L’Affaire SK1
Note moyenne
3,9
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437 critiques spectateurs

5
31 critiques
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204 critiques
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137 critiques
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43 critiques
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anonyme
Un visiteur
1,0
Publiée le 24 janvier 2015
Quel calvaire! je n'aurai pas été accompagné je serai parti avant la fin! Plus que de l'ennuie, c'était désagréable.. Les acteurs déploient le même jeu pas convaincant du tout qu'on retrouve dans toutes les productions française bas de gamme. Seul Olivier Gourmet est crédible. Vuillermoz est apparement à la comédire francaise, je ne sais pas quels sont leur critères. Le personnage du jeune flic, belle gueule, n'est pas crédible pour un sous, navrant à chaque scène. L'impression de revoir ces même personnage depuis 20-30 40 ans ? Un ramassis de cliché copié de ci de là sans aucune âme. On fume des clopes en se donnant un air grave, si si c'est bien ça. L'histoire? Il suffit d'aller sur wikipedia "affaire Guy George" pour l'avoir, le film n'apportera rien de plus. C'est raconté sans tenir compte du ressenti du spectateur, (ce qui pose problème pour une oeuvre, vous en conviendrez) On film une scène de crime, une autre, et puis une autre, l’enquête n'avance pas, une autre, et puis on va filmer une scène de la vie privé du flic. Pourquoi? Oh j'ai déjà vu ça quelque part, Le semblant de profondeur avec un énième portrait du flic rongé par son affaire.
Aucune évolution, aucun intérêt, aucun suspens, plat aucune emotion
Par pitié, mettez de l'âme dans vos films
Seule scène touchante : spoiler: les aveux de guy george en gros plan sur l'acteur grimaçant
,
Un gros n'importe quoi dans la façon de raconter l'histoire
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 24 janvier 2015
Plongée au sein du 36 quai des orfèvres, ce film qui relate la chasse au prédateur sexuel, est un polar de premier plan. Sans effets, juste la réalité brute, le film ne connait pas de temps mort. Il relate aussi l'évolution de la police scientifique, principalement sur le sujet des fichiers ADN. Les acteurs sont bons, voir très bons, un Guy G. plus vrai que nature, impressionnant. Un film qui fera date dans l'histoire des policiers à la Française
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 24 janvier 2015
La très longue enquête sur l'affaire du tueur de l'est parisien ainsi qu'une partie de son procès nous est livrée avec une minutie incroyable à la limite du documentaire.Parfois pénible par les images de cette violence perpétuée,limite insoutenable,la camera de Frédéric Tellier nous emmènent dans l'univers du 36 qui œuvra pendant une longue décennie à l'arrestation de Guy Georges.A découvrir ,car les polars c'est notre domaine ,et celui-la est encore une fois parfait.
pierrre s.

555 abonnés 3 427 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 24 janvier 2015
Ce que le cinéma français a de meilleur! L'Affaire SK1, est un polar dense au scénario très creusé, à la mise en scène brillante et inspirée, ainsi qu' à l'interprétation irréprochable. Pendant près de 2h, le film nous plonge dans une enquête aussi passionnante qu'horrible. On se met aisément à la place du protagoniste, comme lui, on veut découvrir la vérité. En bref, le film de Frédéric Tellier est une pure réussite qui espérerons-le, va redonner du souffle au genre policier.
anonyme
Un visiteur
3,5
Publiée le 24 janvier 2015
Très bon rythme, pour une histoire réelle le suspense est fort
ninilechat
ninilechat

84 abonnés 564 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 24 janvier 2015
Encore un bon moment devant un film français intéressant. Film? Bon, soyons modeste. Point de mise en abyme, point de flic torturé qui vous regarde avec l'air d'avoir mal au ventre comme Al Pacino. Les images sont banales, la photographie classique. Le film de Frédéric Tellier s'apparente plutôt à une excellente série TV; voire à un biopic.

Deux périodes alternent: d'une part, la succession des crimes commis par Guy George, depuis le premier; d'autre part, la préparation du procès et le procès. Franchement, c'est un peu gratuit. On a l'impression que c'est plutôt un procédé pour donner un peu de rythme au film! La première époque est vue à travers les yeux d'un jeune lieutenant, Franck, qui arrive quai des Orfèvres, à qui on confie, en guise d'initiation, le "cold case" de Pascale Escarfail, et qui va tout de suite s'accrocher à cette enquête qui part dans tous les sens, la relier à une succession de nouveaux meurtres.... et y porter un intérêt obsessionnel. L'incarnation de Raphaël Personnaz, interprète sympathique mais sans grande personnalité, contribue à renforcer cette impression de "série TV" Mais il est entouré de toute une brochette d'acteurs qu'on adôôôre: Michel Vuillermoz, Olivier Gourmet... Rivalité entre services (Jensen /Thierry Neuvic qui est en charge des meurtres récents fait de la rétention d'information), erreurs en tous genre.

J'ouvre une parenthèse qui ne concerne pas directement le film mais son triste héros: le laxisme de la justice à l'égard de Guy George a atteint des sommets: alors qu'il avait précédemment violé et blessé à coups de couteau une jeune femme... il n'avait été condamné qu'à 18 mois de prison et bénéficiait d'un régime de semi liberté! On rêve! Non seulement, dès le départ, sa dangerosité avait totalement échappé aux juges, mais ensuite, suspecté par deux fois, il avait réussi à être disculpé..... sans oublier qu'une de ses victimes (interprétée par Christa Théret dans le film), lui ayant échappé, n'avait pas été en mesure de le reconnaitre et que ce témoignage avait été considéré comme décisif, alors que l'on imagine aisément que le jugement de la malheureuse pouvait être altéré par les moments de terreur qu'elle avait traversés! Il est vrai aussi que toutes sortes de coïncidences et de faits annexes avaient pu polluer les enquêtes.

Du côté de la défense, pour en venir au moment du procès, nous avons maitre Pons (Nathalie Baye) qui, en tant que femme, se pose quand même beaucoup de questions et a besoin d'être certaine de l'innocence du prévenu, et maitre Ursulet qui ne s'en pose aucune. On a trouvé un acteur (William Nadylam) qui ressemble comme un frère à maitre Ursulet, mais de façon bizarre, le nom de celui ci n'apparait ni dans le générique, ni nulle part! Il y a sûrement une entourloupe juridique là dessous -mais bon. De toutes façons, ce nom est public!

Extra encore l'acteur (Adama Niane) qui incarne Guy George et lui donne beaucoup de vérité. Bref, si vous êtes un fana de Faites entrer l'accusé (j'en fûs!), vous allez adorer ce film. Si vous vous intéressez aux grands faits criminels du monde contemporain, vous serez intéressé car je pense que le film est très honnête et fidèle à la réalité. Si vous recherchez une création cinématographique, passez votre chemin. On n'est pas chez Park Chan-wook....

Donc, globalement très recommandable.
benzinemag.net
benzinemag.net

41 abonnés 257 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 23 janvier 2015
Sk1 est le nom donné par la police au code génétique (à l’époque non répertorié) du serial-killer qui sévissait dans l’est Parisien dans les années 90. Si, « l’affaire Guy Georges » n’a cessé, durant de longues années, d’alimenter la rubrique des faits divers, et n’a aujourd’hui plus de secret pour personne, on trouvera pourtant un réel intérêt à suivre la reconstitution en flash-back de l’enquête proposée par Frédéric Tellier, qu’il met en parallèle avec le procès du tueur Guy Georges. Grâce au montage alterné, le réalisateur rend le film tout à fait captivant, montrant bien les dessous de l’enquête, les conditions de travail des flics, replaçant toujours l’histoire dans le contexte politique et social de l’époque. Pour l’anecdote, on précisera que la scène de l’interrogatoire de Guy Georges, magnifique de tension et d’intimité mêlée, entre Raphaël Personnaz et Adama Nian (tous deux excellents tout au long du film) a été écrite d’après le vrai procès-verbal rédigé par le policier (Charlie) qui a chapeauté l’affaire.
anonyme
Un visiteur
2,5
Publiée le 23 janvier 2015
Une mauvaise qualité d'image, un manque de netteté et de propreté dans les plans (une caméra qui bouge tout le temps, des visages à moitié coupés, des panoramiques trop rapides lors des discussions, etc.), des plans inutiles (plans de Paris, scènes du bateau qui n'a aucun rapport avec le reste du film…) voire coupant le déroulement correct du film, un manque de justesse chez certains acteurs, un scénario décousu et brouillon, des incohérences (carte de Paris est une carte touristique et non une carte de police...) et des éléments qui manquent de réalisme (sang qui orne le vêtement de la victime qui est dans le commissariat)... Tant de choses qui nuisent au film en lui-même... C'est dommage, car le sujet est intéressant, fort, puissant, grave, et est plutôt bien traité par les acteurs (Olivier Gourmet, Raphaël Personnaz...), qui font exister une profondeur, et un suspens, qui sauve quelque peu le film... Ce qu'il manque surtout, c'est une bonne réalisation.
anonyme
Un visiteur
2,0
Publiée le 23 janvier 2015
Faites entrer l'accusé

Mention : Barbant

Est-ce que c'était nécessaire d'adapter cette affaire ? Le film fait du cinéma avec cette affaire, beaucoup trop.
Les acteurs sont bons, le rôle des avocats bien défendu et l'intrigue pas mal ficellée. Mais du reste c'est bien trop didactique. Les effets sont lourdement appuyés, la mise en scène est enlisée dans les codes fastidieux du polar. Une reconstitution hasardeuse qui sonne faux et creux.

Les vieux de la vieille (Gourmet, Vuillermoz et Nathalie Baye) font le job. Leur aisance naturelle est convaincante. Pour l’incontournable Raphaël Personnaz, il n'y a au moins pas de faute de jeu à lui reprocher. De même pour l'ensemble du casting secondaire. Adama Niane livre un Guy George presque aussi affolant qu'affolé. Quant à celui qui joue son avocat, il en fait incroyablement trop. Probablement pour être au plus près du réel avocat, très théâtral aussi. Mais pourquoi autant coller à la réalité ? Car le jeu d'Adama Niane laisse toujours perplexe.
Pour autant, le récit construit peu à peu une image de cette profession très honorable. C'est d'avantage le rôle de Maître Pons (Nathalie Baye) qui porte cet honneur. Le rôle de la défense n'est donc plus de prouver une hypothétique innocence, mais démontrer une part d'humanité chez l'accusé. Non pas pour excuser l'horreur, mais pour donner un contre-point objectif à la vision de monstre sans sentiments qui peut s'imposer.
Le film évoque assez bien, mais trop succinctement, la question des médias qui s'emparent de telles affaires. La mise en péril d'une traque ou d'une enquête, en dévoilant trop d'informations, et le sensationnalisme qui influence le jugement public comme judiciaire. Autant de débordements dangereux de ces infos en chaine, qui résonnent tristement avec notre actualité d'ailleurs.

Le fait que le récit ne parte pas simplement d'un point A pour aller au point B est pas inintéressant. Déjà ce changement d'atmosphère donne des respirations primordiales à cette ambiance très lourde. Le très long moment sans passage du procès se fait d'ailleurs sentir. Les éléments de l'enquête se répondent plutôt bien entre les phase d'enquête et de procès.

Maintenant, cette intrigue est carrément trop expliquée. Le scénario souligne vachement les évidences et empile continuellement des statistiques, des composantes propre au milieu politiquo-judiciaire. L'intention de mettre en scène l'affaire SK1 est en fin de compte de pointer l'absurdité du fonctionnement passé de la justice. C'est très ennuyeux car ça obstrue toute la singularité de l'histoire. En cela ce film n'en est jamais un, il n'y a aucun éléments de fiction, c'est juste un documentaire illustré. Hyper didactique, c'est fatiguant.

Pas étonnant donc que le film utilise les codes du polar. Tension excessivement appuyée par le son, le fond musical en particuliers bien sûr. Il y a aussi les réactions de l'assistance lors du procès qui sont consternantes. Précisément utilisée, mais ça sonne ridiculement faux. D'autant que les vrais témoignages confirment une ambiance de stupéfaction, plus qu'autre chose.
Autre combine du polar, le flic insomniaque, qui consacre sa vie à son enquête. Quel manque de réserve sur cette vision sans mesure d'un profond investissement. Indubitablement le mari ne voit plus sa femme, qui nous offre d'ailleurs une des quelques répliques absolument ridicules, quelque chose comme : « tu ne m'entend plus, pourtant je j'aime ».

L'affaire SK1 est un film raté qui ne fait que mettre en jeu, trop fidèlement, la tragédie Guy George. En somme une parodie de Faites entrer l'accusé.

Note : 8 / 20
Oriwa
Oriwa

76 abonnés 904 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 22 janvier 2015
Réaction primaire assez naze je le conçois (pas si ironique...) : souvent déçue depuis quelque temps, je m'étais dit que si c'était nul je n'irais plus voir de films français au ciné. J'y retournerai. Merci ! "L'Affaire SK1" nous plonge dans une enquête incontournable de manière intense et prenante. Pas de psychologie à deux balles, pas de longueurs... on est au cœur de l'action et de l'interrogation. Tout est bien amené et les acteurs sont parfaits. Saisissant !
anonyme
Un visiteur
4,5
Publiée le 21 janvier 2015
Ce film réussit, à travers cette sordide affaire, à donner un éclairage crédible de bout en bout sur le vécu personnel des policiers, des avocats et in fine du tueur lui-même, sans atténuer la profonde compassion ressentie pour les victimes et leurs proches. Un film terriblement humain, qui capte l'intérêt jusqu'au dénouement, pourtant connu.....
anonyme
Un visiteur
3,5
Publiée le 21 janvier 2015
Une ambiance qui nous rapelle le film zodiaque , ce fait réel retracent la chasse du premier serial killer en France Guy Goerge , de très bon acteur malgré quelque longueur ...
Septième Sens
Septième Sens

99 abonnés 762 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 21 janvier 2015
L’affaire SK1 en 2001, c’est huit ans d’enquête, une dizaine de viols et de meurtres. En 2015, elle est devenue une sorte de nouveau standard français, parvenant à prolonger un cinéma hexagonal de qualité, racé et exigeant. Très bien amené et écrit avec une précision chirurgicale, ce scénario était casse-gueule puisque la majorité du public en connaissait le dénouement. Alors comment captiver des spectateurs étant déjà parfaitement informé de ce fait divers ? Par la sagacité de Tellier, construisant son film comme un vrai polar, en faisant douter son auditoire et en l’amenant, lui aussi, à faire son enquête.

En reprenant le thème musical phare du chef-d’œuvre de McQueen, Shame, le réalisateur et La Pinta opèrent un tour de force remarquable. Ce tempo, pulsant au rythme d’un cœur qui n’a plus le temps de battre, met en exergue des personnages qui ne sont plus prisonniers d’un corps, mais de la vérité. Ces envolées lyriques donnent alors à cette enquête une tournure dramatique qui prend une ampleur insoupçonnée.

Personnaz, nouveau poids lourd du cinéma français, est parfait en jeune inspecteur débarquant au 36. Sa maturité gagnée en tournant avec des réalisateurs comme Tavernier, Auteuil ou Ozon lui permet d’assumer ce rôle pleinement. S’étant fait connaitre par Plus belle la vie, Adama Niane est la révélation du film. Très crédible, celui-ci arrive à jouer tout en nuances dans un rôle compliqué et ambigu.

Car qui est Guy Georges ? Qu’est-ce qu’un tueur en série et quelles sont ses motivations ? Grâce aux rôles joués par les avocats (excellente Nathalie Baye), on s’aperçoit que nous n’avons pas toutes les réponses. Nonobstant, il ne faut pas considérer ces derniers comme des monstres, car nous passerions à côté d’un aspect essentiel : un meurtrier est et reste avant tout un homme.
Stéphane D
Stéphane D

174 abonnés 2 354 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 21 janvier 2015
La force de l'histoire permet d'obtenir un minimum d'intérêt. Malheureusement la plupart des acteurs sembleici débiter laborieusement leur texte (qui n'a pourtant rien de particulièrement difficile), en particulier Nathalie Baye et Olivier Gourmet. Ca péanlise l'immersion. Par chance, les 2 acteurs principaux sont excellents (Raphaël Personnaz / Charlie et Adama Niane / Guy George). Preuve que la direction d'acteur leur a donné plus d'importance?. Le budget semble aussi trop limité au vu du rendu (la caméra à l'épaule n'a rien d'appropriée pour des plans fixes de Paris par exemple). Reste une histoire bien documentée sur la personnalité atrocement hors du commun d'un des plus grands tueurs en série (et donc du premier marquant l'ère des recherches ADN).
Benjamin A

808 abonnés 1 930 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 21 janvier 2015
Lorsque Guy Georges est arrêté en 1998, il est accusé d'avoir violé et assassiné aussi violemment que sauvagement sept jeunes femmes. C'est notamment Franck Magne, un jeune inspecteur, qui a permis de bien avancer sur l'enquêteur, et ce durant près de 10 ans...

Pour son premier long-métrage (qu'il coécrit aussi) après avoir passé plus de 20 ans dans le monde des séries et téléfilms, Frédéric Tellier nous plonge dans cette sordide affaire criminelle qui aura notamment pour aboutissement de voir le système des expertises d'ADN grandement amélioré et facilité pour les enquêtes. Il braque sa caméra sur ce jeune inspecteur qui découvre la police judiciaire avec une sordide affaire d'assassinat, avant de commencer à le relier à de nouveaux et anciens faits et passer un temps fou sur cette affaire.

Alors, l'ensemble n'est pas exempt de tout reproche, à commencer par un montage qui alterne entre l'enquête et le procès de Guy Georges parfois maladroit et ôtant tout suspense, ainsi que des incursions dans la vie privée de Franck Magne qui manquent clairement de consistances et qui paraissent trop convenus. Mais la force du film ne réside pas là, mais plutôt dans l'incursion dans ce système où Tellier met en place tension et intensité, retranscrivant bien toutes les peurs, la difficulté et le quotidien de ces gens-là. Il opte pour un point de vue humain au milieu de cette grande et horrible affaire, que ce soit à travers les yeux de Magne ou des avocats lors du procès et arrive à en retranscrire toutes les émotions. Mais c'est aussi le point de vue de ne pas diaboliser Guy Georges qui est intéressant, il me montre comme un être humain, malade et soumis à des pulsions.

Centré sur cet inspecteur, il est très vite rendu intéressant et attachant grâce à ses enjeux. Bénéficiant d'une excellente et sobre composition de Raphaël Personnaz (comme l'ensemble des acteurs), Tellier ne commet aucune faute de rythme et donne un minimum de consistance aux personnages apparaissant (Olivier Gourmet, Christa Théret...), tout comme aux divers meurtres où le film est bien documenté et assez dense. C'est aussi au système judiciaire qu'il s'intéresse, la façon dont il est peut ralentir des enquêtes et comment il évolue. Il nous immerge dans ce Paris des années 1990 avec une photographie adéquate et une atmosphère lourde et sombre où le doute, le meurtre et le sang sont régulièrement au rendez-vous au 36 Quais des Orfèvres.

Efficace et palpitant, "L'affaire SK1" fait facilement oublier ces petits défauts pour nous plonger au 36 Quais des Orfèvres et dans cette longue enquête en prenant un point de vue humain.
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