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Cosmos K
7 abonnés
80 critiques
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2,0
Publiée le 8 janvier 2015
Mes amis vont dire que je suis dur mais je ne ferais pas de cadeaux cette année. La fin étant connue de tous pourquoi jouer à fond la carte de la sobriété et faire une ode au 36 quand il aurait fallu montrer les rouages d'un système parfois poisseux, paresseux et à côté de la plaque. Alors tout n'est pas à jeter dans ce film la vraie bonne idée est de donner un grain au film pour nous replonger dans les années 90 ceci aurait pu être excellent si le film avait été plus haletant , plus intense. Il ressort au final une mauvaise direction artistique car le jeu d'acteur n'est pas mauvais en soi mais un poil plus de rage et de frustration de la part de Charlie n'aurait pas fait de mal et plus de profondeur chez le tueur avec plus de recherche car il apparait plus d'humanité chez lui que chez les autres personnes. Bien triste.Si vous aimez les histoires et les affaires sordides je vous conseille plus de voir ou de revoir Présumé coupable sur l'affaire Dutroux
Pour un premier film Frédéric Tellier a peut-être vu trop grand, n’arrivant pas à insuffler l’esprit d’un dossier qui pendant des années va ruiner le moral de plusieurs policiers parisiens. C’est ce que l’on comprend sur la durée (2 h) mais que l’on ressent très peu, malgré la bonne volonté de Raphaël Personnaz, personnage principal, un peu dépassé semble-t-il par l’ampleur de l’interprétation. Au final on retombe dans la description très classique de ce genre de scénario, alimenté par l’enquête de police et les audiences. Adama Niane dans le rôle-titre est bluffant, ressemblant, percutant. Pour en savoir plus
(...) Le spectateur et l’enquêteur ne font qu’un. On ne découvre le visage du monstre que petit à petit. Au début, on ne fait que l’apercevoir, on l’entend vaguement, on le suit, puis il se dévoile. L’arrestation puis le procès constituent les moments les plus intenses de l’intrigue. Le moment phare est la garde à vue de Guy Georges. Face à Franck Magne, il va expliquer froidement comment il a basculé. Larmes, cris, incompréhension et haine sont la trame de fond de l’audience qui s’ensuit. On oublie Adama Niane (Guy Georges), on ne voit plus que son personnage. Sa performance est si pertinente que l’on ne sait plus si l’on est face à un véritable procès ou au cinéma. Comme pour les précédentes scènes, on cherche à troubler le spectateur, pari gagné ! L’audience, à la fois si puissante et répugnante, est assimilable à des moments aussi forts mais insoutenables du cinéma, comme par exemple la scène de viol entre Robert de Niro et Elisabeth McGovern dans Il était une fois en Amérique de Sergio Leone.
Si la mise en scène, le scénario et le casting ne peuvent être remis en question, la forme est d’une qualité moindre. Malgré les plans esthétiques de la capitale et les quelques morceaux classiques contribuant à la tension électrique de l’intrigue, la mise en scène n’a pas réussi à sauver ces aspects. L’ensemble est bon, mais le dernier tiers de l’histoire ne peut vraiment laisser personne de marbre par sa force émotionnelle. Passionnant et palpitant, L’affaire SK1 est à voir absolument et figurera certainement dans la liste des meilleurs thrillers de 2015.
L'intégralité de notre avis à propos de L'AFFAIRE SK1, sur Le Blog du Cinéma
Excellent film qui nous relate l'affaire Guy Georges, vu du côté de la police, acteurs excellents je n'en citerai aucun de peur d'en oublier, la photo est géniale, un petit bémol, je pense que le film aurait pu un peu plus insister sur les erreurs commises par les services de police de l'époque , il reste pas moins qu ce film est bouleversant et très bien fait à voir
Ce polar est une très bonne surprise pour moi. Il offre une immersion très réaliste dans les bureaux du "36". Le grain de l'image rajoute encore plus de réalisme. Bien que la fin du film soit connue, on se laisse entraîné par l'histoire grâce à l'excellent jeu de tous les acteurs. Ils sont tous parfaits dans leur rôle respectif. Je ne me suis pas du tout ennuyé, le temps passe très très vite.
pour un premier film c'est vraiment bien la mise en scène est parfaite , le suspens y est jusqu’à l'arrestation du tueur ,immersif jusqu'au bout ,a voir !
Ce film m'a totalement bouleversée. Il est vraiment très dur dans le sens où rien ne nous est caché des meurtres et de la psychologie des protagonistes. Et surtout, il est dur parce qu'il est réaliste et que nous savons que cette histoire est vraie, que cet homme, que ces victimes existent !! Très troublant, j'y suis allée seule, j'étais entourée de trois hommes qui ont pleuré à l'unisson avec moi lors de certaines scènes. A voir ou pas je ne saurais vous dire, mais on ne peut pas rester insensible ça c'est certain !!!
Pour son premier long-métrage, Frédéric Tellier a été ambitieux. En effet, "L'affaire SK1" retrace les sept ans de traque policière mises en place pour retrouver Guy Georges, le "tueur de l'est parisien" qui viola et assassina de nombreuses jeunes femmes dans un Paris de plus en plus terrorisé. Polar solidement mis en scène et habilement reconstitué, le film souffre d'un scénario qui alterne les scènes entre l'enquête policière et le procès de Guy Georges, tuant dans l’œuf tout suspense. Sombre, peut-être même pas autant qu'on l'aurait souhaité, le film est, à défaut d'être passionnant, franchement intéressant, nous plongeant dans les méandres d'une enquête longue et laborieuse, faites d'allers et retours. Si les scènes de procès sont réussies parce qu'elles prennent le parti de ne jamais diaboliser Guy Georges et de le montrer comme un être humain soumis à des pulsions (la prestation d'Adama Niane est une réussite) et que les scènes d'enquêtes sont très bien menées par un Raphaël Personnaz décidément excellent, il manque à cette "Affaire SK1" une véritable densité pour être ce polar sombre vers lequel il se tournait.
Excellent thriller relatant la traque et le procès du criminel le plus recherché des années 90 : le tueur de l'est parisien "Guy Georges". Le scénario est très bien ficelé, alternant phases d’enquête et judiciaires et flashbacks, et fait bien rentrer dans l'ambiance de l'époque. La réalisation est également réussie et certaines scènes sont particulièrement fortes, entre autres la "spoiler: montée des marches " du 36 Quai des Orfèvres. Je me surprends à utiliser des spoilers car on est censé connaitre le dénouement de cette affaire, et pourtant le film parvient à nous tenir haleine jusqu'à la fin. On notera également la performance pleine de justesse d'Adama Niane, qui sera sans aucun doute récompensé pour ce 2nd rôle. Bref, le film à voir de cette rentrée.
Une très grande intelligence scénaristique pour nous présenter une des affaires les plus sordides de ces dernières années. Le réalisateur a réussi un travail très méticuleux de reconstitution ainsi que de structure des faits, pour faire avancer son spectateur avec l'horreur des faits, mais aussi les doutes, craintes, peur et prises de têtes des enquêteurs, des avocats et de toutes les parties concernées par cet affaire. L'oeuvre psychologique se doit d'être forte dans un tel long métrage, et il est ici plutôt bien réussi, autant pour le sanguinaire Guy Georges que pour l'enquêteur Charlie. Finalement, la plupart des spectateurs connaitront l'histoire, la plupart de ses tenants et aboutissants, ainsi que son issue, et pourtant, cela n'empêche pas d'évoluer avec l'enquête, avec les faits. Les jeux d'acteurs sont particulièrement convaincants, autant Raphaël Personnaz qu'Adame Niame, très déstabilisant de justesse dans son rôle difficile du tueur de l'est parisien. Tellement déstabilisant qu'à certains moments, il arriverait presque à humaniser quelque peu le monstre qu'il incarne ! C'est d'une grande justesse, d'une grande crédibilité, c'est assez bouleversant d'imaginer l'horreur endurée par les victimes directes ou indirectes d'une telle affaire, ainsi que la difficulté de progresser à l'époque sur une telle affaire. Du très bon boulot !
Le meilleur polar français de ces dernières années. L'écriture est intelligente , la mise en scène est nerveuse, brillante. Les acteurs, de Raphaêl Personnaz au dernier des petits rôles, en passant par la révélation Adama Niane, sont tous bons, ou , justes, présents, touchants, remarquables, troublants... L'Affaire SK1 trouve cet équilibre instable, celui qui nous bouleverse et qui nous fait aimer le cinéma français .
Il faut saluer l'initiative de Frédéric Tellier qui, pour sa première oeuvre, offre au cinéma français un film ambitieux comme on devrait en voir plus souvent. Malheureusement, derrière la bonne volonté se cache une Affaire Sk1 trop collé aux faits qu'elle cherche à rapporter. En ressort une impression de documentaire glacial dont la seule émotion provient paradoxalement de Guy Georges. Bien tenté, mais loupé. Pour en savoir plus, lisez notre critique complète: