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Raphaël O
187 abonnés
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5,0
Publiée le 5 septembre 2015
Premier long-métrage de Giulio Ricciarelli, ce drame historique plongeant dans la plus grande enquête d'Auschwitz sert un récit passionnant et stupéfiant, sobrement mis en scène, soigneusement reconstitué et brillamment interprété. En un mot, un chef-d'oeuvre.
Un film qui met au jour les enquêtes qui aboutiront en 1963 au Procès de Francfort au cours duquel la justice allemande jugea pour la première fois ses criminels de guerre. Une réalisation au fort potentiel qui mise malheureusement sur une mise en scène très appliquée mais non moins trop académique et lente, laissant apparaître de terribles longueurs. L’émotion n’est également pas très perceptible et personnages comme décors sont ternes. Un drame historique documenté qui pose des questions intéressantes comme celle de la responsabilité, mais dont le traitement, naïf et convenu, ne permet pas une franche immersion !
Si la réalisation est classique dans la montée de sa dramaturgie, elle est passionnante et l'on reste stupéfait de voir que plus de dix ans après la fin de la guerre et la défaite du nazisme, le peuple allemand semblait si ignorant ou bien si soucieux de garder l'omerta sur l'horrible génocide qu'ils avaient commis. Je ne savais pas. Surtout que le peuple allemand a depuis prouvé qu'il sait regarder derrière lui son passé honteux et faire son devoir de mémoire. ( ce n'est pas le cas de certains pays comme la Turquie avec les Arméniens ou même les français jusqu'à il y a peu avec l'Algérie). Les acteurs sont impeccables, l'ambiance de la fin des années cinquante réussie et la fin du film s'ouvre sur le procès d’Auschwitz. L'Allemagne fut le premier pays à poursuivre ses propres criminels de guerre lors de ce procès. Le chiffre de 22 prévenus fait tout simplement froid dans le dos. A voir !
En 1958, Johann Radmann, un jeune procureur, alerté par un journaliste détenant des documents historiques,se lance dans la recherche des SS ayant servi dans le camp d'extermination d'Auschwitz. Soutenu par le procureur général Fritz Bauer, il obtiendra l'ouverture d'un procès 5 ans plus tard. Le Labyrinthe du Silence raconte les origines du procès de Francfort où furent jugés 24 anciens soldats Allemands d'Auschwitz, et la complète ignorance ou dénégation du peuple et des autorités Allemandes qui misèrent sur l'oubli et le silence. Dans la réalité, le procureur général Fritz Bauer étaient secondés par trois assistants. Le personnage du film est une combinaison de ces trois personnages. Ce choix du réalisateur, lui permet de concentrer son film sur son héros. Et c'est sans doute la limite du scénario. Bien que disposant d'un sujet passionnant et peu traité jusqu'alors, le réalisateur néglige la grande Histoire pour laisser la part belle au romanesque à travers la vie et les sentiments de son héros. Alors, même si on peut se dire que le jeune procureur - Alexander Fehling, archétype parfait de l'aryen blond aux yeux bleus et excellent comédien - est à lui seul une représentation de la jeunesse Allemande qui découvre les horreurs que ses ainés ont commises, on aurait aimé que soit traité plus en profondeur les destins de ceux qui sont revenus des camps, victimes et bourreaux, qui ont dû reprendre une vie normale, côte à côte, et les sentiments que ces 20 mois de procès ont provoqués sur la population. Un peu décevant mais intéressant quand même.
Ce film n'est pas là pour vous apprendre de nouvelles choses sur ce qu'il c'est passé pendant la guerre.Bon nombres de films l ont dèjà fait.ou sinon, lisez un bon nombre de livres approfondissent le sujet ( pour avoir lu les autres critiques
Le style cinématographique est simple, certainement pour aller a l'essentiel car Le Labyrinthe du Silence s'inscrit dans une démarche d'authenticité . je pense donc que c'est un choix délibéré.
Ce qui est intéressant c'est qu'il sagit d'un point de vue Allemand et non Français.Se rendre compte que bon nombres d 'allemand ignorait tous les faits (comme dans toutes guerre:propagande). Et surtout il pose au spectateurs une question : Qui doit on qualifier de coupable ? tous ? simplements les hautes autorité ? les partisans ?,les executants?....
Film historique qui nous informe sur un événement et une période que l'on ne connaît pas et qui nous apprend comment avec de l'opiniâtreté et de la persévérance ce journaliste a atteint son but.
C'est un film vraiment intéressant, sur le plan humain mais aussi historique, on est partagé entre d'un coté l'envie de voir la vérité éclatée au grand jour et en même temps on comprend l'hostilité des personnes qui aimeraient mieux laisser cette partie de l'Histoire derrière eux.
Évoquant une période historique méconnue de l'Allemagne avec dignité et distance, « Le Labyrinthe du silence » a le mérite de faire sobre sans tomber dans la caricature ou l'émotion facile, posant au contraire de nombreuses questions pertinentes sur nos convictions et nos certitudes vacillant dès lors qu'un être cher n'est pas exactement celui que l'on pensait. Le récit est plutôt bien mené, instructif sur de nombreux points (notamment sur les nombreux ratés quant à la non-arrestation de Mengele) et fort de personnages assez réussis, mais dont le classicisme finit trop souvent par virer à l'académisme, l'apparentant plus souvent à un bon téléfilm qu'à une grande œuvre cinématographique. Malgré tout, le sujet reste suffisamment intéressant et peu traité pour que le déplacement vaille la peine, le fond l'emportant relativement ici sur la forme. Honorable.
finalement je ne regrette pas d'avoir fait le pas pour sortir de mon petit cercle ce soir là, car j'ai trouvé ce film excellent !....ce qu'il ressort de cette séance, et applicable dans d'autres situations et dieu sait qu'elles ne manquent pas, c'est qu'on ne règle pas les zones d'ombres de son histoire en les classant sans suite dans les oubliettes, mais bien en les faisant ressurgir à la surface de la conscience afin de les régler une fois pour toute....en effet le bien être qui ensuite en ressortira, quitte à affronter des moments douloureux, sera bien plus grand pour les générations futures, qui sans cette action, auraient vécu avec ce poids indicible pdt des années ......ainsi on se retrouve dans le mm principe qu'une psychanalyse face à un déni collectif au niveau d'une nation, bref les acteurs et la mise en scène est convaincante, tant et si bien qu'on se sent mieux ensuite en quittant son siège, la démonstration a bien fonctionné !