Un biopic réussi sur le tueur en série Guy Georges. Raphaël Personnaz est brillant en flic obsédé par la vérité. Nathalie Baye campe une avocate pour laquelle la justice doit être exemplaire. L'ambiance du 36 et le contexte de l'époque sont bien restitués.
Déçu....un film trop recentré sur la vie perso de Franck Magne...je pense que l'intérêt de sortir un film sur le premier serial killer identifié en France était d'axer l'histoire sur sa personnalité, son mode opératoire et le retentissement d'un tel fait divers pour l'époque. D'autant que l'interprète du tueur est excellent....dommage !
SK1 comme "1er Sérial Killer " dont l'ADN a été utilisé. Cette terrible affaire qui a duré d'ailleurs une décennie aura permis de crée le FNAEG (fichier national automatisé des empreintes génétiques). Cela , c'est pour la petite explication du titre. Le film lui-même, traite du fond avec intelligence, sans gratuité ni complaisance, judicieusement, dans deux espace-temps. Les années 90 à 2000, durant toute la traque où la police cherche à traquer le monstre, et pendant la période du procès où l'avocate (Nathalie Baye) traque l'homme derrière le monstre. Emmené par une excellente équipe d'acteurs, filmé avec soin autant dans la reconstitution que dans le détail de l'enquête, le film se voit presque à la manière d'un documentaire et malgré ses deux heures, est passionnant de bout en bout. A ne pas manquer !
Une grande réussite ce film par son ambition et son traitement. La traque, entre ses tatonnements et ses obsessions, est remarquablement mise en image (acteurs sobres, musique anxiogène, image dense, reconstitution soignée) mais le film ne s'arrête pas à ça... A la manière du Silence des Agneaux qui traitait le rapport Sterling/ Hannibal en même temps que les méfaits de Buffalo Bill, L'Affaire SK1 ouvre une fenêtre sur la réflexion à travers le procès du bourreau et la tentative de comprendre l'essence du mal. Sans y parvenir, mais au moins tout cela apporte t-il de l'émotion. Cela le démarque des autres films de genre, et le style documenté et réaliste du film, pour reconstituer cette affaire sordide restée dans les mémoires, était le bon choix pour rendre hommage aux victimes. Depuis le L.627 de Bertrand Tavernier, on n'avait pas vu meilleur polar en France.
Les adaptations des faits divers français à la mode américaine sont de plus en plus nombreuses sur nos écrans. Et quand on voit les dernières, elles sont vraiment de qualité. Tout le monde a entendu parler de cette affaire, il était donc facile de se planter en la racontant au cinéma. Mais Frédéric Tellier s'en sort bien en mélangeant subtilement les 10 ans d'enquête avec le procès. Même si la forme reste classique, le rythme nous tient en haleine. Des moments historiques, comme l'attentat au RER de Saint-Michel, sont bien soulignés pour nous donner des repères et des explications sur le déroulement et parfois la lenteur de l'enquête. La caméra à l'épaule est très énergique, parfois trop par moment, mais renforce le propos. C'est très bien joué. Les acteurs sont tous bons. Un très bon polar qu'on reverra avec plaisir.
Sans conteste, un excellent film qui retrace l'histoire vraie du tueur de l'Est parisien, Guy George. Mené d'une main de maitre, on ne peut qu’être absorbé par cette terrible enquête dirigée dans les célèbres locaux du 36 Quai des Orfèvres. Les acteurs sont bluffants, criants de vérité, tout comme l’atmosphère générale, pesante, écrasante, et cette enquête interminable qui piétine, qui reprend, par fragment. Le spectateur ne peut qu’être dans l'histoire. Les scènes de crimes sont très bien reconstituées, peut être aurait il fallu en dire plus sur les famille des victimes, mais bon, le scénario est déjà bien rempli comme ça. Un des meilleurs film du genre.
Solide reconstitution d'une des affaires criminelles françaises les plus connues, habile montage entre l'enquête avant l'arrestation et le procès suivant l'arrestation, ce thriller psychologique vaut aussi beaucoup par ses acteurs : Nathalie Baye retrouve un rôle à la mesure du 'petit lieutenant" et est particulièrement émouvante dans un rôle délicat; Raphael Personnaz trouve enfin un rôle à la mesure de son talent et est fort attachant en flic obsédé par son enquête. Un film solide et intelligent.
Il fallait une grande intelligence d’écriture à Frédéric Tellier pour condenser dix ans d’enquête dans un film de deux heures sans rien négliger ou sans parfaire son récit de raccourcis scénaristiques faciles. Le cinéaste y parvient au-delà des plus folles espérances en faisant preuve d’une fidélité à l’histoire réelle absolument impressionnante, jusque dans les moindres détails. L’Affaire Sk1 est très fort et sacrément réussi. La critique complète sur Mondociné.
Un excellent film policier comme on aimerait en voir plus souvent. Tiré de fait réel, le scénario ne permet pas une intrigue haletante mais en revanche tout cela est largement comblé par une mise en scène impeccable. Le déroulé de l'enquête nous entraîne a chaque instant vers de multiples indices qui maintiennent le suspens. Le casting est remarquable et le jeu des acteurs est toujours très bon. La scène finale est juste édifiante et criante de réalisme. Chapeau bas à l'ensemble de l'équipe du film.
Bon ,c'est bien, mais ça aurait dû être mieux. Par exemple la partie procès, sans imagination, devrait être portée par des acteurs de gros calibres, là c'est plat très plat!!! aucune tension voir très peu! Natahlie Baye n'est pas crédible, voir mauvaise. Cependant cela reste un bon polar, Raphaël Perzonnaz est bien, en fin de compte les seconds rôles sont formidables, il restait juste à trouver des premiers rôles pour réussir le film. Dommage! Un coup de chapeau quand même à Adama Niane (Guy Georges). Mais c'est un premier long métrage donc bravo ,note 3.5. Anecdote: La salle d’Assises dans laquelle le procès se déroule dans le film est la véritable salle du procès de Guy Georges. Tourner dans la salle d’origine a permis à l’équipe de ne pas jouer dans le spectaculaire. Comme Frédéric Tellier le dit : "Tout était tellement réel, et pour cause, qu'il était assez évident d'éviter la théâtralisation. Cette grande salle solennelle avec sa cage de verre (seul élément qui n’existait pas à l’époque) pour le prévenu nous a imposé la sincérité."
Vu en avant première, l'affaire SK1 est un "docu-fiction" sur l'affaire Guy Georges, on suit d'une part l'enquête avec l’inspecteur Franck Magne joué par Raphaël Personnaz, de l'autre le procès avec l'avocate de la défense, Frédérique Pons joué par Nathalie Baye. La photographie du film évolue avec la chronologie et les avancés technologiques, du grain façon pellicule au début de l’enquête pour une période sans informatique ni test ADN vraiment concluant jusqu'au numérique pour le procès se passant en 2001. Un film relativement lourd qui secoue avec des émotions bien retranscrites, et également très intéressant grâce notamment à ces 2 personnages d'inspecteur et d'avocate très bien interprétés. A souligné une remarque d'une jeune femme dans la salle, les noms des victimes sont cités plus de fois que le nom du coupable, habituellement on se souvient plus de celui de ce dernier... à tort.
Ce film devait être fait, sans fioriture, clair et précis, pour la mémoire, il est intéressant à suivre car c'est de l'actualité récente, c'est un bon polar français.
Je ne connaissais pas l'histoire, trop jeune sûrement ou alors pas vraiment entendu parlé. Donc j'ai abordé ce film sans savoir le dénouement, ni le coupable ni quoi que ce soit.
Et franchement, ce film est excellent. Les distinctions graphiques entre les 2 époques sont parfaites, le jeu d'acteur des personnages est efficace et le point de vue du réalisateur est très humaine, préférant chercher le bon coté de la nature humaine.
Un film poignant, dosé parfaitement dans l'horreur de crimes, un très bon film de fin d'année.
Ce que le cinéma français a de meilleur! L'Affaire SK1, est un polar dense au scénario très creusé, à la mise en scène brillante et inspirée, ainsi qu' à l'interprétation irréprochable. Pendant près de 2h, le film nous plonge dans une enquête aussi passionnante qu'horrible. On se met aisément à la place du protagoniste, comme lui, on veut découvrir la vérité. En bref, le film de Frédéric Tellier est une pure réussite qui espérerons-le, va redonner du souffle au genre policier.