulièrement entre la police, la justice, et la religion dans un pays tel que le Kurdistan. Je recommande vivement.
Ce drame Kurdes dispose d'un scénario remarquablement bien écrit, emprunt de clins d'oeil aux westerns, mettant en scène la corruption et la soumission, ainsi que de superbes paysages et est interprété par d'excellents comédiens. Une belle réussite !
Si le scénario n'a en soit rien d'originale (en tout cas pas pour moi avec tout ce que j'ai lu et vu sur le sujet), le film est d'une très belle beauté. Une qualité de réalisation qui nous fait voyager malgré le sujet "lourd" qui nous est présenté. Une beauté des paysages, une propreté des plans et des cadres et une beauté des personnages voilà ce qui fait l'une des forces de ce film. Il faut savoir qu'Hiner Saleem est un réfugié politique en Europe qui pour autant n'a jamais cessé de défendre et dénoncer la politique et la culture conservatrice de son pays natale. C'est le premier que je vois de ce réalisateur, mais il a suscité mon intérêt pour sa filmographie (quand j'en aurai le temps). La particularité de "My sweet pepper land" c'est également sont faible casting composé de deux acteurs : Golshifteh Farahani et Korkmaz Arslan. Les autres personnages sont interpréter par des non professionnels (Natifs du village, du pays, amis,...) ce qui donne davantage de réalisme pour les faits dénoncer. On voyage, on s'émouvoit, on s’indigne, on se révolte, bref autant d'émotion qui nous montre que le film est réussi. Le scénario dénonce essentiellement la place de la femme dans cette culture et cette politique, un pays en reconstruction qui se confronte entre modernité et tradition. En bref c'est à voir, et c'est surement un des meilleurs films sortie en avril et qui est malheureusement passé totalement inaperçus au milieu de ses grosses production américaine. Alors n'hésitez pas, foncez ;)
Pays sans état, le Kurdistan s’étend entre Turquie, Iran et Irak, « son triangle des Bermudes ». C’est dans un village de montagne, proche de l’Irak, que Baran est envoyé comme chef de Police après avoir vaillamment combattu contre Saddam Hussein. Il va tenter de mettre fin aux trafics en tous genres, couverts par le caïd local. C’est dans ce même village que la belle Govend débarque comme institutrice, fuyant ainsi le mariage arrangé par sa famille.
On devine forcément ce qui va se passer entre le justicier et l’insoumise. Mais l’essentiel est ailleurs. Justice et liberté, c’est évidemment ce qui manque le plus dans une région prisonnière de sa propre violence. La première scène montrant une tentative de pendaison dérisoire et bâclée donne le ton du film : on peut rire du pire ! Y compris de l’obscurantisme familial qui étouffe la moindre velléité émancipatrice.
Hiner Saleem n’arrête pas de s’affranchir des stéréotypes. Parce que l’humour est son arme. Et qu’on peut voir son film comme « un hommage direct au western », dont il adopte certains codes. Et qu’à défaut adoucir tous les mœurs, cette distance lui permet de se moquer de l’absurdité du monde. Une absurdité qui contraste avec l’empathie des personnages, notamment Golshifteh Farahani, vue dans « Le Passé », et la majesté des paysages de montagne, puisque tout le film est tourné en décors naturels.
Ce western kurde tragi-comique bénéficie d'une interprétation impeccable et de très beaux paysages. Le tout est un peu prévisible mais le message est fort et sonne juste.
Une bien belle réussite que ce doux piment..... Une sorte de 'Il était une fois dans l'Ouest" qui aurait pu s'appeler "Il était une fois au Kurdistan". La première scène est superbe d'absurdité où l'on voit un général proclamer avec ravissement qu'il est fier que pour la première fois la peine de mort puisse s'appliquer au Kurdistan et tout çà grâce au juge, au médecin, au mollah et à la police...... une scène d’anthologie..... Golshifteh Farahani est parfaite dans son rôle de femme essayant d'échapper au poids des traditions mais Korkmaz Arslan m'a le plus étonné par sa présence et son charisme, il campe un incorruptible au milieu des mafieux d'une convaincante réalité..... Un humour féroce traverse ce film pour dénoncer la tradition, la religion et ses représentants et promouvoir un peu de féminisme. Un village isolé du monde où se concentre tous les problèmes d'un pays.... quelques moments un peu bâclés m'empêche de mettre cinq étoiles mais vraiment my strong pepper land est une réussite.....
J'avoue avoir beaucoup aimé ce film, les deux héros étant tellement sympathiques. Les images et les paysages sont superbes et le film nous permet de mieux connaître cette région, ses habitants et leurs mœurs.
De l’art ou du cochon, allez savoir ce que Hiner Saleem a voulu nous raconter dans ce western afghan qui ne dit pas trop son nom , et n’impose aucune direction précise ( grand écart entre Kusturica et Tarentino ) en jouant des codes du far-west pour s’en amuser ou grossir le trait d’une dramaturgie bien réelle. L’affiche est plutôt agréable, conduite par la belle Golshifteh Farahani qui sans forcer son talent donne une certaine crédibilité à son personnage. Pour en savoir plus
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2,5
Publiée le 7 novembre 2020
My Sweet Pepper Land est un western spaghetti classique situé dans un coin reculé du Kurdistan irakien. Des héros fidèle, une demoiselle en détresse, un groupe de voyous sans foi ni loi à envoyer et comme tournure intéressante un groupe de combattants de la liberté féministes bien armés qui n'aiment personne. C'est une histoire culturellement intéressante, entachée de plusieurs épisodes gratuits de cruauté envers les animaux qui sont passés pour un divertissement qui ont en quelque sorte détruit le film pour moi. Le point culminant était le rôle principal féminin de Golshifteh Farhani jouant un tambour pan mélodieux kurde. Avec les autres musiques cela a fait une bande-son bien meilleure que la moyenne. Bien que classée comme une comédie (elle a ses moments) au Festival international du film de Palm Springs 2014 elle ne l'est pas du tous...
Un film décalé, souvent drôle, à l'humour absurde, malgré son sujet et des situations parfois tragiques. Comme à son habitude, Golshifteh Farahani irradie l'écran.
Une excellente surprise que ce film. Comme l'on déjà dit certains critiques ce film aurait du s'appeler "il était une fois dans l'Est" car il reprend tous les codes des bons vieux westerns. Quant aux acteurs , franchement certains ont eu un césar ou un oscar pour moins que cela... Si je ne met pas 5 étoiles c'est peut être parce qu'il manque un petit "grain de pepper" au scénario pour en faire un vrai chef d'oeuvre ... et aussi parce que le film est un peu trop court à mon gout.
Aux confins de l’Irak, de la Turquie et de l’Iran, un “Eastern” kurde sympathique et dépaysant au scénario simpliste, avec une belle photo de jolis paysages et d’une (très) jolie actrice qui joue du ...hang!
Des personnages sains et engagés, qui prennent des positions courageuses au fin fond de contrées lointaines. Que le bien l'emporte sur le mal, ça fait du bien parfois de voir cela. Et puis les paysages et les visages sont magnifiques!
ok ok il est vrai que les 'bons sentiments' un peu mièvres ne manquent pas, mais j'ai quand-même été charmée. Les paysages sont superbes et les acteurs plutôt bons. Enfin cet instrument de musique original que je ne connaissait pas... Ce film m'a fait voyager. À voir.
Voyage à la fois féérique et dramatique au fin fond du Kurdistan. Hiner Saleem met en scène un système corrompu, des personnages bien écrits, mais surtout parfaitement interprétés par Korkmaz Arslan et Golshifteh Farahani qui rend l'image encore plus belle qu'elle ne l'est déjà. Car la photographie est bien travaillée, accompagnée d'une bande originale qui nous plonge dans une ambiance à la fois merveilleuse et tendue. Même si certains personnages sont assez clichés, il est toujours bon de se laisser emporter par une histoire forte dans un pays qu'on pourrait considérer, en temps qu'occidentaux, comme reculé.