L’histoire est vraie, de la fin du 19 ème siècle et elle va faire pleurer dans les chaumières. Mais une fois le constat de pitié passé, j’ai personnellement attendu patiemment que le film prenne enfin sa véritable dimension. Alors que le réalisateur s’attarde longuement sur les handicaps de la jeune fille et les efforts engagés par la religieuse, on espère que le ton prenne une autre tournure. On passe semble-t-il à côté de l’essentiel, le ressenti profond d’une existence qui ne s’exprime ici que par la déraison. Isabelle Carré, habituellement plus inspirée entre dans le jeu de la compassion, Ariana Rivoire, sourde elle-même rend son personnage très percutant.
Je me doutais que ce serait un bon film mais pas tant que ça! Malgré un scénario dont on se doute rapidement de l'issue, et tournant autour de la religion, ce qui me faisait un peu peur,Tout est beau dans ce film: la photo est superbe, la mise en scène également mais c'est bien l'interprétation qui ressort le plus! Les deux actrices sont exceptionnelles! Elles m'ont scotché du début à la fin, particulièrement A.Rivoire, quelle performance! I. Carré s'en sort aussi très bien dans ce rôle de nonne dont l'entêtement fait parfois sourire, parfois pleurer mais il y a toujours une émotion qui ressort et ce dans chacune des scènes toutes magnifiques. Je ne sais que dire de plus à part de vous le conseiller !
"Marie Heurtin" est un long-métrage plaisant au scénario original. La réalisation effectue une jolie mise en scène et l'histoire réussit à captiver. Quant aux acteurs, ils sont convaincants dans leurs personnages. Ainsi, le film est maîtrisé dans son ensemble pour offrir une oeuvre touchante.
C'est un profond sentiment d'émotion et de compassion. Ce récit violent, hystérique sur l'enfermement de l’être humain dans son corps et son âme, par l'absence de la vision et de l 'ouïe, est une vraie leçon d'humanité. Le cas de Marie Heurtin (Ariana Rivoire, extraordinaire) en est la représentation idéal. Amenée dans cet institut pour sourds de Larnay par son père désespéré de la voir enfoncée dans les ténèbres, Marie est pris en charge par soeur Elisabeth ( prodigieuse Isabelle Carré). A partir de là, le film dérive dans une obstination hallucinée, de la part de sœur Elisabeth, à tout apprendre par le toucher, à Marie, par la répétition exacerbée des gestes et des signes. Quand enfin elle y arrive, c'est une explosion solaire de lumières, d'amour, de découverte. Magnifique ! On pleure, et dans un éclairage lumineux et harmonieux, au milieu des herbes folles et des arbres centenaires, on assiste après maintes péripéties filmiques à la renaissance de Marie.
Marie Heurtin est l’un des vrais jolis films de l’année car, même si on a le sentiment de passer à côté d’un immense long métrage, Jean-Pierre Améris parvient à rendre et à faire ressentir au spectateur beaucoup de choses, avec une réalisation à la fois épurée mais très travaillée. Il livre finalement une œuvre très émouvante, poignante par moments et portée par une Isabelle Carré toujours aussi exceptionnelle.
Un film magnifique, qui élève l'esprit. Le réalisateur met en avant les efforts nécessaires pour parvenir à vaincre le handicap, et montre en même temps la récompense que la persévérance apporte. Isabelle Carré joue très bien ce rôle, avec ses doutes, ses limites mais aussi ses convictions, sa ténacité.
Marie Heurtin est un biopic porté par des actrices inspirées et une mise en scène gracieuse et élégante. Le rythme est délibérement lent, laissant ainsi l'espace aux acteurs et toute la sensualité diffusée par le film de trouver son intensité. Une réussite indéniable.
Jean-Pierre Améris a choisi de diffuser son film en version adaptée pour les sourds et malentendants ainsi que pour les aveugles. C’est que son film, qui raconte l’histoire vraie d’une jeune sourde et aveugle rendue au langage par le toucher au 19e siècle, est avant tout un acte de communication, d’ouverture au monde. Au-delà, il dit que le cinéma est un langage, fragile harmonie entre des mots et des images, entre des corps et des voix. Les plans du réalisateur sont une succession de séquences aériennes, tournées tantôt vers les arbres, tantôt vers le ciel, ou de moments palpables, tangibles où les mains de Marie et de Sœur Marguerite découvrent « un monde où tout ce qui est vivant palpite sous les doigts ». Cette femme-là est, à elle seule, un éloge de la patience, de la persévérance. Le film évite, en s’élevant ainsi de l’infime à la cime des choses, des êtres, ne tombe (presque) jamais dans les bons sentiments faciles. Bien sûr, on sait ce qui finira par advenir … la réussite. Mais ce qui compte ce n’est pas tant cette histoire que le chemin pour l’accomplir. C’est d’abord une longue route dans la nuit, dans le noir où une religieuse persuadée d’avoir rencontré « une âme » s’arme de patience pour tenter d’apprivoiser celle que l’on voit comme « une enfant sauvage ». Leur lutte se passe au corps à corps, avec comme seul moment d’apaisement, ce petit couteau, premier mot signé, que Marie caresse et sent sans relâche. Dans ces instants-là, Marie doit apprendre à vivre avec les autres. C’est là la première étape, pleine de combats que nous donne à voir le réalisateur. Là, sa confrontation avec ce monde religieux, sans être dogmatique, où la parole divine, retranscrite en signes, compte bien moins que l’éveil au langage de chacune des jeunes filles sourdes admises là.
D'une grande justesse d'interprétation, on nous amène à découvrir dans ce film ces choses insoupçonnées qui font le charme d'un être humain, cachées parfois à soi-même. Une grande force dégagée avec l'habileté et la délicatesse d'un poète usant de sa plume.
Très bon film , nous sommes plongés au 19ème siècle dans une émouvante histoire inspirée de faits réels. Je trouve que les acteurs sont incroyables. L'actrice principale, Ariana Rivoire, est exceptionnelle! J'espère la revoir dans d'autres films. L'histoire m'a beaucoup touché. À la fin de la séance, j'ai pu rencontrer et discuter du film avec Jean- Pierre Améris, quel souvenir. J'aime beaucoup ce réalisateur de talent.
Magnifique film. Actrices incroyables... Une histoire à découvrir... Un film qui me réconcilie avec l'être humain. Très émouvant... mais ça vaut le coup.. Merci au réalisateur. Un monde que je ne connaissais pas, une histoire que nous n'aurions pu connaître sans lui.
Très beau film de Jean-Pierre Améris. D'après une histoire vraie (qui se déroule à la fin du 19ème siècle) d'une jeune sourde aveugle, que l'on découvre à l'âge de 14 ans, sauvage, enfermée dans son monde, quasiment incapable de communiquer avec son entourage. Elle va être recueillie par des soeurs qui parlent la langue des signes et s'occupent d'enfants sourds. En particulier par soeur Marguerite (très belle et naturelle Isabelle Carré), qui voit en elle une grande étincelle de vie, et pressent son potentiel. Elle va donc entreprendre de l'éduquer et lui apprendre la langue des signes, non sans grande difficulté...
Pour résumé, c'est un beau film simple, contemplatif, d'une grande intelligence du coeur. Un film qui nous nourrit, nous remplit, nous enrichit, et l'espace d'un instant nous éveil profondément à la vie.
J'ai versé mes petites larmes à plusieurs reprises, c'est beau de vivre ces émotions au ciné. Au passage, mention spéciale à la jeune actrice sourde qui incarne Marie Heurtin, exceptionnelle !