Thriller fantastique écrit et réalisé par James Ward Byrkit, dont c'est le premier long-métrage, Coherence est un film hélas assez moyen. L'histoire nous fait suivre huit amis qui se réunissent pour un dîner chez l'un d'eux alors qu'une comète passe au dessus de Los Angeles. Ce phénomène a pour conséquence que les téléphones portables ne fonctionnent plus. Alors qu'ils sont en plein repas et qu'ils évoquent des faits étranges qui se seraient produits dans des circonstances similaires, une coupure d'électricité plonge la maison dans le noir. Commence alors une nuit pas comme les autres lorsque les convives font une découverte inattendue qui changera, pour chacun et à jamais, le cours de son existence. Ce synopsis, volontairement nébuleux, n'est que le point de départ d'une intrigue mystérieuse à visionner pendant toute sa durée d'une heure et demie. Mais en dire plus serait gâcher la surprise. Car si le récit débute de façon assez classique et prend le temps de se mettre en place, il va, au fil des minutes, devenir atypique à la faveur d'un évènement le faisant totalement basculer. S'ensuit une narration complexe et bien ficelée qui joue très bien avec son propos, au point de faire des nœuds au cerveau. L'ambiance conviviale du début glisse petit à petit vers une atmosphère inquiétante qui s'intensifie avec le temps. Elle est une des grande réussite de l'œuvre. L'ensemble est porté par des personnages suffisamment développés et trouvant tous leur place. Des rôles joués par une distribution comprenant uniquement les huit protagonistes principaux que sont Nicholas Brendon, Hugo Armstrong, Emily Foxler, Elizabeth Gracen, Maury Sterling, Lorene Scafaria, Alex Manugian et Lauren Maher. Toutes ces connaissances entretiennent des rapports basés sur la crainte et l'incompréhension face à ce miroir menaçant. Des échanges soutenus par des dialogues fleuves tentant de comprendre ce qui se trame. Si le fond est une franche réussite, le métrage est malheureusement miné par sa forme. En effet, la réalisation du cinéaste américain s'avère particulièrement désagréable, pour ne pas dire médiocre. Sa mise en scène caméra à l'épaule est certes au cœur des débats, mais elle n'est pas du tout esthétique. C'est mal cadré et brouillon. De plus, ce quasi huis clos n'exploite pas assez bien le domicile où se déroule l'action. Tout se passe presque uniquement dans la même pièce, les autres étant délaissées. Ce visuel bâclé est accompagné par une . plutôt discrète mais qui fait planer un danger constant au dessus des têtes des protagonistes. Cette nuit pas comme les autres s'achève sur une fin pas complètement satisfaisante, venant ainsi mettre un terme à Coherence qui, en conclusion, est un film frustrant car très inégal entre sa forme et son fond.