L’Affaire SK1
Note moyenne
3,9
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438 critiques spectateurs

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31 critiques
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Elisabeth G.
Elisabeth G.

217 abonnés 1 208 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 10 janvier 2015
Un film passionnant et sobre avec une belle interprétation.
Une critique plus détaillée et d'autres sur
Chris58640
Chris58640

261 abonnés 835 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 10 janvier 2015
Il n’aura pas fallu bien longtemps pour trouver le premier très bon film de 2015, et c’est un film français, et c’est un polar, et c’est de surcroît un premier film ! « L’affaire SK1 » est un polar dans le plus style du polar français moderne : le film dure 2h et on ne voit pas du tout le temps passer. Fréderic Tellier a fait tout une série de choix judicieux pour son premier film, ce qui laisse présager une belle carrière de réalisateur. D’abord, il choisi un thème difficile : une affaire policière connue de tous, dont tout le monde connait l’issue, puisqu’à part si on habite sur Mars ou qu’on a moins de 15 ans, on sait où dors Guy Georges aujourd’hui. Il parvient néanmoins à glisser un suspens bien dosé dans son scénario. Même s’il y a peu de scènes spectaculaires, elles sont filmées intelligemment et avec retenue (l’arrestation Place Pigalle, l’attentat de Saint-Michel…). Le scénario, puisqu’on en parle, est parfaitement clair, bien qu’il soit construit autour d’une série d’aller et retour entre l’enquête (suivie de façon chronologique de 1991 à 1998) et le procès de 2001. Alterner l’enquête et le procès n’apporte pas la confusion comme on pourrait le craindre, çà fonctionne comme une sorte de balancier auquel on se fait très bien et très vite. Son scénario, même s’il montre l’opiniâtreté et l’engagement des policiers de la Crim’, ne fait pas l’impasse sur les errements de l’enquête, et sur tout ce qui l’a ralentit : la rivalité entre les groupe, le carriérisme malvenu de certains chefs de groupes, la frilosité de certains juges, les détails qu’on néglige et ceux à qui on donne une importance démesurée (les pieds), le poids de la presse qui, dans sa course au scoop, met l’enquête à mal. Mais aussi les attentats de 1995 qui monopolisent tellement les forces de police qu’on laisse de côté le « tueur de l’Est parisien », et le législation sur les fichiers ADN qui n’existe pas, etc…. Et pendant ce temps, Guy Georges tue, de plus en plus souvent… Filmé dans les locaux même du 36 quai des Orfèvres et dans la Salle d’Audience même de la cours d’assise, « L’affaire SK1 » fait, à mon avis, toucher du doigt au spectateur ce qu’est une vraie enquête de police et un vrai procès d’assise. Et même si on n’est pas un habitué de « Faites entrer l’Accusé » (ce que je suis, une bonne amatrice de polar), difficile de ne pas être happée par ce film intense. Du point de vue de la réalisation, c’est très propre et très sobre. Je lui donne crédit d’avoir réussi un film sans voyeurisme aucun, et sur un sujet comme celui là c’est un vrai bon point : aucune scène d’agression n’est montrée (la seule qui est montrée se termine bien pour la victime), et les aveux de Guy Gorges devant Franck Magne sont filmés là aussi avec pudeur. Quand Georges doit décrire les atrocités qu’il a commises, Tellier coupe le son et ne filme que les lèvres qui bougent. Dans la salle, il pas un bruit, pas un siège qui grince, silence de plomb ! Le casting, pour finir, me donne l’occasion d’un nouveau bon point, encore… Raphaël Personnaz n’avait pas encore eu au cinéma l’occasion d’interpréter un rôle intense, c’est fait ! Les autres acteurs, d’Olivier Gourmet à Thierry Neuvic en passant par Nathalie Baye sont excellents. Mais dans les dernières 45mn du film, c’est Adama Niane qui impressionne, et qui impressionne franchement. Incarner un type comme Guy Georges est une gageure pour un acteur, inexpérimenté en plus. Il campe un Guy George qui masque terriblement bien sa vraie nature derrière un visage presque avenant. Mais par moment, quand il laisse percevoir le prédateur, il est proprement terrifiant ! Jamais il ne tombe dans la caricature ou la facilité. C’est une sacrée performance que Niane a réussi là, et elle n’est pas loin de laisser sans voix dans les toutes dernières scènes ! J’ai beau chercher quelques défauts à « L’affaire SK1 », j’en vois peu : une musique un peu trop discrète peut-être, quelques scènes un poil superflues, un humour un peu trop discret alors qu’il aurait pu « désamorcer » parfois le propos. Non mais j’arrête de chipoter… même l’affiche je la trouve réussie !
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 10 janvier 2015
Retranscrire avec justesse ce que fut la traque d’un tueur en série à une époque où les nouvelles technologies n’existaient pas, capter la peur et l’incompréhension qui saisissaient peu à peu la capitale, rester fidèle aux faits en conservant une certaine distance, mettre en scène une affaire sordide avec décence et retenue, brosser le portrait de « l’homme derrière le monstre » sans tomber dans le manichéisme… autant de défis relevés par Frédéric Tellier qui signe un polar maîtrisé tout en équilibre.

Servi par un casting en tout point parfait – saluons l’interprétation saisissante d’Adama Niane, révélation du film -, et construit autour d’un scénario solide, L’Affaire SK1 captive son audience tout au long de l’enquête et impressionne par le travail de reconstitution réalisé et la justesse de ton employée.
Un thriller dont on ressort sous le choc.
Edgar L.
Edgar L.

209 abonnés 271 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 10 janvier 2015
Le film joue sur deux actes qui s’entremêlent : celui de l’enquête menée entre les années 1991 et 1998 et celui du procès de Guy Georges qui débuta en 2001. Le film fait ici le choix d’une reconstitution étape par étape. Un choix plutôt original et qui plus est réussi qui permet d’aborder aussi bien la période de tension de la traque, mais aussi celle du dénouement avec un procès médiatisé. On est ici dans une vraie tradition du film d’enquête : Nicolas Tellier suit le quotidien de l’un des enquêteurs du 36 Quai des Orfèvres , qui, tout juste arrivé, est tout de suite plongé dans l’horreur du meurtre d’une jeune femme en plein coeur de la capitale française.

[...]

Le film n’est pas parfait : on peut en effet relever quelques maladresses notamment en matière d’écriture et de mise en scène. Le montage est quant à lui efficace et permet au film de surfer sur un rythme élevé. Il se dégage grâce du film un aspect documentaire proche du réel. En regardant ce film, on ne peut s’empêcher de penser à Zodiac de David Fincher, mais le film n’en est pas à la hauteur. Certains clichés sont assez grotesques tels que celui du policier hanté par une affaire en cours, sauf qu’ici, Franck Magne est victime de cette obsession quelques jours seulement après avoir découvert l’affaire …

[...]

Voilà donc au final un film policier un peu trop convenu qui se refuse d'entrer dans la peau du tueur et ainsi d'insinuer une quelconque tension ou peur dans son film. Heureusement, les reconstitutions de l'enquête et du procès sont réussies, et semblent relativement fidèles à la réalité des faits. Certaines scènes très réussies, comme celle de la confession, portée par Nathalie Baye et Adama Niane, dont l'interprétation fait des étincelles. Le film est sobre et captivant mais aurait en force et en intensité avec une mise en scène moins conventionnelle.
Jonathan M
Jonathan M

166 abonnés 1 529 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 10 janvier 2015
Le premier polar 2015 est en tout point aboutis. Danger, suspicion, haine, manichéen, Personnaz, Gourmet. Viscéral, le bon vieux polar à la Pialat. Il parvient à dégoupiller une larme quand l'horreur y est assommante. Sans tomber dans l'enquête de bienfaisance, l'excès de violence peut être horrifiante mais aussi intrigante, tenant sa place comme un personnage à part entière du film.
Laurent C.
Laurent C.

296 abonnés 1 133 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 10 janvier 2015
Ce film est une vraie réussite. Il est fort, complexe et les acteurs sont à la hauteur de l'histoire. Jusqu'au bout on tremble avec eux et jusqu'au bout le mystère demeure.
jaggg
jaggg

23 abonnés 197 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 10 janvier 2015
Pour une enquête qui aura duré 7 ans, le film, lui, ne traîne pas en longueur. On aimerait juste que de temps en temps, Raphael Personnaz ait l'air un peu moins ... ailleurs
laurence l
laurence l

170 abonnés 1 152 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 9 novembre 2017
Belle surprise autant pour le rythme du film que pour la mise en scène. On ne s'ennui pas un instant. Natalie Baye est parfaite comme toujours et Raphaël Personnaz top. . Je viens de le revoir ce soir à la télévision, ce film est une perfection tant au point de vue du rythme que des acteurs
anonyme
Un visiteur
1,0
Publiée le 10 janvier 2015
Pour avoir de la tension je devrais regarder Faites Entrer l'Accusé. Rien ne transpire de ce film hormis le rôle du personnage de Guy Georges joué avec brio (surtout à la fin).
Ce film est plat (comme Raphaël Personnaz), sans tension ne laissant pas transparaître la psychose dans Paris, ni l'obsession qu'était vraiment ce dossier auprès des policiers. Ce film est trop lisse, peut être à force de cirer les chaussures des hommes du 36...
L'histoire étant connue de tous nous attendions certainement beaucoup plus de ce film (tant au niveau de l'enquête, que de la vie de Guy Georges ou du procès)...
L'affaire SK1...sur 5 pour la note.
coralie L.
coralie L.

3 abonnés 23 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 10 janvier 2015
Film excellent du début à la fin, on ne s'ennuie à aucun moment. les acteurs sont tous parfaits. Nous connaissons tous cette affaire mais là nous sommes au coeur du 36 quai des orfêvres, au coeur de l'enquête, et des petites gueguerres rencontrées au sein même de la police des polices.
Anne M.
Anne M.

87 abonnés 663 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 10 janvier 2015
SK1 : Serial Killer 1. L’histoire du tueur en série de l’Est parisien, Guy Georges. Le déroulement est fidèle aux différents reportages déjà tournés sur le sujet.

Le début du film rappelle les « Maigret », dans sa sobriété, son ambiance et ses décors. Ensuite le style devient plus libre, au fur et à mesure d’un déroulement de plus en plus empreint d’émotion et d’action.

Les enquêtes sur différents meurtres de femmes se déroulent sur 7 ans, temps nécessaire à Franck Magne pour convaincre les responsables de la police qu’il s’agit d’un tueur en série. Enfin, toute la brigade se donne les moyens de trouver SK1, en accélérant les procédures de comparaisons d’ADN, lesquelles sont à leur balbutiement. Les policiers vont parvenir à dépasser les dissensions internes et capturer à le coupable.

Il y a aussi la piste de la jeune femme qui parvient à s’échapper mais incapable de l’identifier.

Enfin, le procès, dont la fin est très poignante.

C’est un très bon et solide film français, presque un reportage qui donne une image très humaine et professionnelle de la police et de la justice françaises.

C’est cette affaire qui poussera le gouvernement français à établir un fichier national des empreintes génétiques.

Le tueur est déstabilisant, parce que comme l’indiquent les témoignages réels, derrière une apparence douce et charmante, il cache une grande violence.
anonyme
Un visiteur
0,5
Publiée le 10 janvier 2015
Impossible de rentrer dans le film : la réalisation est médiocre, le scénario est faible et le jeu des acteurs est vraiment mauvais; même Nathalie Baye déçoit totalement.
Les scènes au tribunal sont caricaturales. Je ne comprends pas les critiques positives de la presse. Pour moi, c'est une déception ! Plusieurs spectateurs sont d'ailleurs sortis de la salle avant la fin du film, et j'aurais dû en faire autant.
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 10 janvier 2015
J'ai été littéralement emballé par ce film sur la traque de Guy Georges ! Je souligne particulièrement l'humanité que le réalisateur a su faire passer à travers ses personnages, qu'il s'agisse de Charlie, des avocats et même de Guy Georges lui-même. Le spectateur est tenu en haleine dès le début et devient aussi impatient que le policier de faire jaillir la vérité. Véritablement excellent !
Deux petits bémols : Nathalie Baye, pas hyper crédible et puis aussi les successions de plans sur les corps nus des victimes. Cet excès de réalisme sans intérêt pour le scénario (sauf peut-être lorsqu'il s'agissait de la position du corps des victimes) confine à une forme de voyeurisme malsain et m'a mis mal à l'aise. Cela n'altère pas mon enthousiasme pour autant.
traversay1

4 506 abonnés 5 405 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 10 janvier 2015
Ne nous plaignons pas que le cinéma français s'attaque aux affaires les plus célèbres d'un passé pas si lointain, on lui a si souvent reproché sa frilosité et sa propension à ne s'intéresser qu'aux états d'âme en chambre des bobos parisiens. Après La French, L'affaire SK1 évoque un cas marquant de tueur en série de la fin du siècle dernier, Guy Georges pour ne pas le nommer, qui donna lieu à une traque acharnée. Une grande partie du film de Frédéric Tellier est consacrée à l'enquête, vue à travers l'un des policiers qui en fit une affaire personnelle pendant 10 longues années. L'aspect documentaire du scénario, bien écrit, la description de l'ambiance au sein du 36 quai des Orfèvres, les balbutiements des moyens techniques (fichiers informatiques, tests ADN), sont irréprochables dans une mise en scène qui a misé sur la sobriété, ce qui est tout à son honneur mais pénalise le film qui apparait assez souvent terne. Mais L'affaire SK1 ne s'arrête pas là, il cherche aussi les racines du mal à travers le portrait de Guy Georges, et certains y verront peut être à raison une tentative d'humaniser le criminel, en cherchant l'homme derrière le monstre. L'interprétation d'Adama Niane est d'ailleurs prodigieuse et n'est pas loin de faire basculer le film vers un versant plus ambigu. De ce point de vue là, en poussant le spectateur dans une certaine zone d'inconfort, Frédéric Tellier prend le risque de déranger et d'interroger nos propres valeurs et notre conscience. Et c'est un aspect plutôt à mettre au crédit du film.
islander29

1 039 abonnés 2 692 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 10 janvier 2015
il y a quelque chose dans ce film qui retient, et qui va crescendo.....C'est la mystère du sérial killer et de l'enquête qui le cherche....Le film est construit intelligemment, avec une chronologie précise (indiquées sur l'écran) et des flash back entre le procès et les différents crimes accomplis....Les scènes de meurtre sont explicites en ce qui concerne les victimes, dénudées et lâchement poignardées, et les décors de rues des années 90 (vous me direz Paris n'a pas du changer beaucoup, mais les voitures si).....Intelligent aussi sur trois registres, l'aspect juridique, on découvre entre autre des vides judiciaires, l'aspect policier, les cheminements de l'enquête sont habiles et circonstanciés, et l'aspect émotionnel, notamment sur Guy George, à la fin du film....Le film fait progresser sur beaucoup d'angles.....Techniquement on voisine la perfection, que ce soit en photographie, un passage musical est absolument génial, et le jeu d'acteurs n'est pas en reste, Personnaz étant brillantissime, comme Nathalie Baye, trop rare dans le film, et Gourmet entre autres.....En fait en plus de l'aspect historique, beaucoup de raisons de voir ce film....
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