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Un visiteur
2,5
Publiée le 22 juillet 2016
Une variation assez monotone et parfois confuse sur le thème De Guy Georges. Peu de souci, surtout au début du film, d'avertir le spectateur que l'on change d'époque. On se demande donc pourquoi l'épilogue tient lieu d'introduction à cette histoire. Mais ça fait bien sans doute d'utiliser ce procédé éculé. Facilité aussi de la caméra à l'épaule - de plus c'est toujours une mauvaise mode qui profite aux mauvaises réalisations, en tout cas à celles qui n'ont que peu de moyens, dans tous les sens du terme. Donc aucune image n'est stable et ce n'est pas l'action époustouflante des dialogues monocordes de l'alcôve policière du "36" qui font oublier cette prise de vue où l'on se sent plus à la place du cameraman qu'on ne peut l'être au cœur d'une mise en scène presque minimaliste. Quelques bons jeux d'acteurs. J'ai trouvé Nathalie Baye irréelle, figée par une sorte de masque inexpressif digne de la comedia dell' arte. Donc, pour moi, un film très moyen, proche du médiocre.
Une reconstitution extrêmement pointue d'une des grandes affaires policières des années 90. Celle de Guy Georges violeur et tueur en série de jeunes femmes surnommé " le tueur de l'Est Parisien". Pour celui qui a suivi l'histoire dans les journaux, le film n'apportera rien de neuf. Il met surtout en lumière les rivalités entre services donc entre flics à l'intérieur du 36 Quai des Orfèvres. Un sujet évoqué dans le film du même nom d'Olivier Marchal en 2004. Autre point gênant, ce prédateur sexuel connu des services de police et de la justice qui récidivera encore et encore avant d'être interpellé parce que la science n'était pas encore suffisamment avancée pour le confondre. Car le film nous replonge en plein dans les années 90 avec ses vieux PC remplaçant tout juste les machines à écrire (rappelant le manque de moyens évoqué dans L627 de Tavernier en 1992), l'élection de Jacques Chirac à la présidence de la République, les attentats dans le RER parisien et la traque de Khaled Kelkal. Une éternité quand on voit la vitesse à laquelle le monde bouge. D'une précision documentaire, l'Affaire SK1 ne pêche que par les scènes entre le couple Magne. L'idée de montrer un flic écrasé par son travail et obsédé par son enquête nuisant à sa vie de couple n'est pas nouvelle et fait un peu gadget. Qu'importe ces quelques erreurs de jeunesse de la part du réalisateur. Elles ne remettent pas en cause l'atmosphère oppressante qui ressort de L'Affaire SK1 à tel point qu'on en vient à espérer que l'histoire se réécrive et que les policiers mettent moins de temps à interpeller le coupable.
Très bon film sur une affaire criminelle qui a marqué la France. La construction du film mêlant les différentes périodes de l'enquête et le procés est très intéressante. Ce qui captive dans ce film est la proximité avec les faits réels sans en déformer la réalité. Raphaël Personnaz est très bon dans ce rôle du flic qui n'a jamais lâché. Un grand bravo à l'interpréte de Guy Georges car il est pas évident de jouer un rôle comme celui-ci. Film à voir !
L'affaire SK1 restera le meilleur film policier de l'année 2015. En se basant sur une histoire vrai, le scénario écrit de main de maître et surtout une réalisation digne des meilleurs polars des années 60 font de du réalisme de ce film l'une des pépites de notre septième art.
La tache était pourtant compliquée pour Frédéric Tellier car résumé l'affaire Guy Georges était pas évidente. Mais l'ensemble est rendu possible grâce à la galerie d'acteurs. On ne sait pas qui réellement tire son épingle tant la machine est parfaitement huilée. Vous ajoutez à cela, les nombreux rebondissements jusqu'au dénouement et vous resterez coller à votre siège pour longtemps.
L'affaire SK1 ne peut réellement se résumer à cette critique tant l'histoire est connue de tous. On peut simplement conclure que ce film est plus qu'un simple film policier Français, il redore le blason d'un cinéma souvent délaissé par les grosses productions : le bon vieux Polar.
Du thriller policier français comme on en voit trop peu.
L'affaire SK1 est vraiment incroyable, tant pour l'histoire vraie qu'il raconte, que la manière dont il la raconte. Pragmatique, juste, humain, réaliste, et du coup horrible, cette enquête impressionne par sa complexité et ses faits. Les acteurs retranscrivent à la perfection les déboires de l'investigation, le rythme est bon, la bande-son sans accroc, l'image forte. La construction est intelligente, et arrive à maintenir le spectateur en haleine sur les deux heures de films. Vraiment un film remarquable qui passe
Vraiment, un film français dont on peut être fier, de par son propos, de par son inspiration, de par sa marque dans le genre polar français.
Film super intéressant parce qu'on comprend toutes les difficultés auxquelles se heurtent les enquêteurs, toutes les fausses pistes auxquelles ils sont confrontés, le travail de fourmi qu'ils doivent effectuer. On s'est tous dit un jour à propos d'une enquête : la police est vraiment nulle de ne pas avoir trouvé le tueur plus tôt. En regardant se film, on n'a plus envie d'être aussi expéditifs. Oui, la police commet des erreurs, c'est certain mais la somme de pistes et de vérifications, d'indices à prendre en compte, peut être tellement énorme, surtout dans une affaire comme celle-ci (en plus, début des ordinateurs et des analyses ADN donc c'était loin d'être optimal), que ça paraît un peu inévitable.
Excellent film que cette affaire SK1 !!! Le début est assez confus et on peine à tout comprendre puis le puzzle s’emboîte et cela devient passionnant !!! Le casting est parfait (un grand coup de chapeau à Adama Niane, l'acteur qui incarne Guy Georges !!! Il est éblouissant de sincérité et j'espère qu'on le reverra bientôt car son talent est sous estimé !) et vraiment je recommande ce polar qui nous fait passer par toutes le émotions ! Une vraie réussite ! Terrifiant, terriblement réaliste et saisissant !
Film très prenant du début à la fin. Assez dur. Un bel hommage au travail des nombreux enquêteurs ayant bossés surcette affaire SK1, sur ces crimes odieux. Belle réalisation, beaux jeux des acteurs.
Sans être magistral, L'affaire SK1 est un agréable polar français, qui frappe par sa sobriété autant dans sa réalisation que dans le jeu de ses acteurs. L'alternance entre la traque et le procès n'a pas l'air toujours maîtrisée, et elle retire le suspense de l'histoire. Cela n'empêche pas que le film se suive sans déplaisir, malgré les passages vraiment très glauques.
''L'affaire SK1" avait le potentiel d'être un très bon film mais le déroulement a bien trop trainé avant de pouvoir réellement m'accrocher. Dommage... 2,5/5
Un film solide de la part de Frédéric Tellier. "L'affaire SK1" retrace avec réussite et minutie l'enquête, la traque puis le procès de l'un des plus célèbres tueurs en série de ces dernières années : Guy Georges. Bien que la réalisation soit assez classique, elle parvient à tenir en haleine, en mettant en scène des moments de réelle tension. Le tout en montrant la solidarité et le travail difficile au quotidien des flics de la crim au 36. Et évidemment le dilemme des avocats chargés de défendre un "monstre".
Paris. Depuis le mythique Quai des Orfèvres, un jeune inspecteur, excellent Raphaël Personnaz, s’acharne à démasquer le premier serial killer que la France ait connu. L’enquête ultra documentée s’avère passionnante mais déstabilisante, l’ensemble de la distribution contribue à la réussite formelle de cette traque sobre et minutieuse qui dura presque dix ans. Un film dur mais nécessaire qui montre dans quelle mesure les récents progrès de la science aident à la résolution de crimes non élucidés. Brillant mais démoralisant.
Nous avons donc affaire à un film français qui raconterait l'histoire de la traque de Guy Georges (aka SK1 pour "Serial Killer #1", aka "Le tueur de l'est parisien" aka "il a commis tellement d'atrocités sur une durée tellement longue qu'on a mis des plombes à rattacher ses exactions entre elles") et qui apporterait un regard différent sur l'affaire par rapport à l'épisode de FAITES ENTRER L'ACCUSÉ... Et pourtant, force est de constater que le résultat est bon. Certes, on n'est pas sur du Olivier Marchal en terme de noirceur (de l'image, de la police, du monde, de la vie... Lâche ce couteau : c'est pas dans ce sens pour s'ouvrir les veines !) et, au niveau du scénario, on est en droit de se demander quel peut être l'intérêt de planquer devant l'institut Saint Vincent de Paul où Guy Georges avait l'habitude de venir retirer son RMI et son courrier... De nuit (ou bien ça n'est pas un goof et ils étaient vraiment stupides... Ou fatigués peut-être). Mais le sujet se suffisait à lui même et le réalisateur a préféré l'aborder de façon quasiment documentaire, comme une reconstitution méticuleuse mais humanisée des faits (...) Retrouvez la chronique complète ici :
Sobre et efficace, ce polar jouit d'un réalisme quasi documentaire et d'une reconstitution historique de qualité, au détriment toutefois d'un petit supplément d'âme. Trop académique, le film manque un peu de personnalité même s'il reste bien construit et passionnant.